Un condé

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Un condé
Réalisation Yves Boisset
Scénario Yves Boisset,
Claude Veillot &
Sandro Continenza (non crédité)
Acteurs principaux
Sociétés de production Empire Films, Stéphan Films
Pays d’origine Drapeau de la France France, Drapeau de l'Italie Italie
Genre Policier
Durée 95 min
Sortie 1970

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Un condé est un film d'Yves Boisset réalisé en 1970.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Barnero est un flic amer travaillant dans une ville qu'il juge pourrie. Il assiste écœuré à la montée en puissance de Tavernier dit le Mandarin, implanté dans l'immobilier depuis son retour d'Indochine. Ce dernier est un fasciste doublé d'un truand. Il commence une carrière politique locale et en sous main, il développe le racket et le trafic de drogue, sans pour autant être inquiété car il ne se mouille pas directement et dispose d'appuis. Ses hommes de mains, dirigés par Beausourire, exercent des pressions sur Dassa, le propriétaire d'une boîte, afin que celui-ci accepte d'ouvrir son établissement à la vente de drogue. Dassa est agressé une première fois et son ami Dan Rover lui offre de l'aider. Dassa ne craint pas les pressions du Mandarin qu'il sous-estime. Quand Dassa est exécuté, son ami Dan se reproche de n'avoir pas su le convaincre. Hélène, la sœur de Roger Dassa, arrive de Londres. Elle refuse de rencontrer Dan, car elle l'accuse d'être le responsable des ennuis de son frère.

Peu de temps après, Beausourire se présente à la boîte de Dassa et rencontre Hélène qui a pris la succession de l'affaire. À son tour elle refuse de coopérer : les truands la frappent et saccagent l'établissement. Refusant de faire intervenir la police, Hélène accepte la protection de Dan et de ses amis. Dan appelle Villetti, avec lequel Dassa et lui ont baroudé en Afrique. Villetti a la réputation d'être un dur. Dan et lui décident de tuer le Mandarin à la fermeture de son cercle de jeu, tard dans la nuit. De son côté, Barnero surveille discrètement Tavernier pour le coincer. Il reçoit la visite de Favenin, un flic aigri, muté pour son indiscipline et avec lequel il a travaillé. L'un et l'autre partagent le même désir : lutter contre la corruption.

Barnero et Favenin sont en observation au moment du règlement de comptes entre le clan Dassa et le Mandarin. Favenin pousse alors son collègue à intervenir. Celui-ci est tué en cherchant à entraver la fuite de Rover et de Villetti. À partir de cet instant, Favenin demande à diriger l'enquête pour venger son ami. Il agit alors seul, en dehors des lois, et réalise son projet de nettoyer la « crasse ».

Autour du film[modifier | modifier le code]

La violence du personnage a conduit Raymond Marcellin, alors ministre de l'Intérieur, à tenter d'obtenir l'interdiction du film ; l'affaire a constitué une publicité et participé au succès de ce dernier [1]. La mort accidentelle de Théo Sarapo le 29 août 1970 retarde la sortie du film de 3 mois.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anaïs Kien et Charlotte Roux., Histoire d’Un Condé, ou les nuits sans sommeil de Raymond Marcellin. France Culture, mardi 21 octobre 2008, dans l'émission La Fabrique de l'Histoire
  2. (fr) Jp's Box-office. Consulté le .
  3. http://www.cnc.fr/web/fr/rechercher-une-oeuvre/-/visa/36637

Lien externe[modifier | modifier le code]