Virginie Rozière

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Virginie Rozière
Illustration.
Virginie Rozière en 2018
Fonctions
Co-présidente des Radicaux de gauche
En fonction depuis le
(3 ans, 4 mois et 28 jours)
Avec Stéphane Saint-André
Prédécesseur Parti créé
Conseillère régionale d'Occitanie
En fonction depuis le
(5 ans, 4 mois et 8 jours)
Président Carole Delga
Groupe politique Radicaux
Députée européenne

(5 ans)
Élection 25 mai 2014
Circonscription Sud-Ouest
Législature 8e
Groupe politique S&D
Biographie
Date de naissance (44 ans)
Lieu de naissance Montpellier (Hérault, France)
Nationalité Française
Parti politique PRG (jusqu'en 2017)
LRDG (depuis 2017)

Virginie Rozière, née le à Montpellier, est une femme politique française. Elle est élue députée européenne en 2014 puis conseillère régionale d'Occitanie en 2016. Elle est co-présidente des Radicaux de gauche, scission du Parti radical de gauche qu'elle a co-fondé avec Stéphane Saint-André en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Virginie Rozière est issue d'une famille d'enseignants chercheurs[réf. nécessaire].

Elle est ceinture noire 3e dan de judo[1].

Après sa scolarité effectuée à Montpellier, elle intègre l'École polytechnique puis travaille au ministère de la Défense où elle est chargée de la réalisation de l'Espace partenaires du portail de l'armement[2].

De 2010 à 2012 elle travaille en tant qu’administratrice auprès du secrétariat de la commission IMCO du Parlement européen. Elle revient en France et devient directrice adjointe de cabinet de Sylvia Pinel au ministère de l'Artisanat, du Commerce et du tourisme[3],[1].

co-Présidente du parti Les Radicaux de Gauche[modifier | modifier le code]

En , après la réunification du Parti radical et du Parti radical de gauche au sein du Mouvement radical, qu'elle condamne, elle fonde avec Stéphane Saint-André Les Radicaux de gauche[4].

En réaction, Sylvia Pinel décide de les démettre de leurs fonctions au sein du PRG et annonce son intention de porter plainte contre l'utilisation de la marque PRG[5], le 12 février 2021 le jugement du tribunal de Paris[6],[7] rétablit la propriété de la marque Les Radicaux de Gauche au mouvement du même nom co-présidé par Virginie Rozière et Stéphane Saint-André.

Élections européennes 2014[modifier | modifier le code]

À la suite d'un accord électoral conclu fin 2013 entre le Parti socialiste (PS) et le Parti radical de gauche (PRG)[8], elle est investie comme tête de liste dans la circonscription Sud-Ouest lors des élections européennes[9] et est élue députée européenne avec 15,73 % des suffrages.

Députée européenne 2015-2019[modifier | modifier le code]

Elle est membre de la Commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, de la Commission des pétitions, de la Commission spéciale sur la criminalité financière, la fraude fiscale et l'évasion fiscale et de la Délégation pour les relations avec le Japon[10].

Virginie Rozière est chargée en de la rédaction d’un rapport sur l’extension de la protection des indications géographiques aux produits non agricoles au Parlement européen[11].

Virginie Rozière fait partie de la liste des 19 députés européens qui font l'objet d'une enquête d'abus de confiance[12]. Elle dénonce une « manœuvre grossière » orchestrée par une dénonciation du Front national[13].

En , elle fait adopter un rapport pour la protection des lanceurs d'alerte[14],[15].

Début 2019, elle soutient l'adoption d'un amendement au Parlement obligeant les plateformes recueillant des avis sur internet à présenter aux internautes les modes de notation et de vérification des avis, afin d'éviter les faux avis[16],[17].

Soutien de la directive européenne instituant des droits voisins pour la presse et les éditeurs[18],[19], elle critique l'attitude de Google et YouTube sur le sujet, qui y sont opposés. Elle dénonce alors « une grande campagne de désinformation sur les droits d’auteur » de leur part[20].

En avril 2019 la Directive pour la protection des lanceurs d'alerte, pour lequel Virginie Rozière rapporteure pour le Parlement Européen, est adopté[21].

Élections régionales 2015[modifier | modifier le code]

Le , elle est élue conseillère régionale sur la liste de Carole Delga en région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées.

Vice-présidente de la Région en charge de l'économie touristique et Présidente du comité régional du tourisme (CRT), elle fait partie des destinataires d'une lettre ouverte parue en sur le blog éditorial de la rédaction de Mediapart[22]. Cette « Lettre à Carole Delga : votre paradis touristique contribue à l’enfer climatique », est notamment signée par des élus d'Occitanie et des scientifiques dont des ingénieurs de Météo France. Ils y dénoncent les nuisances écologiques de la politique touristique de la région Occitanie et en particulier de la politique des Grands sites Occitanie. Ils mettent en cause le discours officiel de la Région autour du "slow tourisme" qui est, selon eux, incompatible avec le travail de promotion mené par Virignie Rozière à travers le CRT, organisme qu'elle préside[23],[24],[25],[26],[27].

