Nouveau Parti démocratique

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Nouveau Parti démocratique
Image illustrative de l'article Nouveau Parti démocratique
Logo officiel
Présentation
Chef Thomas Mulcair
Fondation 3 août 1961
Siège 279 avenue Laurier O
Bureau 300
Ottawa ON K1P 5J9
Niveau Fédéral
Personnalités marquantes Tommy Douglas
Ed Broadbent
Audrey McLaughlin
Jack Layton
Présidente Rebecca Blaikie
Positionnement Centre-gauche à Gauche
Chambre des communes
97 / 308
Sénat
0 / 105
Idéologie Social-démocratie
Progressisme
Socialisme démocratique
Affiliation internationale Internationale socialiste
Couleurs Orange, Vert et Gris
Site web www.npd.ca

Le Nouveau Parti démocratique (NPD) est un parti politique au Canada, actif au niveau fédéral et au niveau provincial. C'est un parti politique de gauche. Il est membre de l'Internationale socialiste. C'est le parti le plus à gauche parmi les cinq partis représentés depuis le 2 mai 2011 à la Chambre des Communes du Parlement du Canada. Parmi les caractéristiques du parti, on note ses orientations sociales-démocrates et socialistes et ses liens avec les organisations ouvrières. Depuis la course du 24 mars 2012, il est dirigé par Thomas Mulcair, député d'Outremont.

Au niveau provincial, le NPD forme actuellement le gouvernement dans une des dix provinces canadiennes, à savoir le Manitoba (Premier ministre : Greg Selinger) et il constitue le principal parti d'opposition dans trois des dix provinces canadiennes, soit la Colombie-Britannique (Chef de l'Opposition officielle : John Horgan (en)), la Saskatchewan (Chef de l'Opposition officielle : Cam Broten (en)) et le territoire du Yukon (Chef de l'Opposition officielle : Elizabeth Hanson). Il compte également des députés dans les législatures de l'Alberta, de l'Ontario, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador.

Lors des élections fédérales du 2 mai 2011, le NPD obtient 30,6 % des suffrages. Cela s'est traduit par 103 députés à la Chambre des communes, dont plus de la moitié sont issus du Québec, ce total permettant au parti de former l'opposition officielle à la Chambre des communes. Ce parti progressitee a pour objectif la représentativité paritaire. En 2011, 124 femmes ont représenté les couleurs du Nouveau parti démocratique et 40 furent élues.[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le NPD fut créé en 1961 à l'initiative de l'ancien Parti social démocratique du Canada (PSDC) et du Congrès du travail du Canada (centrale ouvrière). Tommy Douglas, ex-Premier ministre social-démocratique de la Saskatchewan, est le premier à être élu chef du NPD fédéral. Il le demeure jusqu'en 1971. L'influence du mouvement ouvrier est présente encore aujourd'hui dans les structures du parti.

Depuis sa création, le NPD a connu ses succès les plus importants au niveau provincial, ayant formé des gouvernements dans plusieurs provinces canadiennes, soit la Saskatchewan, le Manitoba, la Colombie-Britannique et l'Ontario, ainsi que dans le territoire du Yukon.

Au niveau fédéral, le NPD n'a jamais formé le gouvernement, mais il a joui d'une influence non négligeable au cours des périodes de gouvernements minoritaires.

Ainsi, sous la direction de David Lewis (1971-1975), le NPD a accordé son appui au gouvernement minoritaire du Parti libéral de Pierre Trudeau de 1972 à 1974, bien qu'il n'ait jamais fait partie d'une coalition gouvernementale. Cette période a permis la mise en place de certaines mesures considérées progressistes, entre autres l'indexation des pensions de vieillesse et la création d'une compagnie nationalisée de pétrole et de gaz, Pétro-Canada.

Sous la direction d'Edward Broadbent (1975-1989), le NPD a aussi joué un rôle à l'époque du gouvernement minoritaire du Parti progressiste-conservateur de Joe Clark, en 1979-1980. Le NPD a alors voté avec les autres partis d'opposition en faveur d'une motion de non-confiance envers le budget proposé par ce gouvernement, ce qui a entraîné la tenue d'élections et le retour au pouvoir du Parti libéral.

Broadbent s'est retiré de la vie politique en 1989, après 15 ans comme chef du NPD fédéral. — Toutefois, il a effectué un retour en politique en 2004, se faisant élire député d'Ottawa-Centre.

Audrey McLaughlin (1989-1995), qui lui succède en 1989 à la direction du NPD fédéral, est la première femme à être chef d'un parti politique représenté à la Chambre des Communes. Au cours de cette période, le parti subit des reculs au niveau électoral : à la suite de l'élection fédérale de 1993, le parti a même perdu son statut de parti officiel à la Chambre des Communes, n'ayant fait élire que neuf députés, alors qu'il lui en fallait douze pour être reconnu officiellement comme parti.

Lui succède Alexa McDonough (1995-2003) : lors de l'élection fédérale suivante, en 1997, elle réussit à rétablir le statut du parti en faisant élire 21 néo-démocrates, notamment grâce à une percée au Canada atlantique.

En 2000, le NPD entreprend un processus de renouvellement : en novembre 2001, lors d'un congrès tenu à Winnipeg, le parti modifie certaines de ses règles de fonctionnement et confirme ses orientations de gauche.

Jack Layton, chef de parti, en 2006.

