La Chèvre

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La Chèvre
Description de l'image La Chèvre Logo.png.
Réalisation Francis Veber
Scénario Francis Veber
Acteurs principaux
Sociétés de production Gaumont
Fideline Films
Pays de production Drapeau de la France France
Genre Comédie
Sortie 1981

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Chèvre est un film français, réalisé par Francis Veber, sorti sur les écrans en 1981.

La très malchanceuse fille du grand PDG M. Bens se fait enlever alors qu'elle est en vacances au Mexique. Conseillé par le psychologue de son entreprise, son père envoie l'un de ses employés aussi malchanceux qu'elle, le comptable François Perrin, dans l'espoir qu'il lui arrive les mêmes malheurs qu'à sa fille, et qu'ainsi on puisse la retrouver. Le détective privé Campana, chargé de l'enquête malgré son scepticisme, devra donc faire équipe avec Perrin, ce qui ne lui sera pas de tout repos…

Synopsis détaillé[modifier | modifier le code]

Fille du P.D.G. d'une grosse entreprise, Marie Bens est en vacances à Acapulco depuis quelques jours lorsqu'elle se fait enlever. Son père engage alors Campana, un détective privé spécialiste des disparitions; mais sans succès. Meyer, le psychologue de la maison, a une idée. Pour retrouver sa fille, Bens doit envoyer sur ses traces quelqu'un d'aussi malchanceux, une personne qui se heurtera aux mêmes obstacles. Il sélectionne François Perrin qui travaille à la comptabilité après une démonstration: invité à s'asseoir autour d'une grande table de réunion, Perrin choisit la seule chaise avec un pied au préalable cassé par Meyer. Malgré ses réticences sur ce plan loufoque, Campana accepte de repartir à Acapulco, accompagné de Perrin.

Et les catastrophes s'enchaînent, ils ratent d'abord leur avion. Perrin téléphone pour signaler une alerte à la bombe afin de retarder le vol, il est immédiatement interpellé par les policiers et ses bagages fouillés. Mais cette malchance n'est qu'apparente puisqu'elle les oblige à prendre un vol de correspondance qui les dépose dans un aéroport vénézuélien où Perrin, retenu à l'infirmerie pour s'être fracassé le nez, apprend qu'une jeune fille française a été victime du même incident quelques mois plus tôt. Du commissaire de police local, Campana obtient la photo d'Arbal, l'homme qui accompagnait la jeune fille qui pourrait bien être Marie Bens. Campana décide de rester sur place pour enquêter.

Prenant son nouvel emploi à cœur, Perrin s'emploie à interroger des prostituées dans un bar. L'une d'elle s'occupe particulièrement de lui car, une fois Campana parti car excédé, Perrin est pris dans une embuscade où des bandits le détroussent. Campana prend les choses en main et retrouve la prostituée dans une salle de jeu privée. Alors qu'ils viennent de récupérer la somme d'argent importante que Perrin s'était fait voler, celui-ci s’aperçoit qu'Arbal était présent à la table de jeu, ce que n'a pas vu Campana. Irrité, il retourne dans la salle et kidnappe Arbal. Avant qu'il ne se fasse abattre par son propre gang, les deux acolytes apprennent de lui que la jeune fille aurait été embarquée dans un avion dont il est sans nouvelles. Ils sont alors embarqués par la police pour le meurtre d'Arbal. En prison, pensant que Perrin va subir les affres des geôliers, c'est en fait Campana qui se fait maltraiter, la malchance de Perrin étant contagieuse. Reconnus par le commissaire, ils sont libérés. Le chef du gang d'Arbal est arrêté et on apprend que l'avion de Marie est porté disparu après qu'il aurait survolé la forêt vierge.

