M'jid El Guerrab

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M'jid El Guerrab
Image illustrative de l'article M'jid El Guerrab
Fonctions
Député de la 9e circonscription des Français établis hors de France
En fonction depuis le
(3 mois et 3 jours)
Élection
Législature XVe législature
(Cinquième République)
Groupe politique REM (2017)
NI (depuis 2017)
Prédécesseur Pouria Amirshahi
Biographie
Date de naissance (34 ans)
Lieu de naissance Aurillac (France)
Nationalité Français
Marocain
Parti politique PS (1997-2017)
LREM (2017)
SE (depuis 2017)
Diplômé de Science Po Aix
Profession Chef de service Presse à Caisse des dépôts et consignations

M'jid El Guerrab, né le à Aurillac en France, est un homme politique français.

Après avoir milité au Parti socialiste, il rejoint l'équipe de campagne de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle de 200, puis intègre le cabinet de Jean-Pierre Bel, alors président socialiste du Sénat.

Il est élu en juin 2017 député de la neuvième circonscription des Français établis hors de France et siège au sein du groupe parlementaire de La République en marche !, puis en tant que député non-inscrit, après sa mise en examen pour « violences ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Origine et carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Né à Aurillac (Auvergne), de parents marocains, il grandit dans une famille nombreuse (5 frères et 2 sœurs)[réf. nécessaire], il est fils d'un bûcheron[1] ayant immigré en France depuis son village de Aït Ishaq, dans les montagnes berbères[Quoi ?] du Maroc.[réf. nécessaire]

Il adhère au Parti socialiste à l'âge de quatorze ans.

À la suite de ses études à l'Institut d'études politiques d'Aix-en-Provence[2], il rejoint en le cabinet de Ségolène Royal à la Région Poitou-Charentes en tant que conseiller en charge de la communication.

Lors de la campagne des élections présidentielles de 2007, il devient le responsable de la cellule de riposte et de veille pour Ségolène Royal. En 2008, il est nommé coordinateur de la communication du Groupe socialiste du Sénat.

En 2011, M'jid El Guerrab intègre le cabinet de Jean-Pierre Bel à la présidence du Sénat lorsque la gauche y devient majoritaire pour la première fois de l'histoire de la Ve République.

En 2012, il entre au cabinet de Thierry Repentin, ministre de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage puis ministre des Affaires européennes.

En 2013, il crée un cabinet de conseil en France et au Maroc et travaille auprès de différentes personnalités politiques, institutionnelles et médiatiques[évasif]. En parallèle, il enseigne à l'IEP d'Aix-en-Provence « le développement durable en Méditerranée » et intervient également dans différentes grandes écoles au Maroc[réf. nécessaire][réf. nécessaire]

Auparavant parachuté à la section d'Aurillac, il rejoint en 2013 la section de Bagnolet (Seine-Saint-Denis) où il fait adhérer des proches afin de tenter de remporter, en vain, la tête de liste. Il s'investit peu dans la campagne qui suivra et verra cependant le succès de la liste socialiste[3].

En 2014 il devient attaché de presse à la Caisse des dépôts et consignations. Il est nommé chef du service presse en septembre 2015, mais quitte la Caisse des dépôts fin mars 2017 pour rejoindre REM.

En septembre , il cosigne l’appel des 41 « Nous, Français et musulmans, sommes prêts à assumer nos responsabilités »[4].

Il a publié une tribune sur la création d'une Communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique (CEMTER) dont les principaux co-signataires sont Jean-Louis Borloo, ancien ministre d'État, président d'Énergies pour l'Afrique, Yann Arthus-Bertrand, réalisateur, Philippe Douste-Blazy, ancien ministre, Jean-Pierre Bel, ancien président du Sénat et François Rebsamen, ancien ministre[5].

Il cosigne avec plusieurs autres personnalités une tribune pour la mise en place d’un Parlement pour la paix en Méditerranée[6].

Élections législatives de 2017[modifier | modifier le code]

Après avoir été membre du Parti socialiste à la section PS de Bagneux (Hauts-de-Seine), il obtient en septembre 2016 son rattachement à la section de Casablanca, dans le but d'être candidat à l'investiture[7] pour être député de la 9e circonscription des Français établis à l’étranger, couvrant le Maghreb et Afrique de l'Ouest, dont le sortant Pouria Amirshahi ne se représente pas. Il participe à la primaire militante du PS à l'automne 2016, mais voyant ses chances d'être désigné candidat dans cette circonscription s'amenuiser, il courtise En marche ! et annonce le retrait de sa candidature le [3].

Fin décembre 2016, à l'issue de la désignation de Didier Le Bret (vainqueur avec 57 % des suffrages militants et investi par le Parti socialiste à la convention d’investiture du 17 décembre 2016), M’jid El Guerrab indique rejoindre En marche !. Le 16 mai 2017, Didier Le Bret saisit les instances nationales du PS pour demander formellement l'exclusion de M'jid El Guerrab, ce dernier n'ayant en réalité jamais signifié sa démission à sa fédération[8].

