Gilbert Devèze

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Gilbert Devèze
Illustration.
Gilbert Devèze
Fonctions
Député européen

(3 ans, 3 mois et 8 jours)
Législature 2e
Groupe politique GDE
Prédécesseur Jean-Pierre Stirbois
Sénateur de l'Aisne

(8 ans, 11 mois et 29 jours)
Élection
Groupe politique RI
Député de l'Aisne

(3 ans et 10 mois)
Élection
Circonscription 1re circonscription
Législature Ire
Prédécesseur Création
Successeur Guy Sabatier
Conseiller général de l'Aisne
Élu dans le canton de Craonne

(11 ans, 5 mois et 23 jours)
Prédécesseur Yvonne Curtil
Successeur Pierrette Curtil
Maire de Bièvres

(29 ans, 5 mois et 1 jour)
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Lyon (Rhône)
Date de décès (à 88 ans)
Lieu de décès Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais)
Parti politique IPAS puis CNIP (1958-1962)
RI (1971-1980)
FN (1986-1989)

Gilbert Devèze, né le à Lyon, mort le à Boulogne-sur-Mer, est un résistant et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un industriel lyonnais, petit-fils d'Auguste Isaac, député du Rhône et ministre du Commerce, il fait sa scolarité secondaire en Suisse, puis entame des études d'agronomie qui sont interrompue par la guerre. Mobilisé, fait prisonnier, il rejoint la Résistance dès 1940[1] et s'engage dans la lutte contre l'occupant[2] en participant à un réseau de résistance polonaise en France[3]auquel participent, par exemple, Pierre Fraysse, Georges Benoit ou Marthe Viennot, avant de s'engager dans les Forces françaises libres. Il participe alors aux campagnes de Libye, puis d'Italie.

Démobilisé en 1945, ses activités pendant la guerre lui vaudront de nombreuses décorations, dont la Légion d'honneur, la croix de guerre et la médaille de la résistance.

Il s'installe alors dans l'Aisne, dans le petit village de Bièvres, dont il est élu maire en 1947. Directeur d'une scierie à Coucy-lès-Eppes, il est ensuite, à partir de 1954, gérant des sociétés de produits chimiques pour l’automobile Holt-Products et Romac-Industries, société dont il sera PDG à partir de 1970.

Candidat de la droite indépendante, proche du CNIP et du président départemental de la FNSEA René Blondelle, il est, en 1958, élu député de l'Aisne[4], battant au second tour le sortant socialiste Marcel Levindrey.

Inscrit au groupe des indépendants et paysans d'action sociale, il intervient sur les questions agricoles, mais aussi sur d'autres dossiers moins attendus, comme l'aviation civile ou la situation de la Guyane.

Opposé à toute évolution de l'Algérie vers l'indépendance, il vote la motion de censure qui renverse le gouvernement Pompidou le 4 octobre 1962.

Lors des élections législatives anticipées qui suivent, il est distancé au premier tour par le gaulliste Guy Sabatier, et perd son siège. Il se consacre alors à l'animation de divers réseaux associatifs locaux : anciens résistants, amicale des parachutistes, aéro-club, Rotary...

Élu conseiller général de l'Aisne, dans le canton de Craonne, en 1967, il est l'année suivante de nouveau candidat aux législatives, sous l'étiquette Progrès et Démocratie Moderne, mais n'est qu'en troisième position au premier tour.

Vice-président du conseil général en 1970, il est en 1971 élu sénateur de l'Aisne, et siège parmi les Républicains indépendants. À la Haute Assemblée,où il siège jusqu'en 1980, il défend des positions de droite assez traditionnelle et défend à de multiples reprises les intérêts agricoles.

Au niveau local, il est à l'initiative de la création du Parc de l'Ailette.

Opposé à la loi Veil sur l'IVG, il prend de plus en plus de distances vis-à-vis de Valéry Giscard d'Estaing, dont il avait été, en 1974, un des plus importants soutien dans l'Aisne. Contestant la politique d'immigration du gouvernement, il se rapproche de l'extrême-droite et, sans adhérer au Front national, fréquente les meetings de cette organisation.

Cette nouvelle ligne politique lui fait perdre son siège de conseiller général en 1979, au profit de la maire socialiste de Corbény, Pierrette Curtil, puis celui de Sénateur l'année suivante, où il n'obtient que 162 voix (9,7 %).

Il finit, en 1982, par adhérer au FN, et participe à la sortie de ce parti de la marginalité. Candidat aux élections européennes de 1984 sur la liste menée par Jean-Marie Le Pen, il entre au Parlement européen (Groupe des droites européennes) en 1986[5], en remplacement de Jean-Pierre Stirbois[6] qui venait d'entrer à l'Assemblée nationale. Son mandat de député européen n'est pas renouvelé en 1989. Cette même année, il échoue à retrouver son siège de sénateur. Après avoir brièvement été secrétaire départemental du Front national dans l'Aisne[7], il se brouille avec la direction nationale du parti après avoir soutenu un candidat UDF contre celui du FN lors d'une cantonale partielle, en 1991. Il est alors exclu du parti, et s'éloigne de la vie politique.

Il meurt le .

Annexes[modifier | modifier le code]

  • Mandats[8] : Député indépendant de l’Aisne (1re circ. : Laon) (1958-62)[9], Secrétaire général du groupe d’étude de l’aviation civile (1958-62), Sénateur de la Communauté (1959-60), Conseiller général du canton de Craonne (1967, réélu en 1973), Vice-président du Conseil général de l’Aisne (1970), Sénateur de l’Aisne (1971-80), inscrit au groupe des républicains indépendants d’action sociale)[10], Parlementaire européen (1986-89) (groupe Droites européennes), Vice-président de la Commission de l’agriculture, de la pêche et de l’alimentation du Parlement européen (1986)[5], Ancien membre de la Haute Cour de justice[11].
  • Décorations : Officier de la Légion d’honneur, Croix de guerre 39-40 et 40-45, Médaille de la Résistance, Croix du combattant volontaire, Croix des combattants volontaires de la Résistance, Médaille des évadés, Chevalier du Mérite agricole, Officier de la Croix de vaillance de l'armée polonaise[12].

Notes, sources et références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]