Nathalie Delattre

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Nathalie Delattre
Illustration.
Nathalie Delattre, dans les jardins de l'Hôtel de Ville de Bordeaux.
Fonctions
Sénatrice de la Gironde
En fonction depuis le
(1 an et 16 jours)
Groupe politique RDSE
Prédécesseur Xavier Pintat
Conseillère métropolitaine de Bordeaux Métropole
En fonction depuis le
(10 ans, 6 mois et 26 jours)
Président Alain Juppé
Conseillère municipale de Bordeaux
En fonction depuis le
(10 ans, 7 mois et 8 jours)
Élection 9 mars 2008
Réélection 23 mars 2014
Maire Alain Juppé
Conseillère régionale de Nouvelle-Aquitaine

(1 an, 10 mois et 10 jours)
Élection 13 décembre 2015
Président Alain Rousset
Adjointe au maire de Bordeaux

(9 ans et 7 mois)
Maire Alain Juppé
Co-secrétaire générale du Mouvement radical
En fonction depuis le
(10 mois et 8 jours)
Avec Guillaume Lacroix
Président Laurent Hénart
Sylvia Pinel
Prédécesseur Aucun
Secrétaire générale du Parti Radical

(3 ans, 5 mois et 4 jours)
Président Laurent Hénart
Prédécesseur Laurent Hénart
Successeur Aucun (parti fusionné dans le Mouvement radical)
Biographie
Date de naissance (49 ans)
Lieu de naissance Aubervilliers (Seine-Saint-Denis)
Nationalité française
Parti politique Parti radical-UDI
Mouvement radical (depuis 2017)
Diplômée de IEJE de Périgueux

Nathalie Delattre est une femme politique française, née le 2 décembre 1968 à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). Co-secrétaire générale du Mouvement Radical, elle est sénatrice de la Gironde, ex-conseillère municipale de Bordeaux, et ex-conseillère de Bordeaux Métropole.

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (octobre 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Nathalie Delattre a grandi à Périgueux (Dordogne). Son père, retraité, était représentant en outillage et sa mère, retraitée, femme de ménage. Ses années lycée, qu'elle passe au sein du lycée Laure-Gatet, voient émerger son goût pour la politique à l'occasion d'une table ronde sur la loi Devaquet, où elle représente les lycéens.[réf. nécessaire]

Elle est titulaire d'un DEUG obtenu en 1988 à l'Institut d’études juridiques et économiques de Périgueux (devenu DEJEP), où elle crée l'amicale de droit et en assure la présidence pendant deux ans[réf. nécessaire]. Elle continuera à s'engager dans la vie associative à Bordeaux, où elle prépare en 1989 une licence de droit à la faculté. Présidente de l'amicale des étudiants, elle anime une équipe de cinq salariés dans une association qui compte 1500 membres, et siège au conseil d'administration de l'Université Bordeaux I.

Inscrite en maitrise de droit à l'université Lumière Lyon II, elle ne peut poursuivre ses études du fait d'une activité professionnelle chronophage.[réf. nécessaire]

En 2006, elle obtient un diplôme universitaire d'aptitude à la dégustation des vins, mention bien.[réf. nécessaire]

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

De 1992 à 1993, Nathalie Delattre est collaboratrice juridique de la Maison du bâtiment, des travaux publics et des transporteurs routiers de la Dordogne.

En 1994, elle devient assistante parlementaire du député radical Jean-Pierre Calvel (7e circonscription du Rhône). Elle suit particulièrement les dossiers relatifs à l'insertion et à la première expérience professionnelle des jeunes.

À partir de 1996, elle travaille au Conseil régional d'Aquitaine. Elle y est déléguée territoriale au sein de la direction de la formation professionnelle et de l'apprentissage. En 2000, elle devient responsable de la division études et conseil auprès de la sphère publique dans le cabinet Consulting européen.

À partir de 2003, elle devient viticultrice aux côtés de son compagnon et s'investit dans le développement commercial de leur exploitation[1].

Engagement associatif[modifier | modifier le code]

En 1998, elle devient membre de l'association VMEH[réf. nécessaire], avec laquelle elle effectue des visites auprès de malades hospitalisés, notamment à l'Hôpital Saint-André de Bordeaux. Elle développe au sein de l'association la section des « dormeuses », bénévoles qui veillent auprès des enfants malades du service pédiatrique de l'Hôpital Pellegrin, à Bordeaux. En 2004, elle devient présidente de VMEH Gironde[2]. Elle devient membre du conseil d'administration du CHU de Bordeaux et de l'Institut Bergonié.

En novembre 2007, elle est nommée par le préfet de la région Aquitaine au conseil économique et social de la région Aquitaine, dans le collège 3, en représentation de l'association VMEH.

En 2012, elle devient au titre de son engagement associatif chevalier dans l'Ordre national du mérite.

Parcours politique[modifier | modifier le code]

Une jeunesse politique en Dordogne auprès d'Yves Guéna[modifier | modifier le code]

Dès l'âge de 15 ans, Nathalie Delattre s'engage à Périgueux aux côtés d'Yves Guéna, figure du gaullisme et alors président départemental du RPR.

