Rue de Vaugirard
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Rue de Vaugirard
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 6e arrondissement, 15e |
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| Quartier(s) | Odéon Notre-Dame des Champs Saint-Lambert Necker |
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| Début | 44 Boulevard Saint-Michel | ||
| Fin | 1 Boulevard Lefebvre 73 Boulevard Victor |
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| Morphologie | |||
| Longueur | 4 360 m | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 9671 | ||
| DGI | 9624 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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La rue de Vaugirard, qui traverse les 6e et 15e arrondissements, est la plus longue voie de Paris intra-muros, avec 4 360 mètres de longueur[1], correspondant à 407 numéros d'immeuble.
Sommaire |
Situation [modifier]
La rue de Vaugirard part du boulevard Saint-Michel, au niveau de la place de la Sorbonne et se termine à la jonction des boulevards Victor et Lefebvre, à la Porte de Versailles. Elle est à sens unique sud-nord sur la majeure partie de son tracé ; elle est à double sens sur la portion comprise entre la rue de Rennes et la place Paul-Claudel, derrière le théâtre de l'Odéon.
Origine du nom [modifier]
Le nom de la rue fait référence à l'ancienne commune de Vaugirard, aujourd'hui intégrée à Paris. Il est une déformation de val Gérard, en hommage à Gérard de Moret, abbé de Saint-Germain. Il contribua au XIIIe siècle à l'essor de ce qui était alors un hameau, qui s'est successivement appelé valgérard, Vaulgérard et enfin Vaugirard[2].
Histoire [modifier]
Apparue au XVIe siècle, la voie correspond à la route qui partait de l'enceinte de Philippe Auguste (au niveau de l'actuelle rue Monsieur-le-Prince) en direction du village de Vaugirard. Cette route serait elle-même établie sur une ancienne voie romaine.
Après l'annexion des communes voisines en 1860, elle fusionne avec la grand'rue du village de Vaugirard pour donner une rue de plus de quatre kilomètres de long. Elle est également, à l'occasion des travaux haussmanniens, prolongée vers l'est pour rejoindre le boulevard Saint-Michel, passant le long du lycée Saint-Louis, débouchant en face de la Sorbonne (mais ce court prolongement représente moins de 1 % de la longueur totale de la rue). Elle a son autre extrémité à la porte de Versailles.
Bâtiments et personnalités [modifier]
- À la Porte de Versailles, elle est à proximité immédiate du parc des expositions et du Palais des sports
- Elle longe les installations sportives de l'UREPS
- Elle longe l'hôpital de Vaugirard
- Elle passe près de la Mairie du XV° (place Adolphe-Chérioux)
- Elle longe l'Institut Pasteur
- Elle longe le lycée Buffon près du boulevard Pasteur (on peut voir sur cette façade un cadran solaire)
- Elle longe l'arrière de l'hôpital Necker-Enfants malades entre le boulevard Pasteur et le boulevard du Montparnasse
- Elle longe le Sénat et le jardin du Luxembourg d'un côté et le théâtre de l'Odéon de l'autre
- Elle longe le lycée Saint-Louis, atteignant le boulevard Saint-Michel en face de la Sorbonne
- no 13 : Ancien jeu de paume, racheté par François Robichon de La Guérinière et son associé Jean-François de Colmenil, qui le transforme en manège d'équitation. École ouverte aux jeunes nobles qui fermera en 1733 pour s'installer 6 rue de Tournon
- no 20 : Fouilles archéologiques par Charles Magne en juin 1889, mobilier: Antéfixe de type A. (Dépôt au Musée Carnavalet)
- no 36 : C'est ici que Jean-François-Thérèse Chalgrin, installa en 1793, une des 16 plaques en marbre dans lesquelles étaient gravées le mètre étalon. Celle-ci avait été pressenti pour être installée au départ rue de Tournon. Dans cet immeuble se trouvait l’Imprimerie Béthune et Plon.
- no 41bis : Domicile parisien de M. le Comte François Dominique de Reynaud de Montlosier,
- no 50 : Domicile parisien de la Vicomtesse Pernety
- no 54 : Ici logeait en 1838, M. Donatien de Sesmaisons, Commandeur de la Légion d'honneur.
- no 70 : Ancien couvent des Carmes, classé aux Monuments historiques, le 22 janvier 1910 ; église Saint-Joseph-des-Carmes avec ses chapelles, oratoire dit du Chancelier, XVIIe siècle
- no 71 : Demeure du Baron Petit, Grand Officier de la Légion d'honneur.
- no 85 : Classée monument historique, la façade et la toiture du pavillon d'entrée d'une école mutuelle, bas relief du sculpteur Aimé Millet (1850). Classement en date du 15 juin 1977. Ce bâtiment a abrité l'École technique de photographie et de cinéma, aujourd'hui École nationale supérieure Louis-Lumière transférée à Noisy-le-Grand.
