Star Trek 2 : La Colère de Khan

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Star Trek 2 :
La Colère de Khan
Description de l'image THE WRATH OF KHAN.png.

Titre original Star Trek II: The Wrath of Khan
Réalisation Nicholas Meyer
Scénario Nicholas Meyer
Jack B. Sowards
Musique James Horner
Acteurs principaux
Sociétés de production Paramount Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre science-fiction
Durée 113 minutes
Sortie 1982

Série Star Trek

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Star Trek 2 : La Colère de Khan (Star Trek II: The Wrath of Khan) est un film américain de science-fiction réalisé par Nicholas Meyer, sorti en 1982. Il s'agit du deuxième opus d'une série de film entamé avec Star Trek, le film et continuant avec Star Trek 3 : À la recherche de Spock

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 2285, l’USS Enterprise reçoit un appel de détresse venant d'un vaisseau terrien, le Kobayashi Maru, provenant de l'intérieur de la zone neutre. Le commandant de l’Enterprise, le lieutenant Saavik, décide d'enfreindre le traité de paix avec les Klingons pour sauver l'équipage en péril. Il s'avère que l'appel de détresse était un piège, et des vaisseaux de guerre klingons attaquent l’Enterprise et finissent par le détruire.

Tout ceci n'était qu'une simulation, destinée à évaluer les capacités de commandement de Saavik, officier subalterne tout frais émoulu de l'académie de Starfleet, dans la gestion d'une situation désespérée. L'évaluateur n'est autre que l'amiral Kirk, seul officier à avoir réussi ce même test voué à l'échec. Plus tard, le Dr McCoy rejoint Kirk pour son anniversaire. Voyant Kirk décontenancé, le médecin lui conseille de commander un astronef à nouveau pour ne pas vieillir derrière un bureau.

À des années-lumière de là, l'USS Reliant patrouille à la recherche d'une planète qui servira à l'emplacement test d'une nouvelle forme de terraformation. Le commandant en second, le commandeur Pavel Chekov, se téléporte avec son supérieur, le capitaine Terrell sur la surface de Ceti Alpha VI, une planète potentielle où ils ont découvert une embarrassante trace de vie. Il s'avère que cette planète est en réalité Ceti Alpha V, Ceti Alpha VI ayant explosé, déplacé l'orbite de cette dernière et détruit son écosystème, et que cette trace de vie est un ancien équipage humain, abandonné sur la planète par le capitaine Kirk (lors du 22e épisode de la 1re saison de la série originelle nommé « Les Derniers Tyrans »). Le chef est Khan Noonien Singh, enfant de l'eugénisme de la fin du XXe siècle. Il ne cherche que vengeance envers Kirk qui a déjoué ses plans, et soumet Chekov et Terrell à l'aide d'un parasite qu'il fait pénétrer dans leur cerveau. Maître du Reliant où il installe ses hommes avec Terrell et Chekov, sans que Starfleet n'en sache rien, il se dirige vers la station scientifique Regula 1 pour s'emparer du système de terraformation, le projet Genesis.

Peu avant, la dirigeante de la station, Carol Marcus, lance un appel inquiet à James Kirk, son ancien compagnon et père de son fils car elle a reçu un appel de Chekov (sous influence de Khan) invoquant Kirk pour s'emparer de Genesis. Kirk est alors en voyage d’entraînement de trois semaines sur l’Enterprise (commandé par le capitaine Spock), qui est devenu le navire-école de Starfleet. Avec la permission de Spock, Kirk prend le commandement de l’Enterprise et se dirige vers Regula 1, inquiet pour Carol. Étudiant son projet, il découvre que Genesis est une torpille qui, une fois lancée sur une planète, détruit tout ce qui existe pour élaborer une nouvelle matrice, qui crée une toute nouvelle planète dotée d'une grande diversité biologique en quelques jours.

Khan l'intercepte en chemin, et profite de l'apparence amicale de son astronef pour mettre hors d'action une grande part des systèmes énergétiques de l’Enterprise avant d'obliger Kirk à se rendre. L'amiral refuse en lui-même l'échec et trouve une parade : l'ordinateur de l’Enterprise dispose du code préfixe des boucliers du Reliant. Sans que les hommes de Khan puissent y faire quelque chose, les boucliers du Reliant sont abaissés et l’Enterprise fait feu avec l'énergie de secours.

