Robert Garric

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Robert Garric, né à Aurillac (Cantal) le 24 juillet 1896 et mort à Paris le 18 juin 1967, est un homme de lettres français. Il était selon Jean Guitton un « chevalier errant du secours national, de l’espérance sociale[1] ».

Biographie[modifier | modifier le code]

D'origine auvergnate, il fut élève en khâgne au lycée Condorcet à Paris. Reçu en 1914 à l'École normale supérieure, il est agrégé de lettres en 1919 et nommé en 1928 assistant de philosophie à la Sorbonne. Par ses lectures, ses maîtres et son expérience de la guerre — il fut mobilisé en 1917 —, il est un catholique social. Il fut le fondateur des « Équipes sociales » en 1920, qui visaient à constituer une élite sociale et à apporter la bonne parole sur la confraternité née des tranchées aux ouvriers, dans la tradition des patronages. Myriem Foncin adhéra très tôt aux « Équipes sociales » dont elle fonda en 1923 la branche féminine. En 1924, Garric dirige la Revue des jeunes ; il fait alors partie du milieu catholique réformiste, avec des hommes comme Georges Lamirand, Hyacinthe Dubreuil, Jean Lazard, Paul Claudel, le R.P Sertillanges, Daniel Halévy. Puis il fut chargé fin 1939 par Raoul Dautry du service d'assistantes sociales du ministère de l'Armement. Nommé directeur du Secours national durant l'Occupation, il devint responsable de la Cité internationale universitaire de Paris et président du conseil d'administration de l'École des Roches, de 1956 à son décès.

Il fut le professeur de philosophie de Simone de Beauvoir à l’Institut Sainte-Marie de Neuilly :

« Garric parut ; j'oubliai tout le reste et moi-même ; l'autorité de sa voix me subjugua. À vingt ans, nous expliqua-t-il, il avait découvert dans les tranchées les joies d'une camaraderie qui supprimait les barrières sociales. […] Nier toutes les limites et toutes les séparations, sortir de ma classe, sortir de ma peau : ce mot d’ordre m’électrisa. […] Il faut que ma vie serve ! Il faut que dans ma vie tout serve ! »

— Simone de Beauvoir, Mémoires d'une jeune fille rangée, Gallimard, 1979, p. 173

Il possédait une maison à Saint-Simon (Cantal) où il résidait.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Plaque apposée sur le no 162 de la rue de Belleville à Paris, où Robert Garric écrivit Belleville : Scènes de la vie populaire.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Les Équipes sociales : esprit et Méthodes, Éditions de la Revue des Jeunes, 1924, 124 p.
  • Belleville : scènes de la vie populaire, Grasset, 1928, 250 p.
  • Albert de Mun, Flammarion, 1934, 248 p.
  • Le Message de Lyautey, Éditions Spes, 1935, 251 p.
  • Un Destin héroïque : Bernard de Lattre, Librairie Plon, 1952, 308 p.

Sources et documents[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]