Jacques II de Chabannes de La Palice

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Jacques II de Chabannes de La Palice
Jacques II de Chabannes de La Palice
Buste du maréchal de La Palice par Denis Foyatier dans la galerie des Batailles du château de Versailles.

Naissance 1470
La Palice
Décès (à 55 ans)
Pavie
Mort au combat
Origine Flag of Royalist France.svg France
Dignité d'État Maréchal de France
Conflits Guerres d'Italie
Faits d'armes 1488 : Bataille de St-Aubin-du-Cormier 1495 : bataille de Fornoue
1503 : bataille de Cérignole
1507 : Siège de Gênes 1509 : bataille d'Agnadel
1512 : bataille de Ravenne
1513 : bataille de Guinegatte
1515 : bataille de Marignan
1522 : bataille de la Bicoque
1525 : bataille de Pavie
Autres fonctions Seigneur de La Palice
Chambellan du roi
Capitaine de Pont-St-Esprit
Grand Maître de France
Conseiller du roi
Capitaine de Chantelle
Grand Veneur de France
Gouverneur de Lyon
Gouverneur du Dauphiné
Famille Famille de Chabannes
Petit-fils de Jacques de Chabannes de La Palice

Jacques II de Chabannes dit Jacques de La Palice (ou de La Palisse), né en 1470 à Lapalisse dans le Bourbonnais et mort le à Pavie en Italie, est un noble et militaire français, maréchal de France. Il sert sous trois rois de France (Charles VIII, Louis XII et François Ier) et participe à toutes les guerres d'Italie de la période. L'Historiographe du roi Louis XII, Jehan d'Authon dit l'abbé d'Angles , le qualifie dans ses Annales de Second Hector et dans plusieurs ouvrages de biographies nationales, dont celle de Louis-Gabriel Michaud, il est considéré comme l'un des plus grands capitaines de son temps.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sous Charles VIII : les premiers faits d'armes d'un chevalier[modifier | modifier le code]

Bataille de Saint-Aubin du Cormier en 1488. Gravure de Lesueur, XIXe siècle.
Antoinette de Chabannes, sœur de Jacques II , se maria le 8 Novembre 1481, avec un prince du sang, de la Maison de Bourbon-Carency.

D'une fratrie de huit enfants, il est le fils aîné de Geoffroy de Chabannes, seigneur de Charlus et de La Palisse et sénéchal du Rouergue, et de son épouse Charlotte de Prie[1], demoiselle d'honneur de la reine Marie d'Anjou, il est le petit-fils de Jacques Ier de Chabannes dont le père a été tué lors de la bataille d'Azincourt ; compagnon de Jeanne d'Arc, il s'est notamment distingué à la bataille de Castillon. L'exemple de ce vertueux grand père aux innombrables exploits militaires , qui délivra aussi en 1432 le Château de Vincennes des anglais [2] pour rendre sa demeure au roi de France Charles VII , ne manqua pas d'influencer fortement le futur apprentissage du chevalier. D'après les Mémoires d'Olivier de La Marche, en 1438 eut lieu un procès qui défraya la chronique où à la suite de divers ravages commis en Bourgogne par des compagnies d'écorcheurs commandées par Antoine de Chabannes comte de Dammartin et seigneur de Saint-Fargeau s'institua une querelle judiciaire entre les ducs Philippe le Bon et Charles Ier de Bourbon ,Jacques Ier de Chabannes vassal de ce dernier, eu en représailles son château de Montaigu-le-Blin en Bourbonnais assiégé et pillé par les troupes d'un seigneur bourguignon Jean II de Grandson seigneur de Pesmes, qui réclamait vengeance. Jacques Ier frère d'Antoine eu le malheur de voir son fils ainé mineur Geoffroy de Chabannes ( père de Jacques II ) emmené prisonnier en Bourgogne au château de Pesme, demeure dudit seigneur de Grandson. Lors d'une assemblée tenue cette même année à Chalon-sur-Saône , une négociation diplomatique entre les deux duchés s'ensuivit, regroupant nombre de grands seigneurs bourguignons. Les pourparlers des tenants du duc de Bourgogne finirent par s'aligner sur ceux du duc de Bourbon et selon Olivier de La Marche, grâce à l'influence et à l'habile médiation d'Isabelle de Portugal [3] épouse du Duc de Bourgogne , ce conflit finit par s'apaiser durablement, par la libération de Messire Jacques Ier et de son fils Geoffroy de Chabannes . Du côté du duc de Bourbon, l'intervention de son épouse Agnès de Bourgogne fille de Jean sans Peur ( Jean Ier de Bourgogne ) ne fut sans doute pas non plus étrangère au règlement pacifique de ce procès qui se termina à l'amiable, moyennant toutefois le paiement d'une forte rançon. Contrant sans cesse les visées expansionnistes de l'état bourguignon véritable bête noire pour la politique intérieure du roi Louis XI vers la fin du XVe siècle, l'armée royale eut malgré tout en Bourgogne le gain de quelques territoires . Ironie de l' l'Histoire quelques années plus tard, par Lettres Patentes signées à Arras le 29 Juillet 1477, Louis XI fit don à Geoffroy de Chabannes.son Amé et Féal Cousin, son Conseiller et Chambellan, pour le prix de ses bons services, de la terre et seigneurie de Pesmes en Bourgogne. Après avoir déjoué salutairement le piège tendu par la Maison de Bourgogne, la sœur du jeune Jacques II de Chabannes contacta un mariage le 8 Novembre 1481 avec un prince du sang Charles de Bourbon prince de Carency, appartenant à une branche capétienne de la Maison de Bourbon-Carency . Dès lors la vocation du jeune seigneur engagé au service de la Maison de France, fut élevé comme enfant d'honneur à la cour d'Amboise auprès du Dauphin où il se montre doué dans les tournois et les carrousels. Il entre à l'âge de quinze ans au service du roi de France Charles VIII, qui est du même âge que lui.