- no 89 : Atelier du Peintre Henri Bouché Leclercq (1878-1946), loué ensuite durant sa retraite par son frère Émile (1884-1963), docteur en droit, préfet, Croix de Guerre 14-18, chevalier de la Légion d'honneur, époux de Elisa Lucia Margareta Rosa (1897-1977)descendante de Salvator Rosa peintre poète 1615-1673. Le peintre Klein y vécut dans les années 1960. Paul Arzens (1903-1990) artiste ingénieur y avait son atelier ou fut imaginée par cet inventeur génial par exemple la locomotive BB 15000.
- no 91 : Lieu de naissance de Léopoldine Hugo.
- no 95 : un immeuble art nouveau conçu par l'architecte Ferdinand Glaize en 1891 avec une marquise à l'entrée et un bow window sur toute la hauteur de l'immeuble[3].
- no 99 : le sculpteur Étienne Leroux réalisa en 1879/80 la statue de Jeanne d'Arc érigée ultérieurement sur la place de l'Hôtel de Ville de Compiègne.
- no 104 : se trouvait une résidence étudiante des pères maristes qu'ont fréquenté notamment, François Mitterrand, Pierre de Bénouville, François Mauriac, Jean Guitton, André Bettencourt et Claude Roy. Édouard Balladur fréquenta également l'établissement.
- Entre le no 104 et no 106 finissait la rue de Bagneux, aujourd'hui disparue et ou existaient des ateliers d'artiste Adolphe Lavée, Boleslas Biegas.., qui débutait entre les 85 et 87 rue du Cherche-Midi[4]
- no 114 : le photographe Marc Vaux avait un atelier à cette adresse.
- no 114bis : le peintre Jean Dubuffet habita cette adresse.
- no 152 : Raoul Lamourdedieu, sculpteur et graveur en médailles y résidait en 1908.
- no 203 : les peintres Alfred Manessier et Gustave Singier y ont résidé et travaillé des années 1940 aux années 1970 (immeuble construit après destruction des maisons individuelles) .
- no 238 : Siège de l'UMP depuis le 19 décembre 2011, à la place d'un ancien garage Renault[5].
- no 393 : lycée autogéré de Paris, lycée alternatif fondé en 1982 et installé rue de Vaugirard depuis 1984[6],[7].
- Au niveau de la station de métro Vaugirard se trouve le square Vergennes. Dans ce square (au numéro 15), se trouve la maison et l'atelier du maître verrier Louis Barillet construits en 1931-1932 par Robert Mallet-Stevens
Desserte [modifier]
De la station Falguière à la station Porte de Versailles, la ligne 12 du métro suit le tracé de la rue de Vaugirard, selon cet ordre :
- Falguière
- Pasteur (correspondance avec la ligne 6, qui sort de terre à cet endroit)
- Volontaires
- Vaugirard, qui est située au cœur même de l'ancien village de Vaugirard.
- Convention
- Porte de Versailles, (la ligne continue encore dans l'axe de la rue de Vaugirard jusqu'à Mairie d'Issy (Issy les Moulineaux)).
En outre, la station Saint Placide, sur la ligne 4, est sur le tracé de la rue. L'arrêt s'est également appelé Vaugirard à l'origine, du fait que les deux lignes appartenaient à des réseaux différents, mais il a rapidement changé de nom pour éviter la confusion.
Les lignes suivantes empruntent des portions de la rue de Vaugirard :
RATP 39 58 70 80 84 88 89
Divers [modifier]
- Vaugirard est aussi l'ancienne appellation de l'École nationale de Photo Cinéma, aujourd'hui, École nationale supérieure Louis-Lumière.
- La rue Vaugirard fait partie des emplacements à acheter dans l'édition française du jeu de Monopoly.
Articles connexes [modifier]
- Liste des voies du 6e arrondissement de Paris
- Liste des voies du 7e arrondissement de Paris
- Liste des voies du 15e arrondissement de Paris
Liens externes [modifier]
Notes et références [modifier]
- L'avenue Daumesnil fait 6 270 mètres au total mais seulement 3400 mètres dans Paris intra-muros, son extension étant dans le bois de Vincennes, rattaché administrativement au 12e arrondissement de Paris, mais au-delà des limites historiques de la ville.
- Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris [détail des éditions] (OCLC 466966117) [présentation en ligne], p. 601
- Ferdinand Glaize, Architecte. Consulté le 26/04/2011
- Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments. Félix et Louis Lazare. Paris. 1844. Page 44 (Livre numérique Google)
- Aurélie Sarrot, « L'UMP s'installe lundi dans un ancien garage Renault », Metro, 15 décembre 2012 [texte intégral (page consultée le 15 décembre 2011)]
- Lycée autogéré de Paris
- N. M., « Le Lycée autogéré renaitra de ses cendres... », Le Monde libertaire, no 1360, 20-26 mai 2004 [texte intégral (page consultée le 2 mai 2012)]