Paul Cabet

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Paul Cabet

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Paul Cabet, par Émile Hébert[1], Nuits-Saint-Georges.

Nom de naissance Jean-Baptiste Paul Cabet
Naissance 1er février 1815
Nuits-Saint-Georges
Décès 23 octobre 1876 (à 61 ans)
Paris
Nationalité Drapeau de la France France
Activités Sculpteur
Formation École des beaux-arts de Dijon
Maîtres Jean-Claude Naigeon
Pierre-Paul Darbois
François Rude
Pierre-Jean David d’Angers
Récompenses Médaille de seconde classe à l'Exposition universelle de 1855
Médaille de première classe au Salon de 1861

Paul Cabet[2], né à Nuits-Saint-Georges le 1er février 1815, mort à Paris le 23 octobre 1876, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Paul Cabet, Antoine François Cabet, était tonnelier à Nuits-Saint-Georges.

Après un premier apprentissage à l’École des beaux-arts de Dijon en 1834, sous la direction du peintre Jean-Claude Naigeon et du sculpteur Pierre-Paul Darbois[3], Paul Cabet entre l’année suivante à l’École de l’Académie des beaux-arts à Paris où il est l'élève des deux plus grands noms de la sculpture romantique, Pierre-Jean David d’Angers et François Rude.

Il débute au Salon de 1835 avec un Buste du poète Julien Paillet.

Rapidement acquis aux idées révolutionnaires, il est arrêté le 3 juin 1836 pour délit politique dans la tentative d’évasion d’Auguste Blanqui[4].

Élève favori de Rude, Paul Cabet collabore pendant plus de dix ans à plusieurs commandes de son maître et prend même la responsabilité de son atelier quand François Rude effectue un séjour en Italie, pour raisons de santé, en 1843.

Républicain convaincu, il n’hésite pas à afficher son hostilité au roi Louis-Philippe et juge plus prudent, en 1846, de s’exiler en Russie où il effectue plusieurs ouvrages dont des bas-reliefs pour la cathédrale Saint-Isaac de Saint-Pétersbourg, ou une fontaine monumentale à Odessa.

À son retour, en décembre 1852, il s’installe au voisinage du grand sculpteur. Leur collaboration devient de plus en plus étroite et leurs liens d’affection se resserrent au point que Rude propose à Cabet d’épouser sa nièce Martine Henriette Victorine Vanderhaert[5], fille de Victorine Frémiet, sœur de madame François Rude, née Sophie Fremiet. Le mariage est célébré le 6 novembre 1853 en l'église Saint-Jacques-du-Haut-Pas[6]. Le 28 août 1855[7]Mme Cabet met au monde une petite fille, prénommée Françoise Victorine Sophie, dont François Rude sera le parrain. Elle épouse de René Louis Faber, et est morte à Paris le 6 janvier 1881[8].

À l’Exposition universelle de 1855, il obtient une médaille de seconde classe et une médaille de première classe au Salon de 1861.

Par décret du 12 aout 1868, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur[9].

Paul Cabet meurt chez lui, rue des Feuillantines à Paris, le 23 octobre 1876, et est inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris.

