Parti québécois

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Parti québécois

Parti provincial actif
Logo du Parti québécois
Présentation
Président Raymond Archambault
Chef Stéphane Bédard (par intérim)
Permanence 1200, avenue Papineau, bureau 150 Montréal (Québec) H2K 4R5
Nb. de membres 90 000 (2011)[1]
Caractéristiques
Idéologie Nationalisme québécois
Souverainisme
Social-démocratie
Couleurs Bleu et vert
Représentation actuelle
Assemblée nationale
30 / 125
(41e législature)
Historique
Fondation 11 octobre 1968
Personnalités marquantes René Lévesque
Jacques Parizeau
Lucien Bouchard
Bernard Landry
Pauline Marois
Candidat
Élu
Opp.
Gouv.
Oui Oui Oui Oui

Site Web www.pq.org

Le Parti québécois (PQ) est un parti politique québécois, œuvrant sur la scène provinciale, qui préconise la souveraineté du Québec et la protection de la langue française. Il a pris le pouvoir la première fois à l'élection de 1976. Il forme actuellement l'opposition officielle à l'Assemblée nationale du Québec. Le parti se considère comme une formation social-démocrate sur le spectre politique québécois. Présentement, le poste de chef est vacant.

Un membre de ce parti est appelé « péquiste ». En 2011, le parti comptait environ 90 000 membres, soit plus que tous les autres partis provinciaux réunis[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation[modifier | modifier le code]

Premier logo du Parti québécois, en 1968.

Le Parti québécois est né de la fusion, le 14 octobre 1968 du Mouvement Souveraineté-Association (MSA) de René Lévesque et du Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire. Cette fusion est le fruit d'intenses négociations entre les chefs des trois principaux mouvements politiques indépendantistes durant une bonne partie de l'année 1968.

Selon le biographe de René Lévesque, Pierre Godin, le futur chef du PQ voit immédiatement l'avantage d'une fusion entre le MSA, qui est surtout montréalais, et formé de transfuges du Parti libéral et du RN, formé d'ex-créditistes et surtout présent dans les régions de la Gaspésie, de l'Abitibi et du Saguenay-Lac-Saint-Jean[2]. Si le mariage entre le MSA et le RN se conclut rapidement, au cours de deux rencontres tenues à Montréal en juin 1968[3], en revanche, la convergence entre Lévesque et le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) de Pierre Bourgault se heurtera à plusieurs difficultés.

L'indéfectibilité du RIN sur l'unilinguisme français d'un Québec souverain, ses positions socialistes en matière économique et la manifestation violente du défilé de la Saint-Jean-Baptiste à Montréal en 1968 excluent pour Lévesque toute possibilité de fusion avec le RIN[4]. Il accepte cependant que les militants rinistes s'inscrivent à titre individuel au nouveau parti politique, ce qui était déjà le cas.

Second logo du Parti québécois, utilisé de 1985 à 2007.

Le congrès de fondation du Parti québécois se déroule du 11 au 14 octobre 1968 au Colisée de Québec. Fort de 14 280 membres dès sa fondation[5], les militants ratifient les quatre grandes orientations fondamentales du parti, telles que dévoilées en août : « création d'un État souverain de langue française, instauration d'une authentique démocratie, reconnaissance des droits scolaires de la minorité anglophone et association économique avec le reste du Canada. »[6].

Restait la question du nom à donner au nouveau parti. René Lévesque appuyait l'utilisation d'un nom qui utiliserait le mot « souveraineté », comme « Parti souverainiste », « Parti souveraineté-association » ou « Parti du peuple souverain ». Quatre des cinq noms qui étaient proposés au congrès de Québec comprenaient d'ailleurs l'expression. Cependant, Gilles Grégoire, avec la complicité d'anciens ministres, réussit à obtenir des organisateurs l'ajout d'une ligne blanche sur le bulletin de vote distribué aux délégués. L'appellation Parti québécois se classe parmi les trois finalistes. Il est finalement ratifié par le congrès au deuxième tour de scrutin, après un vote à main levée[7].

Après quelques hésitations, Lévesque se rallie finalement au nom après en avoir été convaincu par le psychiatre et futur ministre Camille Laurin, pour qui ce nom avait une valeur thérapeutique puisqu'elle renforçait l'identité incertaine des Québécois[8].

