Radicaux italiens

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Radicaux italiens
Radicali Italiani
Image illustrative de l'article Radicaux italiens
Logo officiel
Présentation
Secrétaire Mario Staderini
Fondation
Siège Via di Torre Argentina
76, Rome
Président Silvio Viale
Députés
0 / 630
Sénateurs
0 / 315
Députés européens
0 / 73
Idéologie Libérisme,
Radicalisme,
Socialisme liberal,
Social-démocratie
Affiliation internationale Internationale libérale
Affiliation européenne ELDR
Couleurs Jaune, bleu, rouge
Site web www.radicali.it/

Les Radicaux italiens, ancien Parti radical italien (en italien Radicali italiani) est un parti politique italien.

Ce parti a longtemps eu pour symbole la Rose au poing, empruntée au Parti socialiste français.

Il fait partie du groupe de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe depuis juillet 2004.

Il se considère comme un « mouvement libéral, libériste, libertaire, sujet du Parti radical transnational ». Bien que très minoritaire dans le jeu politique italien, le parti a eu une influence déterminante sur de nombreuses questions de société, notamment l'autorisation de l'avortement en Italie. Il a également été associé à de nombreuses initiatives provocatrices destinées dans l'esprit de ses dirigeants à faire avancer la société, comme la présence de la Cicciolina (élue au parlement en 1987 sous l'étiquette du Parti de l'amour) parmi ses cadres. Radio Radicale fondée en 1976 et que le gouvernement italien juge d'intérêt général pour la politique, dispose d'une audience et d'une influence qui dépasse les résultats électoraux du parti auquel elle est liée.

En 2008 (VIIe congrès), sa secrétaire était Antonella Casu, son trésorier Michele De Lucia et son président Bruno Mellano. En 2007, après le IVe congrès (2006), la secrétaire est Rita Bernardini ; la trésorière est Elisabetta Zamparutti et la présidente est Maria Antonietta Farina Coscioni. En 2004, son président était Luca Coscioni, son secrétaire Daniele Capezzone (qui a rejoint depuis Le Peuple de la Liberté) et la trésorière était Rita Bernardini.

Son dirigeant historique est Marco Pannella, député européen. La personnalité la plus marquante en est Emma Bonino.

Créé le , sous la dénomination « Partito Radicale dei democratici e dei liberali italiani », lors d'un congrès qui s'est tenu dans la salle de cinéma Cola di Rienzo à Rome, à la suite d'une scission de la gauche du Partito Liberale Italiano, due notamment au refus de Giovanni Malagodi d'ouvrir au centre-gauche. Y participent des anciens activistes, des collaborateurs du Mondo, des intellectuels et des journalistes laïcs, des universitaires (Ugi et Unuri). Parmi les autres : Leopoldo Piccardi, Mario Pannunzio, Ernesto Rossi, Leo Valiani, Guido Calogero, Giovanni Ferrara, Marco Pannella, Paolo Ungari, Eugenio Scalfari. Son but initial est la mise en œuvre de la Constitution italienne et l'instauration effective d'un État laïc et libéral. Son comité exécutif provisoire est composé de Nicolò Carandini, Leopoldo Piccardi, Mario Pannunzio, Leo Valiani, Bruno Villabruna. Il se lie au comité des Amici del Mondo (les Amis du Mondo) d'Ernesto Rossi.

Sous le nom de Radicali italiani, le parti a été refondé le . Le Parti radical transnational n'est pas un véritable parti mais une organisation non gouvernementale représentée auprès des Nations unies.

Une scission de gauche, I Radicali di Sinistra, apparaît en 2004 et effectue son premier congrès en 2005.

En 2005, il s'allie pour les élections de 2006 dans l'alliance de la Rose au poing avec les Socialistes démocrates italiens, dans un mouvement laïc, libéral, socialiste et radical qui obtient 2,5 % des voix et 18 députés (mais aucun sénateur). Pour les élections générales italiennes de 2008, insérés sur les listes du Parti démocrate, il obtient 3 sénateurs et 6 députés (un accord électoral prévoyait 9 parlementaires en position éligible et un ministre Emma Bonino en cas de victoire).

