Aleurode

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les aleurodes ou mouches blanches (Aleyrodoidea), forment une super-famille d'insectes de l'ordre des hémiptères.

Description[modifier | modifier le code]

Ces insectes ailés sont minuscules, les adultes ayant de 1 à 3 mm de long. Ils ont des pièces buccales piqueuses suceuse, deux paires d'ailes semblables recouverts d'une poussière cireuse blanche qui recouvre également le corps de l'imago, d'où le nom de « mouches blanches » dont certaines espèces comme Aleyrodes proletella (en) (aleurode du chou) furent classés initialement dans les lépidoptères par Linné. Le dernier tergite abdominal comporte un orifice spécifique (utilisé comme caractère de la diagnose d'espèce) secrétant le miellat sur lequel se développe un feutrage noir qui est produit par un champignon microscopique, la fumagine[1].

Développement[modifier | modifier le code]

Le développement est du type hétérométabole progressif mais avec la présence d’un 4e stade larvaire particulier, dit « puparium » ou pseudo-nymphe. L’œuf, accroché sur le végétal-hôte par un court pédicelle donne une larve mobile (dite larve « baladeuse ») puis sessile.

Insectes ravageurs[modifier | modifier le code]

Ces insectes sont très polyphages et s'attaquent à des centaines d'espèces végétales cultivées (tomate, haricots, manioc, cucurbitacées, pomme de terre, patate douce, agrumes, plantes ornementales) ou non, aussi bien en plein champ dans les régions chaudes que dans les serres dans les régions plus froides. Ils apprécient particulièrement la chélidoine, les fuchsias, les Cucurbitacées, les Solanacées (aubergines, tomates et brugmansias).

Ils causent des dommages importants dans de nombreuses cultures, notamment de plantes potagères, tant par les dégâts directs qu'il provoquent en se nourrissant sur les plantes (piquant généralement les feuilles), qu'en transmettant des maladies virales. Les aleurodes sont les vecteurs de plus d'une centaine d'espèces de virus phytopathogènes des genres Begomovirus, Crinivirus, Carlavirus et Ipomovirus[2].

Les moyens de prévention sont essentiellement l'élimination des mauvaises herbes et la pose de piège chromatique englué (plaque couleur jaune vif afin de dépister au plus tôt les débuts de population). Le moyen de les contrôler est la lutte biologique (guêpe parasite Encarsia formosa, pyrèthre, savons à l'efficacité partielle uniquement contre les adultes d’aleurode[3]) et chimique (produits insecticides en rotation pour éviter les résistances mais efficacité reletive sur les espèces composées de différents biotypes)[4].

Les aleurodes les plus connues sont l'aleurode des serres (Trialeurodes vaporariorum), l'aleurode du tabac (Bemisia tabaci), l’aleurode floconneux des Citrus (Aleurothrixus floccosus), l’aleurode des Citrus (Dialeurodes citri), l’aleurode noir de l'olivier (Aleurolobus olivinus (es)), l’aleurode spiralant (Aleurodicus dispersus (en)).

Seule famille d'aleurodes[modifier | modifier le code]

Ces Hémiptères sternorynques comptent près de 1 200 espèces dont 56 en Europe[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Alain Fraval, « Les aleurodes », Insectes, no 155,‎ avril 2009, p. 27
  2. (en) « Plant Viruses Transmitted by Whiteflies », sur Springerlink, European Journal of Plant Pathology -Volume 109, Number 3, 195-219, doi: 10.1023/A:1022846630513 (consulté le 24 octobre 2010)
  3. Aleurode ou Mouche blanche
  4. Alain Fraval, op. cit., p. 9

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :