Bal Nègre

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Bal Nègre
Image illustrative de l'article Bal Nègre
Présentation
Date de construction 1924
Destination initiale Bar antillais
Propriétaire Privé
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Localité Paris
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 34″ N 2° 18′ 22″ E / 48.842715, 2.306136 ()48° 50′ 34″ Nord 2° 18′ 22″ Est / 48.842715, 2.306136 ()  

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Bal Nègre

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Bal Nègre

Le Bal nègre est un célèbre bar dansant antillais de Paris, créé en 1924 par Jean Rézard des Wouves[1].

Historique[modifier | modifier le code]

En 1924, Jean Rézard des Wouves, candidat antillais à la députation, installe son quartier général dans l'arrière-salle d'un bar-tabac situé au 33, rue Blomet, dans le quartier Necker du 15e arrondissement de Paris, à l’ouest de Montparnasse. Ce bâtiment qui existe toujours sans modification majeure, est une ancienne ferme-grange au XVIIIe siècle. Peu à peu, les meetings du candidat aux législatives se transforment en réunions dansantes qui deviennent permanentes, même après les élections, et donnent naissance au Bal colonial ou Bal nègre.

Repris par le violoniste-clarinettiste martiniquais Ernest Léardée (1896-1988) à la tête d'un petit orchestre noir, ce bal devient un rendez-vous à la mode, fréquenté par le Tout-Montparnasse et même le Tout-Paris. (Robert Desnos qui habite à quelques mètres, au 45, rue Blomet, est le tout premier, suivi par Foujita, Joséphine Baker, Kiki de Montparnasse…).

La Seconde Guerre mondiale interrompt les activités du bal, qui reprennent entre 1945 et 1962 avec d'autres orchestres. Resté simple café jusqu'en 1989, cet établissement devient alors un club de Jazz blues, sous le nom de Saint-Louis Blues, puis un bal sud-américain en 2000 et finalement un restaurant sud-américain. L'établissement est actuellement fermé.

Le cinéaste Jean Grémillon, dans son film La Petite Lise (1930), met en scène un bal antillais avec les musiciens et danseurs du Bal Blomet reconstitué dans les studios de Joinville.

De nombreux détails sur l'histoire du Bal nègre ou Bal colonial de la rue Blomet sont donnés par le compositeur et chef d'orchestre martiniquais Ernest Léardée (1896-1988) dans son autobiographie La Biguine de l'Oncle Ben's (Jean-Pierre Meunier et Brigitte Léardée) parue en 1989 aux Éditions Caribéennes.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le Bal nègre de la rue Blomet". Résumé d'un article de Dimitri Vicheney in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – n° 4

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