Malgré le soutien des sénateurs Gérard Collomb et Bariza Khiari[3], REM investit dans un premier temps Augustin Augier, lequel décline l'investiture. Le parti désigne alors la sénatrice (ex-Europe Écologie Les Verts et Mouvement démocrate) de Paris Leila Aïchi[9], candidate au nom de l'accord avec le MoDem, avant de se rétracter après une polémique sur les positions internationales de cette dernière et sa possible sympathie pour le Front Polisario et le refus d'El Guerrab de retirer sa candidature. Elle reste malgré tout juridiquement candidate de REM, étant déjà enregistrée légalement sous cette étiquette auprès du ministère de l'Intérieur[10]. M'jid El Guerrab reçoit entre temps le soutien de REM, se présentant comme le « candidat de la majorité présidentielle », mais est l'objet d'une campagne hostile au Maroc[3].

Bl Guerrab est élu député au second tour avec 59,66 % des suffrages face à Leila Aïchi[11].

Alors que le vote électronique a été abandonné[12] pour des raisons de sécurité lors du scrutin, l'abstention atteint 88,9 % dans la neuvième circonscription des Français établis hors de France, faisant de cette circonscription le record d'abstention des élections législatives de 2017[13].

Carrière de député[modifier | modifier le code]

Il prend ses fonctions le . À l'été 2017, il devient rapporteur du volet habitat de la loi finances 2018[1].

Affaire judiciaire[modifier | modifier le code]

Le 30 août 2017, rue Broca, à Paris, une altercation l'oppose au socialiste Boris Faure, premier secrétaire de la Fédération PS des Français de l'étranger[14]. Les deux hommes se connaissent de longue date pour avoir milité au sein de la même section socialiste[15],[16]. Ils sont en mauvais termes depuis l'année précédente à la suite d'accusations de tricheries au sein du Parti socialiste pour la désignation du candidat à l'élection législative[17].

M'Jid El Guerrab et son entourage affirment que Boris Faure aurait pris à partie et insulté le député, ce qui est réfuté par les proches du responsable socialiste[18]. Le parlementaire assène deux coups de casque sur le crâne du socialiste[17] qui est hospitalisé en soins intensifs[19]. Le , M'Jid El Guerrab suspend son appartenance au parti et au groupe parlementaire REM avant de se rendre dans un commissariat, où il est placé en garde à vue, assisté par les avocats Yassine Yakouti et Éric Dupond-Moretti[20],[21]. Il est mis en examen le lendemain pour « violences volontaires avec arme par destination »[22].

Le 5 septembre 2017, alors qu'il risque d'être exclu de son parti, il décide de démissionner de La République en marche ! et de son groupe parlementaire tout en restant député[23]. Il siège depuis avec les non-inscrits.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « M'Jid El Guerrab : de l'ambition féroce à l'explosion en vol », sur Marianne (consulté le 7 septembre 2017)
  2. L'Aurillacois M’Jid El Guerrab est candidat sur la 9e circonscription des Français établis hors de France
  3. a, b, c et d Nathalie Raulin, « M’jid El Guerrab, un député entre blessures et coups », liberation.fr, (consulté le 18 septembre 2017)
  4. https://www.lejdd.fr/Societe/Religion/TRIBUNE-Nous-Francais-et-musulmans-sommes-prets-a-assumer-nos-responsabilites-800095
  5. « Pour la création d'une communauté euro-méditerranéenne pour la transition énergétique », huffpostmaghreb.com (consulté le 19 juin 2017)
  6. https://www.parlementmediterraneen.fr/
  7. « M’jid El Guerrab : candidat pour incarner l’espérance républicaine pour les Français de l’étranger », sur algerie-focus.com,
  8. Boris Faure, « M'jid El Guerrab, portrait d'un opportuniste ordinaire », Club de Mediapart,‎ (lire en ligne)
  9. « Bronca après l'investiture de Leïla Aïchi »
  10. « France : la République en marche ! lâche Leïla Aïchi, une de ses candidates aux législatives - JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne)
  11. « Accueil », Leila Aïchi, Sénatrice de Paris,‎ (lire en ligne)
  12. Damien Leloup, « Législatives : les Français de l’étranger privés de vote électronique pour des raisons de sécurité », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  13. « Les députés les plus mal élus », sur Libération.fr,
  14. « Un député macroniste a frappé à coups de casque un responsable du PS », leparisien.fr,‎ 2017-08-30cest22:46:55+02:00 (lire en ligne)
  15. « Un cadre du PS en soins intensifs après une agression par un député LRM », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  16. « Exclusif - Un député LREM frappe à la tête un responsable PS à coups de casque en plein Paris », Marianne,‎ (lire en ligne)
  17. a et b Aziz Zemouri, « Agression d'un cadre du PS : les explications du député LREM », Le Point,‎ (lire en ligne)
  18. « Exclusif - Un député LREM frappe à la tête un responsable PS à coups de casque en plein Paris », Marianne,‎ (lire en ligne)
  19. « Le responsable PS agressé par un député LREM est en soins intensifs », Marianne,‎ (lire en ligne)
  20. http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-depute-qui-a-frappe-un-cadre-du-ps-se-met-en-conge-de-lrem-01-09-2017-7228680.php
  21. « Agression d'un cadre du PS : le député LREM M'jid El Guerrab placé en garde à vue », France bleu,‎ (lire en ligne)
  22. « Le député LREM M'jid El Guerrab mis en examen », sur lesechos.fr (consulté le 6 septembre 2017)
  23. « M'Jid El Guerrab démissionne de LREM mais reste député », Libération.fr,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]