Rue Bonaparte

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Rue Bonaparte
Vue depuis la rue de Vaugirard.
Vue depuis la rue de Vaugirard.
Situation
Arrondissement 6e
Quartier Saint-Germain-des-Prés, Odéon
Début 7, quai Malaquais
Fin 58, rue de Vaugirard
Morphologie
Longueur 1 010 m
Largeur 11 m
Historique
Création Ord. du 7 septembre 1845
Dénomination Arr. du 12 août 1852.
Ancien(s) nom(s) rue des Petits-Augustins
Géocodification
Ville de Paris 1093
DGI 1087

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
rue Bonaparte
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

48° 51′ 11″ N 2° 20′ 00″ E / 48.85306, 2.33325 ()

La rue Bonaparte est une voie publique du 6e arrondissement de Paris. C’est par une ordonnance du 7 septembre 1845 que l’on procéda à l’ouverture de la partie de cette rue entre le boulevard Saint-Germain et la rue du Vieux-Colombier, la dénomination par arrêté du 12 août 1852, commémorant le nom de Napoléon 1er, Empereur des Français.

La rue traverse le cœur de la Rive Gauche et se caractérise par un certain nombre de hôtels particuliers et d'immeubles élégants tout en étant délimitée par la rivière d'un côté et le parc à l'autre. La rue a de nombreuses associations littéraires et contient plusieurs bouquinistes et librairies spécialisées dans les livres anciens.

(M) Ce site est desservi par les stations de métro Saint-SulpiceSaint-Germain-des-Prés et Mabillon.

Historique[modifier | modifier le code]

Le tracé de la rue, était naguère occupé par une rivière appelé la « Noue » qui formait alors la limite orientale du Pré-aux-Clercs. Plus tard, le cours d'eau laissera la place à un canal de 27 m de largeur que l'on appela la « Petite Seine » et qui alimenta en eau les douves de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés lorsque celle-ci fut fortifiée au XIVe siècle.

Au XVIIe siècle, les fortifications de l'abbaye sont abattues, tandis que les douves et le canal sont comblés[1].

La rue Bonaparte reçut son nom actuel sous le Consulat ; rebaptisée sous la Restauration « rue Saint-Germain-des-Prés », elle reprit le nom de Bonaparte quelques mois après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, en août 1852[2]. Il s'agit, en réalité, de l'ancienne rue des Petits-Augustins, aussi appelée diversement à la fin du XVIe siècle : rue de Bouyn - Petite rue de Seine - Rue de la Petite Seine - Chemin de la Noue.

Elle réunit les anciennes portions de voie suivantes :

  • Rue Saint-Germain-des-Prés, ouverte en 1804, entre la Rue Jacob et la place Saint-Germain-des-Prés, fut dénommée Cour des Religieux - Rue Bonaparte - Rue de la Poste aux Chevaux et, en 1816, Rue Saint Germain des Prés.
  • Rue du Pot de Fer Saint-Sulpice, entre la rue du Vieux-Colombier et la rue de Vaugirard, était nommée au XVe siècle Ruelle Saint-Sulpice, puis Ruelle Henri du Vergier, puis Rue du Verger. Au début du XVIIe siècle, son nom était devenu rue du Pot de Fer dite du Verger. Certains auteurs disent qu'elle eut également les noms de : rue des Jardins Saint-Sulpice et rue des Jésuites.
  • Rue du Luxembourg en 1879, pour la partie comprise entre la rue de Vaugirard et la Rue d'Assas, puis en 1918, le nom de Rue Guynemer.

Bâtiments et personnalités[modifier | modifier le code]

Le n°5 rue Bonaparte.
  • no  5: Porte monumentale sur rue avec vantaux, façades cour et jardins, décoration intérieur de deux salons du XVIIIe siècle,  Inscrit MH (1926). Le maréchal Hubert Lyautey y vécut de 1911 à 1934. Le peintre Edouard Manet y naquit en 1832.
  • no  7: Porte sur rue et vantaux du XVIIIe siècle,  Inscrit MH (1927)
  • no  9: Les façades sur cour et jardins.  Inscrit MH (1926)
  • no  12: En 1946, s'ouvrit ici la galerie d'objets d'art M.A.I. qui fut vendue beaucoup plus tard, déménagea et ferma définitivement en 1991.
Entrée de l'école des Beaux-Arts

Sites particuliers[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire historique des rues de Paris, Jacques Hillairet, éditions de Minuit, pp.209-212
  2. Mémoires de la société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, p. 18.
  3. http://www.parisrevolutionnaire.com/spip.php?article860
  4. Sadi de Gorter, Forissier, éd. La Bibliothèque des Arts, Paris, p.40. (ISBN 2-85047-083-X)