Abbaye Notre-Dame de Loos

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Abbaye Notre-Dame de Loos
Image illustrative de l'article Abbaye Notre-Dame de Loos
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Début de la construction 1146
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Nord-Pas-de-Calais
Département Nord
Commune Rue Jean-Jacques Rousseau et des trois molettes à Loos-lez-Lille
Coordonnées 50° 36′ 58″ N 2° 59′ 54″ E / 50.616111, 2.99833350° 36′ 58″ Nord 2° 59′ 54″ Est / 50.616111, 2.998333  

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L’Abbaye Notre-Dame de Loos, fondée au XIIe siècle, est une ancienne abbaye de l'Ordre de Cîteaux situé à Loos-lez-Lille, près de Lille, dans le Nord, à proximité de la Haute-Deule. Nationalisée lors de la Révolution française, elle a abrité depuis le début du XIXe siècle et jusqu'en 2011, la prison de Loos.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Abbaye de Loos a été fondée en 1146 par Thierry d'Alsace (1099-1168) et par sa femme Sibylle d'Anjou, comtesse de Flandre[1]. Les religieux de l'ordre de Citeaux s'y établirent sur un terrain qu'ils acquirent des sires de Duremont, de Prémesques et de Bernard d'Annekin, lequel était tenu en fief par Pierre Barges et en arrière-fief du comte de Flandre. Jean Belle en fut le premier abbé.

L'abbé avait sous sa direction six maisons de femmes : Notre-Dame du Bradie à Annay-sous-Lens ; Notre-dame de Sauchois près de Tournai, de l'Ordre cistercien ; Notre-Dame du Verger de Oisy-le-Verger ; Notre-Dame du Mont d'Or à Wevelgem ; le Repos de Notre-Dame à Marquette près de Lille et l'Abbaye de Flines, ces quatre dernières de l'ordre de Clairvaux. L'abbé était en outre proviseur perpétuel de l'Hospice Comtesse.

Les hérétiques (révolte des Gueux) la pillèrent en 1566. La chapelle de Notre-Dame-de-Grâce, à Loos, achevée et bénie en 1591, fut bientôt agrandie et consacrée par l'évêque Michel d'Esne, en 1611. Les archiducs Albert et Isabelle y vinrent en pèlerinage après leur entrée solennelle à Lille ; et leur exemple fut suivi. Cette chapelle devint un domaine national et fut vendue ; elle ne fut détruite qu'après 1811.

Cet établissement, destiné après la révolution à un dépôt de mendicité, fut affecté par ordonnance du roi du 6 août 1817 à une maison centrale de détention. Elle l'est restée jusqu'en 2011.

Héraldique[modifier | modifier le code]

L'Abbaye de Loos portait : d'azur, à huit fleurs de lis d'or, mises en orle, à l'écu d'or, au lion de sable, armé et lampassé de gueules.

Prieuré[modifier | modifier le code]

Liste des abbés[modifier | modifier le code]

  • le premier : Jean Belle I envoyé par son maître Saint-Bernard
  • le dernier : Dom Antoine Billau, élu député du clergé aux Etats généraux de 1789, 41e abbé

Personnalités Liées[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lucien de Rosny, Histoire de l'Abbaye de Notre-dame de Loos, 1837, in--8 °
  • Delphine Toulemonde, L’abbaye cistercienne de Loos des origines à 1300, thèse de doctorat en histoire soutenue le 20 janvier 2012 devant l’université Charles-de-Gaulle-Lille 3

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Le refuge de l'abbaye à Lille

L'abbaye n'est pas inscrite sur la liste des monuments historiques ce qui la rend très vulnérable.

Le refuge de l'Abbaye de Loos (maison utilisée lors des guerres pour se protéger et se situant dans l'enceinte de la ville de Lille) est inscrit à l'inventaire des monuments historiques par inscription du 10 avril 1980[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. M. Abbé Migne - Encyclopédie Théologique -1856 édité chez JP Migne barrière d'enfer à Paris - page 463- numérisé par Google Books en accès libre
  2. PA00107567 base Mérimée « Notice no PA00107567 », base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes[modifier | modifier le code]