Le Reliant sévèrement touché se dégage, remettant l'affrontement à plus tard. L’Enterprise, mal en point, décide néanmoins d'aller jusqu'au planétoïde de Regula. Kirk, Saavik et le Dr McCoy découvrent une station spatiale quasiment vide, quelques cadavres jonchant le sol. Les seuls survivants sont Chekov et Terrell, abandonnés par Khan. Une rapide enquête permet à Kirk de trouver où sont passés les scientifiques manquants: le téléporteur de la station les a emmenés au cœur de Regula. Il décide avec son groupe de s'y rendre et découvre la réalisation d'une étape de Genesis : toute une immense caverne foisonnante de vie végétale, bâtie en un seul jour. Ils y découvrent également Carol Marcus et son fils David. Là, Terrell et Chekov mettent en joue le groupe et Terrell tue un des scientifiques. Depuis le Reliant, Khan ordonne la mise à mort de Kirk, mais Terrell préfère se suicider. Quant à Chekov, il est accablé de douleur quand son parasite s'évade de son corps ; ce dernier est éliminé par Kirk. Khan téléporte sur le Reliant la torpille Genesis et abandonne Kirk dans la caverne pensant détruire immédiatement l’Enterprise.

Mais Khan a été dupé par Kirk sur la durée des réparations de l’Enterprise quand il écoutait ses conversations et ne trouve pas l'astronef caché de l'autre côté du planétoïde. Kirk reprend le commandement et décide d'affronter le Reliant. Pour compenser l'infériorité de l’Enterprise face à un vaisseau quasiment intact, il décide de plonger dans la nébuleuse de Mutara, où boucliers et systèmes tactiques sont inopérants. S'engage alors un combat en aveugle, entre la solide connaissance des combats spatiaux de Kirk et l'intelligence eugénique de Khan.

Kirk finit par l'emporter grâce à une tactique exploitant l'ensemble du champ de bataille (en trois dimensions, contrairement à Khan qui ne pense pas que l’Enterprise ait pu l'esquiver en plongeant sous son astronef). Avec son équipage tué, Khan, cherchant la vengeance jusqu'à son dernier souffle, actionne le compte à rebours de la torpille Genesis. L’Enterprise, privée de propulsion superluminique, est sur le point d'être anéantie. Spock, faisant appel à sa logique vulcaine (« Ce qui est utile à beaucoup l'emporte sur les désirs du petit nombre ou d'un seul. ») décide de se sacrifier en réparant la propulsion à la racine du mal, s'exposant à des radiations mortelles.

L’Enterprise se sauve in extremis du piège de Khan, qui meurt seul. L'explosion de la torpille Genesis provoque la reconstitution du gaz contenu dans la nébuleuse en une nouvelle planète. Après avoir été alerté par McCoy, Kirk arrive dans la salle des machines. Avant de mourir d'une intoxication par les radiations, Spock demande à Kirk de ne pas faire de deuil, car sa décision de se sacrifier pour sauver l'équipage du navire est une décision logique. Un enterrement spatial en son honneur a lieu dans l’Enterprise et une torpille contenant le corps de Spock est envoyée sur la planète Genesis qui vient d'être créée.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Drapeau des États-Unis États-Unis :
Drapeau de la France France :

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Gene Roddenberry fut évincé de son rôle de production suite aux froideurs des critiques sur le premier film[3].

Après la sortie de Star Trek, le film (1979), le créateur de la série originale Gene Roddenberry écrit lui-même une ébauche de scénario pour cette suite alors prévue pour être un téléfilm. Dans son histoire, l'équipage de l’Enterprise doit voyager dans le temps pour réparer la ligne temporelle perturbée par les Klingons voulant empêcher l'assassinat de John F. Kennedy[4],[5]. Mais les cadres de la société de production cinématographique Paramount Pictures rejettent ses idées, en appuyant ce refus sur le budget énorme du premier film pour lequel Gene Roddenberry n'avait pas arrêté de demander des réécritures[6]. Gene Roddenberry est donc évincé du processus de production pour ne se voir attribuer que le titre symbolique de « conseiller exécutif »[7],[8]. Les exécutifs de la Paramount (parmis lesquels se trouvaient Jeffrey Katzenberg et Michael Eisner) engagent alors le producteur Harve Bennett pour produire ce 2e volet [3]. Il avouera plus tard qu'il avait trouvé le premier film « vraiment ennuyeux »[9]. Après qu'il a accepté le poste, Charles Bluhdorn lui demande franchement « Can you make it for less than forty-five-fucking-million-dollars? » (« Pouvez-vous le faire pour moins de 45 putain de millions de dollars » – en référence au budget du premier film) : Harve Bennett répond que là d'où il vient, il peut faire 5 films avec cette somme[3].

