Gilles Duceppe
| Gilles Duceppe | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Chef du Bloc québécois | |
| 15 mars 1997 – 2 mai 2011 | |
| Prédécesseur | Michel Gauthier |
| Successeur | Daniel Paillé |
| 24e chef de l'Opposition officielle du Canada | |
| 15 mars 1997 – 1er juin 1997 | |
| Prédécesseur | Michel Gauthier |
| Successeur | Preston Manning |
| Député de Laurier-Sainte-Marie à la Chambre des communes du Canada |
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| 13 août 1990 – 2 mai 2011 | |
| Législature | 34e, 35e, 36e, 37e, 38e, 39e et 40e législature du Canada |
| Prédécesseur | Jean-Claude Malépart |
| Successeur | Hélène Laverdière |
| Biographie | |
| Date de naissance | 22 juillet 1947 |
| Lieu de naissance | |
| Nationalité | Canadienne |
| Parti politique | Bloc québécois |
| Enfants | Amélie Duceppe et Alexis Brunelle-Duceppe |
| Profession | Syndicaliste |
| Signature | |
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Gilles Duceppe (Montréal, 22 juillet 1947 - ) est un homme politique québécois. Député fédéral de la circonscription de Laurier—Sainte-Marie de 1990 à 2011, il a été chef du Bloc québécois (BQ) de 1997 à 2011.
Il est défait dans sa circonscription par la néo-démocrate Hélène Laverdière lors de l'élection du 2 mai 2011 dans la foulée de la pire performance électorale de l'histoire du Bloc. Gilles Duceppe annonce alors sa démission de la tête du Bloc québécois.
Sommaire |
[modifier] Biographie
Né à Montréal, Gilles Duceppe est le fils de l'acteur québécois Jean Duceppe et d'Hélène Rowley. Il étudie la science politique à l'Université de Montréal. Pendant sa jeunesse, il s'intéresse au communisme, devenant membre actif du Parti communiste ouvrier (PCO)[1]. Puis, il est négociateur pour la Confédération des syndicats nationaux (CSN).
En 1990, Gilles Duceppe devient le premier député élu sous la bannière du Bloc québécois, lors d'une élection fédérale partielle dans la circonscription de Laurier—Sainte-Marie, à Montréal. Cependant, il est alors officiellement enregistré en tant qu'indépendant. Tous les autres députés du Bloc québécois avaient délaissé les partis Progressistes-Conservateurs ou Libéraux plus tôt cette année-là.
En 1996, le chef du Bloc québécois de l'époque, Lucien Bouchard, quitte son poste pour faire le saut en politique québécoise et prendre la tête du Parti québécois. Gilles Duceppe est alors nommé chef du Bloc québécois par intérim jusqu'à l'élection de Michel Gauthier. Lorsque Michel Gauthier démissionne de son poste, en mars 1997, Gilles Duceppe lui succède.
Lors de l'élection générale de 1997, le Bloc québécois perd son statut d'opposition officielle. Le parti passe de 54 à 44 sièges et glisse en troisième position à la Chambre des communes derrière le Parti réformiste du Canada. La campagne de 1997 est extrêmement difficile pour Gilles Duceppe, la nécessité du Bloc québécois étant remise en question, deux ans après l'échec référendaire de 1995 au Québec.
Le Bloc québécois tombe à 38 sièges à l'élection 2000. Cependant, le scandale des commandites qui a éclaté peu après le départ de Jean Chrétien en tant que chef libéral en 2003 mais qui s'est produit durant l'administration de ce dernier, propulse le Bloc québécois dans les intentions de vote. Gilles Duceppe, politicien expérimenté et habile dans les débats publics et lors des campagnes électorales, mène son parti vers des gains importants à l'élection fédérale de 2004. Le Bloc québécois remonte jusqu"à sa performance de 1993, remportant 54 sièges. La fusion des partis progressiste-conservateur et réformiste empêche alors le parti souverainiste de former l'opposition officielle.
Fort du succès récent de son parti, Gilles Duceppe est appuyé par 96,8 % des délégués du Bloc québécois lors d'un vote de confiance tenu au Congrès national d'octobre 2005. Toujours en 2005, la démission de Bernard Landry comme chef du Parti québécois et de l'Opposition officielle, alimente les spéculations sur les chances de Gilles Duceppe d'entrer dans la course au leadership du Parti québécois. Ce dernier met rapidement fin aux rumeurs en indiquant qu'il ne quittera pas Ottawa pour se lancer dans la course.
