Archidiocèse de Cambrai

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50° 10′ 24″ N 3° 13′ 59″ E / 50.1732, 3.23305

Archidiocèse de Cambrai
(la) Archidioecesis Cameracensis
La cathédrale Notre-Dame de Grâce de Cambrai
La cathédrale Notre-Dame de Grâce de Cambrai
Informations générales
Pays France
Archevêque Mgr François Garnier
Langue(s) liturgique(s) Français
Superficie 3 420 km2
Création du diocèse VIe siècle
Élévation au rang d'archidiocèse 1559 et 1841
Province ecclésiastique Lille
Diocèses suffragants Aucun
Adresse 30 rue de Noyon, B.P. 149, 59403 Cambrai cedex, France
Site officiel Site officiel
Statistiques
Population 1 011 862 hab.
Population catholique 916 736 hab.
Pourcentage de catholiques 90 6 %
Nombre de paroisses 334
Nombre de prêtres 231
Nombre de religieux 14
Nombre de religieuses 344
Notice sur hierarchy catholic : Consulter
Image illustrative de l'article Archidiocèse de Cambrai
Localisation du diocèse

Le diocèse puis archidiocèse de Cambrai est une circonscription de l'Église catholique romaine en France.

Histoire[modifier | modifier le code]

De sa création à 1559, l'évêché comprenait toute la rive droite de l'Escaut jusqu'à son embouchure dans la mer du Nord. Il était bordé au nord et à l'est par le diocèse de Liège, au sud par les diocèses de Laon et de Noyon et à l'ouest par les diocèses d'Arras, réuni à Cambrai jusqu'en 1094, et de Tournai. Il était un des trois diocèses de Basse-Lotharingie, avec ceux de Liège et d'Utrecht et comptait six archidiaconés : Cambrai, Brabant, Bruxelles, Hainaut, Valenciennes et Anvers, recouvrant approximativement l'ancien territoire des Nerviens.

C'est en 1094, à l'initiative d'Urbain II, au cours de la querelle des Investitures, que l'ancien diocèse d'Arras, uni pendant longtemps à celui de Cambrai, en fut séparé et considéré comme un ressort distinct[1]. Le roi de France et le comte de Flandre avaient tous deux intérêt à se débarrasser de l'ingérence d'un évêque allemand[2].

Le 12 mai 1559, la bulle Super universas érigea Cambrai en archevêché, avec quatre évêchés suffragants : Arras, Tournai, Namur, Saint Omer. Mais la réorganisation des évêchés des Pays-Bas lui retira une partie importante de son territoire au profit des nouveaux diocèses de Malines et d'Anvers. Il ne conserva que quatre archidiaconés : Cambrai, Brabant, Hainaut et Valenciennes.

En 1686, à l'occasion de tractations territoriales, le puissant chapitre des chanoines perdit l'antique privilège de pouvoir élire son archevêque. Fénelon fut ainsi le premier archevêque français nommé par Louis XIV.

Lors du Concordat du 15 juillet 1801, le diocèse de Cambrai perdit toute sa partie belge, et ses limites furent calquées sur celles du département du Nord créé en 1790. Mgr Louis Belmas, évêque constitutionnel de l'Aude, fut nommé évêque, et le titre d'archevêque ne fut concédé de nouveau qu'à son successeur. Rome n'appréciait pas la nomination d'un ancien évêque jureur et Paris se méfiait de sa forte personnalité.

Les limites actuelles du diocèse de Cambrai ont été fixées le 25 octobre 1913, avec la création du nouveau diocèse de Lille : les arrondissements de Lille, Hazebrouck et Dunkerque ont ainsi été soustraits au diocèse de Cambrai. Les limites actuelles du diocèse correspondent aux arrondissements de Cambrai, Douai, Valenciennes et Avesnes-sur-Helpe. L'archidiocèse de Cambrai est demeuré « métropole » pour les diocèses de Lille et d'Arras jusqu'au 29 mars 2008, date à laquelle l'archidiocèse de Lille est devenu métropolitain de Cambrai et Arras[3].

La sainte patronne de l'archidiocèse est Notre-Dame de Grâce, à laquelle la cathédrale de Cambrai est dédiée.

En 2003, l'archidiocèse de Cambrai comptait 51 paroisses pour plus d'un million d'habitants et près de 700 000 baptisés catholiques. Le nombre de prêtres s'élèvait à environ 200, et celui des diacres permanents à près de quarante.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bertrand, Bruno Dumézil, Xavier Hélary, Sylvie Joye, Charles Mériaux et Isabelle Rosé, Pouvoirs, Église et société dans les royaumes de France, de Bourgogne et de Germanie aux Xe et XIe siècles (888-vers 1110), Ellipses, 2008, p. 173
  2. Léon Vanderkindere, La Formation territoriale des principautés belges au Moyen Âge, vol. I, Bruxelles, H. Lamertin,‎ 1902 (réimpr. 1981) (lire en ligne), p. 141
  3. annonce sur le site zenit.org

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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