Harve Bennett se rend compte ensuite que sa tâche ne va pas être facile, notamment parce qu'il n'a vu aucun épisode de la série originale[3]. Après une immersion dans l'univers Star Trek dans laquelle il avoue avoir visionné toute la série télévisée en une semaine, il est convaincu que le premier film manquait cruellement d'un méchant. Après avoir vu l'épisode « Les Derniers Tyrans » (VO Space Seed, saison 1, épisode 22), il estime que Khan Noonien Singh serait un excellent antagoniste pour le film[10]. Harve Bennett rédige un premier traitement en . Dans cette histoire intitulée The War of the Generations (« la Guerre des générations »), Kirk enquête sur une rébellion dans un monde éloigné et découvre que son fils est le chef des rebelles. Khan est cependant le cerveau qui orchestre le tout. Kirk se joint alors à son fils pour l'affronter. Harve Bennett charge ensuite Jack B. Sowards, fan de Star Trek, de mettre tout cela en ordre et sous forme de scénario. Le scénariste s'attèle à la tâche et écrit un premier script avant une grève des scénaristes en 1981. Il s'intitule The Omega Syndrome et implique le vol de l'arme de la Fédération, l’Omega system[10]. Cette idée est vite abandonnée, au profit de celle de la terraformation, suggérée par l'illustrateur et directeur artistique Michael Minor[11]. Le lendemain, durant une réunion, Harve Bennett félicite fortement Michael Minor en disant qu'il a sauvé Star Trek[11]. En référence au symbole biblique de l'arme, Jack B. Sowards renomme l’Omega system en Genesis (la « genèse »)[10].

En , Jack B. Sowards livre un nouveau script dans lequel la mort de Spock est décalée à la fin[10], à la suite de critiques de fans après que le scénario ait fuité[12]. La mort de Spock devait à l'origine survenir dans le premier acte, ce que Harve Bennett comparait à la mort du personnage incarné par Janet Leigh dans Psychose (1960) d'Alfred Hitchcock[13]. Cette version contenait un face à face de 12 pages entre Kirk et Khan[14]. Jack B. Sowards introduit par ailleurs un personnage masculin nommé Wicks, puis Dr. Savik[10], censé remplacer Spock. Alors que la préproduction du film commence, Samuel A. Peeples (auteur de l'épisode « Où l'homme dépasse l'homme ») est invité à proposer encore un autre scénario. Il propose surtout de remplacer Khan et sa femme par deux méchants, Sojin et Moray, si puissants qu'ils détruisent par erreur la Terre. Son script, pillage de l'épisode qu'il a écrit, est jugé inapproprié par les producteurs[14]. Toutefois, ce scénario est le premier à transformer Saavik en femme.

Alors que la préproduction des trucages doit débuter, le scénario n'est toujours pas mis au point[10]. Pendant ce temps, Karen Moore de la Paramount suggère à Harve Bennett le nom de Nicholas Meyer pour le poste de réalisateur[15]. Tout comme Harve Bennett, Nicholas Meyer n'avait alors vu aucun épisode de la série télévisée[16]. Une fois le visionnage fait, il se croyait aussi en mesure de résoudre les problèmes de scénario. Il a l'idée de procéder à une liste de chaque élément des versions précédentes qu'il faut absolument conserver[15],[17]. Pour compenser l'attente des fans de la mort de Spock, il décide que le personnage meurt dès le début dans le Kobayashi Maru[12],[17]. Alors que la société d'effets spéciaux demande un script dans 12 jours, Nicholas Meyer le réécrit sans demander le crédit supplémentaire de scénariste, à la surprise générale[15].

Meyer décrit son script comme "une aventure d'Horatio Hornblower dans l'espace" où la mer est remplacé par le vide sidéral[18],[19]. Sallin se dit alors impressionné par la vision de Meyer du film "Ses idées ont apportés une dimension qui dépassait le matériel sur lequel on était censé travailler." [20] A l'opposé Gene Roddenberry dira avoir détesté ce côté naval et notamment l'impression que Khan ressemble au Capitaine Ahab de Moby Dick, mais son opinion fut ignorée par l'équipe créative[18].:245.

A l'origine, le titre devait s'appeler The Undiscovered Country (la contrée inconnue) puis The Vengeance of Khan (La vengeance de Khan) mais la Paramount changera le titre du film afin qu'il ne porte pas confusion avec le prochain film de la franchise de la guerre des étoiles intitulé provisoirement Revenge of the Jedi (La revanche du Jedi) avant que celui-ci ne trouve son titre final de Le Retour du Jedi[21].

Préproduction[modifier | modifier le code]

Tout en restant dans le budget, Meyer tentera de changer l'aspect visuel de Star Trek pour qu'il colle à l'atmosphère nautique qu'il souhaitait[22].> Par exemple, L'Enterprise se voit doter d'une cloche de navire, d'un sifflet de manœuvre et d'un effet de signal par lumière alternative[9]. Un panneau "interdiction de fumer" avait été ajouté car pour Meyer "l'humanité fume depuis 400 ans, je ne vois pas pourquoi elle s'arrêterait dans les deux cent prochaines"[9] mais celui-ci fut finalement supprimé[23].

Afin de faire des économies, le designer Joseph Jennings réutilisera de nombreux éléments construits par Star Trek : Le film[24] et prêt de 65% du film fut tourné dans le seul décors du pont de l' Enterprise, redécoré pour servir de pont au Reliant et de "simulateur" dans la séquence d'introduction[22]. Concernant le pont du Reliant certains panneaux de l'Enterprise furent inversés horizontalement afin que les deux lieux se ressemblent moins.[22] Le pont de vaisseau Klingon du précédant film fut redécoré de sorte à devenir la salle de transport du Regula I, et la baie de torpillage de l'Enterprise. De plus, des maquettes et des plans du précédant film furent réutilisé, comme le plan de l'Enteprise aux doccks. [23] Les miniatures des vaisseaux furent utilisés autant que possible ou modifié, à l'image de la station orbitale du premier film qui devint la station spatiale de Regula I[24]. De plus des éléments issus de la série annulée Star Trek : Phase II et non utilisés, comme des cloisons ou des rampes furent recyclés.[23]

Il fut demandé au créateur des costumes Robert Fletcher de changer le design des costumes déjà existant afin d'en faire de nouveaux. Il décida de s'intéresser à l'idée de couleurs corrompues, utilisant des matériaux dont la couleurs avait été altérée. L'idée étant de marquer le passage du temps.[20] Meyer détestait les uniformes de Starfleet utilisés dans la série ou dans le film précédent, mais changer la garde robe aurait été trop onéreuse pour le budget du film. Il fut décidé de délaver les vieux uniformes pour leur donner un contraste plus réel, et de garder les uniformes rouges foncés afin qu'ils se détachent. Il fut aussi décidé de les changer afin d'en donner un côté plus naval. Ces uniformes furent utilisés dans les films suivant jusqu'au film de 1996 Star Trek : Premier Contact[20].

Pour Khan et ses adeptes, Fletcher voulait créer un contraste avec ceux propre et organisés de Starfleet, l'idée étant que les costumes des exilés étaient fait avec un peu tout ce qu'ils trouvaient[22]. Fletcher dira que "mon intention avec Khan était d'exprimer le fait qu'il avait été déposé sur une planète n'ayant aucune infrastructure pratiques, ils devaient donc utiliser le matériel disponible sur leur vaisseau spatial." Le costume de Khan fut créé de manière ouverte qui laisse voir la musculature de Ricardo Montalban[22]. Fletcher a aussi créé les costumes des scientifiques du Regula I, ainsi que les vêtements civils portés par McCoy et Kirk.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Leonard Nimoy souhaitait quitter le rôle de Spock depuis des années et n'avait joué dans le film précédent que sur insistance des producteurs. Il accepta de revenir à condition que son personnage quitte la licence de façon héroïque[22]. De manière similaire, George Takei ne souhaitait pas reprendre son rôle d'Hikaru Sulu, et se fit persuadé par William Shatner de revenir.

Le réalisateur Nicholas Meyer voulait Kim Cattrall pour incarner Saavik[8]. Elle incarnera finalement un autre personnage dans Star Trek 6 : Terre inconnue. L'idée originale étant que Saviik devait rester dans les films suivant et tenir le même rôle que tiens Spock dans la série. Bibi Besch fut castée dans le rôle de Carol Marcus car elle ressemblait aux femme courtisés par Kirk dans la série tout en ayant l'aspect d'une scientifique. Le fait que Merritt Butrick ai à la fois les cheveux blonds comme Bibi Besch et les cheveux frisés comme William Shatner aida à être choisi pour le rôle de David Marcus.[12]

Walter Koenig trouvait étrange quant à lui, que Khan reconnaisse son personnage, celui-ci n'ayant pas joué dans l'épisode Les Derniers Tyrans. Il ironisera longtemps auprès des fans, racontant que Chekov et Khan se sont croisés dans les toilettes de l'Enterprise et que Khan lui en veut car Chekov avait utilisé la seule cabine disponible. La novelisation du film permet de réparer cet erreur en rajoutant un flashback dans laquelle les deux personnages se rencontrent. Si l'acteur Ricardo Montalbán revint pour le rôle de Khan, l'actrice Madlyn Rhue, qui jouait Marla McGivers, sa compagne à la fin de l'épisode Les Derniers Tyrans était atteinte d'une sclérose en plaque qui l'obligeait à ne plus se déplacer qu'en fauteuil roulant. Il fut décider de ne pas faire apparaître le personnage et de considérer qu'elle est morte à cause des conditions de vie difficile de la planète, ce qui donnait une raison de plus à Khan d'en vouloir à Kirk.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a lieu de à fin [25],[26], principalement aux Paramount Studios[27]. Si le film était plus orienté vers les scènes d'actions que son prédécesseurs, il coûta bien moins cher à produire. Le projet fut supervisé par la division "télévision" de la Paramount[20]. Prévu pour un budget de 8,5 millions de dollars, le film fut rallongé à 12 millions lorsque les porducteurs furent impressionnés par les premiers retour du tournage[9]. De plus, Meyers utilisera de nombreux effets afin d'économiser : ainsi une scène se déroulant à l'Académie de Starfleet utilise une perspectie forcée pour donner l'impression que le décors est plus grand, de nombreux ordinateurs en arrière plan furent loué au lieu d'être achetés et certains accessoires du film précédent furent modifiés afin de paraitre pour du matériel neuf.[20] Lors des scènes, les téléviseurs furent modifiés afin que leur taux de rafraichissement ne cause pas d'interférence visibles à la caméra[23].

