Cap Ferret

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Cap Ferret
Image illustrative de l'article Cap Ferret
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Coordonnées 44° 37′ 19″ N 1° 14′ 59″ O / 44.621944, -1.24972244° 37′ 19″ Nord 1° 14′ 59″ Ouest / 44.621944, -1.249722
Océan Océan Atlantique

Géolocalisation sur la carte : Gironde

(Voir situation sur carte : Gironde)
Cap Ferret

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Cap Ferret

Le Cap Ferret est un cap français formant un cordon littoral qui se situe à l'extrémité sud de la presqu'île de Lège-Cap-Ferret en Gironde. Il sépare l'océan Atlantique et le bassin d'Arcachon. Célèbre pour son phare, il est situé au cœur des Landes de Gascogne et du Pays de Buch.

Lieux que l'on rencontre du nord au sud : Jane de Boy, Claouey, Le Four, Les Jacquets, Petit et Grand Piquey, Piraillan, Le Canon, L'Herbe, La Vigne, Bélisaire et le Cap Ferret.

« Lou Cap herré »[modifier | modifier le code]

Villages de la presqu'île du Cap Ferret.

La presqu'île du cap Ferret n'a que 3 000 ans d'histoire géologique : c'est la formation la plus récente de la côte gasconne. Comme dans le reste des landes de Gascogne, le sous-sol est composé d'une couche de grès résultant de la cimentation des grains de quartz entre eux due à la décomposition de l'argile en présence de fer et de matière organique : la couche d'Alios. L'eau ruisselant dans la nappe est donc très chargée en fer et lorsqu'elle débouche sur la plage, provoque des traînées oxydées aux couleurs de rouille. C'est ce phénomène qui justifie l'appellation de « cap Herré », la pointe de fer en gascon, qui deviendra plus tard le Cap Ferret.

Les premiers habitants[modifier | modifier le code]

Au XIXe siècle, quelques pêcheurs s'installent en divers endroits de la presqu'île, tandis que la pointe n'est occupée que de façon temporaire. Les pêcheurs de La Teste et de Meyran y accostent en pinasse pour traquer les poissons à l'entrée du bassin ou sur le rivage côté océan. Ils érigent alors quelques cabanes de fortune sur les plages qu'ils peuvent atteindre facilement par un chenal. Protégés par la pointe du Cap Ferret, ils sont à l'abri des vents d'ouest et à proximité des bancs de poissons entrant ou sortant du Bassin et de ceux qui circulent en haute mer. En 1857, une douzaine de cabanes sont présentes sur les plages à proximité du phare qui vient d'être édifié, le « quartier des pêcheurs ». Tout au long de cette seconde moitié du XIXe siècle, quelques fonctionnaires, douaniers, gardiens de phare et employés forestiers rejoignent cette population de pêcheurs venue principalement des ports de la rive sud du Bassin. Pour ceux-ci, le territoire de la presqu'île du Cap-Ferret est désigné comme étant "de l'autre côté d'eau"...

Sous l'impulsion de Napoléon III, l'ostréiculture se généralise à partir de 1860, et des parcelles ostréicoles sont louées et installées sur les estrans argileux ou sableux du Bassin. C'est à cette période charnière que l'ostréiculture, tout comme la sylviculture à travers le gemmage et un peu plus tard le tourisme, vont s'imposer dans le paysage économique local.

Du fait de sa difficulté d'accès par voie de terre, la presqu'île du Cap Ferret est restée très longtemps un lieu peu fréquenté sinon par quelques ostréiculteurs, des pécheurs en mer et des chasseurs passionnés. De résidents occasionnels, quelques-uns s'y installent pourtant peu à peu de manière permanente, constituant plusieurs villages échelonnés le long de la péninsule : La Pointe aux chevaux, L'Herbe, La Vigne, Petit et Grand-Piquey, Les Jacquets... Même si quelques villas sont construites pour des propriétaires fortunés, notamment "La Villa algérienne" et sa Chapelle de la famille Lesca, l'approvisionnement en denrées de première nécessité et la scolarité des enfants posent problème, faute de structures adaptées. L'appartenance administrative de la presqu'île à la "lointaine" commune de La Teste-de-Buch ne facilite pas les choses, avec l'apparition d'un tourisme "sauvage" dont les constructions envahissent le pays de façon plus ou moins désordonnée voire illégale : on "omet" de demander des permis de construire... mais - avec l'arrivée de quelques commerçants et artisans - on exige la création d'écoles, l'empierrage des chemins et la mise en place d'un minimum de services publics. Il faudra attendre 1976 pour que la Municipalité de La Teste cède sa pleine autorité administrative sur la presqu'île à la commune de Lège, débouchant sur la création de la commune de Lège-Cap-Ferret


Le Cap Ferret : un site entre deux mers[modifier | modifier le code]

Le Cap-Ferret est un village situé à l'extrémité de la presqu'île de Lège-Cap-Ferret. Le bassin d'Arcachon à l'est, et l'océan Atlantique à l'ouest, offrent au Cap-Ferret une situation géographique originale. On peut ainsi profiter d'un côté des paysages du bassin d'Arcachon, et de l'autre des vagues et de l'immensité de la Côte d'Argent. À la pointe, où s'effectue la jonction entre le bassin d'Arcachon et l'océan Atlantique, on observe, au milieu des passes, le banc d'Arguin et, au-delà, la dune du Pilat (ou dune du Pyla).

Notoriété[modifier | modifier le code]

Le Cap-Ferret est une station balnéaire réputée de la Côte d'Argent. Cela lui vaut d'être fréquenté, notamment l'été, par de nombreuses célébrités qui recherchent le calme et la beauté du Bassin d'Arcachon. Ainsi, avec des prix de maisons dépassant presque toujours le million d'euros, le Cap Ferret est surnommé le « Saint-Tropez de l'Atlantique »[1].

La station est prisée depuis le début du XXe siècle, des personnalités comme Le Corbusier, Jean Cocteau, Raymond Radiguet et Jean Anouilh y ont séjourné[2].

Le film français Les Petits Mouchoirs (2010) y est en grande partie tourné, tout comme Oui (1996).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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