The Thing (film, 1982)

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The Thing
Description de l'image Logo_"The_Thing".jpg.
Titre québécois L'Effroyable Chose
Titre original The Thing
Réalisation John Carpenter
Scénario Bill Lancaster
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Turman-Foster Company
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 109 minutes
Sortie 1982

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

The Thing est un film de science-fiction horrifique, réalisé par John Carpenter, écrit par Bill Lancaster, mettant en scène Kurt Russell, sorti en 1982. C'est l'adaptation la plus fidèle de la nouvelle La Bête d'un autre monde de John W. Campbell (Who goes there?, qui est aussi le titre original de son recueil Le ciel est mort). Cette nouvelle a aussi inspiré le film La Chose d'un autre monde de Christian Nyby en 1951, ainsi que Créature de feu, un épisode de 1967 de la série Voyage au fond des mers.

L'histoire s'articule autour d'une forme de vie extraterrestre métamorphe, qui infiltre une station de recherche scientifique norvégienne du continent Austral et tue l'équipe de recherche. Une équipe de chercheurs américains à proximité de l'incident mène l'enquête et est à son tour attaquée par la créature.

Le film figure à la 8e place au box-office dès son premier week-end d'exploitation et il obtient un statut de film culte avec sa sortie en vidéo. Carpenter considère ce film comme la première partie de sa « trilogie de l'Apocalypse », qui sera complétée par Prince des ténèbres et L'Antre de la folie[1]. Le film est sorti en DVD en 1998 et 2004. Une version Blu-Ray existe aussi.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Pendant l'hiver 1982 en Antarctique, un hélicoptère norvégien pourchasse un chien près d'une station de recherche américaine en Antarctique. Tandis que les Américains accourent, une grenade détruit par accident l'hélicoptère et tue le pilote. Le tireur hors de contrôle continue de tirer sur le chien et blesse un Américain. Le lieutenant Garry, commandant du poste, tire alors sur le Norvégien, qui meurt. Un pilote d'hélicoptère, R. J. MacReady et le docteur, volent jusqu'au camp norvégien pour trouver des réponses et trouvent des ruines calcinées, avec le corps d'un homme qui s'est suicidé et un gros bloc de glace avec une cavité creuse. Dehors, ils découvrent les restes brûlés d'un cadavre humanoïde à deux faces. De retour à la station, le biologiste Blair effectue une autopsie sur la créature, mais ne trouve qu'une organisation normale des organes internes.

Clark, le maître-chien de la station, conduit le chien dans le chenil avec les chiens de traîneau de la station, lequel subit une monstrueuse métamorphose et les attaque. Il commence par s'ouvrir en deux, puis se voit pousser des pattes et englue un chien avant de le saisir ainsi qu'un autre. MacReady tire l'alarme incendie après avoir entendu les chiens hurler, descend avec une lampe de poche ainsi qu'un fusil de chasse et commence à tirer sur la créature qui commence à absorber un des chiens. Il fait seulement hurler la créature et tue le chien qu'elle avait juste saisi. La créature tente de se sauver par le plafond. Un autre travailleur de la station, Childs, arrive avec un lance-flammes et incinère la créature.

Une autopsie de la créature révèle qu'elle est capable d'imiter parfaitement toute autre forme de vie. Blair soupçonne que n'importe qui puisse être remplacé et imité vu que le chien est resté dans la station toute la journée, et se retire des autres. Les dossiers des Norvégiens mènent l'équipe à un cratère contenant un vaisseau spatial, et ils soupçonnent que la créature soit venue du trou dans le bloc de glace. L'assistant de Blair, Fuchs, dit à MacReady que même morts, les restes de la créature restent actifs au niveau cellulaire, selon Blair. Ce dernier a calculé que si le monstre s'échappe vers une zone civilisée, toute vie sur Terre sera anéantie en vingt-sept heures.

