Un chien andalou

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

Un chien andalou

Titre original Un chien andalou
Réalisation Luis Buñuel
Scénario Luis Buñuel
Salvador Dalí
Acteurs principaux Pierre Batcheff
Simone Mareuil
Luis Buñuel
Salvador Dalí
Jaume Miravitlles
Sortie 1929
Durée 16 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Un chien andalou est un court-métrage muet surréaliste réalisé en noir et blanc par Luis Buñuel en 1929 sur un scénario de Luis Buñuel et de Salvador Dalí.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Le film a été inspiré par des rêves de Salvador Dalí et de Luis Buñuel, qui raconte :

« En arrivant chez Dalí, à Figueras, invité à passer quelques jours, je lui racontais que j'avais rêvé, peu de temps auparavant, d'un nuage effilé coupant la lune et d'une lame de rasoir fendant un œil. De son côté il me raconta qu'il venait de voir en rêve, la nuit précédente, une main pleine de fourmis. Il ajouta : "et si nous faisions un film, en partant de ça ?" »[1].

On y retrouve des éléments récurrents dans l'œuvre du peintre : âne mort, piano, érotisme, fourmis, la dentelière de Vermeer, etc.
Un chien andalou est le film surréaliste par excellence. Son scénario est écrit en six jours par Buñuel et Dalí qui travaillent sur le mode du cadavre exquis, comme l'a raconté plus tard Luis Buñuel :

« Nous travaillions en accueillant les premières images qui nous venaient à l'esprit et nous rejetions systématiquement tout ce qui pouvait venir de la culture ou l'éducation. Il fallait que ce soient des images qui nous surprennent et qui soient acceptées par tous les deux sans discussion » ...[2].

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

non crédités :

[modifier] Autour du film

  • Un chien andalou est à l'origine un film muet. En 1961, sort une nouvelle version accompagnée de tango argentin et d'extraits de Tristan et Iseult de Wagner, sous la direction de Carl Bamberger. En 1983 sort une troisième version, dont la musique est cette fois composée spécialement par Mauricio Kagel.
  • Le film est aussi célèbre pour une scène considérée comme horrifiante qui avait indigné à l'époque et dont on a longtemps interdit le visionnement dans de nombreux pays. En effet, dès les toutes premières minutes du film, une femme se fait trancher l'œil avec une lame de rasoir par Buñuel lui-même. L'analyse de ce passage est pourtant cruciale pour la suite du film car elle représente le fait que le spectateur doit changer son regard pour comprendre ce film et que cette transformation se fait de manière violente. C'est un avertissement brutal que ce film n'est pas comme les autres...Il est surréaliste, et c'est le réalisateur en personne qui vient nous donner cet avertissement.
  • La couverture de l'album Lambs Anger de Mr. Oizo est inspirée de cette scène.
  • On a longtemps cru que Le chien andalou était le surnom moqueur qu'avaient trouvé Buñuel et Dalí pour désigner leur ami et poète Federico García Lorca, qui l’avait pris pour une attaque personnelle[1]. En réalité, le titre est comme le reste du film, sans sens véritable, surréaliste.
  • C'est également le thème du morceau Debaser des Pixies, paru en 1989 sur l'album Doolittle (« Slicing up eyeballs », « I am un chien "andalusia" » (sic)).
  • Pour la fameuse scène de l'œil, c'est en fait un œil de veau qui a été utilisé.

[modifier] Annexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Bibliographie

  • Tomas Perez Torrent, Jose de la Colina, Conversations avec Luis Buñuel, ed. Cahiers du cinéma, 1993. (ISBN 2-86642-139-6)

[modifier] Référence

  1. a et b Luis Buñuel Mon dernier soupir (autobiographie) co-écrit avec Jean-Claude Carrière 1982. (ISBN 2-84114-814-9)
  2. Tomas Perez Torrent, Jose de la Colina, Conversations avec Luis Buñuel, ed. Cahiers du cinéma, 1993. (ISBN 2-86642-139-6)

Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues