Seraincourt (Val-d'Oise)

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Seraincourt
La mairie de Seraincourt.
La mairie de Seraincourt.
Blason de Seraincourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vauréal
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Vallées du Vexin
Maire
Mandat
Anne-Marie Maurice
2014-2020
Code postal 95450
Code commune 95592
Démographie
Gentilé Seraincourtois
Population
municipale
1 299 hab. (2014)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 00″ nord, 1° 52′ 00″ est
Altitude 18 m (min. : 26 m) (max. : 124 m)
Superficie 11,28 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.seraincourt95.fr

Seraincourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Elle est située dans le parc naturel régional du Vexin français.

Ses habitants sont appelés les Seraincourtois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Seraincourt englobe trois hameaux : Rueil, Gaillonnet et Dalibray. Elle est située au confluent du ru de l'Eau Brillante, du ru de l'Aubette du ru de la Bernon. « Dans une position très pittoresque, à la jonction de plusieurs grandes routes et sillonnées par de nombreuses rivières, on est étonné que la commune de Seraincourt n'ait pas pris plus d'extension » (monographie de Seraincourt, Louis Gehau, 1899).

Communes limitrophes de Seraincourt[1]
Frémainville Théméricourt Longuesse
Jambville (Yvelines) Seraincourt[1] Gaillon-sur-Montcient (Yvelines)
Oinville-sur-Montcient (Yvelines) Mézy-sur-Seine (Yvelines) Hardricourt (Yvelines)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ancienne orthographe : Serraricourt, Serricourt, Serincurt en 1218[2], Serraincourt, Seraincourt-le-Haze[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, initialement membre de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin, est membre, depuis le , de la communauté de communes Vexin centre.

En effet, cette dernière a été constituée le par la fusion de la communauté de communes des Trois Vallées du Vexin (12 communes), de la communauté de communes Val de Viosne (14 communes) et de la communauté de communes du Plateau du Vexin (8 communes), conformément aux prévisions du schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise approuvé le 11 novembre 2011[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1953 1971 Augustin Fontaine    
1971 1985 Marcel Fleuret    
1985 1995 Paul Rivière    
1995 2014 Jackie Mansart    
2014[4] en cours
(au 29 avril 2014)
Anne-Marie Maurice    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 299 habitants, en diminution de -3,35 % par rapport à 2009 (Val-d'Oise : 3,04 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
608 581 594 640 627 614 563 563 521
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
507 502 533 510 514 515 518 507 531
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
505 515 510 408 534 543 531 431 600
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
615 763 879 1 021 1 131 1 261 1 365 1 344 1 299
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Sulpice.

Seraincourt compte un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Sulpice (classé monument historique par arrêté du 7 janvier 1930[9]) : Elle est d'origine incertaine, et était desservie par des chanoines Prémontrés de 1175 à 1791. D'un aspect extérieur très hétérogène, l'église réunit des parties de quatre principales époques, et sa structure ne peut se comprendre qu'en regardant l'intérieur. Contrairement à ce que suggère la fenêtre gothique flamboyante du chevet, qui n'est pas antérieure à la fin du XVe siècle, les parties les plus anciennes sont le chœur voûté en berceau, la base du clocher et le clocher lui-même, qui abritent des chapiteaux romans d'une facture archaïque, et devraient remonter à la période comprise entre 1110 et 1125 environ. La mouluration des arc-doubleaux est loin d'être la règle à cette époque, ce qui confère à l'église un rôle de précurseur. Le clocher est quant à lui un prototype des clochers en bâtière à colonnettes d'angle du Vexin français. Sans doute après l'installation des chanoines, l'église est pourvue d'un nouveau croisillon nord et d'une chapelle latérale nord du chœur, qui sont de style gothique primitif, hormis un portail d'apparence romane. Le voûtement d'ogives est peut-être effectué après coup, au début du XIIIe siècle. C'est au premier tiers du XIVe siècle qu'une vaste chapelle de deux travées est édifiée au sud du sanctuaire. Elle affiche le style rayonnant tardif, et est d'une architecture très soignée. Quant à la nef, qui s'apparente extérieurement au croisillon et à la chapelle nord, elle date seulement de 1863, mais les blocs sculptés et les matériaux proviennent en grande partie de l'ancienne nef, ainsi que les colonnettes à chapiteaux du portail occidental, qui se situait initialement au sud[10],[11].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.
  • Mairie, rue des Vallées (RD 205) : Cette maison au pignon aigu recouvert de bois était le pavillon de la bijouterie à l'Exposition spécialisée de 1937 de Paris[11]. Démontée et reconstruite, elle a été offerte par Henri Blum, le maire de l'époque.
  • Croix de cimetière : Il présente un décor filigrane en fer forgé.
  • Lavoir couvert en atrium : Son bassin est alimenté par l'eau pluviale grâce à un système de rigoles. Le toit à quatre versants prend appui sur quatre poteaux en fonte. Des murs ferment le lavoir de trois côtés[11].
  • Fontaine publique de 1874, rue de l'Aubette (RD 43), au carrefour avec la RD 205.
  • Château de Rueil du XVIIIe siècle, reconstruit par la famille Choppin de Seraincourt au XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Jean-Georges Cabanis (1757-1808), médecin, physiologiste et philosophe mort au hameau de Rueil ;
  • Charles Maurice Donnay (1859-1945), auteur dramatique, résidait au prieuré de Gaillonnet ;
  • Louis Friant (1758-1829), général d'Empire, résidait au prieuré de Gaillonnet, est mort à Seraincourt :
  • Pola Negri (1894-1987), actrice polonaise du cinéma muet, se maria à Seraincourt et résidait au château de Rueil.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Seraincourt (Val-d'Oise).svg Seraincourt
  • Les armoiries ont été cédées officiellement par monsieur Jean Choppin de Seraincourt le 17 juin 1976. Elles peuvent se
    lire ainsi : D'azur au chevron d'or, accompagné de trois palmes d'argent, les deux du chef adossées, surmonté d'une
    anémone du même
    ou « D'azur au chevron d'or, surmonté d'une anémone d'argent tigée de même
    et accompagnée de trois palmes d'argent ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Seraincourt sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. « Schéma départemental de coopération intercommunale du Val-d'Oise » [PDF], Préfecture du Val-d'Oise, (consulté le 31 octobre 2014), p. 14-15
  4. « Les maires du Val-d'Oise » [PDF], Les élus du Val-d'Oise, (consulté le 13 septembre 2015).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. Notice no PA00080209, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Aimée Rivière, « L'église Saint-Sulpice de Seraincourt », Mémoires de la Société historique et archéologique de Pontoise, du Val-d'Oise et du Vexin, Pontoise, vol. LXXXI,‎ , p. 133-180.
  11. a, b et c Jacques Sirat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Seraincourt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ , p. 1008-1009 (ISBN 2-84234-056-6).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]