Le météorologue de la station, Bennings (Peter Maloney), est attaqué par l'humanoïde qui a repris vie. Windows, l'opérateur radio, le retrouve à moitié nu attaché sur une chaise par la créature. Alors qu'il se métamorphose, il est entouré dans sa fuite par l'équipe et MacReady le brûle avant qu'il ne puisse s'échapper. MacReady avise de l'absence de Blair, court à l'intérieur et découvre qu'il a détruit l'hélicoptère ainsi que les autres moyens de transport, tué tous les chiens de traîneau et détruit la radio. L'équipe le retrouve en pleine crise de nerfs et l'enferme dans la cabane à outils. Déterminés à savoir qui est infecté, ils découvrent que les réserves de sang ont été percées avant d'avoir pu effectuer des tests sanguins par mélanges. Les hommes commencent alors à s'accuser les uns les autres. MacReady prend en charge les commandes de l'équipe, calcule que la créature est seule parmi eux et tente de savoir qui est qui.

Fuchs poursuit les travaux de Blair, mais il disparaît brusquement lorsque l'alimentation est coupée. Alors qu'une tempête se prépare, MacReady, avec Windows et le cuisinier Nauls, trouve son corps brûlé à l'extérieur. MacReady théorise que Fuchs s'est brûlé lui-même avant qu'il ne puisse se transformer. Pour ne pas se perdre dans la tempête, les membres de l'équipe sont encordés. Sur le chemin du retour, Nauls détache MacReady quand il trouve une chemise déchirée avec son nom dessus. L'équipe a un débat sur l'identité de MacReady, qui casse une vitre et menace de se dynamiter avec eux. Norris tombe, foudroyé par une crise cardiaque. Lorsque Copper tente de faire revenir Norris par défibrillation, la poitrine de celui-ci s'ouvre et se referme comme une bouche géante, mordant et arrachant les bras de Copper, qui meurt rapidement de ses blessures. Les entrailles de la créature s'animent en un double monstrueux de Norris. MacReady incinère la créature qui en perd la tête. Il lui pousse des pattes et des antennes, mais avant qu'elle ne puisse fuir, MacReady la brûle à son tour.

Windows reçoit pour ordre d'attacher tout le monde pour un nouveau test, MacReady tuant Clark quand celui-ci tente de le poignarder. MacReady explique sa théorie, selon laquelle chaque cellule de l'extraterrestre est un organisme individuel, avec son propre instinct de survie, qui réagit défensivement quand elle est menacée. Il teste le sang de tout le monde avec un morceau de fil de cuivre chauffé au rouge qu'il met en contact avec le sang de chacun. Ils semblent humains. Mais le sang de Palmer réagit violemment et il commence à se métamorphoser sous les yeux horrifiés des autres qui sont attachés à côté de lui. Le lance-flammes de MacReady a des ratés. La tête de la chose s'ouvre en une énorme mâchoire et dévore à moitié Windows, obligeant MacReady à les brûler tous les deux, faisant exploser la chose à la dynamite.

Ils finissent le test et se mettent à chercher les dernières traces de la chose. Ils découvrent un tunnel sous la cabane à outils et se rendent compte que Blair est infecté et a construit une embarcation pour s'évader. MacReady spécule que la chose a l'intention de se geler jusqu'à ce qu'une équipe de secours arrive au printemps. Ils décident de dynamiter tout le complexe dans l'espoir de la détruire définitivement. Mais Garry et Nauls sont tués par Blair avant d'avoir fini de mettre les explosifs sous terre. La chose devient un monstre difforme qui attaque MacReady, mais celui-ci se débarrasse du monstre en faisant exploser toute la base tandis qu'il s'échappe. Trébuchant dans les ruines fumantes avec une bouteille de scotch à la main, MacReady trouve Childs, qui prétend s'être perdu dans la tempête en poursuivant Blair. Épuisés, ils reconnaissent la futilité de leur méfiance tandis qu'ils regardent brûler le camp. C'est alors que MacReady tend à Childs la bouteille de scotch, que celui-ci prend en main. L'observant boire, il sourit. Le film s'achève sur une vue du camp en flammes.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Remake et scénario[modifier | modifier le code]

En 1934, John W. Campbell, éditeur de la revue Astounding Stories, écrit la nouvelle La Bête d'un autre monde (ensuite publiée dans le recueil Le ciel est mort), qui devient un chef-d'œuvre de la science-fiction. Son œuvre est adaptée au cinéma en 1951 par Howard Hawks et Christian Nyby, La Chose d'un autre monde (The Thing from Another World).