Son premier fait d'armes se déroule le lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, où il accompagne son père au sein de l'armée française commandée par La Trémoille. Ayant remarqué la valeur de La Palice, le roi l'adoube chevalier au soir du combat. Cette victoire française contre l'armée de François II de Bretagne marque la fin de la Guerre Folle et la réunion du duché de Bretagne au royaume de France. À partir de l'année 1490, La Palice, en qualité d'écuyer, fait partie des 100 gentilshommes [4]pensionnaires de la Maison du roi. Afin de satisfaire à l'entretien du jeune chevalier au service de sa Maison , Charles VIII ( Menus-Plaisirs du roi ) lui fait don en 1490 d'une pension[5] de 525 livres tournois. Cette année-là, tout juste âgé de 20 ans, il est l'objet de l'attention du souverain, qui envisage de le marier avec Françoise Dauphine de L'Espinasse[6], une demoiselle alliée à la maison de Polignac. A cet effet Rigaud d'Aureille maître d'hôtel du roi et seigneur de Villeneuve-Lembron, fut mandaté pour satisfaire à cette mission matrimoniale, mais pour des raisons demeurées inconnues, ce projet d'union n'eu pas de suite puisque le jeune La Palice épousa en premières noces, au mois de , une damoiselle originaire de l'Angoumois, Jeanne de Montberon, demoiselle d'honneur de la reine Anne de Bretagne et fille du chambellan Eustache de Montberon. Malgré le fort endettement du seigneur de Montberon, la dot de la jeune épouse est de 10 000 livres tournois. Jeune capitaine dirigeant une petite compagnie d'infanterie composée de 40 lances fournies de la Compagnie d'ordonnance du roi, La Palice, devenu chambellan du roi, se voit accorder par celui-ci, durant l'année 1494, une pension de 1 500 livres en récompense de ses services.

Entrée triomphale de Charles VIII à Florence en 1494, vue par Francesco Granacci, musée des Offices.

Lors de la première guerre d'Italie, à la fin de l'année 1494, le capitaine de La Palice, âgé de 25 ans, suit le roi afin de conquérir le royaume de Naples. Charles VIII lui confie la direction d'une compagnie d'ordonnance, composée de 40 lances, soit un effectif de 300 hommes d'armes. Il combat d'abord dans le duché d'Asti à Valenza, Tortona et Alexandrie. À la tête d'une puissante armée, commandée par La Trémoille et le maréchal Pierre de Rohan-Gié, l'armée du roi de France fait une entrée triomphale à Florence, en novembre 1494. En octobre, La Palice est dans le Milanais dont le duc Ludovic Sforza est allié du roi de France. En , il participe à la prise de Naples. Durant cette importante expédition militaire pour la conquête de Naples, le roi Charles VIII se préoccupe de mettre à l'avant-garde de son armée les plus prometteurs de ses capitaines, parmi lesquels figure La Palice. Le 6 juillet, pendant le retour de l'armée en France, celle-ci se heurte près de Parme aux forces militaires de la ligue de Venise. Au cours de la bataille de Fornoue qui a lieu le 6 juillet 1495 et que les chroniqueurs transalpins qualifièrent de Furia francese tant la fougue des forces françaises fut grande, le commandant des armées vénitiennes François II de Mantoue se heurte à une vive résistance de l'armée française qui réussit toutefois à passer. Le jeune capitaine de La Palice contribue à ce succès.

À la suite de l'annexion encore récente de la Bourgogne, le pouvoir royal favorise aux frontières de cette province l'implantation militaire de diverses garnisons, dont celle d'une compagnie d'ordonnance composée de 39 hommes d'armes [7]et de 79 archers, du nombre de 40 lances, placée sous la conduite de La Palice et de Jean de Nocé son lieutenant. De retour dans ses terres, La Palice reçoit le roi de France dans son château de La Palisse[8], en Bourbonnois, le . Le souverain lui fait don par la suite des revenus des greniers à sel de Semur-en-Brionnais et de Marcigny. En ce début d'année 1498, Jacques de La Palice en tant que chambellan et conseiller du roi, est incontestablement un proche du pouvoir royal, puisqu'une quittance de 120 livres tournois payée au jeune capitaine de 40 lances, mentionnèrent ces titres, quittance adressée le 24 Mars 1498 [9]à messire Pierre Legendre trésorier des guerres. Après un règne écourté à 14 années, le 27 avril 1498, la lignée directe des Valois s'éteint brutalement par la mort accidentelle du jeune roi Charles VIII, âgé de seulement 27 ans, avec qui La Palice a entretenu une étroite relation d'amitié.

Sous Louis XII : le commandant tout puissant[modifier | modifier le code]

La Palice blessé est prisonnier de Gonzalve de Cordoue pendant le siège de Ruvo en 1502. Gravure de Pierre René de Moraine, XIXe siècle.
Le Voyage de Gênes, en 1507 par Jehan Marot. Enluminures de Jean Bourdichon. BnF. Mss . Fr .5091 F°15. Au premier plan, le roi Louis XII et son armée sortant de la forteresse d'Alexandrie pour aller châtier la rébellion des Gênois.