Sur l'insistance de Meyer et pour un dernier essai, Perrin et Campana louent un petit avion privé pour faire des tours au-dessus de la forêt tropicale. Perrin, piqué par une guêpe, se met à gonfler exagérément dans le cockpit ce qui les force à un atterrissage d'urgence sur un terrain isolé. Soigné dans l'infirmerie de l'aérodrome, Perrin y reçoit les confidences d'un indigène ayant été victime d'un incendie provoqué par une "fille aux yeux ronds". Les compères passent alors la forêt au peigne fin à bord d'une Jeep CJ à la recherche de la tribu indienne. Voulant tirer sur un serpent qui menaçait Campana, Perrin le touche à la jambe. Espérant trouver une mission pour soigner la blessure, celle-ci est complètement brûlée. Ils se rendent dans un autre dispensaire qui semble avoir été soufflé par une tempête. Perrin y est kidnappé par un gorille qui subit sa malchance et le laisse tomber. L'esprit de Campana en est bouleversé et il suit alors aveuglément les instructions de Perrin. Finalement, ils se retrouvent perdus dans la jungle avec un réservoir à sec. Le lendemain, ayant passé la nuit dans la forêt et exaspéré, Campana dévoile le plan de Meyer à Perrin qui veut alors en découdre avec son coéquipier : il finit par s'assommer lui-même. Campana arrête une camionnette qui passait par hasard juste à ce moment. Emmenés dans l'hôpital d'une mission, Perrin se réveille dans la même chambre que Marie Bens qui se réveille également. Les deux malchanceux ne reconnaissent pas les lieux, se prennent la main, se dirigent vers un ponton, comme deux somnambules. Le ponton s'écroule et ils partent à la dérive sur un lac devant Campana décontenancé.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Curieusement, durant le générique, le titre du film s'inscrit avec un accent circonflexe sur le « e » alors que, normalement, celui-ci s'écrit avec un accent grave.
  • Les rôles de Campana et de Perrin devaient à l'origine être tenus par Lino Ventura et Jacques Villeret, mais le premier ne souhaitait pas tourner avec le second[3]. En outre, il était en désaccord avec le producteur Alain Poiré sur le montant de son cachet[4].
  • Le film fit l'objet d'une reprise américaine intitulée Danger Public (Pure Luck), réalisé par Nadia Tass en 1991. C'est au cours du tournage de ce film que Francis Veber, présent comme consultant, a découvert le « politiquement correct » à l'américaine : voulant embaucher un acteur d'origine latino dans un rôle de méchant parce qu'il le trouvait talentueux, il a dû y renoncer à la suite des pressions et des menaces de représailles de la réalisatrice du film, qui lui a expliqué que faire jouer une personne mauvaise par un latino risquait de fâcher la communauté latino dans son ensemble. Cette anecdote a inspiré Veber pour son film Le Placard (2000). Sergio Calderón, qui joue le prisonnier dans La Chèvre, joue un barman dans la reprise[5].
  • Gérard Depardieu a causé quelques problèmes durant le tournage. En effet il souhaitait à l'origine tenir le rôle de Perrin mais la production le lui a refusé. De ce fait, l'acteur a fait preuve de caprices et même d'alcoolisme.
  • Dans ce film, le peintre romantique Eugène Delacroix est cité comme exemple d'un personnage célèbre aussi malchanceux (dans son enfance) que François Perrin[6].
  • La scène de la guêpe a été un véritable calvaire pour Pierre Richard. En effet, bien que le dard du spécimen ait été retiré, la production ne s'était pas doutée qu'une guêpe pouvait également mordre. Ainsi, le grand blond a joué sa scène tout en subissant la morsure de l'insecte[7].
  • Pour la scène du gorille (une espèce qui n'est pas du tout présente sur le continent américain), la production a utilisé non pas un vrai spécimen, mais un cascadeur américain costumé[8]. En effet, les animaux ont posé plusieurs problèmes durant le tournage, comme le cobra (situé à côté de Campana) qui prenait sans cesse la fuite ou encore un scorpion[5] qui piqua Depardieu. À noter qu'il n'y a pas plus de cobras en Amérique que de gorilles.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  2. « La Chèvre (1981) - JPBox-Office », sur jpbox-office.com (consulté le ).
  3. Veber, p. 186.
  4. Veber, p. 187.
  5. a b et c « Anecdotes du film La Chèvre », sur allociné.fr
  6. le film, de 9:28 à 10:05. https://www.youtube.com/watch?v=qJKH8Lb28tU
  7. « De «La Chèvre» au «Dîner de cons» : la folle histoire de François Pignon », sur telescoop.tv
  8. Veber, p. 200.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Francis Veber, Que ça reste entre nous, Robert Laffont, 2010.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]