Rue Papillon

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9e arrt
Rue Papillon
Image illustrative de l’article Rue Papillon
La rue Papillon (à droite), à son carrefour avec la rue Bleue (à gauche).
Situation
Arrondissement 9e
Quartier Faubourg-Montmartre
Début 2, rue Bleue
69, rue du Faubourg-Poissonnière
Fin 6, rue Riboutté
17, rue de Montholon
Morphologie
Longueur 110 m
Largeur 9,74 m
Historique
Création 1780
Dénomination 2 septembre 1780
Géocodification
Ville de Paris 6954
DGI 7038

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Papillon

La rue Papillon est une voie du 9e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue de Papillon est une voie publique située dans le 9e arrondissement de Paris. Elle débute au 2, rue Bleue et 69, rue du Faubourg-Poissonnière et se termine au 6, rue Riboutté et 17, rue de Montholon.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle porte le nom d'un intendant des Menus-Plaisirs du roi, Pierre Papillon de la Ferté, décapité en 1794 à l'âge de 67 ans.

Historique[modifier | modifier le code]

Lors de sa création, la rue Papillon faisait partie du 2e arrondissement de Paris, quartier du Faubourg-Montmartre. Elle est ouverte en 1780, en même temps que les rues Riboutté et Montholon par lettres patentes du 2 septembre 1780[1] :

« Louis par la grâce de Dieu roi de France et de Navarre, à nos amés et féaux conseillers, les gens tenant notre Cour de Parlement, à Paris, salut.
Nos bien-amés le sieur Lenoir, architecte, et compagnie, nous ont fait exposer qu'ils ont fait l'acquisition d'un terrain sis entre les rues Rochouart, la barrière Sainte-Anne et la rue Bellefond ;
que ce terrain, susceptible de pouvoir y établir des maisons et d'y former 3 rues, qui, en embellissant ce canton et lui donnant une valeur utile, lui procureront en même temps leur secours et la sûreté nécessaires aux extrémités de la ville ;
qu'en conséquence, ils ont fait dresser un plan des opérations qu'ils projettent de faire, mais que, ne pouvant le mettre à fin sans notre expresse autorisation, ils nous faisaient très humblement supplier de vouloir bien leur accorder nos lettres sur ce nécessaires.
À ces causes, de l'avis de notre Conseil qui a le plan du terrain vu sur lequel sont tracées les rues projetées par les dits sieurs Lenoir et compagnie ;
ensemble la délibération prise par les prévôt des marchands et échevins de notre bonne ville de Paris, l'un et l'autre cy-attachés sous le contre scel de notre chancellerie, et de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, nous avons permis et autorisé par ces présentes signées de notre main, permettons, autorisons, voulons et nous plaît ce qui suit :
  • Article 1 : il sera ouvert, aux frais des dits sieurs Lenoir et compagnie, 3 nouvelles rues de 30 pieds (9,75 mètres) de large chacune, sur le terrain qui leur appartient entre les rues Rochouart, d'Enfer[2], la barrière Sainte-Anne[3] et la rue Bellefond, la principale desquelles rues traversera le dit terrain dans toute sa longueur, débouchera d'un côté dans la rue Sainte-Anne, et de l'autre dans la rue Rochouard et sera nommée rue de Montholon.
  • Article 2 : au milieu de la dite rue de Montholon sera formé un carrefour par la réunion des deux autres rues : l'une nommée rue Papillon, qui débouchera au carrefour de la rue Sainte-Anne et de la dite d'Enfer et l'autre, nommée rue Riboutté, qui débouchera au milieu ou environ de la dite d'Enfer, le tout ainsi qu'il est tracé au plan ci-dessus.
  • Article 3 : le premier pavé des dites rues sera également aux dépens des sieurs Lenoir et compagnie, conformément aux clauses du bail du pavé de Paris ; et le dit pavé sera ensuite employé dans les états d'entretien et renouvellement, à notre charge, ainsi que le nettoiement, illumination et sûreté des dites rues.
  • Article 4 : l'alignement des dites rues sera donné conformément au dit plan, en la présence des sieurs prévôt des marchands et échevins, et du sieur Mignot de Montigny, trésorier de France, que nous avons pour ce député, et par le Maître général des bâtiments de la ville ; et les pentes du pavé seront réglées en présence des mêmes commissaires, par le dit Maître général des bâtiments de la Ville et par l'Inspecteur général du pavé de Paris.
  • Article 5 : enjoignons au Président trésorier de France, à Paris, et aux prévôt des marchands et échevins de la dite Ville, de tenir la main et de se conformer à l'exécution des présentes et du dit plan, dont copie sera déposée à leurs greffes ; si vous mandons que ces présentes vous ayez à faire registrer, et le contenu en icelles garder et observer selon sa forme et teneur, cessant et faisant cesser tous troubles et empêchements, et nonobstant toutes choses à ce contraires, car tel est notre plaisir ; en témoin de quoi nous avons fait mettre notre scel sur ces dites présentes.
Donné à Versailles le 2e jour de septembre, l'an de grâce 1780 et de notre règne le 7e.
Signé Louis. »