Lorsque Louis XII monte sur le trône, La Palice est nommé dès juillet 1498 maître des Eaux et Forêts du Languedoc[10]. Il accompagne ensuite le nouveau monarque à Milan. Se prétendant légitime héritier du Milanais par sa filiation avec Valentine Visconti, Louis XII a déjà attaqué Novare pendant que son prédécesseur et cousin, allié du duc de Milan, est à Naples. Milan est pris en octobre 1499, et Ludovic Sforza est battu et capturé à Novare en avril 1500. Afin de récompenser La Palice de cette victoire, le roi le fait dès l'an 1500 seigneur engagiste [11]de sa baronnie du château de Semur-en-Brionnais. Concernant les droits de Cens payés sur ladite seigneurie, les comptes [12]de Jean Sapin, receveur général des finances en Bourgogne , révèlent qu'ils restèrent longtemps exemptés de recettes, parce que le roi avait fait don gracieusement à M. de La Palice de sa châtellenie de Semur-en-Brionnais.

Cependant, la guerre reprend aussitôt et La Palice s'empare en 1501 de plusieurs places dans les Abruzzes et les Pouilles, et est fait vice-roi des Abruzzes en 1502. La même année, il arbitre un duel entre l'Espagnol Alonzo de Soto Mayor et le chevalier Pierre Terrail de Bayard, désigné par celui-ci pour être son parrain. Le 22 février 1503, Don Gonzalve de Cordoue, commandant l'armée du roi d'Aragon, qui tient garnison à Barlette dans les Pouilles, apprend qu'une compagnie d'infanterie française commandée par La Palice a mis le siège devant la ville de Ruvo, située à proximité. Réunissant ses troupes, El Gran Capitan entreprend d'assaillir les murs de la cité de Ruvo, afin de combattre militairement les Français. Avec son artillerie, Gonzalve fait détruire l'enceinte de la ville, mais La Palice, qui attend des renforts, résiste lors de la bataille de Ruvo. Ayant réussi à percer quelques brèches dans la muraille, Gonzalve se rend cependant maître de la cité et La Palice, grièvement blessé, doit se rendre à Gonzalve de Cordoue, qui le fait conduire sous les remparts et menace de l'exécuter. Les derniers soldats français retranchés dans Ruvo sont attaqués par les Espagnols. Gonzalve ordonne aux troupes françaises de se rendre, en échange de quoi la vie de La Palice sera épargnée. Ce dernier incite néanmoins son lieutenant Cormon à poursuivre le combat. La citadelle est finalement emportée mais Gonzalve, admiratif, fait soigner La Palice par ses chirurgiens.

La Palice reprend par la suite du service et accompagne en avril 1507 le roi Louis XII qui envisage de faire une nouvelle expédition militaire en Italie, où il compte obtenir la soumission de la république de Gênes. Chargé de réprimer la rébellion des Gênois contre l'autorité française, sous le commandement du lieutenant-général Charles II d'Amboise, Louis XII envoie une armée d'environ 50 000 hommes afin de prêter main-forte au gouverneur Philippe de Clèves. La Palice, qui commande l'avant-garde de l'ost français au siège de Gênes, se bat avec distinction et contribue à la prise du fort de la ville. Lors de cette offensive, avec 3 000 fantassins, il donne notamment l'assaut à la montagne de Gênes, foyer de résistance des Gênois retranchés dans la forteresse[13]. Au cours du combat, il est grièvement blessé d'une estafilade à la gorge et doit céder le commandement à Robert Stuart d'Aubigny. S'étant rendu maître de la cité et ayant obtenu la soumission des consuls de la ville, Louis XII fait son entrée solennelle à Gênes le 28 avril 1507. À la suite de la répression de nombreuses exactions commises dans la cité, " le roi annonça [14]que la seigneurie de Gênes était annexée au domaine royal avec toutes ses dépendances maritimes comme la Corse et qu'elle serait régie et gouvernée à la manière de France. Un vice-roi n'était plus nécessaire. Ravestein fut remercié et remplacé par Raoul de Lannoy, bailli d'Amiens. Présenté au peuple, il jura au roi de bien le servir et de faire bonne justice". La République de Gênes à présent pacifiée, le roi Louis XII s'en retourna dans sa bonne ville de Lyon , où il fit son entrée[15] solennelle le 17 Juillet 1507. Ce fut à cette occasion et afin de récompenser La Palice de la grande témérité qu'il montra pour la reconquête de la République de Gênes; que le roi lui fit don des revenus d'un francs-fief de la ville de Lyon appartenant à la Couronne, revenus fonciers provenant de la Ferme [16]de La Réve en Lionnois, que Louis XII alloua en toute libéralité et en loyale reconnaissance à M. de La Palice. Le spectre de la guerre reprenant de plus belle, La Palice remonta vite en selle et reprit du service, où il fut envoyé par le roi en vénétie combattre contre la République de Venise .

En 1509 il participe au siège de Treviglio et à la bataille d'Agnadel qui s'acheva sur une victoire française. Ce fut lors de cette bataille que son frère Jean de Chabannes sénéchal du Valentinois et seigneur de Vandenesse capture Bartolomeo d'Alviano, grand chef militaire au service de la République de Venise. Selon Brantôme, M. de Vandenesse frère de La Palice qui était " petit de corsage mais très grand de courage " cultiva les succès par sa bravoure militaire, de même qu'il fut prompt aussi à conquérir le coeur des dames, où plusieurs auteurs lui prête nottament d'avoir eu une passion amoureuse avec la belle et la légendaire Lucrèce Borgia. Lors de la guerre de la Ligue de Cambrai engagée contre la République de Venise, La Palice participa aux sièges militaires de plusieurs places fortes, dont ceux de Castel Novo, Trévise ou Monselice où il fit capituler avec panache cette dernière. Afin de récompenser la grande bravoure qu'il montra à la prise de Monselice, la reine Anne de Bretagne fit envoyer à M. de La Palice, une chaine [17]en or fin. Dans son Histoire de Venise, même le célèbre Pietro Bembo fit allusion à la prouesse militaire du commandant de La Palice, qui procéda avec succès à la capitulation de Monselice, opérée le 21 Juin 1510. Sous le poids de son armure, l'inlassable témérité de La Palice, fut également exaltée dans l'ouvrage du Voyage de Venise, où le poète Jean Marot , versifia avec louanges son intarissable courage :