Lors des élections générales italiennes de 2013, les Radicaux présentent une liste Amnistie, Justice, Liberté qui ne recueille que 63 147 voix (0,20 %) au Sénat et 64 709 voix (0,19 %) à la Chambre, ce qui met fin à sa représentation parlementaire.

IIIe Congrès (2004) à Rome[modifier | modifier le code]

Pour fêter son cinquantennaire, les Radicaux ont tenu leur IIIe congrès à Rome du 29 octobre au 1er novembre 2004, en saluant 50 années de vie et de luttes politiques, la plus longue expérience libérale dans l'histoire de l'Italie unifiée, la seule à ne pas avoir changé de nom en soixante ans (d'après les Radicaux). Ce congrès rappelle son soutien aux Congrès transnationaux de Genève et de Tirana, basés sur le lancement d'une campagne pour l'Organisation mondiale de la et des Démocraties, priorité politique du Parti radical.

Il affiche son éloignement de la Casa delle Libertà et de L'Olivier auxquels il ne veut pas s'allier. Il rejoint néanmoins peu après la coalition de droite, ce qui entraîne la scission des Radicaux de gauche.

IVe Congrès (2006) à Padoue[modifier | modifier le code]

La motion générale qui l'emporte, défendue par Daniele Capezzone et Rita Bernardini, provoque l'entrée aux côtés de l'Union au sein de la formation électorale de la Rose au poing, qui unit les radicaux et les Socialistes démocrates (du 2 au 5 novembre 2006). Ce changement de coalition a d'ailleurs entraîné la création d'une autre scission, de droite cette fois : les Réformateurs libéraux - Radicaux pour la liberté, qui ont obtenu un député, élu sur les listes de Forza Italia.

2007-2008[modifier | modifier le code]

Fin 2007, Marco Pannella discuta avec le 14e Dalaï Lama de l'initiative du Parti radical italien pour décréter 2008 l'année du Premier Satyagraha Mondial pour la Démocratie, la Justice et la Liberté. Le Satyagraha est une philosophie et une pratique de résistance non-violente développée par le dirigeant indien spirituel et politique Mohandas Gandhi.

Le 14e Dalaï Lama et le premier ministre du gouvernement tibétain en exil, le Pr Samdhong Rinpoché, ont exprimé leur reconnaissance pour cette initiative, remarquant qu'aucun autre parti politique n'avait jamais soutenu un telle approche gandhienne et non-violente[1].

VIIe Congrès (2008)[modifier | modifier le code]

Le VIIe Congrès s'est tenu à Chianciano Terme du 30 octobre au 2 novembre 2008. Il a notamment approuvé les communications du secrétaire et du trésorier. Il constate que le congrès se déroule dans une période particulièrement difficile et dramatique de la politique italienne, avec des situations de fait, le triomphe de l'arbitraire, de pouvoirs oligarchiques, corporatistes, corrompus et corrupteurs, si ce n'est criminels. Il constate la désertification de la légalité républicaine. De telles considérations ont été adressées aussi bien par le mouvement des Radicaux italiens que par le Parti radical non-violent, transnational et transparti au Président de la République italien, qui y a répondu. Le Congrès constate qu'il a fallu 18 mois pour élire le juge manquant à la Cour constitutionnelle et que le fonctionnement de la Commission de surveillance de la radio et télévision est toujours empêché par la non-désignation de son président.

Xe Congrès[modifier | modifier le code]

Le dixième congrès se déroule à Chianciano Terme entre le 29 octobre et le 2 novembre 2011, selon une tradition annuelle désormais bien établie (congrès annuel la semaine de la Toussaint). Il confirme pour la seconde année consécutive les postes de Mario Staderini comme secrétaire des Radicaux italiens, dont il est le responsable politique. Michele De Lucia en est le trésorier et Silvio Viale le président.

XIe Congrès (2012)[modifier | modifier le code]

Le onzième congrès des Radicaux se déroule à Rome du 1er au 4 novembre 2012.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. European Parliament member Marco Pannella Meets His Holiness

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]