Seraincourt (Val-d'Oise)

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Seraincourt
La mairie de Seraincourt.
La mairie de Seraincourt.
Blason de Seraincourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Pontoise
Canton Vigny
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Vallées du Vexin
Maire
Mandat
Anne-Marie Maurice
2014-2020
Code postal 95450
Code commune 95592
Démographie
Gentilé Seraincourtois
Population
municipale
1 312 hab. (2012)
Densité 116 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 02′ 00″ N 1° 52′ 00″ E / 49.0333, 1.866749° 02′ 00″ Nord 1° 52′ 00″ Est / 49.0333, 1.8667  
Altitude 18 m (min. : 26 m) (max. : 124 m)
Superficie 11,28 km2
Localisation

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Seraincourt

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Seraincourt
Liens
Site web http://www.seraincourt95.fr

Seraincourt est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France. Elle est située dans le parc naturel régional du Vexin français.

Ses habitants sont appelés les Seraincourtois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Seraincourt englobe trois hameaux : Rueil, Gaillonnet et Dalibray. Elle est située au confluent du ru de l'Eau Brillante, du ru de l'Aubette du ru de la Bernon. « Dans une position très pittoresque, à la jonction de plusieurs grandes routes et sillonnées par de nombreuses rivières, on est étonné que la commune de Seraincourt n'ait pas pris plus d'extension » (monographie de Seraincourt, Louis Gehau, 1899).

Communes limitrophes de Seraincourt[1]
Frémainville Théméricourt Longuesse
Jambville (Yvelines) Seraincourt[1] Gaillon-sur-Montcient (Yvelines)
Oinville-sur-Montcient (Yvelines) Hardricourt (Yvelines)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ancienne orthographe : Serraricourt, Serricourt, Serincurt en 1218[2], Serraincourt, Seraincourt-le-Haze[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
1953 1971 Augustin Fontaine / /
1971-1985 Marcel Fleuret / /
1985-1995 Paul Rivière / /
1995-en cours Jackie Mansart / /
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 312 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
608 581 594 640 627 614 563 563 521
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
507 502 533 510 514 515 518 507 531
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
505 515 510 408 534 543 531 431 600
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
615 763 879 1 021 1 131 1 261 1 365 1 381 1 344
2012 - - - - - - - -
1 312 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument historique[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Sulpice.

Seraincourt compte un seul monument historique sur son territoire.

  • Église Saint-Sulpice (classé monument historique par arrêté du 7 janvier 1930[5]) : Cette église comporte d'importantes parties romanes et suit globalement un plan cruciforme conventionnel, sans bas-côtés, mais n'est pas symétrique. Elle se compose d'une nef de trois travées barlongues, entièrement construite à neuf en 1859 ; d'une croisée du transept supportant le clocher central, d'un croisillon nord et d'une chapelle latérale nord du second quart du XIIe siècle ; d'un chœur au chevet plat du XIe siècle, ayant perdu son abside en cul-de-four ; et d'un croisillon sud formant un ensemble homogéne avec la chapelle latérale sud, sous un pignon commun côté sud. Ces deux dernières parties ont été ajoutées au du XIVe siècle et sont de style gothique. D'autre part, le chœur et la chapelle latérale nord, bien que non contemporains, sont également recouverts par une toiture commune avec un pignon côté est. Après la suppression de l'abside primitive, le chevet a été percé d'une baie gothique flamboyante en tiers-point, et les fenêtres des parties du XIVe siècle ont également été refaites, mais la chapelle latérale et le croisillon nord gardent leurs fenêtres romanes. Une porte romane existe par ailleurs dans le mur occidental du croisillon. Le chœur reste voûté en berceau et la base du clocher est voûtée d'arêtes ; toutes les autres travées sont voûtées sur croisées d'ogives. Les voûtes du croisillon et de la chapelle nord datent du XIIIe siècle et retombent sur des chapiteaux à crochets. Le clocher en bâtière central est considéré comme étant l'un des plus anciens du Vexin français. Chacune des quatre faces de son unique étage est flanquée de colonnettes aux chapiteaux sculptés en feuilles plates, et ajourée de deux baies plein cintre, également cantonnées de colonnettes à chapiteaux et décorés de tores. Une corniche de modillons sculptés en masques court autour. La base du clocher n'a pas changé d'aspect depuis les origines et présente des chapiteaux de motifs variés : feuilles d'eau, entrelacs, volutes, dessins, personnages et animaux. Quant à la nef, elle imite le style roman et s'ouvre à l'ouest par un portail gothique, qui se trouvait initialement sur le mur gouttereau sud de l'ancienne nef[6],[7].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Mairie, rue des Vallées (RD 205) : Cette maison au pignon aigu recouvert de bois était le pavillon de la bijouterie à l'Exposition spécialisée de 1937 de Paris[7]. Démontée et reconstruite, elle a été offerte par Henri Blum, le maire de l'époque.
  • Croix de cimetière : Il présente un décor filigran en fer forgé.
  • Lavoir couvert en atrium : Son bassin est alimenté par l'eau pluviale grâce à un système de rigoles. Le toit à quatre versants prend appui sur quatre poteaux en fonte. Des murs ferment le lavoir de trois côtés[7].
  • Fontaine publique de 1874, rue de l'Aubette (RD 43), au carrefour avec la RD 205.
  • Château de Rueil du XVIIIe siècle, reconstruit par la famille Choppin de Seraincourt au XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Jean-Georges Cabanis (1757-1808), médecin, physiologiste et philosophe mort au hameau de Rueil ;
  • Charles Maurice Donnay (1859-1945), auteur dramatique, résidait au prieuré de Gaillonnet ;
  • Louis Friant (1758-1829), général d'Empire, résidait au prieuré de Gaillonnet, est mort à Seraincourt :
  • Pola Negri (1894-1987), actrice polonaise du cinéma muet, se maria à Seraincourt et résidait au château de Rueil.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Seraincourt (Val-d'Oise).svg Seraincourt
  • Les armoiries ont été cédées officiellement par monsieur Jean Choppin de Seraincourt le 17 juin 1976. Elles peuvent se
    lire ainsi : D'azur au chevron d'or, accompagné de trois palmes d'argent, les deux du chef adossées, surmonté d'une
    anémone du même
    ou « D'azur au chevron d'or, surmonté d'une anémone d'argent tigée de même
    et accompagnée de trois palmes d'argent ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Seraincourt sur Géoportail.
  2. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012
  5. « Notice no PA00080209 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Bernhard Duhamel, Guide des églises du Vexin français : Seraincourt, Paris, Éditions du Valhermeil,‎ 1988, 344 p. (ISBN 2-905684-23-2), p. 288-290.
  7. a, b et c Jacques Sirat et Stéphane Gasser, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Seraincourt », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 1008-1009 (ISBN 2-84234-056-6).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]