Louise Beaudoin

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Louise Beaudoin
Louise Beaudoin lors d'une visite dans Chambly.
Louise Beaudoin lors d'une visite dans Chambly.
Fonctions
Députée de Rosemont
2008 – 2012
Prédécesseur Rita Dionne-Marsolais
Successeur Jean-François Lisée
Députée de Chambly
1994 – 2003
Prédécesseur Lucienne Robillard
Successeur Diane Legault
Biographie
Date de naissance 26 septembre 1945 (68 ans)
Lieu de naissance Québec
Nationalité canadienne
française
Parti politique Parti québécois

Louise Beaudoin, née le 26 septembre 1945 à Québec, est une femme politique québécoise qui possède aussi la nationalité française[1]. Nièce de Me Guy Des Rivières et de Jacques Flynn et fille de Jean Beaudoin juge de la Cour supérieure du Québec, tous trois décédés. Elle est députée de la circonscription de Rosemont à partir de l'élection de 2008. Après avoir quitté le caucus péquiste le 6 juin 2011, en compagnie de Pierre Curzi et Lisette Lapointe afin de protester contre le projet de loi 204 : Loi concernant le projet d'amphithéâtre multifonctionnel de la Ville de Québec, présenté par le Parti québécois, elle réintègre les rangs de sa formation politique en avril 2012, au terme d'une consultation des électeurs de sa circonscription[2]. Elle ne se représente pas lors de l'élection de 2012.

Le fonds d'archives de Louise Beaudoin est conservé au centre d'archives de Montréal de Bibliothèque et Archives nationales du Québec[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Louise Beaudoin a obtenu une licence en histoire de l'Université Laval en 1967 ainsi qu’une Licence en sociologie de l'université Paris-Sorbonne en 1969. Par la suite, elle a poursuivi ses études supérieures à l’Université Laval et a obtenu une maîtrise en histoire en 1974.

Au retour de ses études en France, en 1969, Louise Beaudoin est recrutée par Denis Vaugeois dans le cabinet du ministre des Affaires intergouvernementales, Marcel Masse. Elle travaille ensuite sous la direction de Denis Vaugeois au ministère des Relations internationales et, subséquemment, à l'École nationale d'administration publique (ENAP) jusqu’à l'élection de novembre 1976. Elle est ensuite directrice de cabinet du ministre des Affaires intergouvernementales de 1976 à 1981 puis, directrice des affaires françaises au ministère des Relations internationales du Québec de 1981 à 1983 et déléguée générale du Québec à Paris en 1984-1985.

Elle fera son entrée au conseil des ministres le 12 octobre 1985 comme ministre des Relations internationales. Elle n'était pas député à l'Assemblée nationale à ce moment-là. Elle perdra son poste après l'élection de 1985 lors de la défaite du Parti québécois et de sa propre défaite dans la circonscription de Louis-Hébert. Elle est proche de René Lévesque jusqu'à la fin de sa vie.

Elle est élue députée du Parti québécois dans la circonscription de Chambly à l'élection de 1994, puis réélue en 1998. Entre 1994 et 2003, elle a été successivement, ministre déléguée aux Affaires intergouvernementales canadiennes, ministre de la Culture et des Communications et ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française, ministre des Relations internationales, et de la Francophonie et ministre d'État aux Relations internationales. En 1998 Louise Beaudoin a fait l'objet d'un reportage dans la célèbre émission 60 Minutes à CBS pour sa défense de la loi 101.

Louise Beaudoin, alors qu’elle était ministre des Relations internationales (1998-2003), a travaillé activement à la préparation de la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, adoptée par une majorité écrasante d'États membres lors de la 33e session de la Conférence générale de l'UNESCO, le 20 octobre 2005, et entrée en vigueur le 18 mars 2007[4].

En 2003, elle est défaite dans Chambly par la libérale Diane Legault qui obtient une mince majorité de 799 voix.

Après cette défaite, elle poursuivra sa carrière dans le milieu universitaire. Dans un premier temps, elle est professeure invitée à l'université Jean-Moulin de Lyon. Elle est, ensuite, Professeure associée au Département d'histoire de l'Université du Québec à Montréal puis, membre associée au Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (Cérium) d’août 2007 à décembre 2008.

Le 31 octobre 2008, elle annonce publiquement son intention de retourner en politique en étant candidate du Parti québécois dans la circonscription de Rosemont. Elle remporte le siège lors de l'élection générale du 8 décembre 2008, défaisant son adversaire libérale Nathalie Rivard par près de 5500 voix.

Elle a publiquement appuyé le candidat du Parti socialiste, François Hollande, lors de l’élection présidentielle française de mai 2012. Dans un texte paru dans le quotidien Le Devoir, le 25 août 2011[5], elle avait d’ailleurs pris position pour le candidat Hollande dans la lutte qui l’opposait à Martine Aubry lors de la primaire socialiste de l’automne 2011. Elle avait également appuyé Ségolène Royal à l’élection présidentielle de mai 2007.

Réalisations[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • En 2005, elle a collaboré à L’Histoire des relations internationales du Québec (Montréal : VLB éditeur), sous la direction de Stéphane Paquin.
  • En 2007, elle a coécrit, avec Liza Frulla, un livre intitulé Amitié interdite (Montréal : éditions La Presse) ainsi qu’un livre témoignage sur René Lévesque, avec François Dorlot, chez le même éditeur.
  • En 2008, elle a codirigé un collectif intitulé Pourquoi la Francophonie ? (Montréal : VLB éditeur).
  • La même année, elle a participé à l’ouvrage L’Avenir du français (Paris : Éditions des archives contemporaines) et a écrit Plaidoyer pour la diversité linguistique (Montréal : Éditions Fides).
  • En 2009, elle signe la préface d'un ouvrage de Jean-François Payette intitulé Introduction critique aux relations internationales du Québec (Québec : PUQ).

Honneurs[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Alors, l'Europe politique, c'est un fantasme qui ne se produira pas dans les 50 prochaines années. Au contraire, ce que fait l'Europe actuellement, c'est ce que l'on veut faire ici. Nos points de départ sont différents, mais nos points d'arrivée convergeront. » (13 septembre 1995)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Libre opinion - Pourquoi je réponds à l'appel du PS français ledevoir.com, consulté le 30 juillet 2012
  2. Philippe Bauchemin, « PQ : retour de Louise Beaudoin confirmé », Le Journal de Rosemont,‎ 3 avril 2012 (lire en ligne)
  3. Fonds Louise Beaudoin (P746) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  4. « Convention internationale sur la diversité culturelle - L'UNESCO adopte une idée née au Québec », Le Devoir,‎ 30 décembre 2005
  5. Louise Beaudoin, « Libre opinion - Pourquoi je réponds à l'appel du PS français », Le Devoir,‎ 25 août 2011 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]