" Lors Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice,

Tout devant l'avant garde, la lance sur la cuisse,

Va cherchant ennemis, désirant les trouver,

En Bataille rangée, pour sa vertu prouver

Cette même année, La Palice devient commandant en chef des troupes françaises en Lombardie. Envoyé au secours de l'empereur Maximilien Ier, il prend part en 1511 au conflit qui oppose les Espagnols au pape Jules II et succède à Chaumont d'Amboise à la tête des troupes françaises en Italie. Envoyé en 1511 en opération militaire dans le Frioul et en Vénétie, La Palice repousse l'armée vénitienne venue assiéger certaines villes. Ainsi nous trouvons cette parfaite combativité de La Palice , confirmée dans une lettre [18]datée du 5 Août 1511, écrite par Gaston de Foix, duc de Nemours et envoyée au roi Louis XII, l'informant de la prise de la ville de Suane par M. de La Palice, lequel avait repoussé avec succès les bataillons vénitiens. En cette même année, La Palice obtient la charge de grand maître de France. Il est le 3e descendant de la maison de Chabannes à être promu à cette dignité.

Illustration de la bataille de Ravenne le 11 avril 1512, Bibliothèque nationale autrichienne.
Mausolée de Gaston de Foix mort en 1512 à la bataille de Ravenne. Musée Château des Sforza à Milan.

Au début de l'année 1512, quand le jeune Gaston de Foix-Nemours arrive en Italie pour prendre le commandement de l'armée française, La Palice le seconde. Sous ses ordres, il se porte aux secours des Bolonais assiégés par les troupes espagnoles. Il réussit à faire lever le siège, puis le , participe à la bataille de Ravenne. Cette victoire française sur les Espagnols voit la mort de Gaston de Foix et la Palice est désigné pour lui succéder comme commandant en chef des armées d'Italie. Parmi les nombreux chevaliers qui périssent dans la bataille se trouve également le capitaine Yves d'Alègre[19] de Tourzel, beau-frère de La Palice et commandant de l'arrière-garde française. La disparition de Gaston de Foix et celle d'Yves d'Alègre jette la consternation dans les rangs de l'armée française. Dans sa Storia di Italia (livre X), l'historien florentin François Guichardin écrit à propos du revers essuyé par les troupes françaises : « il y eut outre cela un grand nombre de blessés ; mais la perte des français à cet égard fut sans comparaison plus grande, par la mort de Gaston de Foix et d'Yves d'Alègre et par celle d'un grand nombre de seigneurs de la première noblesse de France […] ».

Au lendemain de la victoire de Ravenne, La Palice fait prisonnier le cardinal Jean de Médicis, futur pape Léon X légat du pape Jules II. Ce prélat, après avoir gagné la confiance des cardinaux ayant prêté allégeance à Léon X, essaie d'entrer en relation avec la curie romaine, en vue de procéder à une négociation diplomatique. Face à cette situation, La Palice doit opter pour un délicat compromis politique et diplomatique. Dans un ouvrage du XVIIe siècle sur L'Histoire ecclésiatique, l'abbé Claude Fleury résume les intrigues de cet événement :

« Il demanda permission à La Palice d'envoyer à Rome pour ses affaires particulières Jules de Médicis commandeur de Rhodes (Clément VII), son cousin-germain; il promit de solliciter le Pape et ses amis à payer sa rançon faisant accroire qu'il n'auroit pas plutôt recouvré sa liberté, qu'il accommoderoit la France avec le Saint-Siège. Sur cette promesse il obtint sa permission. Jules de Médicis vint donc à Rome et eut une audience secrète avec le pape, à qui il représenta la perte des François à la Bataille de Ravenne ; la mauvaise intelligence entre La Palice et le cardinal de Saint-Séverin (Federico Sanseverino) la désertion d'un grand nombre de soldats qui s'étoient enrichis du pillage de Ravenne ; l'armée des Suisses qui commençoient à paroître sur les frontières du Duché de Milan et l'obligation où se trouveroit La Palice d'y retourner avec la meilleure partie de ses troupes, pour garder ce Duché. Enfin il n'oublia rien pour persuader au Pape, que les Victorieux avoient beaucoup plus perdu dans la dernière action que les Vaincus: que l'armée françoise étoit entièrement ruinée et que bientôt on verroit une révolution de la Ligue. »

Yves II d'Alègre, beau-frère de La Palice, mort à la bataille de Ravenne en 1512. Galerie des Illustres du château de Beauregard.

