Le Clan des Siciliens

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Le Clan des Siciliens
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Lino Ventura, Jean Gabin et Alain Delon lors du tournage du film, en mars 1969 à Rome.

Réalisation Henri Verneuil
Scénario Henri Verneuil
José Giovanni
Pierre Pelegri
Acteurs principaux
Sociétés de production Les Films du Siècle
Europa Films
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Policier
Durée 117 minutes
Sortie 1969

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Clan des Siciliens est un film policier franco-italien réalisé par Henri Verneuil et sorti le 5 décembre 1969.

Résumé[modifier | modifier le code]

À Paris, Roger Sartet, voleur de bijoux recherché pour avoir abattu deux policiers durant sa cavale, est arrêté et emmené au Palais de Justice pour y être interrogé par le juge d'instruction. Auparavant, Aldo et Sergio Manalese, membres de la famille mafieuse du même nom dirigée par Vittorio, le patriarche, se font passer pour un gardien de la paix et un prisonnier afin de glisser discrètement une petite scie à métaux dans la poche du manteau de Sartet. Après son interrogatoire, Sartet remonte dans le fourgon cellulaire qui le conduit en prison. Durant le trajet, le malfrat découpe le plancher en métal de son compartiment et parvient à s'y échapper grâce à une diversion d'autres membres des Manalese au nez et à la barbe des gendarmes, ce qui provoque la colère du commissaire Le Goff, qui l'avait traqué à la suite d'un cambriolage au cours duquel ses deux collègues ont été tués. Après l'évasion, Monique, la sœur de Sartet remet à Aldo un paquet contenant des timbres de grande valeur pour le travail effectué. Le fugitif est emmené en lieu sûr et rencontre Vittorio. Sartet lui parle d'un coup : voler une collection de bijoux exposée à la Galerie Borghèse de Rome. En effet, Sartet a partagé la cellule de l'ingénieur, impliqué dans la création du système de sécurité des lieux, avec lequel il s'est lié d’amitié et lui a donné les détails de l'exposition. Pour mettre au point ce plan, Vittorio fait appel à un vieil ami et complice new-yorkais, Tony Nicosia. Tony retrouve Vittorio à Rome et le duo visite les lieux. Tony fait comprendre à Vittorio que le casse est infaisable dans la Galerie et propose un autre moyen en dérober les bijoux : ils vont voler le butin durant le transfert de la collection en avion, qui doit être transférée vers New York. Pour ce faire, Nicosia envoie un de ses sbires, Jack, pilote d'avion porté sur la boisson.

Au même moment, Le Goff entame la traque de Sartet, qui a manqué de se faire arrêter dans une chambre d'hôtel par le commissaire et ses hommes. Devinant que le fugitif a besoin de faux papiers pour quitter le pays, il mène une enquête qui va le mener jusqu'aux Manalese et à leur entreprise de jeux d'arcade qui sert de couverture à leurs activités plus illégales. Tandis que Le Goff interroge Vittorio, Sartet quitte les lieux en voiture au nez et à la barbe du policier. Jeanne, femme d'Aldo et la seule française du clan, est de plus en plus attirée par Sartet. Installée avec lui dans une maison près de la frontière italienne, Jeanne aguiche ce dernier en bronzant nue. Sartet s'approche de Jeanne et l'embrasse fougueusement, quand Roberto, petit-fils de Vittorio et fils de Luigi, gendre de Vittorio, les surprend. Jeanne lui fait promettre de ne rien dire à ce sujet. À Rome, le clan des Siciliens enlève Edward Evans, diamantaire chargé du convoi, tandis que Sartet prend son identité et rejoint les autres officiels accompagnant les diamants sur un vol régulier à destination de New York via Paris, dont Jack, Jeanne, Vittorio et ses fils figurent également parmi les passagers. Quand la femme d'Evans arrive à l'aéroport et est à la recherche de son mari, Vittorio l'appelle de l'aéroport et lui fait croire que son mari est toujours à Rome et que son vol est reporté au lendemain.

Après avoir tenté de contacter l'hôtel de son mari à Rome et appris qu'il était parti, MMe Evans se rend à la police et identifie formellement Sartet comme l'un des hommes qu'elle a vus dans l'avion lors de son atterrissage à l'aéroport de Paris. Pendant ce temps, l'avion est en train de redescendre vers New York lorsque le gang le détourne, tenant son équipage sous la menace d'un revolver, tandis que Jack prend la place du co-pilote. Avertie de l'arrivée imminente de Sartet aux États-Unis, la police locale se rend à l'aéroport, tandis que l'avion atterrit sur une autoroute fermée par les membres locaux d'un gang. D'autres hommes de la mafia attendent dans des voitures et déchargent les diamants de l'avion avant de se séparer. Jack part pour le Canada et les Manalese retournent à Paris. Dans l’intention de s’installer à Veracruz, Sartet se cache à New York en attendant sa part du butin.

