Le Roi et l'Oiseau

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Le Roi et l'Oiseau

Titre original Le Roi et l’Oiseau
Réalisation Paul Grimault
Scénario Jacques Prévert et Paul Grimault,
d'après le conte La Bergère et le ramoneur de Hans Christian Andersen
Sociétés de production Les films Paul Grimault, les Films Gibé, Antenne 2
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Aventure
Sortie 1980
Durée 87 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Roi et l'Oiseau est un dessin animé français créé par Paul Grimault, avec des textes de Jacques Prévert d'après La Bergère et le Ramoneur de Hans Christian Andersen, et sorti au cinéma le 19 mars 1980. Des extraits du film furent également publiés aux éditions Gallimard quelques mois plus tard.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le roi Charles V + III = VIII + VIII = XVI (lire « Charles Cinq et Trois font Huit et Huit font Seize ») règne en despote mégalomane sur le royaume de Takicardie. Toute la ville est remplie de mauvaises sculptures à sa gloire, et il élimine arbitrairement tous ceux qui le contrarient grâce à un système de chausse-trappes dissimulés dans le plancher du palais. Le nouveau peintre du roi l'apprend à ses dépens après avoir eu l'audace de peindre le roi tel qu'il est, c'est-à-dire avec des yeux qui louchent. Après avoir traité les affaires courantes, le roi se rend dans ses appartement secrets, dans la plus haute tourelle du palais. Là, il admire comme chaque soir un tableau représentant une belle bergère, et regarde avec mépris le petit ramoneur qui lui fait face. Revenant au tableau du nouveau peintre, il en corrige lui-même le regard, puis, faute de supporter de se voir tel qu'il est dans un miroir, brise le miroir à coups de chandelier.

La nuit venue, les personnages des tableaux et des sculptures des appartements prennent vie. La bergère et le ramoneur s'aiment et parlent de s'enfuir. La statue d'un cavalier antique s'y oppose, car il est connu que les bergères épousent les rois. Le tableau du roi s'anime à son tour et offre d'épouser la bergère, approuvé en cela par le cavalier, mais la bergère refuse et entreprend de s'enfuir de la chambre avec le ramoneur. Le trouble qui s'ensuit réveille le vrai roi, qui se trouve face à son double peint. Le double se débarrasse du vrai roi, puis lance sa police secrète à la poursuite des deux amoureux. Il veut capturer le « petit ramoneur de rien du tout » et épouser la belle bergère. De leur côté, les deux amoureux découvrent le monde. Le ramoneur sauve un des oisillons de l'Oiseau qui s'était fait prendre au piège dans une cage. Grâce à l'aide de l'Oiseau qui a l'habitude de narguer le roi, les deux amants parviennent à fuir la police ; mais leur entreprise est mise à mal par les multiples pièges des agents du roi. Séparés de l'oiseau, la bergère et le ramoneur se perdent dans la ville basse, où ils suscitent la pitié et l'admiration des pauvres qui n'ont jamais vu la lumière du jour et ignorent à quoi ressemble un oiseau.

Le roi finit par capturer la bergère et prépare le mariage. Le ramoneur et l'oiseau, capturés par la police, sont envoyés à l'usine. Ils sont ensuite jetés aux lions pour crime de lèse-majesté mais parviennent à s'en faire des alliés, grâce à l'aide d'un joueur d'orgue de barbarie aveugle. Les fauves s'échappent, menés par l'oiseau et le ramoneur, et arrivent jusqu'au palais où ils empêchent le mariage d'avoir lieu. Le roi s'enfuit avec la bergère sur l'automate, mais l'oiseau en prend le contrôle après avoir assommé le machiniste. Il démolit alors le palais, maladroitement puis de plus en plus méthodiquement. Pendant ce temps, le ramoneur affronte le roi au sommet de l'automate. Vaincu, le roi tente traîtreusement de poignarder le ramoneur dans le dos, mais l'oiseau l'en empêche en le saisissant avec la main de l'automate, puis active une soufflerie qui propulse le roi loin dans les airs.