Alexa McDonough démissionne de son poste à la direction du parti en juin 2002. Elle est remplacée comme chef du NPD fédéral par Jack Layton, un ex-conseiller municipal de la ville de Toronto, en Ontario. Celui-ci est élu chef le 25 janvier 2003, avec 53,5 % des voix au premier tour. Il est ensuite élu député, lors de l'élection fédérale de 2004.

Au cours d'une séquence rapide d'élections et de parlements minoritaires, Layton réussit à faire grandir progressivement le parti, notamment en obtenant une première percée dans l'historique point faible du parti, le Québec, en faisant élire Thomas Mulcair dans le fief libéral d'Outremont en 2007.

Cette brèche s'ouvrira de façon spectaculaire deux élections plus tard. En 2011, le NPD obtient ses meilleurs résultats depuis 50 ans, avec 30,6 % des votes et 103 sièges à la Chambre des Communes, dont 59 au Québec, un phénomène surnommé « la vague orange » (orange crush). Il devient l'Opposition officielle pour la première fois, reléguant le Parti libéral du Canada au 3e rang.

Pourtant, quelques mois plus tard, le NPD est endeuillé par le décès de Jack Layton des suites d'un cancer. Nycole Turmel, l'une des députés élus dans la foulée de la « vague orange » au Québec, devient chef intérimaire, et une course à la chefferie est convoquée pour mars 2012. C'est Thomas Mulcair qui fut finalement élu comme chef aux dépens de Brian Topp, son plus sérieux adversaire. Dans son discours de remerciement, Mulcair manifesta son désir de rallier tous les progressistes canadiens sous la bannière du NPD.

Structure[modifier | modifier le code]

À la différence des autres partis politiques du Canada, la structure de fonctionnement interne du NPD est intégrée aux niveaux fédéral et provincial. Ainsi, il existe des partis provinciaux néo-démocrates, qui agissent au niveau de la politique provinciale de chacune des provinces canadiennes. Les membres de ces partis provinciaux sont ipso facto membres du NPD fédéral, lequel agit au niveau de la politique fédérale canadienne.

Les seules exceptions à cette structure se trouvent dans les territoires du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest, dont les assemblées législatives ne comprennent pas de partis, et au Québec, où le Nouveau Parti démocratique du Québec et le NPD fédéral ont décidé en 1989 de rompre le lien structurel qui les unissait après que le NPD-Q eut adopté une position souverainiste. Depuis lors, les activités du NPD fédéral au Québec sont assumées par une section, le Nouveau Parti démocratique du Canada-Section Québec, qui ne s'occupe que de politique fédérale, ses membres étant par ailleurs individuellement libres d'adhérer à un parti politique provincial de leur choix s'ils le désirent.

Ailes provinciales et territoriales[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux lors des élections générales fédérales, 1962 à 2011[modifier | modifier le code]

Élection # de candidats # de députés élus # de votes  % du vote
1962
217
19
1 044 754
13,57 %
1963
232
17
1 044 701
13,24 %
1965
255
21
1 381 658
17,91 %
1968
263
22
1 378 263
16,96 %
1972
252
31
1 725 719
17,83 %
1974
262
16
1 467 748
15,44 %
1979
282
26
2 048 988
17,88 %
1980
280
32
2 150 368
19,67 %
1984
282
30
2 359 915
18,81 %
1988
295
43
2 685 263
20,38 %
1993
294
9
933 688
6,88 %
1997
301
21
1 434 509
11,05 %
2000
298
13
1 093 748
8,51 %
2004
308
19
2 116 536
15,7 %
2006
308
29
2 590 808
17,5 %
2008
308
37
2 517 329
18,20 %
2011
308
103
4 508 474
30,60 %

Députés du NPD à la Chambre des Communes[modifier | modifier le code]

À l'heure actuelle, le NPD compte 98 députés à la Chambre des Communes du Canada. En tant que second parti en nombre de députés, il forme l'Opposition officielle.

Québec (56)

Ontario (21)

Colombie-Britannique (12)

Nouvelle-Écosse (3)

Manitoba (2)

Territoires du Nord-Ouest (1)

Alberta (1)

Nouveau-Brunswick (1)

Terre-Neuve (2)

Anciens membres du caucus[modifier | modifier le code]

Après les élections de 2011 le parti possède 103 sièges. Durant la mandature il perd six membres membre et n'en obtiendra qu'un nouveau.

Chefs[modifier | modifier le code]

  1. Tommy Douglas (3 août 1961 - 23 avril 1971)
  2. David Lewis (24 avril 1971 - 6 juillet 1975)
  3. Edward Broadbent (7 juillet 1975 - 4 décembre 1989)
  4. Audrey McLaughlin (5 décembre 1989 - 13 octobre 1995)
  5. Alexa McDonough (14 octobre 1995 - 24 janvier 2003)
  6. Jack Layton (25 janvier 2003 - 27 juillet 2011)[6]
  7. Thomas Mulcair (24 mars 2012 - )

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « RENSEIGNEMENTS INTÉRESSANTS SUR LES ÉLECTIONS FÉDÉRALES Femmes », sur Parlement du Canada (consulté le 11 août 2014)
  2. http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/politique/2012/01/10/001-liberaux-annonce-ottawa.shtml
  3. La Presse canadienne, « Claude Patry du NPD passe au Bloc québécois », Métro,‎ 28 février 2013 (lire en ligne)
  4. Radio-Canada, Accusée de méfait public, Manon Perreault est suspendue du caucus du NPD, publié et consulté le 6 juin 2014
  5. Une députée québécoise claque la porte du NPD, La Presse, 20 août 2014.
  6. Nycole Turmel a assuré l'intérim du 27 juillet 2011 au 24 mars 2012.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]