La maquette de l' Enterprise fut modifié afin d'ajouter des extérieurs brillant pour les plans plus rapprochés. [20] Il fallait toutefois huit personnes pour manoeuvrer la maquette sur fond bleu, tandis que celle du Reliant était bien plus légère et attachée par un câblage bien moins complexe. La même caméra utilisé pour tourner La Guerre des Étoiles, la Dykstraflex fut utilisée pour filmer les scènes spatiales.

La surface de Ceti Alpha V fut simulée dans les studio de la Paramount après avoir été hissée au dessus du sol et recouverte de sable coloré et de poudre. Les tempête de sable furent reconstituées grâce à l'utilisation de ventilateurs industriels. Toutefois, le tournage fut compliqués pour les acteurs et l'équipe technique dont certains devaient porter des bottes et des masques afin de se protéger des projections de sable. Walter Koenig et Paul Winfield devaient jouer dans des combinaisons en spandex dans lesquelles ils avaient du mal à respirer[20].

William Shatner et Ricardo Montalbán ne se croisèrent jamais durant le tournage, les scènes de confrontations entre leur deux personnages ayant lieu via écran interposés et ayant été filmées à plusieurs mois d'intervalles Montalbán étant à l'époque du tournage, occupé sur la série télévisée L'Île fantastique[28]. Montalbán fut heureux d'être rappelé pour ce ce rôle qu'il considéra comme l'un des points fort de sa carrière[22].

La mort de Spock fut tournées en trois jours, et aucun visiteur ne fut accepté sur le plateau de tournage afin que la surprise ne fuite pas.[12] Durant le tournage Nimoy se ravisa quand le caractère définitif de la mort de son personnage et souhaitait qu'une porte de sortie soit rendue possible. Une séquence dans laquelle Spock insère des souvenirs dans la tête de McCoy fut tournée sans que quiconque ne sache où celle-ci allait mener[18].:248 DeForrest Kelley trouvait que dire la célèbre phrase "il est mort, Jim" lors de la mort de Spock briserait la solennité du moment. C'est James Doohan qui insista pour que ce soit son personnage qui prononce la phrase "il est déjà mort" auprès de Kirk afin de préserver la tension de la scène. Le fait que Scott joue Amazing Grace à la cornemuse fut suggéré par James Doohan[29].

Malgré les précautions, la mort de Spock dans le prochain film fuita. Une campagne dess fans de la série, les trekkies, s'organisa, à base de lettres de protestations, de publicité dans la presse pour que la Paramount change le scénario et Nimoy lui même reçu des menaces de morts.[30],[31] De plus, l'audience test réagit assez mal à la mort du personnage. Afin d'alléger le ton, une scène montrant le cercueil de Spock à la surface de la planète, filmée dans le Golden Gate Park de San Francisco et un monologue énoncé par Nimoy fut ajouté, malgré les objections de Meyer[18].:249 Une campagne de presse fut organisé sur la possibilité que le personnage puisse revenir dans un troisième film, et ce, avant la sortie du film[32].

Postproduction[modifier | modifier le code]

Les effets spéciaux furent fait en un délai assez restraint pour l'époque. Il avait été demandé au superviseur des effets spéciaux, Jim Veilleux de ne pas partir dans des effets trop ambitieux, ce qui avait augmenté les coûts de Star Trek : Le Film et chaue effet, ainsi que sa durée fut soigneusement listée[20]. Le tournage de ceux-ci prirent cinq mois.[33] Industrial Light & Magic (ILM) fut chargé de créer des nouvelles maquettes : ainsi le Reliant fut le premier vaisseau de la fédération à ne pas être identique à l'Enterprise, afin que les spectateurs puissent les distinguer lors des scènes de batailles spatiales. De plus, ILM développa une technique à base d'incrustation qui permettait de simuler l'illusion que les vaisseaux étaient endommagés sans briser physiquement les maquette[24].

L'effet de nébuleuse fut créé en injectant un ruban de latex et une mixture composée d'ammoniaque à l'intérieur d'un réservoir rempli de fumée et d'eau salée[32]. Le tout fut tournée à deux images par seconde afin de donner l'illusion d'un mouvement rapide et la couleur de la nébuleuse fut produite en éclairant le réservoir avec des ampoules colorées. Le tout fut réincrusté sur les plans de maquettes.[22] La destruction de la nacelle du Reliant fut obtenue en superposant des plans du vaisseau sur des plans d'explosion de véhicules explosant.

