Rue Campagne-Première
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Rue Campagne-Première
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 14e | ||
| Quartier(s) | Quartier du Montparnasse | ||
| Début | 146, boulevard du Montparnasse | ||
| Fin | 237, boulevard Raspail | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 266 m | ||
| Largeur | 12 m | ||
| Historique | |||
| Création | XVIIIe siècle | ||
| Dénomination | 1797 | ||
| Ancien(s) nom(s) | ruelle du Montparnasse | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 1463 | ||
| DGI | 1471 | ||
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Géolocalisation sur la carte : Paris |
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La rue Campagne-Première est une voie située dans le quartier du Montparnasse du 14e arrondissement de Paris.
Sommaire |
Historique [modifier]
La rue Campagne-Première est située entre le boulevard Montparnasse et le boulevard Raspail. Ancien chemin dénommé au XVIIIe siècle ruelle du Montparnasse, elle est réellement créée en 1797 et nommée ainsi par le général Taponnier qui voulait évoquer sa première campagne, celle de Wissembourg en 1793.
Sites particuliers et habitants célèbres [modifier]
- Au no 23 se trouve la Société de psychanalyse freudienne (SPF).
- Le bâtiment du no 31bis, œuvre de l'architecte André Arfvidson en 1910, est de style Art déco. Il se caractérise par ses grandes baies vitrées et sa façade décorée de grès émaillé d'Alexandre Bigot.
- Au début du XXe siècle de très nombreux artistes y ont habité[réf. nécessaire] :
- au no 3, le sculpteur François Pompon, était installé dans un atelier-logement, de 1877 à sa mort en 1933 ;
- au no 5, habita Edmond-Marie Poullain (en 1905) ;
- au no 14, vécut Yves Klein ;
- au no 17, logèrent Elsa Triolet, Georges Gimel (en 1919) et Aragon de 1929 à 1935 dans un atelier qui avait vue sur le jardin du Couvent des Visitandines[1] ;
- au no 17bis, Eugène Atget[2] ;
- au no 23, le peintre japonais Foujita ;
- au no 31bis, Man Ray, Pierre Restany, Jean-Pierre Raynaud ;
- au no 29, séjournèrent à l'Hôtel Istria Marcel Duchamp, Kisling, Picabia, Kiki de Montparnasse, Rilke, Tristan Tzara, Éric Satie, ainsi que Vladimir Maïakovski[2].
- Avant 1914, la seconde moitié du côté pair était occupée par un grand dépôt de la compagnie des Petites-Voitures. Ses cochers inspirèrent à Max Jacob l'un de ses premiers poèmes[réf. nécessaire].
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L'immeuble du 31bis d'André Arfvidson.
Au cinéma [modifier]
Cette rue est également célèbre grâce au film de Jean-Luc Godard, À bout de souffle (1960). C'est au bout de cette rue, après une longue course depuis le no 11, que le héros blessé, Michel Poiccard, incarné par Jean-Paul Belmondo, s'écroule avant de mourir[3]
Accès [modifier]
La rue est desservie par les stations de métro :
Notes et références [modifier]
- « Après quoi, ils allèrent s'installer 5, rue Campagne-Première, au cœur de Montparnasse, dans un grand atelier sans confort, dont la loggia-chambre à coucher s'ouvrait par-derrière sur le jardin d'un couvent ». Georges Sadoul (collection « Poètes d'Aujourd'hui » no 1591967, éditions Pierre Seghers, p. 9).
- D'après la plaque apposée sur l'immeuble.
- Anne-Charlotte de Langhe et Aude Vernuccio, « Le cinoche à la trace », in Le Figaroscope, semaine du mercredi 10 au 16 avril 2013, page 6.