De retour chez eux, les Manalese regardent un soir un film à la télévision qui comprend la scène d’un couple s’embrassant sur une plage. En voyant la scène à l'écran, Roberto parle, devant Vittorio et les membres de la famille Manalese, de la ressemblance de la scène avec ce qu'il a vu entre Sartet et Jeanne. Jeanne nie les événements racontés par le garçon et tente de convaincre sa belle-famille qu'il ment, en vain. Ils attirent Sartet à Paris pour y encaisser sa part du butin. Jeanne appelle Monique pour l'avertir du piège. Monique l'attend à l'aéroport tout comme Aldo, Sergio et Luigi. Le Goff, grâce aux écoutes téléphoniques sur le lieu de travail de Monique, s'y rend également et fait arrêter les trois hommes du clan. Sartet, sentant le coup fourré, a embarqué sur un vol précédent.

Sartet contacte Vittorio pour récupérer sa part dans le butin des bijoux, et n'a aucun problème à le rencontrer. Accompagné de Jeanne, Vittorio se rend sur une route calme en dehors de la ville pour rencontrer Sartet. Après avoir donné l'argent qu'il lui doit, Vittorio tue Sartet et Jeanne de plusieurs balles de revolver. Vittorio rentre chez lui après avoir laissé derrière lui les deux corps, ainsi que l'argent de Sartet destiné à la police. Il rentre chez lui pour y être arrêté sans résistance par Le Goff.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Lieux de tournage[modifier | modifier le code]

  • 64, quai de Jemmapes à Paris : atelier et appartement des Manalese
  • Passage Delanos à Paris (10e) : Delon s'enfuit par la fenêtre
  • Devant le Palais de Justice de Paris[2], boulevard du Palais (Paris 4e) et café se trouvant angle de ce boulevard et de la rue de Lutèce. Le quai des Grands-Augustins (Paris 6e) est également visible.
  • Rue d'Alsace, à proximité de l'escalier : arrivée des policiers avec Lino Ventura à leur tête et poursuite de la fuite de Delon vers la gare de l'Est
  • Aqueduc, rue Paul Bert à Arcueil. Delon s'échappe par le plancher du fourgon Delahaye
  • Galerie Borghèse, à Rome (Italie)
  • Aéroport La Guardia, à New York (États-Unis)
  • Aérodrome du Bourget (l'avion de la compagnie imaginaire United Overseas Airlines est en réalité un Douglas Dc 8-33 de la compagnie UTA) aéroport d'Orly pour la façade
  • Près de la passerelle industrielle d'Ivry-Charenton
  • À l'est d'Agay : scène de plage entre Delon et Irina Demick (source: Google Earth). La villa en question est une location demandée par J. Gabin et censée se trouver à Menton (soit le plus près possible de la frontière avec l'Italie) alors qu'elle se trouve en réalité dans le Var sur la route côtière menant à Théoule-sur-Mer.
  • La scène de l'avion sur l'autoroute a été filmée sur l'aérodrome de Châteauroux-Déols dans l'Indre, source "l'Indre au cinéma" de Gérard Coulon aux éditions Alan Sutton
  • Un appartement Rue Bellini à Puteaux (près du quartier de La Défense) : scènes de la brasserie où travaille la sœur de Roger Sartet.
  • À noter que lorsque l'avion détourné survole New York en approche, on peut apercevoir à gauche le paquebot "FRANCE" qui est à quai. Il est reconnaissable à ses cheminées rouges.

Sortie et accueil[modifier | modifier le code]

Le Clan des Siciliens sort en salles en France le . Le film est immédiatement un succès puisqu'il se classe directement en tête du box-office parisien avec 104 287 entrées enregistrées dans les sept salles qui diffusent le long-métrage[3]. Le Clan des Siciliens reste en tête durant les deux semaines suivantes avec 177 940 entrées supplémentaires, portant le cumul à 282 227 entrées [3]. De la quatrième à la cinquième semaine, face à une reprise de Bambi des studios Disney, il chute en seconde position du box-office avec 194 097 entrées, portant le total à 476 324 entrées [3], avant de revenir en tête pour une seule semaine durant la première semaine de janvier 1970 (soit la sixième semaine), avec 61 995 entrées, portant le total à 538 919 entrées [3],[4]. Finalement, le film est un succès dans la capitale avec 1 437 435 entrées à Paris, dont 380 446 en banlieue[3]. Dans le reste de la France, le film est également un triomphe, puisque avec 3 387 150 entrées, il porte le total du film à 4 821 585 entrées[5].

En Espagne, il totalise 992 881 entrées[3]. En revanche, bien que Le Clan des Siciliens ait réussi à conquérir l'Europe[6], ce n'est pas le cas aux États-Unis, où il est distribué en salles dans la ville de New York le , car il n'a réussi qu'à engranger 3 millions de $[7],[8], dont 1 million de $ rien qu'en location ("rentals"), ce qui n'est pas un franc succès[6].

Autour du film[modifier | modifier le code]

Dans Astérix aux Jeux olympiques, quand César parle à lui-même, on entend le thème du film, puis César évoque quelques-uns des films dans lesquels joue Alain Delon, dont Le Clan des Siciliens

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Samuel Blumenfeld, « Delon en six films cultes 4|6 : Le Clan des Siciliens. Sacré couple avec Jean Gabin », Le Monde, Société éditrice du Monde, Paris, 27 juillet 2018, p.24-25, (ISSN 0395-2037)

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Dans le film Seuls Two réalisé en 2007 par Eric et Ramzy, on peut entendre le thème du Clan des Siciliens composé par Ennio Morricone.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]