La victoire de Ravenne, qui est une victoire à la Pyrrhus, ne consolide en rien la position stratégique des Français en Italie, car La Palice, au lieu de marcher en direction de Rome, reçoit l'ordre de se replier dans le duché de Milan, assiégé par les armées helvètes. Cet affaiblissement des forces françaises est notamment relaté dans l'œuvre[20] de Nicolas Machiavel, illustre penseur et philosophe florentin :

« Les Suisses enfin s'étaient mis en marche; mais plus prudents que dans leurs précédentes expéditions, ils s'étaient hâtés de se joindre aux Vénitiens. Les deux armées réunies comptaient plus de trente mille hommes; il n'en restait aux Français qu'environ douze mille. Un décret de l'Empereur qui ordonnait à tous ses sujets de quitter le service de la France acheva d'affaiblir l'armée de La Palice. Pour comble de maux la discorde se mit entre les chefs et la désertion parmi les troupes. Un léger échec, éprouvé sur l'Adda, vint décider du sort de la campagne, et les vainqueurs de Ravenne se trouvèrent repoussés jusqu'au pied des Alpes deux mois après cette mémorable journée. »

L'alliance des armées helvète [21]et vénitienne s'apprêtant à occuper le Milanais complique la stratégie suivie par La Palice. Celui-ci s'empresse d'adresser un courrier à Jacques de Silly, trésorier général de Normandie et intendant de l'État de Milan. Toutefois, la lettre tombe entre les mains de quatre estradiots albanais et est portée au provéditeur Andrea Gritti qui, l'ayant fait lire en son Conseil, décide de laisser l'armée du pape et du roi d'Espagne en Romagne pour entrer en territoire milanais. La plupart des chroniqueurs du temps relatent avec quelques variantes la capture du cardinal Jean de Médicis, qui finit par réussir par son entremise auprès du Saint-Siège à mobiliser les armées du pape contre les Français. Malgré cette victoire en demi-teinte, l'attitude de La Palice, qui s'est trop attardé dans Ravenne pour livrer la ville au pillage, permet aux troupes de la Sainte-Ligue de se ressaisir afin de parvenir à chasser les Français de Lombardie. Afin de favoriser aux bonnes conditions d'une retraite en ordre de l'armée française qui dut se replier dans le Duché de Milan, le commandant de La Palice écrivit au roi une missive datée de Milan le 15 Mai 1512, dans laquelle il se porte garant que sa ville de Lugano sera sauvegardée et restera bien dans l'apanage de ses domaines :

" Nous Jacques de Chabannes, seigneur de La Palisse et grand maistre de France, promectons au Roy nostre souverain seigneur que Anthoine de Mondragon homme d'armes des ordonnances dudit seigneur soubz nostre charge gardera bien et loyalement pour ledit seigneur les places et chasteau de Lugan assis en la duché de Millan et que en ce qui est dit , ne lui concèdera aucune faulte (...) [22] "

Rentré en France à l'automne, La Palice est envoyé en octobre 1512 dans les Pyrénées pour secourir Jean d'Albret, roi de Navarre, qui voit son royaume de Navarre assiégé militairement par les troupes espagnoles de Ferdinand le Catholique. Disposant d'une armée de 10 000 hommes et de 50 canons, La Palice et le roi de Navarre décident de faire le siège de Pampelune, afin de couper l'avancée de l'infanterie du duc d'Albe. Ce dernier, qui a réussi à déjouer les plans de ses adversaires, a envahi depuis Saint-Jean-Pied-de-Port toute la Haute et Basse Navarre. Chargé de reconquérir le royaume de Navarre, La Palice se borne à exécuter les ordres de Louis XII qui s'engage à garder auprès de lui, à Blois, la reine Catherine de Navarre. La campagne se termine par un échec et Jean III d'Albret perd la souveraineté de ses territoires situés au-delà des Pyrénées au profit de l'Espagne victorieuse qui achève ainsi son unité territoriale.

La bataille de Guinegatte, en 1513, au cours de laquelle La Palice est fait prisonnier.

Après une trêve de quelques mois, La Palice est dépêché en mai 1513 à Thérouanne, alors seule possession française en Artois depuis la paix d'Arras de 1482, mais à la fin d'août 1513, les Français sont battus à la bataille de Guinegatte, surnommée la « journée des éperons » en raison de la débandade de la cavalerie française. La Palice y est blessé et fait prisonnier, ainsi que Bayard et Louis Ier de Longueville, mais parvient toutefois à s'échapper. Le monarque anglais, qui se trouve en personne au camp de Guinegatte, note dans une lettre qu'il adresse le 17 août 1513 à Marguerite d'Autriche : « l'on dict aussi que le sieur de La Palice est blessé ou tué; nous n'en sçavons pas encore la vérité, mais dès que nous aurons les congnoissances et certennetés de toutes choses, vous en avertirons »[23]. La cité de Thérouanne est hélas finalement conquise le 23 août par les Anglais. De retour en France, La Palice se trouva impliqué le 16 Septembre 1513 dans un contentieux avec le chapître de Dol-de-Bretagne. où à la suite d'une condamnation prononcée par le Parlement de Paris , il se vit condamné à payer audit Châpitre une lourde amende de 3 000 livres tournois. Jacques de Chabannes qui jouit à la Cour de Blois de tous les honneurs et d'un inaltérable crédit d'estime que ne saurait entâcher les aléas de cette affaire judiciaire , eut le soutient de la reine Anne de Bretagne, qui intervint personnellement en sa faveur[24] pour payer son procès, , ordonnant à ses trésoriers de régler la dette du seigneur de Chabannes à prendre sur le trésor de ses propres deniers, et stipulant : " le tout en l'acquit et décharge de noble homme Jacques de Chabannes, seigneur de La Palisse et Grand Maître de France ( ....) de quoi nous tenons quitte ledit de Chabannes " .