Par ordonnance 1833, la rue est alignée :

« Article 1 — Sont arrêtés ainsi qu'ils sont tracés sur les plans ci-annexés, conformément aux procès-verbaux des points de repère transcrits sur les dits plans, les alignements des voies publiques de Paris ci-après désignées, savoir : rues Beauregard, Bellefond, Bergère, Bleue, Bochard-de-Saron[4], de la Boule-Rouge[5], Buffault, Coquenard, Cretet, Montholon, Papillon, Pétrelle prolongée, Ribouté, Richer, Turgot, avenue Trudaine.
Article 2 — Il sera procédé conformément aux lois et règlements en vigueur, ou tout ce qui pourra concerner soit les réparations d’entretien, soit la démolition, pour cause de vétusté, des bâtiments qui excèdent les alignements ainsi arrêtés, soit les terrains à occuper par la voie publique ou par les particuliers, soit enfin les indemnités qui seront dues de part et d'autre pour la cession de ces terrains.
Article 3 — Notre ministre secrétaire d’État au département du commerce et des travaux publics est chargé de l'exécution de la présente ordonnance.
Donné au palais des Tuileries, le 23 août 1833.
Signé : Louis-Philippe Ier ».

Plusieurs immeubles de la rue ont été fissurés et déstabilisés le , lors du percement du tunnel sud de la ligne E du RER[6]. Ils ont fait l'objet de travaux de consolidation, financés par la SNCF[7].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

La chanson de Georgius Au lycée Papillon, de 1936[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Félix Lazare et Louis Lazare, Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844-1849, p. 461-462.
  2. « Rue Bleue, ancienne rue d'Enfer », www.paris-pittoresque.com.
  3. Aujourd'hui boulevard de Rochechouart, niveau rue Belhomme. Voir « Liste des barrières de Paris ».
  4. Partie de la rue Bochart-de-Saron entre l'avenue Trudaine et le boulevard de Rochechouart.
  5. À cette époque, la rue de la Boule-Rouge comprenait la partie qui allait devenir la rue de Montyon.
  6. « Le cocon troué de la rue Papillon », L'Express, 17 juin 1999.
  7. Bernard Collardey, Les Trains de banlieue, tome II, Éditions La Vie du Rail, 1999, p. 263.
  8. Paris Neuf, mensuel d'information de la mairie du 9e arrondissement, no 3, p. 22.
  9. Jacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, Paris, Les Éditions de Minuit, 1972, 1985, 1991, 1997 , etc. (1re éd. 1960), 1 476 p., 2 vol.  [détail des éditions] (ISBN 2-7073-1054-9, OCLC 466966117, présentation en ligne), tome II, p. 228.
  10. Paroles de Au lycée Papillon.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]