Deux semaines après le congrès de fondation du PQ, le 26 octobre 1968, Pierre Bourgault et André d'Allemagne proposent la dissolution du RIN et recommandent aux 14 000 membres de leur formation politique d'adhérer à la nouvelle coalition souverainiste[9].

Croissance[modifier | modifier le code]

Logo du Parti québécois utilisé depuis 2007.

Le Parti québécois a participé pour la première fois aux élections générales le 29 avril 1970, où sept députés sont élus, mais pas son chef, René Lévesque. En 1971, lors du troisième congrès national, René Lévesque menace de démissionner si une résolution reconnaissant les droits linguistiques de la minorité anglophone n'est pas adoptée. Aux élections générales du 29 octobre 1973, six députés sont élus et le parti devient l'Opposition officielle ; René Lévesque n'est cependant pas élu dans son comté. Le Parti québécois remporte les élections provinciales du 15 novembre 1976 avec 41.4 % des voix et l'élection de 71 députés ; René Levesque est élu dans le comté de Taillon et devient premier ministre. L'engagement est pris de soumettre, par voie référendaire, l'option souverainiste.

Le premier gouvernement du PQ fut surnommé la République des professeurs à cause du nombre élevé de ses membres qui étaient professeurs d'université. Le PQ fut un des premiers gouvernements au sein du Canada à reconnaître le droit à l'autonomie gouvernementale aux Premières Nations. Durant son premier mandat, le PQ a voté la Loi sur les consultations populaires, la Loi régissant le financement des partis politiques, ainsi que la Charte de la langue française (loi 101).

Selon l'avis même des militants, le Parti québécois serait une analogie au Parti canadien, un parti révolutionnaire dirigé par Louis-Joseph Papineau. Pour cette raison, plusieurs ont vu en Lévesque un « nouveau Papineau ».

Idéologie et réalisations[modifier | modifier le code]

Le Parti québécois est un parti qui se définit comme étant social-démocrate et nationaliste spécialisé dans l'expertise internationale. Il est traditionnellement plus à gauche sur l'échiquier politique québécois en matière d'économie (où il préconise une approche plus interventionniste de l'État). Il est toutefois arrivé que le parti prenne une orientation économique de centre-droit, notamment sous la direction de Lucien Bouchard (1996-2001), moment où plusieurs coupures budgétaires visant à amincir la taille de l'État eurent lieu. Avec l'arrivée de Bernard Landry à la tête du PQ, le parti a retrouvé ses formes de centre-gauche.

Depuis les années 1970, de multiples propositions ont été émises pour l'adoption d'un mode de scrutin à représentation proportionnelle. Toutefois, les gouvernements se sont succédé et aucun n'a voulu faire adopter un tel projet de loi. En 1984, René Lévesque prépara un projet de loi prévoyant un mode de scrutin à représentation proportionnelle des régions, mais la majorité de son cabinet s'y opposa. Dans la deuxième moitié des années 1990, le Parti québécois a adopté une orientation plus centriste. En 1996, Lucien Bouchard a fait le saut en politique provinciale pour devenir chef du parti et Premier ministre du Québec.

En 2004, Pierre Dubuc a créé le SPQ Libre, un mouvement progressiste à l'intérieur du Parti québécois. À l'automne 2005, M. Dubuc fut candidat à la direction du parti. Après son élimination de la course, ses partisans se sont rassemblés autour de Pauline Marois, considérée comme étant plus progressiste que son rival, André Boisclair[réf. nécessaire]. André Boisclair, devenu chef du parti en 2005, n'a jamais caché ses idées dites plus néolibérales[réf. nécessaire]. En 2006, il s'est opposé à une proposition adoptée par les militants qui préconisaient la nationalisation de l'énergie éolienne au Québec. Il essaya également de prendre ses distances avec les syndicats, traditionnellement acquis en majorité au parti[10]. Ce mouvement vers la droite ne réussit pas au Parti québécois et le parti subit une cuisante défaite aux élections générales de mars 2007 (le PQ tomba à 36 sièges et ne récolta que 28,35 % des voix, son plus faible score depuis 1973). M. Boisclair démissionna le 8 mai 2007.

Le Parti québécois est membre observateur de la Conférence permanente des partis politiques d'Amérique latine et des Caraïbes (COPPPAL).

Protection de la langue française[modifier | modifier le code]

À la suite d'une Commission d'enquête (de 1968 à 1972) sur la langue et les droits linguistiques au Québec, dans la foulée de la Révolution tranquille, le 31 juillet 1974, donc avant l'arrivée au pouvoir du Parti québécois (le premier ministre à cette époque étant Robert Bourassa, du Parti libéral du Québec), la Loi sur la langue officielle (« Loi 22 ») a été sanctionnée, faisant ainsi du français la seule langue officielle du Québec.

La Charte de la langue française (« Loi 101 ») fut quant à elle proposée par René Lévesque, premier ministre du Québec à cette époque, et adoptée le 26 août 1977. La première version de la Charte de la langue française (« Loi 101 ») fut l'objet d'une controverse sur sa réglementation de l'affichage commercial qui imposait l'unilinguisme français sur les enseignes extérieures. Cette loi fut grandement modifiée par les libéraux en 1993 avec la Loi 86 qui l'harmonisa avec l'Arrêt FORD, un jugement rendu par la Cour suprême le 15 décembre 1988 (une dérogation de cinq ans avait été obtenue par l'Assemblée nationale avec la Loi 178). Aujourd'hui, l'affichage peut être fait en n'importe quelle langue, dans la mesure où le français est prédominant (dans la pratique, ceci signifie que le texte en français doit être sensiblement plus grand que le texte dans une autre langue ; mais il est courant que cette règle ne soit pas respectée). Par contre, le français peut être complètement absent lorsqu'il s'agit de publicité véhiculée par des organes d'information diffusant dans une langue autre que le français (ex. : une publicité pour un journal anglophone). La Charte de la langue française ne concerne cependant pas que l'affichage, elle encadre aussi les modalités d'accès à l'école en langue anglaise, par exemple. La Charte de la langue française est souvent citée par son numéro, la « Loi 101 »[11].

Référendums sur la souveraineté[modifier | modifier le code]

Le Parti québécois a tenu deux référendums sur la souveraineté du Québec. Le 1er novembre 1979 est déposé à l'Assemblée nationale le Livre Blanc du projet de Souveraineté-Association. Le premier référendum se tint le 20 mai 1980. Il se solda par une victoire de l'option fédéraliste dans une proportion d'environ 59 %. Par contre, le PQ remporta les élections provinciales du 13 avril 1981.

Le 30 octobre 1995, la population du Québec fut à nouveau consultée sur la question de la Souveraineté-Association. Jacques Parizeau, alors Premier ministre du Québec et chef du Parti québécois, déclara en entrevue à Stéphan Bureau qu'il donnerait sa démission en cas de défaite. C'est ce qui arriva, l'option fédéraliste ayant remporté la victoire par moins d'un pour cent des suffrages. La question du référendum de 1995 était : « Acceptez-vous que le Québec devienne souverain, après avoir offert formellement au Canada un nouveau partenariat économique et politique, dans le cadre du projet de loi sur l'avenir du Québec et de l'entente signée le 12 juin 1995 ? »

Le texte de l'entente tripartite (l'entente signée le 12 juin 1995)[12], signée par Jacques Parizeau, du Parti québécois, Lucien Bouchard, chef du Bloc québécois, et Mario Dumont de l'Action démocratique du Québec, a été envoyé à tous les domiciles au Québec quelques semaines avant le vote. Plusieurs fédéralistes pensent cependant que la question n'était pas claire. Le texte de l'entente proposait qu'advenant une victoire du Oui au référendum, une période de négociations de 2 ans serait amorcée entre le Canada et le négociateur en chef du Québec, Lucien Bouchard (qui n'est désigné négociateur que quelques semaines avant le jour du vote). Les négociations déboucheraient sur un partenariat économique entre le Québec souverain et le Canada, même si le Canada n'avait aucune obligation de négocier[13].

Relation avec le Bloc québécois[modifier | modifier le code]

Le Bloc québécois est un parti fédéral canadien, il n'agit donc pas sur le même palier de gouvernement que le Parti québécois. Favorable à la souveraineté du Québec, il est considéré comme étant près du Parti québécois, l'un de ses fondateurs, Lucien Bouchard, ayant par ailleurs rejoint le Parti québécois — et fut élu premier ministre du Québec, avant de démissionner et de céder sa place à Bernard Landry.

Courses à la direction[modifier | modifier le code]

Depuis 1968, six courses à la direction du Parti québécois ont eu lieu. Deux d'entre elles ont nécessité un suffrage. Dans les autres cas, le chef du parti fut élu sans opposition. À noter qu'il existe des règlements[14] concernant la mise en candidature, notamment à propos du nombre d'appuis nécessaire de la part des membres, actuellement situé à 1000 signatures. En 1968, René Lévesque étant le fondateur du Parti québécois, il n'eut aucune opposition et fut déclaré Président du Parti le jour même du vote, le 13 octobre 1968.

Le 29 septembre 1985, à la suite du départ de René Lévesque, Pierre Marc Johnson fut choisi comme chef du Parti québécois, à la suite du premier tour de scrutin, récoltant 58,7 % (56 925) des votes. Les autres candidats étaient Pauline Marois, qui récolta 19,7 % (19 471) des votes, Jean Garon, qui récolta 16,2 % (15 730) des votes, Guy Bertrand, qui récolta 2,8 % (2 733) des votes, Francine Lalonde, qui récolta 1,5 % (1 484) des votes et Luc Gagnon, qui récolta 1,1 % (1 046) des votes. Le 19 mars 1988, à la suite du départ de Pierre Marc Johnson, Jacques Parizeau fut choisi, sans opposition, chef du Parti québécois.

Le 27 janvier 1996, à la suite du départ de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard fut choisi, sans opposition, chef du Parti québécois. Le 2 mars 2001, à la suite du départ de Lucien Bouchard, Bernard Landry fut choisi, sans opposition, chef du Parti québécois. Jean Ouimet s'était présenté contre lui, mais avait retiré sa candidature quelque temps avant.

Course de 2005[modifier | modifier le code]

Débat entre les huit candidats à la direction du Parti québécois, en 2005.

À la suite de la démission surprise de Bernard Landry le 4 juin 2005 (pour avoir reçu un vote de confiance de 76,2 %), une autre course à la direction eut lieu. Le caucus des députés choisit Louise Harel comme chef intérimaire. Le vote pour ce poste eut lieu du 13 au 15 novembre 2005 par scrutin téléphonique de tous les membres et le résultat fut annoncé dans la soirée du 15 novembre 2005, date du 29e anniversaire de la 1re accession au pouvoir du parti.

Huit candidats et une candidate officiels se proposèrent pour succéder à Bernard Landry. Il s'agit de Louis Bernard, André Boisclair, Pierre Dubuc, Ghislain Lebel, Richard Legendre, Pauline Marois, Jean Ouimet, Gilbert Paquette et de Jean-Claude Saint-André. À la suite du scrutin, André Boisclair fut élu au premier tour de vote avec 53,68 % des voix (soit 56 503 votes), devançant ainsi Pauline Marois qui récolta 30,6 % des voix (soit 32 166 votes). Par la suite, en 2006, celle-ci, membre du Parti québécois depuis 1981 et ayant occupé de nombreux postes importants dont celui de vice-première ministre se retira de la vie politique. Le 8 mai 2007, André Boisclair annonce sa démission comme chef du Parti québécois[15].

Course de 2007[modifier | modifier le code]

En raison de la démission d'André Boisclair le 8 mai 2007, une course à la direction a été enclenchée au Parti québécois. Le député François Gendron assume l'intérim jusqu'à l'élection du nouveau chef. En date du 11 mai 2007, alors que les règles de la course n'ont pas encore été fixées par le parti, deux personnes ont déjà annoncé officiellement leur candidature dans la course à la chefferie. Il s'agit de Gilles Duceppe, qui l'a annoncée par voie de communiqué, et de Pauline Marois. Le 12 mai 2007, Gilles Duceppe annonce qu'il se retire de la course et qu'il appuie Pauline Marois[16]. Le 26 juin, à la fermeture de la période de mise en candidature, elle est la seule personne ayant déposé les signatures requises. Elle devient ainsi officiellement chef du Parti québécois[17].

