Nuits (Yonne)

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Nuits-sur-Armançon
Vue du village
Vue du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Avallon
Canton Ancy-le-Franc
Intercommunalité CC Le Tonnerrois en Bourgogne
Maire
Mandat
Jean-Louis Gonon
2014-2020
Code postal 89390
Code commune 89280
Démographie
Population
municipale
414 hab. (2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 43′ 55″ N 4° 12′ 50″ E / 47.7319, 4.213947° 43′ 55″ Nord 4° 12′ 50″ Est / 47.7319, 4.2139  
Altitude Min. 179 m – Max. 262 m
Superficie 11,58 km2
Localisation

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Nuits-sur-Armançon

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Nuits-sur-Armançon
Château de Nuits
L'Armançon à Nuits
Les colonnes monumentales et la porte fortifiée de Nuits

Nuits, selon son appellation officielle, est une commune française située dans le département de l'Yonne en région Bourgogne. Ses habitants sont appelés les Nuitons.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le bourg de Nuits (jadis ville, au temps des ducs de Bourgogne[réf. nécessaire]) est situé sur la rivière Armançon qui le sépare du bourg de Ravières, avec lequel on communique par un pont et une chaussée d'environ six cents mètres. Ce bourg se trouve à 9 km d'Ancy-le-Franc, 18 km de Montbard et Noyers-sur-Serein, et 27 km de Tonnerre. La commune est également traversée par le canal de Bourgogne dont le tracé suit le cours de la rivière.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chassignelles Rose des vents
Villiers-les-Hauts N Ravières
Cry
O    Nuits    E
S
Étivey Perrigny-sur-Armançon

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune est parfois appelée localement Nuits-sur-Armançon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Nuits dépendait, avant 1790, pour la justice, du bailliage présidial de Semur-en-Auxois ou de celui d'Avallon, au choix de l'appelant des sentences du juge local, qualifié de prévôt;pour l'administration, de la subdélégation de Noyers et de l'intendance du duché de Bourgogne; pour la religion et la juridiction ecclésiastique, du doyenné de Molesme et du diocèse de Langres.
L'église paroissiale, dédiée à saint Cyr et à sainte Juliette était autrefois succursale de la cure d'Asnières en montagne et desservie par un vicaire aux frais des religieux de Moutiers-Saint-Jean qui y percevaient la dîme. Le chœur de cette église est d'une belle et ancienne structure et paraît avoir été bâti du temps de la première race des ducs de Bourgogne. La cure de Nuits fut érigée en 1682, le premier curé fut M. Étienne Ducrot et le dernier (en 1790) M. Dupotet de Brevon, parent du vice-amiral de ce nom, de la branche dite "de La Chapelle". La seigneurie de Nuits formait une baronnie qui, jusqu'à la Révolution de 1789 appartint à la famille de Clugny. L'avant-dernier seigneur, Jean Étienne Bernard de Clugny, mourut en 1776, contrôleur général des finances.
Il y avait sur le territoire de la baronnie de Nuits, une commanderie de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem ou de Malte, appelée la Commanderie de Saint-Marc, dépendant du prieuré de Champagne et de la vénérable langue de France. C'était une des commanderies affectée aux conventionnels et aux servants d'armes. Il y avait aussi sur le même territoire une ferme qui jadis appartint aux religieuses Ursulines de Noyers et qui, après leur suppression vers le milieu du règne de Louis XV, fut donnée aux religieuses du même ordre de Châtillon-sur-Seine.
Il y avait à Nuits un notaire royal qui était en même temps le contrôleur des actes. Le dernier titulaire de l'office de notaire et de l'emploi de contrôleur fut M. Augustin Caverot, père de feu Claude-Marie Caverot, conservateur des hypothèques à Châtillon-sur-Seine, qui, en 1791, étant surnuméraire à Auxerre, se porta pour l'un des otages du roi Louis XVI, avec MM. Baudelot, Boulagée, Jannin et autres.
Nuits avait aussi, avant 1792, un regrat ou débit de sel dépendant du grenier à sel de Noyers et relevant de sa juridiction.
Nuits, pour sa correspondance, dépendait de la direction de la poste aux lettres d'Ancy-le-Franc. Mais, depuis le 9 novembre 1840, a été établie une direction qui fait le service du bourg de Ravières et des communes de Cry, Aisy et Perrigny-sur-Armançon ainsi que du village et des forges d'Aisy. La famille Guérard avait fait bâtir dans le faubourg, sur la route d'Ancy-le-Franc, en vis-à-vis du château, une maison qui, en raison de l'ancienneté de cette famille établie et possessionnée à Nuits avant l'année 1560, reçut des habitants du bourg le nom de la Guérarde. Cette maison, vendue le 14 février 1770 au baron de Clugny par feu M. Jean-François Guérard (né à Nuits en 1733, échevin à Noyers avant 1789 puis adjoint municipal depuis 1789 et mort le 22 septembre 1808) suivant acte reçu par Bedot, notaire de Montbard, fut ensuite revendue par Mme de Lohéac, fille du baron de Clugny, au sieur Pichenot, aubergiste et directeur des diligences et appartient à son fils ainé surnommé Pichenot de la Guérarde pour le distinguer de ses frères et neveux.

Domaine des ducs de Bourgogne dévolu ensuite au roi[modifier | modifier le code]

Dès le XVe siècle, les ducs de Bourgogne possédaient une partie de la seigneurie de Nuits par suite de la sentence rendue contre Jean des Granges, seigneur de cette portion, qui fut condamné à mort et exécuté pour ses méfaits (selon une charte du duc Philippe de Bourgogne, de l'an 1431). Les ducs de Bourgogne se plaisaient beaucoup à Nuits. Ils y avaient un repos ou rendez-vous de chasse et un logement pour leurs meutes de chiens. Les ducs accordèrent plusieurs privilèges aux habitants de Nuits, ordonnèrent qu'ils se qualifieraient francs bourgeois attendu qu'ils s'étaient signalés du temps des guerres en repoussant plusieurs fois l'ennemi et en empêchant l'incendie de leur bourg. Une partie de la terre de Nuits appartenait au roi. Outre les droits, la partie immobilière consistait dans les meix, maisons, granges et vergers vulgairement appelés La Lignière, autrement les meix, maisons de Bourgogne avec plusieurs terres labourables et granges. Cette portion de terre de Nuits fut acensée le 14 octobre 1491 par le roi Charles VIII à Jean Rousselet ou Le Rousselet, écuyer, moyennant dix livres tournois de cens féodal. Il dépendait aussi du domaine du roi un moulin à moudre les grains et un foulon à fouler les draps et les toiles. Le domaine royal, et par conséquent l'engagiste, avait le droit exclusif de pêche sur les bras de la rivière et fief du moulin jusqu'en bas du grand cours de la rivière. En 1507, il y eut échange d'un verger appelé La Lignière, contigu au foulon contre le quart de la justice qui appartenait au roi à cause de la châtellenie de Châtel-Gérard dont Nuits relevait. Il fut néanmoins convenu que le châtelain aurait toujours la judicature sur l'engagiste et sur les autres seigneurs de Nuits. Le 1er juillet 1622, l'adjudication de la dite partie domaniale eut lieu au profit d'Edmé de Chenu, baron de Nuits, et de Guillemette de Rouvray, sa femme.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
         
  mars 2008 Pierre-Henri Vallet    
mars 2008   Jean-Louis Gonon[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 414 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
294 472 453 419 460 436 450 434 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
464 457 505 419 428 524 454 490 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
508 589 598 593 678 704 630 597 590
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
619 556 499 453 455 407 417 417 414
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de l'église de Nuits

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]