Tous les habitants ont fui la ville, qui n'est plus qu'un monceau de gravats. Seul reste l'automate abandonné, assis dans une posture pensive. Au petit jour, l'un des oisillons de l'oiseau s'est encore fait piéger dans une cage, mais personne n'est plus là pour le libérer. L'automate s'anime alors sans machiniste et, de sa propre volonté, libère l'oisillon, puis écrase la cage d'un coup de poing.

Les personnages[modifier | modifier le code]

  • Le roi Charles V + III = VIII + VIII = XVI de Takicardie (Charles Cinq et Trois font Huit et Huit font Seize) est un tyran mégalomane et solitaire, épris de la bergère. Il fait fabriquer à la chaine des statues et portraits de lui-même, imposant un véritable « culte de la personnalité ». Il fait disparaître les gens qui lui déplaisent dans ses oubliettes. Il est le pire ennemi de l'oiseau comme le montre une sculpture pendant la description du roi (au début du film). Il aime la chasse alors qu'il tire mal à cause de son strabisme. Un peintre réalise un portrait du monarque montrant son strabisme évident ; ce portrait est ensuite retouché par le roi lui-même. Ce tableau prend vie et remplace l'ancien roi qui est jeté dans ses propres oubliettes
  • L’Oiseau, habitué à narguer et à ridiculiser le roi, dont il est le pire ennemi (peut-être depuis que celui-ci a tué sa conjointe, car au début du film on voit l'oiseau face à une tombe portant l'inscription suivante : Ici repose ma chère épouse victime d'un malencontreux accident de chasse.).
  • Les oisillons : ce sont les quatre enfants de l'oiseau. Trois sont entièrement semblables et le dernier est l'opposé de ses frères (notamment grâce à l'inversion des couleurs) : il est aventureux, et se fait souvent prendre dans les pièges du roi.
  • Le ramoneur, sorti d'un tableau placé dans la chambre du roi ; il est amoureux de la bergère qui se trouve dans le tableau situé juste à côté du sien.
  • La bergère, sortie d'un tableau placé dans la chambre du roi ; elle est amoureuse du ramoneur qui se trouve dans le tableau situé juste à côté du sien.
  • Le chef de la Police est un fonctionnaire retors et vulgaire, dévoué corps et âme au roi.
  • Le chien du roi : fidèle à son maître, il le suit dans chacun de ses déplacements. Il aime tenir compagnie aux oisillons et ne ratte pas une occasion de montrer au roi la naïveté du chef de police.
  • Le vieux cavalier est une statue équestre se trouvant dans la chambre du roi ; il s'oppose au mariage de la bergère et du ramoneur, sous prétexte que ces derniers ne sont pas faits l'un pour l'autre, « n'ont pas la même couleur » et que, de plus, « c'est écrit dans les livres : les bergères épousent les rois ».
  • L’aveugle est un joueur d'orgue de Barbarie qui espère un monde meilleur.
  • L’automate est une machine gigantesque construite par le roi et symbolisant sa puissance. Elle est détournée par l'oiseau qui en fait une machine de destruction monstrueuse. On découvrira qu'elle est peut-être dotée d'une âme propre.

Prévert, résumant l'histoire, définit ses personnages : « C’est l’histoire d’un roi très mauvais qui a des ennuis avec un oiseau très malin et plein d’expérience ; il y aussi des animaux qui sont très gentils, deux amoureux et beaucoup de gens épouvantables. » [réf. souhaitée]

Fiche technique[modifier | modifier le code]

