Man Ray

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Man Ray

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Man Ray à Paris en 1934.

Nom de naissance Emmanuel Rudzitsky
Naissance 27 août 1890
Philadelphie
Nationalité américaine
Décès 18 novembre 1976 (à 86 ans)
Paris
Profession peintre, photographe et réalisateur de films, acteur du dadaïsme à New York, puis du surréalisme à Paris
Films notables Le Retour à la raison
À quoi rêvent les jeunes filles
Emak-Bakia
Essai de simulation de délire cinématographique

Man Ray, né Emmanuel Rudzitsky (ou Rudnitsky ou Radnitzky ou encore Radenski), le 27 août 1890, à Philadelphie (États-Unis), mort le 18 novembre 1976, à Paris (France), est un peintre, photographe et réalisateur de films, acteur du dadaïsme à New York, puis du surréalisme à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Salvador Dalí et Man Ray à Paris en 1934.

Sa carrière commence à New York. Avec son ami proche Marcel Duchamp, ils forment la branche américaine du mouvement Dada. Après quelques expériences artistiques infructueuses, notamment une publication sur le Dada new-yorkais en 1920, Man Ray conclut que « Dada ne peut pas vivre à New York ».

Le 14 juillet 1921 Man Ray débarque au Havre (Seine-Maritime), puis arrive à Paris, à la gare Saint-Lazare, où Marcel Duchamp l'accueille. Le soir même, il est présenté aux surréalistes Louis Aragon, André Breton, Paul Éluard et Gala, Théodore Fraenkel, Jacques Rigaut et Philippe Soupault. Il s'installe dans le quartier du Montparnasse, rencontre et tombe amoureux de la chanteuse française et modèle Kiki de Montparnasse. Il rencontre également le couturier Paul Poiret. Il réalise de nombreuses photos de mode qui sont publiées dans les magazines et contribuent à le faire connaître. À son grand regret, il n'aura jamais l'occasion de faire le portrait du couturier. Dans son livre de souvenirs, il confie qu'à la mort de Paul Poiret il a envoyé à un journal une photo du médecin personnel du couturier comme étant un portrait de Poiret et cette photo a été publiée comme telle.

Avec Jean Arp, Max Ernst, André Masson, Joan Miró et Pablo Picasso, il présente ses œuvres à la première exposition surréaliste de la galerie Pierre à Paris en 1925.

Ami de Marie-Laure de Noailles et de Charles Vicomte de Noailles, il tourne en 1928 à Hyères à la Villa Noailles son troisième film Les Mystères du château de Dé.

Man Ray photographié par Lothar Wolleh à Paris (1975).
La tombe de Man Ray au cimetière du Montparnasse : « Unconcerned, but not indifferent ».

À Montparnasse, durant trente ans, Man Ray révolutionne l'art photographique. Les grands artistes de son temps posent sous son objectif, comme James Joyce, Gertrude Stein ou Jean Cocteau. Il contribue à valoriser l'œuvre d'Eugène Atget qu'il fait découvrir aux surréalistes et à son assistante Berenice Abbott. En 1934, Meret Oppenheim pose pour Man Ray, cette série de photos de nus devient l'une de ses séries les plus célèbres.

En 1940, après la défaite de la France, Man Ray parvient à rejoindre Lisbonne et s'embarque pour les États-Unis en compagnie de Salvador et Gala Dalí et du cinéaste René Clair. Après quelques jours passés à New York, il gagne la côte ouest avec le projet de quitter le pays pour Tahiti où il resterait quelques années. Arrivé à Hollywood, il reçoit des propositions d'exposition, rencontre une femme, Juliet, et décide de se remettre à peindre.

Il devient Satrape du Collège de 'Pataphysique en 1963.

Inhumé au cimetière du Montparnasse (7e division), on peut lire sur sa tombe son épitaphe : « Unconcerned, but not indifferent » (« Détaché, mais pas indifférent »).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Objets[modifier | modifier le code]

  • Danseuse de corde s'accompagnant de son ombre, 1916
  • Autoportrait, assemblage, 1916
  • Boardwalk, 1917
  • Cadeau, fer à repasser garni de clou sur la semelle, 1921
  • Objet indéstructible, 1923
  • The Fisherman's Idol , 1926, morceaux de lièges récupérés sur la plage de Biarritz puis assemblés
  • Les Vingt jours de Juliette, 1952, paravent
  • Boule de neige[1]

Photographies[modifier | modifier le code]

Films[modifier | modifier le code]

Peintures[modifier | modifier le code]

  • 1914 : The Lovers (Les Amants), huile sur toile, 24,7 × 35,2 cm[5]
  • 1931: Autoportrait, photographie obtenue à partir d'une solarisation
  • 1938 : Le Rébus, huile sur toile, 55 × 46 cm, Musée national d'art moderne, Centre Pompidou, Paris[6]
  • 1939 : Le Beau Temps.
  • 1952 : Rue Férou, à la Kunsthalle de Bielefeld.
  • 1958 : Peinture naturelle

Dessins[modifier | modifier le code]

Ouvrages et monographies[modifier | modifier le code]

  • Revolving doors, Éditions Surréalistes, Paris, 1917
  • Les Champs délicieux, hors commerce, Paris, 1922
  • Man Ray photographs 1920-1934, James Thrall Soby
  • Facile with Paul Éluard, Éd. GLM, Paris, 1935
  • La Photographie n'est pas l'art : 12 photographies, Éd. GLM, Paris, 1937, avec un avant-propos d'André Breton, Convulsionnaires[7]
  • Alphabet for adults, Copley Galleries, Berverly Hills, California, 1948
  • Photographs-Portraits, Édition Prisma, Paris
  • Autoportrait, 1963, Robert Laffont, Paris, 1964, traduit de l'américain par Anne Guérin, réédité chez Seghers, 1986

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Cote de l'artiste[modifier | modifier le code]

  • Impossibilité Dancer/Danger, peinture à l'aérographe sur verre, est vendue 1 400 000 euros à Paris, le 14 avril 2003. L'acheteur est le Centre Georges-Pompidou[9].

Hommage[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Reproduction dans Beaux Arts magazine no 68, mai 1989, p. 115.
  2. Reproduction dans Connaissance des arts no 658, mars 2008, p. 79.
  3. Paris, MNAM. Reproduction dans Connaissance des arts no 658, mars 2008, p. 83.
  4. Reproduit en couverture de Lettres à Denise Lévy de Simone Breton, éditions Joëlle Losfeld, Paris, 2005
  5. Collection Sylvio Perlstein, Anvers. Reproduction dans Giovanni Lista, Dada libertin & libertaire, L'Insolite, Paris 2005, p. 67.
  6. Reproduction dans Artpress 2 no 13, mai 2009, p. 11.
  7. Marguerite Bonnet, André Breton, œuvres complètes t. 1 : notes, Gallimard, La Pléiade, Paris, 1988, p. 1965.
  8. Progress Medal
  9. « Breton : un bilan généreux » - Le Journal des arts no 170, 2 mai 2003.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chantal Vieuille, Nusch, portrait d'une muse du Surréalisme, Artelittera, avec des photographies de Man Ray, Paris, 2010 (ISBN 2-9536-2490-2)

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • François Lévy-Kuentz, Man Ray - 2 bis, rue Férou, 1989, 23 min, éditions Dilecta. Film sur l'atelier de Man Ray peu avant sa destruction

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]