Parti vert du Québec

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Parti vert du Québec

Parti provincial actif
Logo du Parti vert du Québec
Présentation
Président Tidiane Diallo
Chef Alex Tyrrell
Permanence 5686, av. Monkland suite 2, Notre-Dames-de-Grâce
Montréal QC
H4A 1E4
Caractéristiques
Idéologie Écologisme, démocratie participative, Verts mondiaux, social-démocratie
Couleurs Vert
Représentation actuelle
Assemblée nationale
0 / 125
(41e législature)
Historique
Fondation 2001
Candidat
Élu
Opp.
Gouv.
Oui Non Non Non

Site Web www.pvq.qc.ca

Le Parti vert du Québec (PVQ) est un parti politique québécois dont la plate-forme prévoit la promotion des valeurs vertes, du développement durable et de la démocratie participative. Le Parti vert entend se différencier par son approche intégrée du développement qui insiste sur l'interdépendance des différents champs d'intervention du gouvernement.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une première version du Parti vert du Québec a été fondée dans les années 1980 et a eu quelques candidats lors des élections québécoises de 1985. Cette version a connu un court succès en 1989 avec une quarantaine de candidats et participa aussi aux élections de 1994. Le parti a perdu sa reconnaissance officielle après que Jean Ouimet, son chef de l'époque, quitta pour le Parti québécois après l'élection générale de 1994. La deuxième (et actuelle) version du Parti vert a été fondée en 2001 par Richard Savignac.

En 2002, trois partis politiques de gauche, soit le Rassemblement pour l'alternative progressiste, le Parti de la démocratie socialiste et le Parti communiste du Québec, ont fusionné pour former l'Union des forces progressistes (UFP). Sans fusionner avec l'UFP, le PVQ promet alors d'essayer d'éviter de présenter des candidats dans les circonscriptions où il y a un candidat de l'UFP, se réservant cependant le droit de faire campagne où bon lui semble (même dans des circonscriptions avec un candidat d'UFP). Cette entente n'est toutefois pas satisfaisante aux yeux de certains membres du PVQ, puisqu'elle limite le nombre de candidats du Parti vert et qu'elle n'est pas respectée dans certains cas.

En mai 2006, le PVQ élit un nouveau chef Scott McKay, et rejette (par motion) tout rapprochement avec Québec solidaire (fusion de l'UFP et d'Option citoyenne), réaffirmant son indépendance et son désir de devenir une alternative crédible sur la scène politique québécoise. Depuis le début de 2006, le Parti vert du Québec recueille jusqu'à 10 % des intentions de vote dans les sondages.

Le 29 mars 2008, Guy Rainville est élu nouveau chef du PVQ (avec 54,4 % des voix), battant le chef sortant Scott McKay (45,6 % des voix). Ce dernier a depuis joint le Parti québécois et fut élu député de L'Assomption lors de l'élection du 8 décembre 2008.

Cette élection marque un net recul du PVQ et Guy Rainville effectue son mandat de deux ans sans néanmoins se représenter. Lors du congrès national du 20 novembre 2010, Claude Sabourin remporte la chefferie par un peu plus de 50% des voix au 2e tour sur Paul-André Martineau, le président sortant du parti.

Le 24 février 2013 Claude Sabourin, alors chef du PVQ, démissionne au cours du congrès du parti qui s'est déroulée au collège Maisonneuve, à Montréal, les 23 et 24 février 2013, quelques heures avant le dévoilement du résultat d'un vote de confiance. La démission de Claude Sabourin intervient le deuxième jour du congrès[1]. Quelques heures plus tard, Jean Cloutier est alors élu chef par intérim avec 51% des voix au premier tour.

Lors d'un congrès extraordinaire le 21 septembre 2013, Alex Tyrrell est élu chef du PVQ. À 25 ans, il est le seul jeune chef de parti sur la scène provinciale[2] jusqu'à l'élection du nouveau chef d'Option nationale, Sol Zanetti (31 ans), un mois plus tard.

Campagnes électorales[modifier | modifier le code]

1989[modifier | modifier le code]

[style à revoir]

Lors de l'élection générale de 1989, six mois après son nouveau départ, le Parti vert présente 46 candidats avec une moyenne de 5,55 % dans ces circonscriptions[3], avec une performance de 15,45 % dans la circonscription de Saguenay[4]. Ce fut la première fois que le parti s'organisait vraiment sur la scène provinciale, malgré un budget limité d'environ 60000 $ et une tournée du chef à vélo. L'organisation au niveau provincial se composait principalement des organisateurs des villes de Montréal, Québec et Sherbrooke. Une campagne de recrutement s'étala largement à partir de ces trois villes pour les circonscriptions avoisinantes. Plusieurs circonscriptions plus éloignées ont fonctionné de façon très autonome et ont connu d'immenses succès. La plupart du financement dans les régions provint des membres eux-mêmes qui ont contribué avec de petits montants. Grand nombre des réunions organisationnelles se sont tenues à Montréal, souvent au restaurant Commensal (d'abord parce que le siège social se trouvait à proximité puis les propriétaires de l'époque étaient sympathisants et donateurs). Plusieurs tentatives de gagner le soutien officiel des groupes écologiques sont demeurées vaines, puisque ces groupes tenaient souvent à garder leur neutralité politique afin de ne pas affecter leur financement public. La plateforme du parti en 1989 promouvait un nouveau projet de société écologiste dans une démarche démocratique participative, au sein d'une économie qui intègre les coûts sociaux et écologiques liés à la production et la consommation [Proposition de projet politique publiée en 1989]. La souveraineté et la neutralité économique (par opposition à une perspective de gauche) et un slogan populaire était « ni à gauche, ni à droite, mais d'avant ». Cette approche centriste ne fit pas l'affaire d'une grande part des membres et a causé des différends profonds. Malgré les désaccords philosophiques, Jean Ouimet a su insuffler une bonne dose d'énergie, d'engagement et de charisme au parti, et contribua en grande part à sa visibilité sur la scène politique québécoise.[citation nécessaire]