  • Réalisation : Paul Grimault ; assistant : Émile Bourget
  • Scénario : Jacques Prévert et Paul Grimault d'après La Bergère et le ramoneur de Hans Christian Andersen ; dialogues de Jacques Prévert
  • Production : Les films Paul Grimault, les Films Gibé, Antenne 2
  • Musique : Wojciech Kilar, interprétée par l'Orchestre Symphonique de la Radio et de la Télévision Polonaise de Katowice sous la direction de Stanislaw Wislocki.
    • Les chansons extraites du film La Bergère et le Ramoneur, dont les paroles sont de Jacques Prévert, ont été composées par Joseph Kosma et sont chantées par Jacques Jansen, Eric Amado et Jean Martin (elles ont été publiées aux éditions Enoch et Cie).
  • Décors : Paul Grimault, avec la collaboration artistique de Lionel Charpy et Roger Duclent; pour les extraits de La Bergère et le ramoneur : Louis Danet, Roger Duclent, Bernard Fiévé, Michel Saufnai, E. Zilahy pour les décors et Geneviève Helbig pour le traçage et le gouachage
  • Animation : Gabriel Allignet, Pierre Brasseur, Marcel Colbrant, Alain Costa, Guy Faisien, Henri Lacam, Philippe Landrot, Philippe Leclerc, Franco Milia, Bernard Roso, Alberto Ruiz, Jean Vimenet, Pierre Watrin ; assistante : Coraline Yordamlis
    • et pour les extraits de La Bergère et le ramoneur : Henri Lacam, G. Allignet, J. Aurance, Gilbert Dubrisay, Roger Dumotier-Cazes, L. Dupont, R. Genestre, P. Granger, G. Juillet, P. Landrot, J. Leroux, L. Logé, Robert Moreau, J. Mutschler, P. Ovtcharoff, J. Rannaud, R. Richez, R. Rosé, A. Ruiz, R. Ségui, J. Vausseur, P. Watrin
  • Traçage : Gigi Bonnin, Simone Bruyères, Lidia Cardet, Françoise Gillot, Colette Jacquemot, Charlotte Roger
  • Gouachage : Madeleine Camolli-Beauchesne, Frédérique Doyère et Pierre Grimault
  • Choix des voix et collaboration artistique de Pierre Prévert
  • Prises de vues : Gérard Soirant
  • Enregistrement des voix : Claude Panier, Bob Chaubaroux
  • Effets sonores : Henri Gruel
  • Prise de son : René Hanotel
  • Montage son : Aline Asséo et René Chaussy
  • Mixage : Jean Neny
  • Langue : Français
  • Durée : 87 minutes (1 h 27)

Distribution[modifier | modifier le code]

La Bergère et le Ramoneur (1953)[modifier | modifier le code]

Le Roi et l'Oiseau (1980)[modifier | modifier le code]

et Lionel Charpy, Jacques Colombat, Jean Herbert, Robert Lombard, Jean Mermet, Vincent Montrobert, Pierre Risch, Bruno Sermonne, Jean Vimenet, Jeanne Witta.

Production[modifier | modifier le code]

Le réalisateur Paul Grimault en 1961, dans le film Mon frère Jacques de Pierre Prévert.

Le film a connu une première vie sous le titre La Bergère et le Ramoneur, sorti en 1953, avec un montage différent, imposé par la production et désavoué par les deux auteurs. En 1967[1], Paul Grimault récupère les droits et les négatifs du film qui durait 62 minutes, reprend les scènes existantes, dessine de nouvelles séquences et le remonte entièrement pour donner Le Roi et l'Oiseau (87 minutes). Les voix de La Bergère et le Ramoneur ainsi que la musique de Joseph Kosma n'ont pas été utilisées pour Le Roi et l'Oiseau, seuls quelques extraits musicaux de Kosma ont été repris.

Le film est une aventure humaine ; le fruit d'une collaboration étroite de nombreux techniciens du monde de l'animation, formés en même temps que le film progressait. Cette équipe était techniquement exceptionnelle ; ce qui lui a permis de s'affranchir du modèle d'Outre-Atlantique, en particulier de se distinguer des studios Disney. Le film est aussi le symbole d'une profonde amitié, celle de Grimault et de Jacques Prévert, qui meurt en 1977, avant la sortie du film. La scène finale où le Robot libère le petit oiseau et écrase sa cage est la dernière sur laquelle ont travaillé Prévert et Grimault. À cette époque, Prévert était déjà hospitalisé. Lors de la première projection, Paul Grimault avait réservé une place à côté de lui, pour Jacques Prévert.

Musique du film[modifier | modifier le code]

Lors de la réalisation de La Bergère et le Ramoneur, trois chansons (la chanson du mois de mai entendue dans une boîte à musique, la berceuse chantée par l'Oiseau à ses oisillons, et la chanson chantée par les oisillons) sont composées par le compositeur français Joseph Kosma, sur des paroles de Jacques Prévert[2]. La chanson du mois de mai de la boîte à musique est interprétée par Fabien Loris, et la berceuse de l'Oiseau par Jean Martin[3].

