Rue Bobillot

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13e arrt
Rue Bobillot
La rue Bobillot, à gauche la piscine de la Butte-aux-Cailles, et au fond l'église Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles.
La rue Bobillot, à gauche la piscine de la Butte-aux-Cailles, et au fond l'église Sainte-Anne de la Butte-aux-Cailles.
Situation
Arrondissement 13e
Quartier Maison-Blanche
Début 18 place d'Italie
Fin 4 place de Rungis
Morphologie
Longueur 1 070 m
Largeur 20 m
Historique
Création 1893-1896
Dénomination 9 août 1888
Géocodification
Ville de Paris 1052
DGI 1040

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Bobillot
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48° 49′ 37″ N 2° 21′ 05″ E / 48.826842, 2.35146 ()

La rue Bobillot, baptisée en hommage au sergent Jules Bobillot, est une voie du 13e arrondissement de Paris, dans le quartier de la Maison-Blanche. Elle relie la place d'Italie à la place de Rungis, sur une longueur de 1 070 mètres.

Historique[modifier | modifier le code]

La rue Bobillot n'a été créée que lorsque la Bièvre a été comblée, dans les dernières années du XIXe siècle, notamment entre la place de Rungis et le nord de la rue de Tolbiac. Comme plusieurs autres rues du quartier, elle était destinée principalement à desservir la toute nouvelle gare de marchandises de la Glacière-Gentilly, sur la ligne de Petite Ceinture[1]. Elle fut construite en deux fois, d'abord en 1893 entre la place de Rungis et la rue de la Butte-aux-Cailles, puis en 1896 entre la rue de la Butte-aux-Cailles et la place d'Italie[2].

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La rue doit son nom à Jules Bobillot (né à Paris en 1860, décédé à Hanoï le 18 mars 1885), d'abord journaliste, engagé à 20 ans au 4e régiment du génie. Sergent durant la Guerre franco-chinoise, il se distingue par son courage lors du siège de Tuyen Quang où il est grièvement blessé. Décédé un mois plus tard à l'hôpital d'Hanoï, il devient rapidement un héros colonial, symbole du patriotisme promu par la Troisième République. Ses cendres ont été ramenées au cimetière Saint-Roch à Grenoble en 1966[3].

Son buste orne la place Paul-Verlaine, traversée par la rue Bobillot. Une première statue en bronze du sergent en tenue coloniale se trouvait sur le boulevard Voltaire, elle a été enlevée et fondue durant l'occupation.

De nombreuses autres villes de France possèdent une rue à son nom, telles Béziers, Cannes, Grenoble, Montreuil, etc.

Sites particuliers[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Renaud Gagneux, Jean Anckaert, Gérard Conte, Sur les traces de la Bièvre parisienne, éditions Parigramme,‎ 2002 (ISBN 2-84096-238-1), p. 63.
  2. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, éditions de Minuit,‎ 1985 (ISBN 2707310549), p. 203.
  3. Source : Grand dictionnaire encyclopédique Larousse, édition 1982.