Option nationale

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Option nationale

Parti provincial actif
Logo du Option nationale
Présentation
Chef Sol Zanetti
Permanence C.P. 99030 CSP du Tremblay
Longueuil, Québec
J4N 0A5
Nb. de membres 8 000[1]
Caractéristiques
Idéologie Indépendantisme, nationalisme, progressisme
Couleurs Bleu
Représentation actuelle
Assemblée nationale
0 / 125
(41e législature)
Historique
Fondation 31 octobre 2011
Candidat
Élu
Opp.
Gouv.
oui oui non non

Site Web www.optionnationale.org

Option nationale est un parti politique québécois, œuvrant sur la scène provinciale, qui prône la souveraineté du Québec ainsi que la maîtrise des ressources naturelles, l'accessibilité à l'éducation, la promotion de la culture et le renouvellement de la démocratie.

Sur le spectre politique québécois, le parti est considéré comme une formation nationaliste-progressiste de centre-gauche. Son fondateur est Jean-Martin Aussant, ancien député de Nicolet-Yamaska à l'Assemblée nationale du Québec[2]. Le 26 octobre 2013, à la suite d'une course à la chefferie de six semaines, Sol Zanetti est élu chef du parti avec plus de 67 % des voix[3]. Il prend le relais de la cheffe par intérim Nathaly Dufour, qui était en poste depuis le départ de Jean-Martin Aussant en juin 2013[4].

Bien qu'Aussant avait suggéré le terme de « nationalistes » afin de désigner les membres d'Option nationale, « onistes » est le terme le plus couramment utilisé[5]

Historique[modifier | modifier le code]

Le 7 juin 2011, l'économiste Jean-Martin Aussant, député péquiste de Nicolet-Yamaska, quitte le caucus du Parti québécois (PQ) afin de siéger comme député indépendant. À ce moment, il jugeait qu'une pensée de groupe électoraliste et attentiste s'était institutionnalisée dans ce parti au détriment de son option souverainiste[6].

Le 16 août 2011, Aussant confirme son intention de créer un nouveau parti souverainiste en réservant l'appellation « Option Québec » auprès du Directeur général des élections du Québec (DGEQ). Le nom trouve sa source dans Option Québec, le titre d'un essai politique que le journaliste René Lévesque a publié le 6 janvier 1968 avant de fonder le Parti québécois[7].

Le sociologue Mathieu Bock-Côté estime que le choix du nom représente une coupure significative avec le PQ :

« Avec la référence à Option Québec, Jean-Martin Aussant cherche à s'approprier l'héritage du fondateur du PQ. Il laisse ainsi croire que ce dernier a trahi sa mission. Cette stratégie pourrait être efficace auprès des souverainistes les plus convaincus[7]. »

Le 7 septembre 2011, le DGEQ refuse d'accéder à la demande d'Aussant car le nom « Option Québec » appartient déjà à une autre organisation[8].

Le 19 septembre 2011, Aussant annonce qu'il réserve l'appellation « Option nationale » auprès du DGEQ[9]. Le nom avait déjà été autorisé par le DGEQ entre le 30 janvier 1997 et le 14 novembre 1998 pour un parti politique fondé par l'entrepreneur Jean Brière, avant d'être libéré[10].

Le 31 octobre 2011, le DGEQ reconnaît officiellement Option nationale (ON) comme parti politique[10].

Le 8 novembre 2011, Aussant dévoile une proposition de plateforme en vue du congrès de fondation et le logo officiel du parti lors d'une conférence de presse à la Maison du développement durable à Montréal[2], en compagnie de plusieurs militants d'Option nationale, dont le politologue Denis Monière.

Le 17 novembre 2011, la députée de Crémazie, Lisette Lapointe devient membre d'Option nationale, tout en restant membre du PQ. Elle décide toutefois de continuer à siéger comme députée indépendante à l'Assemblée nationale[11].

Le 9 décembre 2011, Option nationale organise son premier grand rassemblement-spectacle au théâtre National à Montréal auquel participent environ 500 personnes[12]. Pierre Curzi, député indépendant de Borduas, prend parole durant cette soirée pour donner son appui moral à Aussant et aux militants du parti[13].

Le 24 janvier 2012, le nom d'Option nationale est ajouté pour la première fois au coup de sonde de la firme de recherche CROP et s'attire la faveur de 2 % des électeurs québécois[14].

Le 25 février 2012, Option nationale tient son congrès de fondation à Bécancour, dans le Centre-du-Québec, auquel participent 400 personnes, dont Lisette Lapointe, Pierre Curzi et les anciens députés péquistes de Vachon, Camil Bouchard, et de l'Assomption, Jean-Claude Saint-André. Le parti revendique 1 431 membres à travers le Québec[15].

En juin 2012, Option nationale revendique 2 500 membres[16].

Le 17 août 2012, la Cour supérieure du Québec a rejeté la requête d'Aussant, qui voulait forcer les télédiffuseurs à l'inviter aux débats des chefs qu'ils organisent[17].

Au terme de la fin de la campagne électorale des élections générales du 4 septembre 2012, la formation politique qui fête ses 10 mois d'existence officielle atteint les 5 000 membres[18].

Les 2 et 3 mars 2013, Option nationale tient son premier congrès national. Environ 1 000 membres y ont assisté et ont exprimé leur confiance envers le chef, Jean-Martin Aussant, avec un résultat de 97 %[19].

Le 19 juin 2013, Aussant quitte son poste de chef d'Option nationale en évoquant des raisons familiales[4].

Le 26 octobre 2013, Sol Zanetti est élu chef du parti avec plus de 67 % des voix[3].

Le 26 février 2014, le Directeur général des élections a autorisé le parti Option nationale à changer sa dénomination pour "Option nationale - Pour l'indépendance du Québec"[20].

Idéologie et stratégie[modifier | modifier le code]

Option nationale est un parti qui se définit comme étant résolument et prioritairement indépendantiste. Bien que le parti est considéré comme une formation nationaliste-progressiste de centre-gauche sur l'échiquier politique québécois, Aussant affirme que l'élaboration de la plateforme est guidé par une recherche à la fois pragmatique et idéaliste de propositions de réforme structurelle pouvant renouveler le modèle québécois et assurer qu'un Québec souverain excelle dans le classement des pays suivant l’indice de développement humain[21].

Option nationale considère qu'il se démarque des autres partis politiques québécois surtout par son volontarisme et sa démarche d'accession à l'indépendance du Québec qu'il juge plus cohérente et conséquente[21]. Dans la proposition initiale de plateforme du parti, la stratégie indépendantiste proposée est l'obtention d'un mandat électoral pour « faire le L-I-T du Québec », c'est-à-dire de rompre avec l'ordre constitutionnel canadien en rapatriant les Lois, les Impôts et les Traités[22]. Ainsi, cette démarche s'appuierait sur la volonté populaire pour légitimer l'État québécois à s'approprier le pouvoir exclusif de faire en sorte que toutes les lois qui régissent les citoyens du Québec soient votées par l'Assemblée nationale du Québec ; tous les impôts et taxes payés sur le territoire québécois soient perçus par le gouvernement du Québec ; et tous les traités qui lieront les Québécois aux autres nations soient signés par le gouvernement du Québec. Une fois cette indépendance informelle réalisée, une constitution nationale serait soumise à un référendum. Cette constitution contiendrait une déclaration de indépendance formelle et son adoption référendaire officialiserait la fondation de l'État-nation souverain du Québec[2].

Pour éviter une division contre-productive du vote indépendantiste aux élections générales québécoises, Option nationale a une ouverture permanente à coaliser ou même à fusionner avec tout parti politique qui véhiculera le même message, soit de mettre à l'avant-plan la cause de l'indépendance du Québec[21]. Aussant propose des investitures multipartites, c'est-à-dire des assemblées de circonscription durant lesquelles un militant du Parti québécois, Québec solidaire ou Option nationale est choisi à titre de candidat d'une coalition pour les prochaines élections. Un tel mécanisme, inédit au Québec, s'apparenterait à des primaires[23].

Dans le cadre de l'élection générale québécoise de 2012, Option nationale a présenté sa première plateforme électorale[24] dans laquelle le parti s'engage dans un premier mandat à « faire le L-I-T du Québec » et tenir un référendum exécutoire sur la Constitution du Québec indépendant. Sur le plan des ressources naturelles du Québec, ON veut les nationaliser par le biais d'une société d'État qui collaborerait avec le privé pour son expertise. Pour ce qui est de l'éducation, ON promet la gratuité scolaire balisée de la maternelle jusqu'au doctorat. Sur le plan environnemental, ON veut programmer une sortie du nucléaire civil au Québec et instaurer un moratoire complet sur l’exploitation des gaz de schiste. Finalement, parmi les autres promesses, on retrouve la création de Pharma Québec pour gérer l’achat de médicaments, la construction d'un monorail électrique suspendu et l'implantation d'un scrutin proportionnel mixte au Québec.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Option nationale a participé à l'élection partielle de juin 2012 dans Argenteuil et LaFontaine où elle a recueilli respectivement 1,31 % et 1,58 % des voix.

À l'élection générale de septembre 2012, le parti a reçu 1,89 % des voix, soit précisément 82 539 votes[25]. Aucun candidat d'Option nationale n'a été élu lors de ce scrutin, Jean-Martin Aussant arrivant second derrière le candidat de la Coalition Avenir Québec.

