Abbaye de Vaucelles

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Abbaye de Vaucelles
La salle des moines
La salle des moines
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Rattachement Ordre de Citeaux
Début de la construction 1132
Protection  Classé MH (1920) (bâtiment)
 Inscrit MH (1986) (mur)
 Classé MH (1987) (bâtiment du XVIIIe)
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Commune Les Rues-des-Vignes
Coordonnées 50° 04′ 36″ N 3° 13′ 23″ E / 50.076586, 3.22294250° 04′ 36″ Nord
       3° 13′ 23″ Est
/ 50.076586, 3.222942
  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbaye de Vaucelles
Maquette de l'abbaye de Vaucelles

L’abbaye cistercienne de Vaucelles fut fondée en 1131 par Saint-Bernard[1]. Elle est située à environ 13 kilomètres au sud-ouest de Cambrai (département du Nord), dans la vallée de l’Escaut, sur la commune de Les Rues-des-Vignes.

Une grande partie de l’abbaye est totalement détruite, mais le contour des anciens bâtiments est marqué au sol. Le site abrite aussi un jardin médiéval qu’on peut visiter[2].

Sommaire

Classement [modifier]

Site archéologique : 59 517 12 AH.

Le classement en monuments historiques s’est fait en trois étapes :

Histoire [modifier]

L’abbaye de Vaucelles fut édifiée sur un terrain cédé par Hugues d'Oisy, seigneur de Oisy et Crèvecœur, châtelain de Cambrai. La première pierre en fut posée le 1er août 1132 par Bernard de Clairvaux. Elle constitue la treizième fondation de ce père de l’Église. Sa construction s’est étalée sur de nombreuses années, par l’ajout successif de bâtiments. À son apogée, elle possédait la plus grande église cistercienne d’Europe.

Des reliques furent confiées à la garde des pères abbés, notamment une épine de la couronne du Christ confiée par Saint Louis en 1257.

Succédant à une première construction romane à chevet plat (plan dit claravallien ou bernardin) élevée de 1140 à 1149 et détruite en 1190, l’église abbatiale gothique accusait des dimensions hors du commun (longueur : 137 m, transept : 64 m). Elle possédait un chœur à déambulatoire, mis au jour lors des fouilles de 1988, et des chapelles rayonnantes.

Vaucelles surpassait toutes les grandes cathédrales gothiques d’Île de France, de Picardie et de Champagne : la plus vaste église de l’Ordre de Cîteaux était ici. L’abbé Godescale fut, du reste, destitué de son siège abbatial par le chapitre général et l’abbé de Clairvaux fut même puni pour avoir autorisé ce chantier peu conforme aux principes édictés par les fondateurs de l’ordre : simplicité et pauvreté.

Dès le début du XIIIe siècle, deux cloîtres existaient. Le petit, celui du noviciat, et l’infirmerie (1179) ou cloître de la conservation ; le grand cloître, celui des moines de chœur (1204). L’abbé Guillaume de Gand (1252-1261) commença et acheva la reconstruction de ce grand cloître sur un plan plus spacieux. Le 39e abbé, Jean d’Epinoy (1482-1492), le fit réparer grâce aux quêtes réalisées dans les environs par les religieux eux-mêmes. Les dévastations du XVIe siècle obligèrent l’abbé Gilles de Noblecourt à faire réconcilier l’église, le cloître et son préau en présence du visiteur de Clairvaux. Au XVIIe siècle, des réparations considérables concernèrent encore l’église et le cloître. Au XVIIIe siècle, sous l’abbatiat de Bruno Platel (1741-1753), l’abbé de Clairvaux en personne, Pierre Mayeur remarquait le manque d’entretien des bâtiments.

Les démolitions du début du XVIIIe siècle provoquèrent l’entassement d’une énorme quantité de gravats auxquels on doit sans doute le niveau du sol actuel (surélevé d’un mètre et demi). Le maître autel, en marbre de Carrare a été utilisé par les révolutionnaires pour le culte de la Raison ; il fut transporté par la suite dans le chœur de l’église Saint-Géry de Cambrai. Certains ouvrages de la bibliothèque, qui comptait 40 000 volumes en 1257, sont conservés à Cambrai.

L’abbaye fut presque totalement détruite à la Révolution et au début du XXe siècle.

Restauration 1971-2007 [modifier]

L’abbaye fut sauvée et restaurée après son rachat intervenu en 1971.

Échauguette du mur d’enceinte aujourd’hui disparu

Accessibilité [modifier]

On accède à l’abbaye par les routes départementales nos 917 et 96 (via éventuellement la sortie no 9 de l’autoroute A26 où un panneau présente l’abbaye de Vaucelles comme monument historique du nord de la France).

Il est possible de se rendre à Vaucelles en autocar[3] (autocars départementaux).

Divers [modifier]

Chaque année, en mars, l’abbaye accueille une exposition internationale d’orchidées.

Photos des extérieurs [modifier]



Notes et références [modifier]

  1. L’abbaye de Vaucelles, d’après le Camerus Christus, p. 297 : « Vaucelles, près de Crèvecoeur, à deux lieux de Cambrai est une Abbaye de l’Ordre de Cîteaux et au moins la onzième qui tire son origine de Clairvaux. Hugues II d’Oisy, Châtelain de Cambrai, à l’instigation d’Hildiarde, son épouse, la fonda en 1131 et à sa prière, Saint-Bernard lui-même y envoya douze frères de son Abbaye de Clairvaux. Parmi eux, il choisit Raoul pour Abbé, Albéric pour prieur et Nivard, son frère, pour maître des novices, Werendus pour cellérier Guillaume de Montbéliard, ou de Bar, pour portier. »
  2. Présentation PPT comparant plusieurs sites à l’abbaye de Vauclair (dont l’abbaye de Vaucelles)
  3. Il est possible de se rendre à Vaucelles en autocar via la ligne 410 du réseau Arc-en-Ciel

Liens internes [modifier]

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Liens externes [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Tock B.-M., 2010, L’abbaye cistercienne de Vaucelles au XIIe siècle. Tome 1: les chartes, Brepols Publishers, 2010, ISBN 978-2-503-53156-4
  • Delecambre P., 1986, Abbaye Notre-Dame-de-Vaucelles, Crèvecœur-sur-Escaut, éd. les Amis de l’abbaye de Vaucelles, 17 p.
  • Baron F., 1953, L’Abbaye cistercienne de Vaucelles, Paris, mémoire de D.E.S. en Histoire de l’art, ss. dir. Lambert Y.