Course de 2014[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux du Parti québécois
Élection Sièges Voix
Candidats /
Circonscriptions
en élection
Sièges
obtenus
Nombre Pourcentage
Avril 1970 108 / 108 7 662 404 23,06 %
Octobre 1973 110 / 110 6 897 809 30,22 %
Novembre 1976 110 / 110 71 1 390 351 41,37 %
Avril 1981 122 / 122 80 1 773 237 49,26 %
Décembre 1985 122 / 122 23 1 320 008 38,69 %
Septembre 1989 125 / 125 29 1 369 067 40,16 %
Septembre 1994 125 / 125 77 1 751 442 44,75 %
Novembre 1998 124 / 125 76 1 744 240 42,87 %
Avril 2003 125 / 125 45 1 269 183 33,24 %
Mars 2007 125 / 125 37 1 125 546 28,35 %
Décembre 2008 125 / 125 51 1 141 751 35,17 %
Septembre 2012 125 / 125 54 1 393 703 31,95 %
Avril 2014 124 / 125 30 1 074 120 25,38%
Sources : « Élections générales », sur www.dgeq.qc.ca, Directeur général des élections du Québec (consulté le 2 avril 2011);
Président général des élections., Élections 1970. Résultats officiels. Élections générales
29 avril 1970. Élection partielles 28e législature
, Québec, Le Président,‎ 1970, 505 p.
Graphique démontrant l'évolution du pourcentage que voix que le Parti québécois a recueilli depuis sa fondation.
Évolution du pourcentage de voix recueillies par le Parti québécois aux élections générales.

Slogans[modifier | modifier le code]

Tous les slogans de campagne du Parti québécois depuis sa fondation. En italique, le nom du chef lors de l'élection. En gras, les années où le PQ gagna les élections.

  • 1970 - Oui - René Lévesque
  • 1973 - J'ai le goût du Québec - René Lévesque
  • 1976 - On a besoin d'un vrai gouvernement - René Lévesque
  • 1981 - Faut rester forts au Québec, Rene Lévesque
  • 1985 - Le Quebec avec Johnson, Pierre-Marc Johnson
  • 1989 - Je prends le parti du Québec, Jacques Parizeau
  • 1994 - L'autre façon de gouverner, Jacques Parizeau
  • 1998 - J'ai confiance, Lucien Bouchard
  • 2003 - Restons forts, Bernard Landry
  • 2007 - Reconstruisons notre Québec, André Boisclair
  • 2008 - Québec gagnant avec Pauline, Pauline Marois
  • 2012 - À nous de choisir, Pauline Marois
  • 2014 - Déterminée, Pauline Marois

Structure[modifier | modifier le code]

Comité national des jeunes du Parti québécois[modifier | modifier le code]

Fondé en 1987, ce comité national est responsable de l'implication des jeunes au sein du parti et possède le mandat des membres de 16 à 30 ans. Sa mission:

1. Défendre les intérêts de la jeunesse québécoise à l’intérieur du parti

2. Être les porte-parole du Parti Québécois auprès des jeunes de 16 à 30 ans

3. Recruter et former les jeunes militants de la souveraineté

Le CNJPQ soumet les idées portées par les jeunes des quatre coins du Québec aux membres du Parti Québécois pour faire en sorte que le parti comprenne les préoccupations des jeunes, qui décideront bientôt des grandes orientations du Québec.

Le CNJPQ a également pour mission de parler aux jeunes Québécois et de les informer ainsi que de les intéresser à la vie publique et politique. Par le biais de rencontres, de kiosques et de débats, le CNJPQ s'emploie à la promotion de la souveraineté du Québec.

Chefs[modifier | modifier le code]

Le Parti québécois a été dirigé par sept chefs depuis sa fondation. Tous ont été premiers ministres à l'exception d'André Boisclair. Le chef ayant occupé la fonction durant la plus longue durée a été René Lévesque en était à sa tête de la fondation du parti en 1968 jusqu'à 1985.

Quatre autres personnes ont aussi assuré des périodes d'intérim entre les mandats de chefs : Guy Chevrette (1987-1988), Louise Harel (2005), François Gendron (2007) et Stéphane Bédard (2014).

Nom Chef Premier
ministre
René Lévesque 1968 - 1985 1976 - 1985
Pierre Marc Johnson 1985 - 1987 1985
Jacques Parizeau 1988 - 1996 1994 - 1996
Lucien Bouchard 1996 - 2001 1996 - 2001
Bernard Landry 2001 - 2005 2001 - 2003
André Boisclair 2005 - 2007
Pauline Marois 2007-2014 2012 - 2014

Présidents[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2005, le chef était aussi président du parti et de l'exécutif national. Trois personnes ont occupé la présidence du Parti québécois depuis que cette fonction et celle de chef ont été séparées.