Une rue de Dijon porte son nom, ainsi qu'à Nuits-Saint-Georges, où son buste[10] est accolé à la façade du beffroi.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Buste de Rude (1856), cimetière du Montparnasse, Paris.
Suzanne au bain, musée d’Orsay, Paris.
Statue de La Résistance du Monument à la gloire des défenseurs de la ville de Dijon en 1870, à Dijon.
  • Buste du poète Julien Paillet[11], Salon de 1861
  • Portrait en médaillon de Jeanne-Virginie Cabet (sa sœur, née en 1824), 1838, plâtre, musée du Louvre, Paris[12]
  • Jeune pâtre dénichant des oiseaux, 1853, groupe en plâtre (médaille à l’Exposition universelle de 1855)[13]
  • Buste de François Rude, 1856, bronze ornant la sépulture de François Rude et de son épouse Sophie Rude au cimetière du Montparnasse à Paris[14] et [15]. Une réplique de ce buste se trouve au parc Noisot à Fixin
  • Chasseresse au repos, 1856, statue en pierre pour une niche de la cour Visconti du Palais du Louvre, Paris[16]
  • Le Vendangeur, 1857, statue en pierre, Palais du Louvre, Paris[17],[18]
  • Buste de Claude Noisot, plâtre, Salon de 1859, musée Bonaparte à Auxonne[19]. Le bronze est conservé au musée et Parc Noisot à Fixin (Côte-d’Or)
  • Suzanne au bain, 1861, marbre, Salon de 1861 (médaille de première classe), acquis par l’impératrice Eugénie pour le palais de l’Élysée, conservé au musée d’Orsay à Paris[20],[21]
  • Le Commerce maritime, 1865, une des quatre statues ornant le vestibule du Tribunal de commerce de Paris. Les autres sont Le commerce terrestre, L’art mécanique et L’art industriel[22]
  • Chant et Poésie, entre 1866 et 1867, bas-relief du fronton de la façade latérale ouest de l’Opéra Garnier, rue Scribe à Paris. La maquette en plâtre est conservée au musée d’Orsay à Paris[23]
  • Baigneuse[24] et Pêcheuse[25], 1868, Palais du Louvre, Paris
  • La Toilette de Vénus[26] et Le Triomphe d’Amphitrite[27], 1865, bas-reliefs ornant les frontons du second étage de la grande galerie occidentale de la cour du Carrousel, Palais du Louvre, Paris
  • Mille huit cent onze, année terrible, bas-relief en bronze destiné à la tombe de son épouse (morte le 3 août 1865) au cimetière du Montparnasse, d'après un premier modèle de 1866. Il reprend sa conception en 1871, année de la défaite face aux Prussiens. Le plâtre original (Salon de 1872) est conservé au musée des beaux-arts de Beaune. Le marbre se trouve au musée d’Orsay à Paris[28]. Un exemplaire au bronze a été inauguré en 1922 comme Monument aux morts au cimetière de Saint-Lô[29]
  • La Résistance : le 30 octobre 1870, la ville de Dijon fut le théâtre d’événements tragiques et la municipalité décida de commémorer ce fait en érigeant un monument place de Gray (devenue place du Trente-Octobre) ; sa conception fut confiée à l’architecte Félix Vionnois et Paul Cabet fut chargé de réaliser la statue sommitale : il représenta la ville de Dijon sous la forme d’une allégorie féminine coiffée d’une couronne crénelée, ce qui fut accepté par le jury et le préfet. Mais Cabet ayant ajouté un bonnet phrygien affleurant au-dessus de la couronne[30], cette statue à la posture héroïque fut jugée trop véhémente par le préfet qui donna l’ordre de sa destruction à quelques jours de son inauguration prévue le 30 octobre 1875. C’est l’armée qui fut chargée de cet ouvrage, aucun entrepreneur local n’ayant voulu se prêter à cette tache. La statue fut brisée : la tête et le corps mutilé sont conservés au musée de Dijon[réf. nécessaire]. En mai 1878, la municipalité vota un crédit pour le rétablissement de l’œuvre de Cabet, mais celui-ci étant mort entre temps, une réplique en marbre d'Henri-Léon Gréber fut inaugurée le 30 octobre 1880[31]
  • Saint Martin partageant son manteau, groupe en marbre commandé pour l’église Sainte-Geneviève de Paris (devenue le Panthéon) et achevé par Just Becquet, également élève de Rude. Il est conservé à la cathédrale d’Arras. Une esquisse en terre-cuite se trouve au musée d’Orsay à Paris[32]
  • Buste de François-Joseph Moreau[33], plâtre, musée Bonaparte à Auxonne[34]

Par ailleurs, après le décès de François Rude, le 3 novembre 1855, Paul Cabet acheva plusieurs œuvres de son maître :

  • Christ crucifié, statue en marbre commandée à Rude pour le maître-autel de l'église Saint-Vincent-de-Paul à Paris et achevée en 1857. Elle a été présentée à l’Exposition universelle de 1862 à Londres. Musée du Louvre, Paris[35]
  • Hébé et l'aigle de Jupiter, groupe relié en fonte dont le marbre original, inachevé à la mort de Rude, est conservé au musée de Dijon[Lequel ?]. L’esquisse en terre-cuite est conservée au musée du Louvre à Paris[36]