La scène où Terrell tue le scientifiqu Jedda fut filmé en deux temps. Dans un premier temps, Winfield et les acteurs se mirent à jouer devant une plaque de fond. Dans un second, l'acteur John Vargas fit semblant d'être touché par un tir de phaser sur fond vert. Enfin, les deux furent superposés et le plan de Vargas fut petit à petit disous afin de donner l'illusion qu'il s'évapore dans les aires. [33]:1034

Les parasites de Ceti furent créer par Ken Ralston, créateur d'extra-terrestres sur Le Retour du Jedi. Une partie d'entre elles furent créé à l'échelle réelle et tirée par des fils afin de rentrer dans les oreilles des acteurs. Une variation assez gore dans laquelle les oreilles se mettaient à saigner fut tournée. Il existait aussi un plan dans lequel, le ver, recréé sur une échelle plus grande entrait dans une fausse reproduction géante de l'oreille de Walter Koenig. Celui-ci fut supprimé suite à des retour négatifs durant les projections test[23].

Des effets d'optiques furent produit par Peter Kuran et sa boite de production Visual Concept Engineering (VCE). Celui-ci venait de travailler sur Star Wars, épisode V : L'Empire contre-attaque et fut embauché pour produire les effets de tirs de phaser, des reacteurs de l'Enterprise, des visuels sur Ceti Alpha V ainsi que des effets de téléportation. L'idée fut de changer de l'effet de "freeze frame" issue de la série originale pour un effet plus progressif dans lequel les discussions continueraient pendant la téléportation. Toutefois, l'idée fut rejetée pour éviter de paraitre confuse[20].

Le film fut l'un des premiers film de science fiction à utiliser des images de synthèse. Ceux-ci furent utilisés pour les scènes dans lesquels les vaisseaux naviguent entre les étoiles. Leur placement fut créé à partir d'une vraie carte du ciel[34],[35] Cette disposition fut utilisé durant la scène d'ouverture du film. Des images furent aussi utilisées afin de créer les graphiques et les diversions indications se trouvant sur les écrans du pont de l'Enterprise et dans le simulateur[33].:1034

C'est ILM qui s'occupa de la séquence durant laquelle la végétation se met à apparaitre en accéléré sur une planète déserte[36],[37]. A la base on devait voir juste l'effet du programme Genesis sur un cailloux qui se transformait en fleur, mais c'est Veilleux qui insista pour que le visuel montre une planète se transformant totalement. La Paramount donna le feu vert à cette séquence qui fut produite à partir de la technique des images fractales qui venait d'être mise au point[38]. Les animateurs de cette séquence sont connus pour avoir quitté quelques années plus tard Lucasfilm pour monter Pixar[37]. La couteuse séquence fur réutilisée dans les films Star Trek 3 : À la recherche de Spock, Star Trek 4 : Retour sur Terre et dans un jeu vidéo d'arcade nommé Astron Belt[39].

Musique[modifier | modifier le code]

Star Trek II: The Wrath of Khan
Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de James Horner
Sortie 1982
Durée 44:35
Genre musique de film
Label GNP Crescendo Records
Critique

Bandes originales de Star Trek

Le compositeur Jerry Goldsmith, qui a travaillé sur Star Trek, le film, n'est pas conservé en raison d'un salaire trop élevé, le studio voulant baisser les dépenses après un premier film trop coûteux. Miklós Rózsa, qui a travaillé avec Nicholas Meyer pour C'était demain, est envisagé mais lui aussi coûterait trop cher[41].

Le vice-président du département musique de la Paramount, Joel Sill, se penche alors sur le travail d'un jeune compositeur de 28 ans, James Horner, après avoir été séduit par ses démos[42]. Horner fut présenté à Bennett, Meyer et Salin.[20] Ceux-ci lui dirent explicitement qu'ils souhaitaient une bande originale qui ne ressemble pas à celle du film précédant et qui tranche avec ce que faisait à l'époque John Williams.[43] Impressionnés par ses précédentes composition pour le film Wolfen ils souhaitaient une approche plus moderne. Horner commença a travailler la musique du film vers la mi-janvier 1982[20].

Gardant l'idée de la thématique navale, Meyer souhaitait une musique qui évoquerait les films de pirates et de cape et d'épée. James Horner expliqua que celui-ci était un amateur de musique classique et assez compétant pour décrire ce qu'il souhaitait. Il fut demander à Horner de ne pas utiliser la musique de Jerry Goldsmith, celui-ci reprendra le thème écrit par Alexander Courage pour la série télévisée. Certains thèmes de la série sont réutilisés dans les scènes se déroulant à bord de la station Regula[44].

