Emma Bonino

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Emma Bonino
Emma Bonino, lors du Forum économique mondial, à Bruxelles en 2010.
Emma Bonino, lors du Forum économique mondial, à Bruxelles en 2010.
Fonctions
Ministre italienne des Affaires étrangères
28 avril 201322 février 2014
Président du Conseil Enrico Letta
Gouvernement Letta
Prédécesseur Mario Monti (par intérim)
Successeur Federica Mogherini
Vice-présidente du Sénat de la République
6 mai 200815 mars 2013
Président Renato Schifani
Législature XVIe
Ministre du Commerce international
16 mai 20067 mai 2008
Président du Conseil Romano Prodi
Gouvernement Prodi II
Prédécesseur Claudio Scajola
Successeur Claudio Scajola
Ministre pour les Affaires européennes
16 mai 20067 mai 2008
Président du Conseil Romano Prodi
Gouvernement Prodi II
Prédécesseur Giorgio La Malfa
Successeur Andrea Ronchi
Députée européenne d'Italie
20 juillet 199927 avril 2006
Élection 13 juin 1999
Réélection 12-13 juin 2004
Législature 5e, 6e
9 janvier 198612 avril 1988
Élection 17 juin 1984
Législature 2e
17 juillet 197911 septembre 1984
Élection 10 juin 1979
Réélection 17 juin 1984
Législature 1re, 2e
Commissaire européenne à la Pêche, à la Politique des consommateurs et à la Protection de leur santé
23 janvier 199515 septembre 1999
Président Jacques Santer
Manuel Marín
Prédécesseur Ioannis Paleokrassas (Pêche)
Christiane Scrivener (Consommation)
Successeur Franz Fischler (Pêche)
David Byrne (Consommation)
Biographie
Date de naissance 9 mars 1948 (66 ans)
Lieu de naissance Bra (Italie)
Parti politique Radicaux italiens
Diplômée de Université Bocconi

Emma Bonino, née le 9 mars 1948 à Bra, est une femme politique italienne, membre des Radicaux italiens.

Élue en 1976 à la Chambre des députés, elle se présente, trois ans plus tard, au Parlement européen, alternant entre ces deux assemblées pendant près de vingt ans. En 1993, elle est désignée secrétaire du Parti radical (PR), puis elle est nommée commissaire européenne à la Pêche et à la Consommation en 1995, un poste qu'elle occupe pendant quatre ans.

Lors des élections européennes de 1999, la liste qu'elle conduit remporte 7 des 87 sièges à pourvoir. Réélue en 2004, elle démissionne en 2006 pour devenir ministre du Commerce international et ministre pour les Affaires européennes dans le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi. À la suite des élections anticipées de 2008, elle devient vice-présidente du Sénat de la République.

Bien qu'elle ait été pressentie pour la succession du président Giorgio Napolitano au palais du Quirinal, Emma Bonino n'est pas réélue lors des élections générales de 2013 et perd, en conséquence, son siège au Sénat, mais est cependant nommée ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d'union nationale d'Enrico Letta peu après.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

Après avoir accompli ses études secondaires à Bra, elle se rend à Milan, où elle intègre la prestigieuse université Bocconi. Elle y étudie la littérature et en ressort diplômé en 1972.

1975 : les débuts en politique[modifier | modifier le code]

En 1973, elle participe à la fondation du centre d'information sur la stérilisation et l'avortement (CISA), à Milan. Elle avoue, deux ans plus tard, avoir commis une interruption volontaire de grossesse (IVG), alors interdite en Italie.

Elle se présente, en 1976, aux élections générales anticipées du 20 juin à la Chambre des députés, comme tête de liste du Parti radical. Élue dans la province de Rome, elle devient secrétaire du groupe du PR, qui compte cinq élus, puis présidente, en remplacement de Marco Pannella, le 21 avril 1978. Elle démissionne pourtant de son mandat parlementaire le 20 décembre suivant.

Quelques mois plus tard, aux élections générales anticipées du 3 juin 1979, elle est réélue députée, toujours dans la province de Rome. Cela ne l'empêche pas, une semaine plus tard, de remporter un siège au Parlement européen, où elle fait partie du groupe des non-inscrits, lors des élections européennes du 10 juin 1979. Le 8 janvier 1982, elle retrouve la présidence du groupe radical à la Chambre italienne.

Candidate aux élections générales anticipées du 26 juin 1983, elle est élue une nouvelle fois, mais démissionne dès le 10 août. Le 11 septembre 1984, elle renonce à son mandat européen. Elle le retrouve le 9 janvier 1986 et revient à la Chambre le 5 décembre suivant.