En 1989, elle poursuit son engagement au parti radical et devient, en 1990, responsable des jeunes de la fédération de la Gironde. Dès 1991, elle intègre le comité exécutif du parti.

En 2002, elle est candidate aux élections législatives dans la première circonscription de la Dordogne, avec l'investiture unique du parti radical, de l'UMP et de l'UDF. Elle obtient au second tour 48,7 % des voix face au député sortant, Michel Dasseux (PS).

Un engagement politique en Gironde, avec Alain Juppé[modifier | modifier le code]

Alain Juppé, Nathalie Delattre, et les élus du Conseil municipal de Bordeaux

En 2007 elle est candidate aux élections législatives sur la quatrième circonscription de la Gironde. Elle obtient 40,5 % au second tour.

Depuis 2008, Nathalie Delattre est élue à la Ville de Bordeaux, aux côtés d'Alain Juppé, qui la nomme maire adjointe du quartier Bordeaux maritime[3] et est élue conseillère communautaire à la Communauté urbaine de Bordeaux (devenue Bordeaux Métropole). La même année, elle est candidate aux élections cantonales sur le canton de Bordeaux 1, où elle parvient à se qualifier au second tour, que le conseiller général sortant remportera.

En septembre 2014, elle est candidate aux élections sénatoriales sur la liste « Unis pour la Gironde », en 4e position. Cette liste obtiendra 47,80 % des suffrages exprimés[4].

En décembre 2015, Nathalie Delattre est élue conseillère régionale UDI de Nouvelle-Aquitaine. Elle devient vice-présidente du groupe Union des démocrates et indépendants[5], présidé par le maire d'Agen, Jean Dionis du Séjour. Au nom du groupe, ils portent tous deux plainte à Bordeaux contre les irrégularités constatées par la Chambre régionale des comptes dans l'affaire de la gestion des comptes de l'ancienne région Poitou-Charentes[6].

Le , elle devient sénatrice de la Gironde à la suite de la démission de Xavier Pintat, l'un des 41 sénateurs à avoir choisi de privilégier ses mandats locaux en vertu de la loi du 14 février 2014 sur le non-cumul des mandats en France[7],[8]. Elle quitte dès lors ses fonctions d'adjointe au maire de Bordeaux et de conseillère régionale.

Elle devient en 2018 coprésidente de l'Association nationale des élus de la vigne et du vin[9].

Une filiation au parti radical et à ses valeurs[modifier | modifier le code]

Encartée au parti radical depuis 1989, elle est membre du comité exécutif du parti depuis 1991.

Journées d'été du radicalisme et des progressistes, le 17 septembre 2017 à Montpellier.

En 2003, elle devient vice-présidente nationale du parti radical. Elle est à la tête de la fédération du parti radical de la Gironde de 2010 à novembre 2015.

Après le retrait de Jean-Louis Borloo pour raisons de santé, elle est élue, en juillet 2014, secrétaire générale du parti radical[10], aux côtés de Laurent Hénart. Le ticket Hénart-Delattre obtient 61 % des voix face à Rama Yade.

En février 2015, elle devient présidente de la fédération girondine de l'Union des démocrates et indépendants, fondée par Jean-Louis Borloo, et dont le parti radical est membre fondateur.

Dans le cadre de la réunion du parti radical et du Parti radical de Gauche au sein du mouvement radical, social et libéral , elle choisit alors de siéger au Sénat au sein du au groupe historique des radicaux, le Rassemblement démocratique et social européen.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en-US) « Domaine de Bellevue | Cadillac, Bordeaux, France », sur Domaine de Bellevue | Cadillac, Bordeaux, France (consulté le 31 mai 2017)
  2. « Site de la V.M.E.H-33 », sur www.vmeh-33.org (consulté le 31 mai 2017)
  3. « Mairie de quartier Bordeaux maritime », sur Site officiel de la ville de Bordeaux (consulté le 31 mai 2017)
  4. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections sénatoriales 2014 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Senatoriales/elecresult__SN2014 (consulté le 31 mai 2017)
  5. « UDI Nouvelle-Aquitaine | Le site officiel des élus au Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine – Le site officiel des élus au Conseil Régional de Nouvelle-Aquitaine », sur udi-alpc.fr (consulté le 31 mai 2017)
  6. « Gestion de l’ex Poitou-Charentes : le groupe UDI à la Région dépose plainte » (consulté le 31 mai 2017)
  7. Alexandre Poussart, « Non cumul des mandats : 41 sénateurs ont quitté le Sénat », sur Public Sénat, .
  8. « Avis de démission de sénateurs », sur Journal officiel de la République française, .
  9. Yves Maugue, « Grêle dans le vignoble bordelais : Nathalie Delattre invitée de la matinale de France Bleu Gironde », France Bleu,‎ (lire en ligne)
  10. « Equipe Nationale », sur partiradical.net (consulté le 31 mai 2017)