Le leitmotif de Khan fut écrit de sorte à lui donner un aspect percussif qui met en lumière sa folie.[20] Il écrit aussi la musique afin de mettre en valeur la relation qu'entretient Kirk et Spock. Le thème du film est celui de Kirk avec des renvois au leitmotive de l'Enterprise, tandis que celui de Spock souligne la profondeur du personnage.[45]:5 Il y a aussi une différence entre le thème de Khan qui est principalement joué au cor français tandis que les héros ont des mélodies assez longues et trainantes.[45]:9

Écrite en quatre semaines, la partition de James Horner dure 72 minutes et fut enregistré par un orchestre de 91 musiciens.[43] Les séances d'enregistrement eurent lieu du 12 au 15 avril 1982 au Studio de Burbank de la Warner Bros. D'autres sessions eurent lieu le 30 avril pour enregistrer la séquence de la bataille de la nébuleuse et le 3 mai pour tourner la musique du nouvel épilogue.[45]:10 Horner va utiliser un synthétiseur pour faire des effets secondaires. Il s'agit d'un des premiers films avec E.T., l'extra-terrestre et The Thing à utiliser un synthétiseur en complément d'un orchestre classique.[46] Par la suite, James Horner sera engagé pour composer la musique du film suivant, Star Trek 3 : À la recherche de Spock.

Liste des titres
  1. Main Title - 3:03
  2. Surprise Attack - 5:06
  3. Spock - 1:10
  4. Kirk's Explosive Reply - 4:02
  5. Khan's Pets - 4 min 18
  6. Enterprise Clears Moorings - 3:32
  7. Battle in the Mutara Nebula - 8:08
  8. Genesis Countdown - 6:36
  9. Epilogue/End Title - 8:40

Thématiques[modifier | modifier le code]

Le film utilise des thèmes récurrent autour de la mort et du temps qui passe.[47] Lors de l'écriture, Meyer voulait faire un lien entre la mort de Spock et l'âge des personnages : "Cela aura été pas seulement une histoire dans lequel Spock meurt mais une histoire autour de la vieillesse et de l'amitié qui dure avec le temps qui passe." Il y a aussi une thématique autour de la mort et de la résurrection autour du fait que la mort de Spock coïncide avec l'apparition de la végétation sur la planète déserte.

Meyer rajouta des éléents pour renforcer le vieillissement des personnages, comme le fait que McCoy lui offre une paire de lunette. A l'origine le script devait expliquer que Kirk allait sur ses 49 ans, ce qui ne plaisait pas vraiment à William Shatner, qui expliquait qu'il pouvait très bien jouer une version de Kirk dans la fleur de l'age si l'on appliquait un peu de maquillage. Harve Bennett argumenta auprès de Shatner sur le fait que cela le ferait ressembler à Spencer Tracy, sans savoir que Shatner avait travaillé auparavant en 1961 sur Jugement à Nuremberg et que Shatner l'idolatrait depuis.[22] Meyer voulait aussi faire un parallèle avec le personnage de Sherlock Holmes qui n'arrive pas à avancer en l'absence de stimuli : pour Holmes les enquêes, pour Kirk les voyages spatiaux[12].

Un autre thème central est la vengeance, notamment celle de Khan envers Kirk, et le film emprunte énormement au Moby-Dick de Herman Melville.[48] Pour rendre le parallèle plus visiable, Meyer rajoutera une copie de Moby Dick dans les affaires de Khan et celui-i paraphrase le capitaine Ahab au cours du film[12].

Accueil[modifier | modifier le code]

Sortie[modifier | modifier le code]

La Colère de Khan est sorti le 4 juin 1982 dans 1621 salles de cinéma à travers les États-Unis. Il fut profit de 14 347 221 dollars le week-end de sa sortie, ce qui constitua à l'époque un record.[49] Le film fit un profit final de 78 millions de dollars aux états unis et [50] devint le sixième film le plus rentable de l'année 1982.[51] Avec 97 millions de recettes à l'international[52] le film fera moins de recette que Star Trek : le film mais apportera un profit plus important, car ayant côté moins cher à produire.

Pays / Région Recettes Nombre de semaines Classement TLT[53] Source
Paris 67 948 entrées - - JP box-office[54]
Drapeau de la France France 205 017 entrées - - JP box-office[54]
Drapeau des États-Unis États-Unis 78 912 963 $US 10[55] - Box Office Mojo[1]
Alt=Image de la Terre Mondial 97 012 963 $US - JP box-office[54]

La novelisation du film par Vonda N. McIntyre restera plus de trois semaines dans la liste des bestsellers du New York Times.[56] Contrairement au film précédent, La Colère de Khan ne fut pas promue par une ligne de jouets, et il faudra attendre les années 1990 pour que la société Playmates Toys décide de créer des figurines à l'effigie de Khan et de Saavik. En 2007 Art Asylum a créée un set complet de figurines afin de marquer le 25e anniversaire du film.[57] En 2009, une adaptation du film en bande dessinée est sortie chez IDW Publishing[58] et une version étendue de la bande originale est sortie chez Film Score Monthly[59].

