Réseau de Résistance du Québécois

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir RRQ.
Logo

Le Réseau de Résistance du Québécois (RRQ) est un groupe militant dont l'objectif est l'indépendance du Québec[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa création remonte au . Créé par des jeunes indépendantistes, le RRQ est une organisation militante lancée par le journal Le Québécois[2]. Il a été fondé au bar Le Nelligan's à Québec.

Journée nationale des patriotes 2008,
le groupe rap Loco Locass avec un membre
du Réseau de Résistance du Québécois

En 2008, le Réseau de Résistance du Québécois lance une campagne contre les événements entourant la fête du 400e de la ville de Québec. Le RRQ accusera les organisateurs des événements d'être révisionnistes et corrompus par des fédéralistes. Plusieurs membres et sympathisants étaient présents lors du lancement de cette fête afin de manifester[3]. Cette même année, le 11 octobre, est publié le Manifeste du RRQ à Sainte-Thérèse.

En 2009, le Réseau de Résistance du Québécois lance le mouvement « Opération 1759 ». Avec l'appui du cinéaste Pierre Falardeau le RRQ lutte contre « la tournure festive » du projet de reconstitution de la Bataille des plaines d'Abraham, une bataille importante de la guerre de Sept Ans[4]. Le RRQ a joué un rôle majeur dans l'annulation de cette reconstitution[5],[6]. Aux côtés des militants indépendantistes du RRQ, Pierre Falardeau avait promis de tout mettre en œuvre pour transformer la commémoration-spectacle en cauchemar[7]

Le , des membres du RRQ ont tenu une manifestation devant la Caisse de dépôt et placement du Québec, concernant les pertes de 40 milliards $ en 2008. Les protestataires accusaient le nouveau président de la Caisse, Michael Sabia, d'être un fédéraliste à la solde d'Ottawa et répondant aux ordres de Power Corporation[8]. La manifestation s'est transformée en une marche au cœur du centre-ville. Des membres de Trois-Rivières, Gatineau, Québec ou encore Sherbrooke s'étaient réunis à Montréal pour l’occasion[9].

Le , à Québec, devant le monument de James Wolfe. René Boulanger, Patrick Bourgeois et Pierre-Luc Bégin ont alors pris la parole avant de présenter une récolte de drapeaux canadiens à la centaine d’indépendantistes réunis pour l’occasion[10]. Un cortège a ensuite pris la route à destination de Trois-Rivières. Une seconde récolte d’unifoliés a alors été effectuée. Les membres du RRQ ont repris la route le lendemain et se sont rendus devant l’église de Saint-Eustache, là où les attendaient une vingtaine de militants qui ont eux aussi enrichi la récolte d’unifoliés. Les membres du RRQ sont arrivés en fin d’après midi, le 2 juillet, devant le 24 Sussex, la résidence du premier ministre du Canada. Là, bon nombre d’agents de la GRC les attendaient. Pierre-Luc Bégin et Patrick Bourgeois ont prononcé des discours. Le sergent de la résidence du premier ministre est finalement venu à la rencontre de Patrick Bourgeois pour cueillir les caisses d’unifoliés. Patrick Bourgeois lui a alors dit de transmettre un message à Stephen Harper : « On a déjà un drapeau au Québec et on ne veut pas de celui de nos voisins qui font de la propagande, chez nous, dans le cadre de la fête du Canada. Si le Canada recommence son manège de propagande l’an prochain, le RRQ lui ramènera encore des milliers d’unifoliés prélevés dans l’espace public québécois ». Le sergent avait promis de transmettre le message du RRQ à Stephen Harper[11].

Critique[modifier | modifier le code]

Le RRQ est souvent considéré comme radical, tant au Canada anglais[12],[13],[14] que français[15].

Structure du Réseau[modifier | modifier le code]

Le RRQ est divisé en plusieurs sections à travers le Québec. Chaque section a son coordonnateur et le RRQ a un directeur national qui gère le tout :

Le RRQ compte des sections dans la majorité des grandes villes du Québec : Québec, Montréal, Gatineau, etc.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Manifeste du Réseau de résistance du Québécois : [1]
  2. « http://www.lequebecois.org/default.aspx?page=55 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-08
  3. http://www.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/01/20080101-094532.htmlJournal de Québec
  4. Site officiel de l'Opération 1759 : [2]
  5. (en) Voir "The Economist"
  6. (en) Don MacPherson, « Retreat! Battlefields Commission backs down », The Montreal Gazette,‎ 17 février 2009 (lire en ligne).
  7. http://divertissement.sympatico.ca/Cinema/Nouvelles/ContentPosting.htm?newsitemid=16540024&feedname=CP-FR_ENTERTAINMENT_CINEMA&show=true&number=3&showbyline=false&abc=abc
  8. http://lcn.canoe.ca/lcn/infos/national/archives/2009/05/20090511-203342.html
  9. http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2009/05/20090511-144448.html
  10. http://www.ameriquebec.net/actualites/2009/06/04-le-1er-juillet-lunifolie-retournera-au-canada.qc
  11. http://www.vigile.net/L-unifolie-retourne-au-Canada-un
  12. (en) Graeme Hamilton, « No sign French lost Plains of Abraham », National Post,‎ 14 septembre  2009 (lire en ligne).
  13. (en) Don MacPherson, « Only in Quebec, you say? », The Gazette,‎ 15 septembre 2009 (lire en ligne).
  14. (en) Andrew Chung, « Brave CBC under fire on the Plains of Abraham », Toronto Star,‎ 4 septembre 2009 (lire en ligne).
  15. [3]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]