Iconographie[modifier | modifier le code]

Le musée des beaux-arts de Dijon conserve un buste en marbre de Cabet par Pierre-Eugène-Émile Hébert[37]. Ce même musée conserve un Portrait de Paul Cabet par Sophie Rude.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [PDF]Dans les pas de François Rude en Côte-d'Or, sur le site du musée des beaux-arts de Dijon.
  2. Né Jean-Baptiste Paul Cabet.
  3. Pierre-Paul Darbois, né à Dijon le 11 janvier 1785, devint professeur de sculpture en 1829, à l’école des beaux-arts de la ville et conservateur adjoint au musée. Il est l’auteur de la Minerve colossale qui orne la façade de l’hôtel de ville de Dijon. Il est mort le 30 septembre 1861 1861 : Décès de Pierre-Paul Darbois, sculpteur – Célébrations de Bourgogne.
  4. Archives de la police/AA423/Evénements de 1835 et 1836 dans http://www.eclatdebois.org/recherche.htm
  5. Son buste par François Rude « Notice no M5037011901 », base Joconde, ministère français de la Culture
  6. Gazette des beaux-arts T 5 1891 p. 216
  7. État-civil numérisé de la ville de Paris.
  8. Les Rude, qui avaient perdu un fils unique de sept ans, Amédée (1823-1830), avaient reporté leur affection sur leur nièce, Martine, qu’ils avaient adoptée, en 1839, après le décès de sa mère.
  9. [1]
  10. Inauguré le dimanche 22 octobre 1933 Journal des débats politiques et littéraires 1933/10/24
  11. Il était souvent appelé Julien Paillet de Plombières car originaire de Plombières-lès-Dijon
  12. « Notice no M5037010727 », base Joconde, ministère français de la Culture
  13. « Avez-vous vu cela, dit Rude à ses élèves"? Allez vite, c'est un chef-d’œuvre, Cabet ira plus loin que moi… » (Gazette des Beaux-arts)
  14. Tomb of French sculptor Francois Rude, Montparnasse cemetery | Flickr
  15. http://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article979
  16. « Notice no M5037000921 », base Joconde, ministère français de la Culture
  17. « Notice no M5037000920 », base Joconde, ministère français de la Culture
  18. http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/catalogue-des-oeuvres/notice.html?no_cache=1&nnumid=089040&cHash=5d56555798
  19. « Notice no 01320016883 », base Joconde, ministère français de la Culture
  20. « Notice no 000SC013052 », base Joconde, ministère français de la Culture
  21. La Sortie du bain
  22. http://amitrtlu.free.fr/dernieres%20sorties/tribunal%20de%20commerce/tribunal.htm
  23. http://www.musee-orsay.fr/fr/collections/catalogue-des-oeuvres/notice.html?nnumid=5026
  24. Aile de Flore. Cabet. Baigneuse
  25. Aile de Flore. Cabet. Pêcheuse
  26. Grande Galerie Occidentale. Cabet. Toilette de Vénus
  27. GalerieOccidentale_CabetAmphitrite
  28. « Notice no 000SC013050 », base Joconde, ministère français de la Culture
  29. monument aux morts du cimetière de Saint-Lô (Manche)
  30. Dijon en 1900: La place du Trente-Octobre : le monument de la Résistance
  31. Les disputes de Dijon sur le site Fontes d’art
  32. « Notice no 000SC013053 », base Joconde, ministère français de la Culture
  33. Médecin du roi Louis-Philippe.
  34. « Notice no 01320016808 », base Joconde, ministère français de la Culture
  35. « Notice no M5037011911 », base Joconde, ministère français de la Culture
  36. « Notice no M5037011892 », base Joconde, ministère français de la Culture
  37. Une épreuve en terre cuite du même buste avait été adressée au maire de Nuits-Saint-Georges Courrier de l'art : chronique hebdomadaire des ateliers, des musées, des expositions, des ventes publiques…

Liens externes[modifier | modifier le code]

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