Critique[modifier | modifier le code]

L'accueil critique est globalement positif[60]. Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, il récolte 87% d'opinions favorables pour 54 critiques et une note moyenne de 8,0610[61]. Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de 67100 pour 18 critiques[62]. Après l'accueil tiède des fans au premier film, la réponse à "La Colère de Khan" fut bien plus positive, le succès du film ayant participé au regain d'intérêt connu pour la franchise[63].

Mark Bernardin d'Entertainment Weekly décrit le film comme « celui qui a sauvé le Star Trek tel que nous le connaissons »[64]. Pauline Kael de The New Yorker le décrit comme un « divertissement merveilleusement idiot »[65],[66]. Gene Siskel note le film 3,54 estimant que le film est le "vainqueur absolu, rempli de personnages intéressant aux relations attachantes, dans un film futuriste qui arrive à rendre de manière délicieusement désuette le sens de la majesté auquel ses personnages et son histoire a droit. [67].

Les critiques de The New York Times et The Washington Post soulignent que ce second film est meilleur que le premier mais aussi plus proche de la série originale[68],[69]. Janet Maslin du New York Times trouve que le film possède une histoire bien plus solide que Star Trek : le film et que cette suite possède tout ce que le premier film aurait dû avoir.[68] La critique de Variety trouve également qu'il est plus proche de l'esprit de la série que le film précédent[70]. Les interactions entre les protagonistes sont couramment citées comme étant la force du film[71] de même que l'incarnation de Khan par Montalbán[72].

En 2016, Playboy positionne le film à la 4e place du classement des 15 suites meilleures que le premier film[73]. Popular Mechanics classe quant à lui la mort de Spock comme la 10e meilleure scène de science-fiction[74].

Roger Ebert du Chicago Sun-Times et Derek Adams du Time Out ont toutefois des réticences sur le film, trouvant les scènes de bataille spatiales un peu tièdes[72] et estimant que le film s'oriente trop vers le mélodrame.[69],[75] Si Ebert trouve que la mort de Spock est dramatique et bien réalisée,[72],[76] Gary Arnold du Washington Post estime qu'il s'agit d'un retournement de situation inutile et qui ne sert à mettre en place qu'une autre suite.[69] D'autres critiques négatives pointent du doigt le jeu des acteurs,[69],[77] et le magazine Empire trouve rétrospectivement que les "coiffures" et les "tenues de Père Noël" font que le film vieillit mal[78].

Réédition[modifier | modifier le code]

La Paramount sort La Colère de Khan sur des videodisques CED en 1982 et sur VHS et Betamax en 1983. Vendue à l'époque pour 39,95$ la version VHS a cassé les prix des films (ceux-ci se situant aux alentours des 80$)[79]. Il s'en est écoulé plus de 120 000 copies, faisant de la VHS la plus vendue de l'année[80],[81].

Le film ressort en DVD in 2000 dans une édition ne contenant aucun bonus.[82] Ricardo Montalbán pousse les fans du film à demander une nouvelle édition.[83] Celle-ci sort en 2002 en deux DVD et contient une version Director's Edition.[84] Cette édition est pourvue d'une image remasterisée, d'une bande-son 5.1 Dolby surround sound, d'interviews de l'équipe, de commentaires audios, de storyboards et de la bande annonce du film.[85] Nicholas Meyer explique que s'il n'avait pas au premier abord jugé cette version "director's cut" nécessaire, il a pu rajouter des éléments supprimés par la production lors de la sortie cinéma[86].

Une version du film remasterisée en 1080p est distribuée en Blu-ray en mai 2009 afin de correspondre à la sortie du film Star Trek de J.J Abrams.[87] En plus d'une remasterisation du son, le film contient les commentaires audio de Nicholas Meyer et de Manny Coto, le showrunner de Star Trek: Enterprise.[87] Une version "Director's Edition" contenant le montage de 2002 est éditée en Blu-ray le 7 juin 2016[88].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Le succès de ce deuxième opus influence le reste de la franchise. Le titre proposé par Nicholas Meyer, The Undiscovered Country, est utilisé pour Star Trek 6 : Terre inconnue. Le réalisateur Bryan Singer cite le film comme une influence pour X-Men 2 et son projet de suite abandonné pour Superman Returns[90]. C'est aussi l'un des films préférés de J. J. Abrams, du producteur Damon Lindelof et des scénaristes Roberto Orci et Alex Kurtzman, tous faisant partie de l'équipe créative du reboot Star Trek[91],[92],[93]. La suite de ce reboot, toujours réalisée par J. J. Abrams, Star Trek Into Darkness, s'inspire de La Colère de Khan et voit même le retour de Khan Noonien Singh[94],[95],[96].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]