Résultats électoraux d'Option nationale
Élection Sièges Voix
Candidats /
Circonscriptions
en élection
Sièges
obtenus
Nombre Pourcentage
Septembre 2012 120 / 125 0 82 539 1,89 %
Avril 2014 116 / 125 0 30 697 0,73%

Députés[modifier | modifier le code]

À la fin de la 39e législature, de 2011 à 2012, un député représentait Option nationale à l'Assemblée nationale, le chef du parti et député de Nicolet-Yamaska, Jean-Martin Aussant, qui avait été élu sous la bannière du Parti Québécois lors des élections précédentes.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maxime Huard, « http://journalmetro.com/actualites/national/266443/jean-martin-aussant-lidee-avant-le-parti/ », Le métro, Montréal,‎ 1er mars 2013.
  2. a, b et c Pierre Saint-Arnaud, « Jean-Martin Aussant: des changements profonds dans un Québec souverain », La Presse Canadienne (98,5 fm),‎ 8 novembre 2011 (lire en ligne).
  3. a et b http://www.ledevoir.com/politique/quebec/391060/sol-zanetti-est-le-nouveau-chef-d-option-nationale
  4. a et b Guillaume Bourgault-Côté, « Jean-Martin Aussant quitte la direction d'Option nationale », Le Devoir,‎ 19 juin 2013 (lire en ligne)
  5. Robert Dutrisac, « Québec : vers la fin d'un cycle politique », Le Devoir,‎ 24 décembre 2011 (lire en ligne).
  6. Jean-Martin Aussant, « Conférence de presse de M. Jean-Martin Aussant, député de Nicolet-Yamaska: Le point sur son avenir politique », sur assnat.qc.ca,‎ 7 juin 2011 (consulté le 5 janvier 2012).
  7. a et b Caroline D'astous, « Nouveau parti souverainiste: Option Québec naît », Le Journal de Montréal,‎ 16 août 2011 (lire en ligne).
  8. « Jean-Martin Aussant devra se passer d'Option Québec », sur radio-Canada.ca, SRC,‎ 7 septembre 2011 (consulté le 2 janvier 2012).
  9. Tommy Chouinard, « Jean-Martin Aussant crée un nouveau parti souverainiste », La Presse,‎ 19 septembre 2011 (lire en ligne).
  10. a et b « Jean-Martin Aussant lance son parti souverainiste », sur radio-canada.ca, SRC,‎ 19 septembre 2011 (consulté le 2 janvier 2012).
  11. Pierre Saint-Arnaud, « Lisette Lapointe adhère à Option nationale », La Presse,‎ 17 novembre 2011 (lire en ligne)
  12. Louise Plante, « Aussant parle d'une session fondatrice », Le Nouvelliste,‎ 14 décembre 2011 (lire en ligne).
  13. Mélissa Guillemette, « Pierre Curzi se rapproche d'Option nationale », Le Devoir,‎ 10 décembre 2011 (lire en ligne)
  14. Simon Boivin, « Option nationale: Souveraineté, éducation et santé », Le Soleil,‎ 24 janvier 2012 (lire en ligne)
  15. Antoine Robitaille, « Option nationale a «déjà fait une différence dans le paysage politique», affirme Aussant », Le Devoir,‎ 25 février 2012 (lire en ligne)
  16. Louise Plante, « Aussant prêt à ne pas présenter des candidats partout », Le Nouvelliste,‎ 19 juin 2012 (lire en ligne)
  17. Jean-Marc Salvet, « Débats des chefs: Jean Martin Aussant est débouté en Cour supérieure », Le Devoir,‎ 17 août 2012 (lire en ligne)
  18. http://www.ledevoir.com/politique/elections-2012/358082/le-pq-ne-cherche-qu-a-se-faire-elire
  19. Jean-Marc Salvet, « Un vote de confiance de 97 % pour Aussant », Le Soleil,‎ 3 mars 2013 (lire en ligne)
  20. http://www.electionsquebec.qc.ca/francais/provincial/repaq/partis-politiques-details.php?p=00083
  21. a, b et c « Une session d’automne cruciale pour le Québec, selon Aussant », La Nouvelle Union,‎ 19 septembre 2011 (lire en ligne)
  22. « Une session fondatrice pour Aussant », La Nouvelle Union,‎ 13 décembre 2011 (lire en ligne)
  23. Antoine Robitaille, « Souveraineté - Débats houleux en vue sur les alliances », Le Devoir,‎ 16 janvier 2012 (lire en ligne)
  24. Document de la plateforme d’Option Nationale
  25. « Résultats officiels par parti politique pour l'ensemble des circonscriptions », Directeur général des élections du Québec,‎ 2012 (consulté le 20 octobre 2012).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]