Véronique Hivon

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Véronique Hivon
Image illustrative de l'article Véronique Hivon
Fonctions
Députée de Joliette
En fonction depuis le 9 décembre 2008
Prédécesseur Pascal Beaupré
Ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la Jeunesse
19 septembre 201223 avril 2014
Prédécesseur Dominique Vien
Successeur Lucie Charlebois
Ministre responsable de la région de Lanaudière
19 septembre 201223 avril 2014
Prédécesseur Alain Paquet
Successeur Pierre Arcand
Biographie
Date de naissance 14 mars 1970 (44 ans)
Lieu de naissance Joliette, Drapeau : Québec Québec
Parti politique Parti québécois
Diplômé de Université McGill,
Université de Londres
Profession Avocate

Véronique Hivon (née le 14 mars 1970 à Joliette, Québec)[1] est une avocate et femme politique québécoise. Elle est députée péquiste de l'Assemblée nationale du Québec et représente la circonscription de Joliette depuis l'élection générale québécoise de 2008.

De 2012 à 2014 elle a été ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, ministre responsable du dossier Mourir dans la dignité et ministre responsable de la région de Lanaudière.

Aux élections générales de 2014, réélue pour un troisième mandat dans Joliette[2], elle est nommée par le chef intérimaire du Parti québécois, Stéphane Bédard, porte-parole de l'opposition officielle en matière de culture, de communications, d'enseignement supérieur, de recherche et de soins de fin de vie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Véronique Hivon a étudié en science politique à l'Université d'Ottawa et est diplômée en droit de l'Université McGill (1994), y obtenant deux baccalauréats, l'un en common law et l'autre en droit civil ; elle est avocate depuis 1995. Elle poursuit ensuite des études à la London School of Economics and Political Science, obtenant avec distinction en 1996 une maîtrise ès sciences (MSc) en analyse et planification de politiques sociales.

Durant ses études à Ottawa elle a été page à la Chambre des communes du Canada.

Véronique Hivon a été attachée politique et directrice de cabinet adjointe des ministres de la Justice Serge Ménard et Linda Goupil. Puis, après avoir travaillé au Centre de recherche en droit privé et comparé du Québec de l'université McGill, elle est devenue en 2002 avocate au gouvernement du Québec dans les domaines du droit constitutionnel, des relations intergouvernementales et de l’administration de la justice[3].

En mars 2007 elle est candidate du Parti québécois dans la circonscription de Jean-Talon, et subit la défaite aux mains du libéral Philippe Couillard. L'année suivante, elle est élue dans Joliette lors des élections générales.

Fonctions parlementaires[modifier | modifier le code]

2008-2012 : opposition officielle[modifier | modifier le code]

À la suite de son élection en tant que députée de Joliette aux élections générales de 2008, Véronique Hivon entre dans le cabinet fantôme de Pauline Marois en 2009 comme porte-parole de l'opposition officielle en matière de justice.

Par la suite, elle a été l'instigatrice et la vice-présidente de la Commission spéciale Mourir dans la dignité, qui a duré de 2009 à 2012.

En 2011, elle a ajouté les dossiers de la protection de la jeunesse et de l'adoption internationale à celui de la justice dans son rôle de porte-parole de l'opposition officielle.

2012-2014 : gouvernement[modifier | modifier le code]

À l'élection générale de 2012, Mme Hivon est réélue députée de Joliette à une forte majorité. La première ministre Pauline Marois lui confie le rôle de ministre déléguée à la Santé publique et à la Protection de la Jeunesse, et de ministre responsable de la région de Lanaudière[4].

Un mois après son entrée en fonction, une grossesse imprévue et à risque force Véronique Hivon à démissionner à contrecœur de ses fonctions ministérielles, en conservant tout de même son siège de députée[5]. Sa grossesse infructueuse, elle réintègre le Conseil des ministres le 4 décembre 2012 en tant que ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, ministre responsable du dossier Mourir dans la dignité et ministre responsable de la région de Lanaudière[6].

L'une de ses principales réalisations en tant que ministre a été de formuler un projet loi à partir des recommandations de la commission spéciale Mourir dans la dignité. Le 12 juin 2013, elle dépose le projet de loi 52, intitulé Loi concernant les soins de fin de vie à l'Assemblée nationale. Ce projet de loi consiste à légaliser l'aide médicale à mourir pour les gens en phase terminale d'une maladie incurable, donc en fin de vie. Après la pause estivale, le projet de loi a passé l'étape de l'adoption de principe par 84 voix contre 26. L'étude détaillée du projet de loi a été finalisée le 16 janvier 2014. Le déclenchement de l'élection générale de 2014 a toutefois interrompu le processus[7].

D'autres réalisations ministérielles de Mme Hivon ont été de soutenir financièrement des organismes communautaires, notamment en autisme [8], et de formuler une politique nationale de lutte à l'itinérance [9].

2014-aujourd'hui : opposition officielle[modifier | modifier le code]

Malgré la défaite du Parti québécois lors de l'élection générale québécoise de 2014, Mme Hivon a été réélue députée péquiste de Joliette à une forte majorité. Elle a été nommée porte-parole de l'opposition officielle en matière de culture, de communications, d'enseignement supérieur, de recherche et de soins de fin de vie par le chef intérimaire du parti, Stéphane Bédard [10].

Étant donné le fort consensus politique et social dont fait l'objet le projet de loi 52 sur les soins de fin de vie, le ministre libéral de la Santé Gaétan Barrette décide de ramener au feuilleton le projet de loi tel que présenté par madame Hivon alors qu'elle était ministre. Fait rare, reconnaissant le travail fait par Mme Hivon, le Dr Barrette la nomme coauteure du projet de loi. Le 5 juin 2014, après plus de 4 ans et demi de travaux parlementaires, le projet de loi est adopté à 94 députés contre 22[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]