Municipales 2020[modifier | modifier le code]

À l'occasion des élections municipales de 2020 à Montpellier, elle et son mouvement s'engagent d'abord derrière l'entrepreneur milliardaire Mohed Altrad, avant de quitter la liste en en dénonçant une trop grande proximité avec LREM[28]. Elle rejoint avec LRGD la liste de la candidate EÉLV Clothilde Ollier, maintenant leurs présence sur la liste après que le parti écologiste ait retiré l'investiture à sa candidate[29]. Au soir du premier tour la liste obtient 7,25 % et constitue un rassemblement avec deux autres listes citoyennes placées sous les 10 % (celle de Rémi Gaillard et la liste « NousSommes ». Leur alliance représente plus de 25 % des voix du premier tour. Après plusoieurs semaines, les trois listes annoncent leurs fusion avec la liste de Mohed Altrad, qui a obtenu 13 % et peut se maintenir, obtenant un potentiel arithmétique de plus de 40 %[30]. Virginie Rozières reste présente sur la liste de fusion, mais le soir du second tour l'alliance n'obtient que 18,12 %, terminant troisième et dernière, avec 6 élus. Madame Rozière, en 20ème place, n'est pas élue[31].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Virginie Rozière (PRG), une judokate aux européennes - Parti Radical de Gauche », sur www.planeteradicale.org, (consulté le 15 décembre 2015).
  2. « Le portail de l’armement: Espace Partenaires », sur www.ixarm.com (consulté le 15 décembre 2015).
  3. « Virginie Rozière candidates auc élections européennes 2014 », sur aufeminin, (consulté le 15 décembre 2015).
  4. « Virginie Rozière acte la scission des Radicaux », sur tarbes7.fr, .
  5. « En créant son parti, Stéphane Saint-André s’attire les foudres du Parti radical de gauche », sur La Voix du Nord, (consulté le 16 décembre 2017).
  6. « Le tribunal judiciaire de Paris donne raison aux Radicaux de Gauche dans un conflit sur l’usage du nom du parti », sur Les Radicaux de Gauche, (consulté le 5 mars 2021)
  7. Tribunal Judiciaire de Paris, « Jugement 12 février », sur lesradicauxdegauche.fr
  8. « Virginie Rozière, collaboratrice de Sylvia Pinel, tête de liste PRG/PS aux Européennes dans le sud-ouest », sur France 3 Midi-Pyrénées, (consulté le 15 décembre 2015).
  9. « Liste Choisir notre Europe, circonscription Sud-Ouest », sur interieur.gouv.fr, (consulté le 15 décembre 2015).
  10. « Virginie Rozière », sur la base de données des députés au Parlement européen.
  11. « Virginie Rozière en charge d'un nouveau rapport », sur www.virginieroziere.eu, (consulté le 5 mars 2015).
  12. « Montpellier : l'eurodéputée Virginie Rozière dément les soupçons d'emploi fictif », sur midilibre.fr, (consulté le 30 octobre 2018).
  13. « Visée par une enquête, l'eurodéputée du sud-ouest Virginie Rozière dénonce une “manoeuvre grossière” », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le 30 octobre 2018).
  14. « Protection et soutien aux lanceurs d’alerte dans toute l’UE », europarl.europa.eu, 20 novembre 2018.
  15. Vincent Coste, « Lanceurs d’alerte : le rapport de Virginie Rozière adopté », midilibre.fr, 22 novembre 2018.
  16. « Les faux avis sur internet seront repérables », ledauphine.com, 23 janvier 2019.
  17. Philippe Rioux, « Internet : les faux avis clients seront désormais repérables », ladepeche.fr, 22 janvier 2019.
  18. « À Bruxelles, bataille féroce autour de la réforme du droit d'auteur », rtl.be, 28 août 2018.
  19. « Pourquoi les géants d'Internet redoutent la directive européenne sur le droit d'auteur », france24.com, 29 juin 2018.
  20. Philippe Rioux, « YouTube et Google mènent une campagne de désinformation et de manipulation selon Virginie Rozière », ladepeche.fr, 21 janvier 2019.
  21. « Protection des lanceurs d’alerte: nouvelles règles adoptées à l’échelle de l’UE | Actualité | Parlement européen », sur www.europarl.europa.eu, (consulté le 5 mars 2021)
  22. Les invités de Mediapart, « Lettre à Carole Delga: votre paradis touristique contribue à l’enfer climatique », sur Club de Mediapart (consulté le 3 mars 2020)
  23. « Occitanie : des élus et des citoyens interpellent Carole Delga sur sa politique touristique qualifiée de "climaticide" », sur France 3 Occitanie (consulté le 3 mars 2020)
  24. « Carole Delga interpellée sur la politique touristique de la région Occitanie », sur France Bleu, (consulté le 3 mars 2020)
  25. « Occitanie. Un collectif dénonce la politique touristique "climaticide" de la Région », sur actu.fr (consulté le 3 mars 2020)
  26. « Occitanie : La Région accusée de mener une politique touristique climaticide »
  27. « Est-il possible de concilier écologie et tourisme de masse ? En Occitanie, un collectif dénonce l'ambition touristique de la Région »
  28. « Montpellier : Virginie Rozière et les Radicaux de Gauche lâchent Mohed Altrad », Midi Libre, 16 décembre 2019, consulté le 04 août 2020.
  29. « Virginie Rozière maintient son soutien et sa candidature sur la liste L’Écologie en Commun », site des Radicaux de Gauche, 19 janvier 2020, consulté le 04 août 2020
  30. « Municipales à Montpellier : une alliance à quatre, le coup de poker de Mohed Altrad », sur midilibre.fr (consulté le 4 août 2020)
  31. « Résultats des municipales de 2020 à Montpellier », sur le site du Monde, consulté le 04 août 2020

Ouvrage[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]