2007[modifier | modifier le code]

Les Verts ont présenté 108 candidats (sur une possibilité de 125) lors de l'élection générale de 2007. Il s'agit du plus grand nombre de candidats dans l'histoire du PVQ.

Le Parti vert du Québec a recueilli 154 367 votes à l'échelle provinciale en ne présentant pas de candidat dans toutes les circonscriptions. On peut présumer que le Parti vert du Québec aurait récolté plus de 5 % du vote s'il avait présenté des candidats dans toutes les circonscriptions. Le Parti vert a ainsi terminé quatrième à l'échelle nationale. Les Verts ont aussi terminé deuxième dans trois circonscriptions et troisième dans trois autres circonscriptions.

Le meilleur score du parti fût dans Notre-Dame-de-Grâce avec 15,73 % des suffrages. Il s'agit aussi d'un sommet historique pour le parti.

Plate-forme[modifier | modifier le code]

Intitulé « Nous sommes tous verts », la plate-forme des Verts insiste sur le consensus grandissant autour de la gravité de la crise environnementale. Elle met ainsi de l'avant le désir de tous de passer à l'action pour améliorer et enrichir leur milieu de vie.[citation nécessaire] Elle présente aussi la volonté du parti de remettre le pouvoir entre les mains des citoyens afin qu'ils puissent jouer un rôle actif dans la transition vers le développement durable.

Inspirée en partie par les différentes mouvances vertes dans le monde, la plate-forme s'inscrit dans une tentative de présenter des solutions pragmatiques qui transcendent les clivages politiques traditionnels. Elle a aussi une forme particulière puisqu'elle ne présente pas de promesses électorales au sens habituel; les engagements du parti sont plutôt présentés sous la forme de principes et de projets qui seront mis de l'avant au cours des prochaines années.

Exemples d'initiatives présentées:[citation nécessaire]

  • Déploiement d'un réseau de coopérative de santé
  • Création d'un fond négaWatt
  • Réforme des institutions démocratiques
  • Introduction de l'écofiscalité
  • Ajout de critères écologiques aux subventions décernées par le gouvernement

2008[modifier | modifier le code]

Le PVQ présente 80 candidats lors de cette élection et remporte 70392 votes (plus de la moitié moins qu'en 2007) ce qui représente 2.17% de tous les votes au Québec.

Plan vert[modifier | modifier le code]

Jugeant que la crise des changements climatiques devait recevoir une attention particulière, Le PVQ a aussi présenté un plan de lutte au réchauffement climatique intitulé "Le plan vert des Verts". Ce plan regroupe une série de mesures dans tous les secteurs d'activité et propose une réduction des émissions du Québec de 30 % d'ici 2020. Il s'agit d'une réduction d'environ 39,9 mégatonnes de GES[5].

2012[modifier | modifier le code]

Chefs[modifier | modifier le code]

  • Yves Blanchette (1987-1989)
  • Jean Ouimet (1989-1993)
  • Marian L. Grant (1993-1994)
  • Éric Ferland (1994-1996)
  • Saloua Laridhi (1996-1998)
  • Vacant (1998-2001)
  • Richard Savignac (2001-2006)
  • Scott McKay (2006-2008)
  • Guy Rainville (2008-2010)
  • Claude Sabourin (2010-2013)
  • Jean Cloutier (intérim) (2013)
  • Alex Tyrrell (depuis 2013)

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux du Parti vert du Québec
Élection Sièges Voix
Candidats /
Circonscriptions
en élection
Sièges
obtenus
Nombre Pourcentage
Décembre 1985 10 / 122 0 4 613 0,14 %
Septembre 1989 46 / 125 0 67 675 1,99 %
Septembre 1994 11 / 125 0 5 499 0,14 %
Novembre 1998 - - - -
Avril 2003 37 / 125 0 16 975 0,44 %
Mars 2007 108 / 125 0 152 885 3,85 %
Décembre 2008 80 / 125 0 70 393 2,17 %
Septembre 2012 66 / 125 0 43 394 0,99 %
Avril 2014 44 / 125 0 23 266 0,55 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]