La musique de Le Roi et l'Oiseau est composée par le compositeur polonais Wojciech Kilar, à qui Paul Grimault confie ce travail environ six mois après la mort de Jacques Prévert[4], et à qui il laisse une complète liberté dans ses choix musicaux[5]. Certaines séquences courtes, comme la danse du petit clown ou la marche nuptiale, sont composées et enregistrées avant la réalisation du film, ce qui permet à Paul Grimault de réaliser l'animation en fonction de la musique ; le reste de la musique du film est enregistré une fois l'animation terminée[6]. Les enregistrements ont lieu en Pologne, et la musique est interprétée par l'Orchestre Symphonique de la Radio et de la Télévision Polonaise, sous la direction de Stanislaw Wislocki. Wojciech Kilar refuse de remplacer les chansons composées par Joseph Kosma pour La Bergère et le Ramoneur, et les intègre telles quelles à la bande originale de Le Roi et l'Oiseau[2].

La bande originale du film, éditée en CD par FGL Productions en 2011, contient les pistes suivantes :

  1. Générique - 2'35
  2. Prélude au mariage - 1'39
  3. Les appartements secrets - 0'28
  4. La chasse à l'oiseau - 1'10
  5. Chanson du mois de mai n°12 : boîte à musique (musique : Joseph Kosma, paroles : Jacques Prévert, interprète : Fabien Loris) - 1'13
  6. Chanson du mois de mai n°38 : la leçon des oiseaux (musique : Joseph Kosma, paroles : Jacques Prévert) - 0'29
  7. Berceuse paternelle (musique : Joseph Kosma, paroles : Jacques Prévert, interprète : Jean Martin) - 1'40
  8. La polka des lions - 1'36
  9. Le petit clown - 0'52
  10. Les deux rois - 0'31
  11. Les grands ateliers du roi - 3'16
  12. La bergère et le ramoneur - 5'50
  13. Le portrait du roi - 3'09
  14. L'escalier aux cent-mille marches - 1'41
  15. La marche nuptiale - 1'03
  16. Carillon - 1'05
  17. La complainte de l'aveugle - 3'25
  18. La révolte des fauves - 3'08
  19. La fin du grand automate - 1'37
  20. Épilogue - 1'49
  21. Générique de fin - 2'36

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film rassemble 1,7 million de spectateurs au cinéma en 1980[réf. nécessaire].

La restauration du film en 2003[modifier | modifier le code]

Devant la détérioration alarmante de la pellicule originale, un projet de restauration du film est lancé en janvier 2001 et s'achève en juillet 2003. Il est supervisé par StudioCanal. Le nettoyage numérique des pellicules est réalisé par les laboratoires Eclair, puis la restauration photochimique et numérique du film et de sa bande sonore est réalisée par une équipe de StudioCanal menée par Béatrice Valbin[7]. La version restaurée de Le Roi et l'Oiseau est présentée en projection numérique haute définition au Festival de Cannes 2003.

Sorties en vidéo[modifier | modifier le code]

Éditions en cassette vidéo[modifier | modifier le code]

Le film connaît une édition en cassette vidéo VHS, réalisée par Citel éditions. Un coffret regroupant Le Roi et l'Oiseau et La Table tournante, autre film d'animation de Paul Grimault, est également édité.

Éditions en DVD[modifier | modifier le code]

Un double DVD de la version restaurée du film sort en novembre 2003. Il contient entre autres le film Le Roi et l'Oiseau, le film La Table tournante, un documentaire sur Le Roi et l'Oiseau et une interview de Paul Grimault[8]. Une édition prestige numérotée, limitée à 5 000 exemplaires, est sortie simultanément ; outre des DVD au contenu identique à celui de l'autre édition, elle contient un CD audio d'extraits de la bande originale du film, un livret d'images et cinq lithographies[9].

Une version « combo » Blu-ray + DVD de même contenu a été éditée en 2013 (version simple ou coffret collector « prestige » avec livret, affiches et CD).