Fief de sa seconde épouse, La Palice devient en 1514 seigneur de Montmirail, dans la Sarthe. Gravure du XVIIe siècle.
Mausolée de Louis XII et Anne de Bretagne. XVIe siècle. Basilique de Saint-Denis. ( Atelier des Giusti. )

La nouvelle donne de la politique diplomatique des Valois par le traité de Dijon du scelle la défaite française et la fin du rêve italien de Louis XII. La Palice s'échappe peu après la conclusion de la paix et se retire sur ses terres, au château de La Palice. Comme grand officier de la Couronne et de par sa charge de grand maître de France, La Palice assiste aux obsèques[25] de la reine Anne de Bretagne à la basilique de Saint-Denis, le . Quelques jours après cet événement, le , La Palice, alors âgé de 44 ans, épouse au château de La Fère, en Picardie, en présence de Marie de Luxembourg et du duc de Suffolk, Marie de Melun, âgée de 29 ans, descendante de la maison de Luxembourg-Saint-Pol et veuve de Jean V de Bruges de La Gruthuse, de qui elle a trois enfants. Lors de son remariage avec La Palice, cette dernière, originaire du Tournaisis, confie en tutelle ses trois enfants mineurs du premier lit à deux magistrats de la ville de Bruges, l'échevin Josse van de Velde et le grand bailli Jean de Praët[26]. Sa dot se montant à 16 000 livres tournois , Marie de Melun apporte lors de son remariage avec La Palice les trois baronnies du Perche-Gouët : Authon, Montmirail[27] et La Basoche-Gouêt, jadis possessions de son ancêtre Louis de Luxembourg-Saint-Pol.. La Maison de Chabannes qui était parvenue à une grande illustration à la Cour de France, se voit gratifiée le I2 Juillet 1514 de la nomination de messire Antoine de Chabannes , frère du grand-maître de La Palice, ancien prieur d'Ambierle , élu 79ème évêque du Puy-en-Velay . Sur un collège de 35 électeurs, 20 apportèrent leurs voix à la recommandation du roi Louis XII, faisant d'Antoine de Chabannes [28]comte du Velay, le dernier évèque commendataire du Puy élu par le Chapître , deux ans avant la signature du Concordat par La Palice son frère ainé.

Depuis la disparition de la reine Anne de Bretagne et après quelques mois de veuvage, le vieux roi Louis XII âgé de 52 ans ( au XVIe siècle on était vieux à 50 ans ) , épousa à Abbeville le 9 Octobre 1514 une soeur du roi Henri VIII de la Maison Tudor , la jeune et sémillante princesse Marie d'Angleterre , tout juste âgée de 18 ans. Entourée d'une multitude de grands seigneurs venus d'Angleterre, la rencontre et le mariage des deux époux royaux eu lieu dans le splendide hôtel de La Gruthuse à Abbeville, alors propriété de Marie de Melun épouse de M. de La Palice, laquelle avait héritée cet hôtel de Jean V de Bruges de La Gruthuse son Ier mari, hôtel que ce dernier fit reconstruire, à la suite des premiers travaux engagés par le maréchal Philippe de Crèvecœur d'Esquerdes. Peu après l'entrée solennelle de la jeune et nouvelle reine de France, une fastueuse fête[29] fut organisée en son honneur à partir du 13 Novembre 1514 rue Saint-Antoine à Paris, près de l'Hôtel des Tournelles , où de brillantes joutes équestres avaient été organisées, sous la conduite du duc de Valois ( le futur François Ier ). Le roi d'armes[30] Montjoie ( Gilbert Chauveau ) annonça aux sons des trompettes qu'allaient concourir et entrer en lices, six des meilleurs chevaliers français sélectionné par M. d'Angoulèmes : M de Vendôme, la Palice, Bonnivet, Louis de Brézé, Fleuranges, Galéas de Saint-Severin, Montmorency, et du duc de Suffolk et du marquis d'Orset pour la partie anglaise. A l'occasion de cette Joute équestre, qui dura plusieurs jours , les chevaliers sélectionnés rivalisaient en singularité, sous leurs chatoyantes tenues d'apparat jetées sur de lourdes armures. Ainsi pour le surcot de M. de Chabannes, le bibliophile Jacob ( Paul Lacroix ) en fit la description suivante : " M. de La Palice [31]dont la casaque de velour rouge avait par devant un grand lion noir tirant la langue, armé et couronné (..)" . L'organisation de ces joutes royales, occasionnèrent au banquet du roi d'honnorer la vaillance des chevaliers sélectionnés, où plusieurs festins et aubades données à la musique des ménestrels , faisait le plus grand effet à l'Hôtel royal des Tournelles. Parvenu à une grande fortune , La Palice Grand Maitre de France vend le 20 Décembre 1514 à Anne de France duchesse de Bourbonnais et d'Auvergne, pour le prix de 10.000 livres tournois de rente à percevoir sur la Vicomté de Châtellerault[32] que lui avait précédemment vendu Charles de Rohan-Gié, fils du maréchal défunt. Les réjouissances multiples et fastueuses que connut l'Hôtel des Tournelles où le roi adonné à des plaisirs divers dans les bras de sa jeune épouse venue d'outre-manche, vit sa santé s'altérer grandement, au point que le roi Louis XII surnommé le Père du Peuple trépassa soudainement en son hôtel , le Ier Janvier 1515. Après les grandioses funérailles en grande pompe de ce roi tant aimé enseveli dans la Basilique Saint-Denis, M. le Grand Maitre de Chabannes , bâton de son autorité à la main , qui avait réuni toute la Cour de France et les Grands Corps de l'Etat, appela à haute voix lors du diner des obsèques donné à l'Hôtel des Tournelles : " Tous les serviteurs du feu roi sont- ils ici ? " . Les assistants donnèrent une réponse positive, et devant les grands magistrats du royaume, La Palice se serait ainsi exprimé : " A ceste heure Messeigneurs, je vous fait assavoir [33]que le roy notre Sire, Loys douzième de ce nom est trépassé de ce siècle à l'autre et que notre maistre est mort et que nous n'avons plus de maistre pour ce chacun se pouvoye là où il se pourra pour voir, et en signe de vérité, je romps mon baston et le jette à terre " . Devant cette assemblée de grands magistrats et de la haute noblesse d'Etat, prostrée dans le dueil qui affecte la France, tous enfin s'écrièrent : " le Roi est mort , Vive le Roi ! "

Sous François Ier : un vétéran des guerres d'Italie[modifier | modifier le code]

Le roi François Ier en 1515, par Jean Clouet.

