Henri Manhès
Frédéric-Henri Alfred Manhès est un résistant français né le 9 juin 1889 à Étampes et décédé à Nice le 24 juin 1959.
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[modifier] Jeunesse
Il nait le 9 juin 1889 à Étampes. Il est le fils de Félix Manhès et de Charlotte Pernaux.
Il est décoré de la Croix de guerre 1914-1918 pour ses actes durant la Grande Guerre[1].
En 1936, il devient membre du cabinet de Pierre Cot au ministère de l'Air, où il se lie d'amitié avec Jean Moulin[1].
[modifier] Résistance et déportation
En janvier 1941, il favorise auprès de la sous-préfecture de Grasse (Alpes-Maritimes) l'obtention du faux passeport de Jean Moulin[1]. Il rejoint à son tour la Résistance en avril 1941 et s'engage dans les Forces françaises libres sous le nom de « Frédéric Monceau » avec le grade de lieutenant-colonel.
En 1942 et 1943, il est le représentant de Jean Moulin en zone nord[1]. Il prend contact avec Ceux de la Résistance.
Frédéric-Henri Manhès est arrêté par la Gestapo le 3 mars 1943 à Paris[1].
Il est emprisonné, interrogé puis interné au camp de transit du Frontstalag 122 de Royallieu-Compiègne. Il est déporté par le convoi du 22 janvier 1944 (2.006 hommes) à destination du camp de concentration de Buchenwald[2]. Il se voit attribuer le matricule 42 040[3].
Il dirige avec Marcel Paul le Comité des intérêts français dans le camp et en devient le président[1].
[modifier] L'après-guerre
En octobre 1945, il crée avec Marcel Paul la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes (FNDIRP)[1].
Il meurt le 25 juin 1959 à minuit et trente minutes chez lui, dans sa villa L'Esquif, située avenue de la Clua à Nice.
[modifier] Reconnaissance
[modifier] Distinctions
- Titulaire de la Croix de guerre 1914-1918.
- Commandeur de la Légion d'honneur.
- Compagnon de la Libération en 1945.
- Titulaire de la Croix de guerre 1939-1945.
- Titulaire de la Médaille de la Résistance.
- Titulaire de la Médaille des Évadés.
[modifier] Toponymie
- Une rue et un jardin portent son nom dans le 17e arrondissement de Paris.
- Une rue porte son nom au quartier Saint-Pancrace à Nice (Alpes-Maritimes) depuis 1972[1].
[modifier] Références
- Jean-Louis Panicacci, Les Lieux de mémoire - De la Deuxième Guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes, Éditions Serre, Nice, 1997, page 91.
- Voir la page de la fondation pour la Mémoire de la Déportation sur le convoi du 22 janvier 1944
- Voir Frédéric-Henri Manhès sur la liste du convoi du 22 janvier 1944
[modifier] Bibliographie
- Colonel Frédéric-Henry Manhès, Buchenwald : L’organisation et l’action clandestines des déportés français, 1944-1945. Brochure de 1947 mise en ligne par le Corpus Étampois.
- Jean-Louis Panicacci, Les lieux de mémoire - De la deuxième guerre mondiale dans les Alpes-Maritimes, Éditions Serre, Nice, 1997 (ISBN 2864102722).