Enfant, Carpenter est fasciné et terrifié par La Chose d'un autre monde. Il est un grand admirateur de Howard Hawks dont il adaptera Rio Bravo au travers de son film Assaut. Le scénario est écrit en 1981 par Bill Lancaster, le fils de l'acteur Burt Lancaster[2]. Plus qu'un remake de La Chose d'un autre monde, le film est plus fidèle à la nouvelle de John W. Campbell, excepté que dans le film, la « Chose » n'est pas télépathe.

Casting[modifier | modifier le code]

La voix féminine de l'ordinateur de MacReady est celle d'Adrienne Barbeau (non créditée), à l'époque épouse de John Carpenter. Elle avait déjà travaillé avec lui sur Meurtre au 43e étage, Fog et New York 1997. Kurt Russell a également tenu le premier rôle de New York 1997 et avait auparavant été dirigé par Carpenter dans le téléfilm Le Roman d'Elvis.

Nick Nolte et Jeff Bridges ont refusé le rôle de MacReady[1]. Bernie Casey, Isaac Hayes, Geoffrey Holder, Ernie Hudson et Carl Weathers ont été envisagés pour le rôle de Childs, avant que Keith David ne soit choisi[1]. Après avoir tourné avec Carpenter dans New York 1997, Lee Van Cleef a été envisagé pour le rôle de Garry[1].

Donald Pleasence était le premier choix pour le rôle de Blair, mais il était engagé sur un autre projet[1]. C'est finalement Wilford Brimley qui tient le rôle.

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

The Thing a été principalement tourné dans les studios Universal, à Los Angeles. Des salles étaient réfrigérées, alors qu’à l’extérieur la température était caniculaire. L’équipe devait ôter les parkas ou les remettre selon les déplacements. Des scènes supplémentaires ont aussi été tournées en Colombie-Britannique.

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

Les effets spéciaux sont réalisés par Rob Bottin, repéré par Carpenter pour son travail sur le Hurlements de Joe Dante.

Musique[modifier | modifier le code]

The Thing
Original Motion Picture Soundtrack
Bande originale de Ennio Morricone
Sortie
Durée 49:37
60:45 (réédition)
Compositeur Ennio Morricone
Label Varèse Sarabande

The Thing est l'un des rares films de John Carpenter dont la bande originale n'est pas composée par lui-même. Ici c'est donc l'Italien Ennio Morricone qui la compose. Toutefois, Carpenter et son compère Alan Howarth ont réalisé quelques compositions présentes dans le film. Ces morceaux ne sont pas présents sur la version de l'album commercialisé par Varèse Sarabande. Une version sortie en 2005, remastérisée par Larry Hopkins et Alan Howarth, intègre les compositions de Carpenter et Howarth[3].

Listes des titres :

Toute la musique est composée par Ennio Morricone.

No Titre Durée
1. Humanity (Part I) 6:59
2. Shape 3:20
3. Contamination 1:06
4. Bestiality 2:59
5. Solitude 5:58
6. Eternity 5:36
7. Wait 6:30
8. Humanity (Part II) 7:16
9. Sterilization 5:09
10. Despair 4:50

Toute la musique est composée par Ennio Morricone sauf exception notée.

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film a été un échec commercial, rapportant environ 19 629 000 $ au box-office en Amérique du Nord pour un budget de 15 000 000 $[4]. En France, il a réalisé 562 478 entrées[5].

Il a reçu un accueil critique favorable, recueillant 79 % de critiques positives, avec une note moyenne de 7,3/10 et sur la base de 47 critiques collectées, sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes[6].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références et clins d’œil[modifier | modifier le code]

De nombreux films, séries télévisées, jeux et autres médias ont parfois fait référence au film de Carpenter :