Députés[modifier | modifier le code]

Il y a actuellement 30 députés représentant le Parti québécois à l'Assemblée nationale du Québec.

Principales réalisations[modifier | modifier le code]

Le Québec, sous la gouvernance du PQ, s'est doté d'importants outils de justice sociale, de développement économique et d'intégrité. En voici quelques exemples :

C'est aussi le Parti québécois qui fit élire le premier Noir à l'Assemblée Nationale, Jean Alfred, en 1976, ainsi que le premier Autochtone depuis l'obtention du droit de vote des Premières Nations en 1969, Alexis Wawanoloath, lors de l'élection québécoise de 2007. En 2012 c'est également le Parti québécois qui fera élire la première femme première ministre du Québec.

C'est également sous un gouvernement du Parti québécois que fut atteint le premier équilibre budgétaire en 40 ans ainsi que la première fois dans l'histoire que fut remboursé une partie de la dette québécoise, soit 500 millions de dollars[18], alors que Pauline Marois était ministre des Finances.

Le fonds d’archives Parti québecois est conservé au centre d’archives de Québec de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec[19].

Lors de l'élection du mardi 4 septembre 2012, le Parti québécois remporte le premier gouvernement minoritaire de l'histoire de son parti.

Lors de l'élection du lundi 7 avril 2014, c'est la première fois que le Parti québécois n'est pas réélu un deuxième mandat.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Paul Journet, « Il ne reste que 2521 membres à l’ADQ », La Presse,‎ 14 décembre 2011 (lire en ligne).
  2. Pierre Godin (1997). René Lévesque, vol. 2 : Héros malgré lui (1960-1976), Boréal, Montréal. p. 390.
  3. Pierre Godin (1997). op. cit.. pp. 378-380.
  4. Pierre Godin (1997). op. cit.. pp. 383-385.
  5. Bellavance, Lionel (1972). Les partis indépendantistes québécois (1960-1970). Parti québécois d'Arthabaska. Arthabaska (Québec). p. 14.
  6. Pierre Godin (1997). op. cit.. pp. 389.
  7. Pierre Godin (1997). op. cit.. pp. 390-392.
  8. ibid.
  9. Bellavance, Lionel (1972). op. cit.. p. 12.
  10. http://www.ledevoir.com/2007/01/30/129188.html
  11. Charte de la langue française, Office québécois de la langue française
  12. Le Droit. ENTENTE TRIPARTITE PQ-BQ-ADQ. En Ligne.
  13. Le Devoir. Impasse constitutionnelle. En ligne.
  14. Parti québécois. [PDF]Règlements de 2005 et [PDF]Règlements de 2001
  15. Presse Canadienne (via Cyberpresse), André Boisclair démissionne, consulté le 8 mai 2007.
  16. Denis Lessard et Tommy Chouinard, « Duceppe déclare forfait », dans La Presse, 13 mai 2007 [lire en ligne]
  17. Paul Roy, « Pauline Marois est chef du PQ », dans La Presse, 27 juin 2007 [lire en ligne]
  18. [1]
  19. Bibliothèque et Archives nationales du Québec, « Bibliothèque et Archives nationales du Québec – Fonds Parti québecois (P532) » (consulté le 10 février 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Lévesque et Martin Pelletier, Le Parti québécois : bibliographie 1968-2007,‎ septembre 2007, 244 p. (lire en ligne)
  • René Lévesque, Attendez que je me rappelle, Montréal, Québec Amérique,‎ 2007, 589 p. (ISBN 978-2-7644-0593-2).
  • Pierre Dubuc, L'autre histoire de l'indépendance : de Pierre Vallières à Charles Gagnon, de Claude Morin à Paul Desmarais, Trois-Pistoles, Éditions Trois-Pistoles,‎ 2003, 288 p. (ISBN 2-89583-076-2).
  • Graham Fraser (trad. Dominique Clift), Le Parti québécois, Montréal, Libre Expression,‎ 1984, 432 p. (ISBN 2891112075).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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