Récompenses[modifier | modifier le code]

La première version du film, La Bergère et le Ramoneur, est primée à Venise en septembre 1952. En 1979, Le Roi et l'Oiseau reçoit le prix Louis-Delluc, décerné en décembre alors qu'il n'était pas encore sorti en salles. En 2004, le DVD de la version restaurée du film reçoit le prix spécial du Jury DVD au Festival de Cannes 2004.

Analyse[modifier | modifier le code]

  • Ce film fourmille de références :
    • la « ville basse » ressemble à celle de Metropolis de Fritz Lang
    • l'énumération des différents services du palais lors de la montée en ascenseur est une référence au poème Inventaire de Jacques Prévert.
    • le travail à la chaîne fait penser aux Temps modernes de Charles Chaplin[réf. nécessaire]
    • l'échange des consentements lors du mariage forcé du roi et de la bergère fait directement référence au mariage du roi Henri IV avec Marguerite de Valois, la « Reine Margot »
    • certains décors évoquent les peintures de Giorgio de Chirico
    • De même, le film rappelle beaucoup l'univers graphique de Salvador Dalí et notamment sa fameuse sculpture du Rhinocéros habillé en dentellière (1950) quasiment repris à l'identique dans le film de Paul Grimault.
    • les jeux de trappes rappellent la trappe d'Ubu d'Alfred Jarry
    • dans la scène finale, le Robot assis sur le tas de gravats est une allusion directe au Penseur de Rodin.
  • On oppose là la beauté plastique de l'oiseau : son plumage multicolore où le noir de ses ailes met en valeur le rouge de son bec, le vert de son ventre, le jaune de son visage, ses plumes bleues à la beauté plastique du robot. Celui-ci provoque un sentiment d'horreur par sa couleur froide, gris-bleu et son volume caractérisé par des mains disproportionnées.
  • Les oiseaux, symboles de liberté, et les enfants qui s'aiment vaincront le totalitarisme et la terrifiante technologie que représente le robot.
  • La phrase « Le travail, c'est la liberté » prononcée par le roi rappelle l'expression Arbeit macht frei visible à l'entrée de plusieurs camps de concentration et d'extermination nazis.

Postérité[modifier | modifier le code]

Ce film a eu une grande influence sur le monde du dessin animé, en particulier au Japon sur les fondateurs du Studio Ghibli, Hayao Miyazaki et Isao Takahata. Le Château de Cagliostro d’Hayao Miyazaki, sorti en 1979, contient de nombreuses références à ce film, en particulier dans l'architecture du château[10]. Dans un autre long-métrage de Miyazaki, Le Château dans le ciel, l'apparence des robots qui gardent l'île de Laputa est inspirée de l'automate du film de Grimault.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Objectif Cinéma : Dossier Le Roi et l'Oiseau.
  2. a et b Livret du CD de la bande originale du film, p. 6-7 et 14.
  3. Livret du CD de la bande originale du film, p. 14.
  4. Livret du CD de la bande originale du film, p. 7.
  5. Livret du CD de la bande originale du film, p. 5.
  6. Livret du CD de la bande originale du film, p. 4.
  7. Page Restauration de Le Roi et l'Oiseau sur le site officiel des Films Paul Grimault. Page consultée le 3 septembre 2011.
  8. Fiche du DVD de 2003 sur AlloCiné. Page consultée le 3 septembre 2011.
  9. Fiche du DVD édition prestige de 2003 sur AlloCiné. Page consultée le 3 septembre 2011.
  10. La production du Château de Cagliostro, page 2, sur Buta Connection. Page consultée le 3 septembre 2011.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Grimault, Traits de mémoire (préf. Jean-Pierre Pagliano), Seuil, 1991.
  • Jean-Pierre Pagliano, Le Roi et l'Oiseau. Voyage au cœur du chef-d'œuvre de Prévert et Grimault, Belin, 2012.
  • Piero Zanotto, « Petite histoire du cinéma d’animation V : l’Angleterre et la France », dans Séquences : La revue de cinéma, n° 46, 1966, p. 43-50. [lire en ligne]
  • Carole Aurouet, Le Cinéma dessiné de Jacques Prévert, Textuel, 2012

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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