Ayant démissionné, le 12 avril 1988, du Parlement européen, elle fait son retour comme députée, de la province de Naples, à partir du 10 juin 1990. Elle est choisie, deux jours plus tard, comme secrétaire de la Chambre des députés. Aux élections générales des 5 et 6 avril 1992, elle retrouve son mandat dans la province de Rome. Elle est choisie, un an après, comme secrétaire du Parti radical.

Lors des élections générales anticipées des 27 et 28 mars 1994, qui se déroulent selon un nouveau mode de scrutin, elle remporte un siège dans la circonscription « Padova - Selvazzano Dentro », en Vénétie, sous les couleurs du Pôle des libertés, l'alliance électorale de Silvio Berlusconi.

1995 : la Commission européenne[modifier | modifier le code]

Le 23 janvier 1995, Berlusconi, devenu président du Conseil des ministres d'Italie, nomme Emma Bonino à la Commission européenne, avec Mario Monti. Jacques Santer, nouveau président de la Commission, la désigne alors commissaire européenne à la Pêche, à la Politique des consommateurs et à la Protection de leur santé, ayant tutelle sur la direction générale de l'Aide humanitaire (ECHO). Elle renonce alors à tous ses mandats et fonctions dans son pays.

À compter du 16 mars 1999, elle est chargée de l'intérim de ses responsabilités, après la démission collective du collège des commissaires du fait de la mise en cause de la gestion d'Édith Cresson.

1999 : la liste Bonino[modifier | modifier le code]

À peine trois mois plus tard, elle se présente aux élections européennes du 13 juin 1999, à la tête de la « Lista Bonino ». Avec un score de 8,46 % des suffrages, elle s'impose comme la quatrième force politique du pays et remporte 7 députés, sur 87 à pourvoir. De retour au Parlement européen, elle siège de nouveau parmi les non-inscrits. Aux élections européennes des 12 et 13 juin 2004, elle se contente de 2,25 % des voix, soit 2 sièges sur 78. Elle rejoint alors l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE).

2006 : la Rose au poing et le gouvernement[modifier | modifier le code]

À l'approche des élections générales des 9 et 10 avril 2006, elle participe à la création de l'alliance Rose au poing (RnP), qui rassemble les Radicaux italiens et les Socialistes démocrates italiens (SDI). Membre de la vaste coalition de gauche L'Unione, emmenée par Romano Prodi, la RnP obtient 18 députés, dont Bonino, mais aucun sénateur.

Le 16 mai suivant, elle fait son entrée au gouvernement, comme ministre du Commerce international et ministre pour les Affaires européennes, sans portefeuille. Elle remet sa démission, refusée, le 17 juillet 2007, après que Prodi a émis la volonté de revenir sur le projet de réforme des retraites.

2008 : l'élection au Sénat[modifier | modifier le code]

À la suite de la chute du gouvernement Prodi II, des élections générales anticipées sont convoquées en avril 2008. Elle se présente alors au Sénat de la République, dans le Piémont, sur la liste du nouveau Parti démocrate (PD), qui réserve des places aux Radicaux.

Élue sénatrice, Emma Bonino, qui devait être désignée candidate du centre-gauche à la présidence du Sénat de la République, ne recueille cependant que 13 suffrages à l'issue du premier tour de scrutin, face au président du groupe des sénateurs de Forza Italia, Renato Schifani, candidat du centre-droit, majoritaire de par sa victoire aux élections générales. Elle est, néanmoins, nommée vice-présidente du Sénat le 6 mai.

2010 : les régionales dans le Latium[modifier | modifier le code]

Au mois de janvier 2010, elle annonce qu'elle sera candidate aux élections régionales du Latium, qui se tiendront les 28 et 29 mars suivant. Initialement appuyée par les seuls radicaux, elle reçoit ensuite le soutien des démocrates. Avec 48,32 % des voix, sa coalition de centre-gauche « Emma Bonino Presidenta » est battue par l'alliance de centre-droit « Per il Lazio », de Renata Polverini, qui remporte 51,14 % des suffrages. Bien que la loi électorale le lui permette, elle renonce à siéger au sein du conseil régional.

Elle perd son siège de sénatrice lors des élections générales de 2013, les Radicaux italiens n'atteignant pas le seuil pour avoir des élus.

2013 : ministre des Affaires étrangères[modifier | modifier le code]

Le 27 avril 2013, quelques semaines après son échec aux élections générales, Emma Bonino, un temps pressentie pour succéder à Giorgio Napolitano à la présidence de la République, est nommée ministre des Affaires étrangères, dans le gouvernement d'union nationale dirigé par le démocrate Enrico Letta, qui rassemble le Parti démocrate (PD), Le Peuple de la liberté (PDL) et le Choix citoyen (SC). Seconde femme à diriger la diplomatie italiernne, après Susanna Agnelli entre 1994 et 1996, elle prête serment le lendemain au palais du Quirinal.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]