Le roi défunt n'ayant pas d'héritiers directs, le fils de son cousin, François Ier, de la maison de Valois-Angoulême, lui succède sur le trône. Favorisant ses proches, le nouveau souverain destitue La Palice de sa charge de grand maître au profit d'Artus Gouffier de Boisy. Cependant, François Ier le récompense de sa loyauté en l'élevant à la dignité de maréchal de France le . Réformant au sommet de l'État son équipe dirigeante, le nouveau souverain, qui n'a pas écarté les grands capitaines du règne précédant (La Trémoille, La Palice, Trivulce, Galiot de Genouillac, etc.) récompense La Palice de sa fidélité[34] en lui attribuant, le 24 mars 1515, les revenus des francs-fiefs et acquêts de Rouergue. Revenu en Artois au printemps de l'année 1515, La Palice et sa femme partent pour les Pays-Bas bourguignons et rendent visite à Béthune à Isabelle de Luxembourg[35], mère de la nouvelle épouse du maréchal. Afin d'œuvrer à l'établissement du couvent des Annonciades fondé par cette dernière, La Palice et son épouse se font représenter sur l'un des vitraux[36] de l'église du monastère.

Charles III de Bourbon, connétable de France. Gravure de Thomas de Leu.
Le célèbre condottiere Prospero Colonna est capturé en août 1515 par La Palice et plusieurs autres. Extrait du Journal de Louise de Savoie.

Malgré la perte de la quasi totalité des places italiennes, les ambitions politiques de François Ier, affichant à son tour ses prétentions sur le Milanais, rallument immanquablement la guerre. En ce jours d'été du 15 juillet 1515 le jeune roi François Ier qui se préparait à guerroyer en Italie, décida avant son départ, de signer une ordonnance[37] , nommant sa mère Louise de Savoie , comme Régente du royaume France, charge qu'elle exercerait durant l'absence du roi. Au bas de cette ordonnance royale signée par François Ier, figura également la signature du maréchal de La Palice, confirmant la nouvelle nomination de Madame la Régente, mère du roi. L'armée française entre dans le Piémont à travers les Alpes. L'avant-garde, commandée par La Palice, passe par le col de l'Argentière, surprenant les Suisses et les Italiens, et enlève Villefranche où le général italien Prospero Colonna est vaincu et capturé[38]. L'incroyable passage sans encombre de l'artillerie et de l'infanterie française avec plein succès au delà des alpes, fut évoqué par l'historien florentin Paul Jove , qui bien que peu enclin aux visées expansionnistes des français , du reconnaître leur totale réussite :

" Ce succès fut d'autant plus agréable aux français, qu'il fut suivi de la nouvelle de la prise de Colonne par La Palice qui s'étant avancé avec quatre escadrons de cavalerie, pour amuser les ennemis, par le moyen de certains guides du pays, traversa heureusement le sommet du Mont-Perosa et surprit si à propos et si vigoureusement l'ennemi, qu'il le mit en déroute et prit Prosper qui estoit à Ville-Franche, sur le point d'en partir pour aller joindre les suisses ce même jour. La prise d'un si grand capitaine ne fit pas perdre courage [39]aux suisses. Ils retournèrent véritablement à Milan, mais par le conseil du Cardinal de Syon ( Matthieu Schiner ) ils s'engagèrent par serment d'attaquer les ennemis, sitôt qu'ils approcheraient et de disputer le salut de Milan, dans une bataille rangée, où ils donneraient de véritables preuves de leur valeur".

Il poursuit jusque dans le Milanais et est un des conseillers du roi lors de la bataille de Marignan. Cette victoire française scelle le traité de Noyon auquel le maréchal de La Palice est signataire[40]. La paix revenue pour une courte période, La Palice remplit plusieurs obligations familiales où il s'acquitte le 9 Janvier 1516 [41]avec Marie de Melun sa seconde épouse, du paiement des droits de bails sur la Principaupé de Steenhuyse en Pays d'Alost , les époux tuteurs des fiefs appartenant à Louis et René de Bruges, enfants mineurs du ier lit de ladite dame de Melun. Le 8 Juillet 1516, le maréchal de La Palice assista au mariage de sa nièce Françoise de Chabannes[42], veuve du maréchal de Savoie, avec Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier et père de la favorite Diane de Poitiers, qui assiste également à la cérémonie[43]. Quelque temps plus tard La Palice rentre en France mais reprend peu après le chemin de l'Italie où, comme ambassadeur plénipotentiaire du roi de France, il est, aux côtés du chancelier Antoine Duprat, un des signataires [44] du Concordat de Bologne imposé au pape Léon X.