Les spéculations sur sa nomination comme chef du Parti québécois reprennent en mai 2007, dans la foulée de la défaite électorale de ce parti aux élections québécoises du 26 mars 2007 et de la démission de son chef, André Boisclair. Le 11 mai 2007, Gilles Duceppe confirme son intention de prendre part à la course à la direction du Parti québécois, quelques minutes avant que Pauline Marois[2] n'annonce elle aussi ses intentions. Cependant, le lendemain, à peine 30 heures après avoir annoncé sa candidature, il se retire et se rallie à Pauline Marois[3]. Un sondage Crop-La Presse paru dans le quotidien La Presse du samedi 12 mai donne 45 % d'appuis à Pauline Marois contre 21 % à Gilles Duceppe. Ce dernier dit avoir compris le message : ce sera « Pauline à Québec et Gilles à Ottawa ».
De retour à la Chambre des communes, le lundi 14 mai, Gilles Duceppe annonce qu'il se soumettra à un nouveau vote de confiance lors du Conseil national d'octobre 2007. Pour leur part, les députés de son caucus lui accordent un appui unanime. Gilles Duceppe explique avoir commis l'erreur de s'être lancé trop rapidement dans la course à la direction du Parti québécois et affirme qu'il veut poursuivre son travail sur la scène fédérale.
Le même jour, Gilles Duceppe accompagne Pauline Marois lors d'une soirée bénéfice du Bloc québécois, tenue à Montréal. Il lui signifie son appui inconditionnel à cette occasion.
De nouvelles élections fédérales sont déclenchées à l'automne 2008. Gilles Duceppe réussit une autre bonne performance, bien que le nombre de députés de son parti au Parlement glisse à 49 à la suite du scrutin. Les coupures du Premier ministre conservateur Stephen Harper dans les subventions aux organismes culturels ont favorisé le Bloc québécois contre le parti au pouvoir. Plusieurs voient alors en Gilles Duceppe l'homme qui a privé les conservateurs d'une majorité à la Chambre des communes.
[modifier] Démission
L'élection fédérale du 2 mai 2011 marque la fin du règne de Gilles Duceppe à Ottawa. Le soir du scrutin, après une vague de soutien sans précédent des Québécois au Nouveau Parti démocratique, le Bloc québécois perd 43 des 47 sièges qu'il détenait en Chambre avant l'élection. Battu dans sa propre circonscription, Gilles Duceppe annonce sa démission de la tête du parti[4]. Il est présentement soupçonné d'avoir utilisé des fonds publiques à des fins partisanes. Selon la Chambre des communes, le Bloc Québécois n'aurait pas informé la Chambre des communes que M. Gardner était devenu Directeur Général du parti en 2004 [5] .
[modifier] Notes et références
- Le communisme au Canada, un idéal perdu?, Les Archives de Radio-Canada sur archives.radio-canada.ca, SRC, 30 septembre 1999. Consulté le 19 octobre 2008
- Robert Dutrisac et Hélène Buzzetti, « Un combat de géants: Marois-Duceppe », dans Le Devoir, 12 mai 2007, p. A1 [texte intégral (page consultée le 19 octobre 2007)]
- Denis Lessard et Tommy Chouinard, « Duceppe déclare forfait », dans La Presse, 13 mai 2007 [texte intégral]
- Guillaume Bourgault-Côté, « Gauche et droite face à face », dans Le Devoir, 3 mai 2011 [texte intégral (page consultée le 3 mai 2011)].
- Hugo de Grandpré, « Un DG inconnu des Communes », dans Cyberpresse, 15 février 2012 [texte intégral (page consultée le 15 février 2012)].
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Lien externe
- Expérience politique fédérale — Bibliothèque du Parlement
[modifier] Bibliographie
- Marie-France Charbonneau et Guy Lachapelle, Le Bloc Québécois : 20 ans au nom du Québec, Montréal, Richard Vézina, éditeur, 2010 (ISBN 978-2-923788-03-6) [lire en ligne]
- Gilles Duceppe, Question d'identité, Outremont Québec, Lanctôt, 2000 (ISBN 2894851081)
- Gilles Duceppe, L'action du Bloc québécois : bilan 2000-2004, Montréal, Bloc québécois, 2004
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