  • L'épisode 8 de la saison 1 de la série X-Files : Aux frontières du réel, Projet Arctique, met en scène les deux agents du FBI dans une base enneigée où un parasite se propage. On retrouve ici les thèmes de The Thing, à savoir l'organisme externe, la paranoïa, le contexte, etc[8].
  • Le film The Faculty de Robert Rodriguez fait ouvertement référence à The Thing, notamment par la scène du test, où l'échantillon de sang est remplacé par une prise de drogue.
  • Le coup du test est également repris dans Les Poux, un épisode de South Park.
  • La scène du test est aussi parodiée dans un épisode de la série d'animation Jackie Chan.
  • Le film The Thaw, du réalisateur Mark A. Lewis et avec Val Kilmer dans le rôle principal, fait lui aussi référence au film de Carpenter. Les similitudes se trouvent notamment au niveau du lieu (Antarctique), de la découverte d'un organisme congelé portant un parasite (Mammouth), de l’interaction entre les différents personnages qui vont se soupçonner mutuellement, d'être porteurs du parasite.
  • On y fait référence dans l'épisode 23 de la saison 2 de The Big Bang Theory. La bande est en expédition au pôle nord. Raj et Howard proposent à leurs amis de regarder les films Destination Zebra, station polaire ou The Thing...
  • Le film Les Vampires du désert y fait référence dans une scène. Le nom The Thing est donné à une vieille station service habitée par une vieille dame.
  • Un épisode de la série animée Martin Mystère s'inspire clairement de l'histoire.
  • Le clip vidéo du titre Driving This Road Until Death Sets You Free du groupe Zombie Zombie (Étienne Jaumet et Cosmic Néman) fait directement référence au film de Carpenter. Ce clip de plus de 6 minutes qui se veut un remake de The Thing, avec comme personnages des G.I. Joe’s, a été réalisé en stop motion par Simon Gesrel et Xavier Ehretsmann.
  • Le jeu vidéo Extermination sorti en 2001 sur PS2 est inspiré de The Thing.
  • En 2004, Alien vs. Predator reprendra la même thématique de départ, et dans la même veine d'histoires fantastiques en Antarctique est à rapporter aussi Le Diable des glaces en 1999 (inspiré de Vengeance diabolique imaginé par Stephen King).
  • En interview, Quentin Tarantino indique que son western Les Huit Salopards (2015) est étroitement lié au film de John Carpenter : « Les multiples clins d’œil à The Thing dans Les Huit Salopards, plus ou moins conscients, n’ont pas dû vous échapper : Kurt Russell, les personnages coincés dans cette auberge par une tempête de neige, la paranoïa, les faux-semblants, jusqu’à cette explosion de violence finale... Le plus intéressant, dans tout ça, c’est que Reservoir Dogs, à l’époque, était mon hommage à The Thing, sans la neige, les effets spéciaux, et Kurt Russell »[9]. Par ailleurs, certains thèmes non utilisés d'Ennio Morricone y sont repris.
  • Une des cartes du jeu Overwatch "Ecopoint antartica", un ancien laboratoire d'analyse météorologique, présente dans une de ses salles un bloc de glace similaire à celui du film. De même, sur l'un des coffins de cryogénisation on peut lire le nom d'un des scientifiques appelé "MacReady"[10].

Suite et préquelle[modifier | modifier le code]

En 2002 sort le jeu vidéo The Thing, dont l'intrigue se situe quelques jours après les évènements relatés dans le film[11]. La préquelle, qui s'appelle également The Thing, revient sur la découverte du vaisseau spatial par les Norvégiens. La fin de ce film fait le lien avec l'ouverture du film de Carpenter.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e (en) Anecdotes - Internet Movie Database
  2. (en) Notes de production de The Thing - Site officiel de John Carpenter
  3. (en) buysoundtrax
  4. The Thing sur Box Office Mojo.
  5. The Thing sur JP‘s Box-Office.
  6. The Thing sur Rotten Tomatoes.
  7. (en) Awards - Internet Movie Database
  8. (en) Robert Shearman et Lars Pearson, Wanting to Believe: A Critical Guide to The X-Files, Millennium & The Lone Gunmen, Mad Norwegian Press, (ISBN 9780975944691), p. 16-17
  9. « Quentin Tarantino confirme que Les 8 Salopards rend hommage à The Thing », sur Première (consulté le 6 janvier 2016).
  10. (en) « Ecopoint: Antarctica - Overwatch Wiki », sur overwatch.gamepedia.com (consulté le 29 janvier 2017)
  11. The Thing, Jeuxvideo.fr, 20 septembre 2002

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]