En récompense de ses talents militaires et de sa contribution au recouvrement du Milanais, par lettres patentes du , le roi lui fait don du château[45] et de la seigneurie royale de Compiègne ainsi que de tous les droits et revenus qui leur sont adjoints. Le souverain lui fait également don d'une somme de 8 000 écus d'or[46] et le nomme[47] grand veneur de France. La paix revenue, La Palice et plusieurs autres grands seigneurs et dames de la cour accompagnent François Ier, la reine Claude et Louise de Savoie au monastère de l'abbaye Notre-Dame de Fontevraud le 6 juin 1517, à l'occasion de la prononciation[48] des vœux de Madeleine d'Angoulême, sœur naturelle du roi. Les nombreux faits d'armes du maréchal, déjà remarqués dans diverses œuvres littéraires de son temps, le sont notamment dans celle de François Desmoulins de Rochefort parue entre 1519 et 1520 où, dans son ouvrage sur les Commentaires de la guerre gallique, celui-ci compare allégoriquement La Palice à l'un des sept généraux de Jules César. En cette année 1519, La Palice est envoyé en pays champenois où il fut chargé de lever des troupes pour la gendarmerie du roi . En prévision de l'arrivée du maréchal de Chabannes, le conseil échevinal et les consuls de Châlons-en-Champagne décidèrent en mai de lui réserver le meilleur accueil et de lui faire don[49] de plusieurs présents : " à M. de La Palisse, 4 poinçons de vin,12 chapons [50]et 12 lapins " . Le temps de la paix revenu, La Palice est en mesure de faire une acquisition foncière en pays vendômois, en achetant dans la vallée du Loir le 15 janvier 1520, aux proches environs du château de la Possonnière, où naît en 1524 le futur poète Pierre de Ronsard[51], la seigneurie du village de Les Hayes, située au sud de Montoire-sur-le-Loir. Aux delà des Alpes, la trève guerrière étant de très courte durée, le maréchal de La Palice se préoccupa à partir de 1520, de réaménager son vieux manoir de La Palisse en Bourbonnais. A cette fin, Jacques II de Chabannes fit démolir la partie nord du vieux castel médiéval et reconstruisit en adjonction un grand logis de style renaissance italienne appelé le " Château Neuf " , venant ainsi remplacer l'ancienne courtine qui faisait corps à la chapelle Saint-Léger jadis chapelle paroissiale. Cependant les diverses missions diplomatiques et la guerre reprenant sans cesse , La Palice confia durant sa longue absence la supervision de ces importants travaux, à Marie de Melun son épouse, dame qui avait étroitement côtoyée jadis les beaux- arts de sa Flandre natale. Entre temps le maréchal de La Palice qui avait ramené de la cour de Ferrare divers artisans ébénistes ayant travaillé pour Serlio, prodiguèrent avec magnificence dans sa nouvelle demeure, toute la finesse et l'art de leur industrie.

Afin de satisfaire à un rapprochement diplomatique avec l'Angleterre, La Palice est envoyé à Calais pour négocier la paix avec les ambassadeurs du roi Henri VIII lors de l'entrevue du camp du Drap d'Or. La négociation n'ayant pas abouti, Chabannes prend en août 1521 la tête d'une armée de 3 000 hommes destinée à ravitailler la ville de Tournai, assiégée par les Impériaux. Depuis la perte des places de Tournai et de Thérouanne, la vulnérabilité des frontières picardes ( rivière de Somme ) et champenoises posait au roi de France, de constantes inquiétudes quant à leur inviolabilité. Aussi en cette fin d'année 1521, la guerre allait-elle reprendre sur le front de l'Artois, entre le roi François Ier et l'empereur Charles Quint . En Octobre 1521 François Ier détacha un corps expéditionnaire qui sous la conduite de François Ier de Saint-Pol ( parent de La Palice par sa femme ) donna mission au comte de Saint-Pol de préserver militairement la ville picarde de Péronne , menacée par les incursions espagnoles de la proche cité de Bapaume , située aux confins de l'Artois. Afin de mener à bien cette entreprise guerrière dans l'Artois espagnol, le comte de Saint-Pol qui avait recruté plus de 6.000 pauvres diables composés de picards et de mercenaires divers, pilla, brûla et détruisit le 16 Octobre 1521 les fortifications de la ville de Bapaume, qui fut ainsi mis hors d'état de nuire aux intérêts territoriaux du roi de France. Pour l'accomplissement et la totale réussite de cette représaille guerrière, le comte de Saint-Pol fut secondé par le capitaine Bayard et des maréchaux de La Palice et de Robert III de La Marck maréchal de Fleurange, dit le Jeune Adventureux. L'occupation de l'Abbaye d'Arrouaise[52] , du brûlement du village d'Havincourt et enfin de la prise et de la dévastation de Bapaume[53] par La Palice et par ses compagnons d'arme, suscita un grand succès du roi de France sur le front de l'Artois espagnol, province alors administrée par plusieurs membres[54] de la belle-famille du maréchal de La Palice. Situé aux marches du royaume de France, l'ingrate situation géopolitique du vulnérable Comté de Saint-Pol presque enclavé dans l'Artois espagnol, et dont les seigneurs avaient prêtés allégeance au roi de France, eut à souffrir de multiples assauts des Impériaux. Aussi les querelles diplomatiques entre l'Empereur et le roi de France, menaçaient-elles sans cesse de se raviver pour le contrôle des places de l'Artois, au point que certains seigneurs artésiens tel Philippe de Berghes soupçonné d'appartenir au parti français , se vit confisquer [55] en 1521 la seigneurie du Château d'Olhain , que Charles-Quint donna à son conseiller le comte d'Epinoy François de Melun, beau-frère de La Palice, connétable de Flandre , chevalier de l'Ordre de la Toison d'or.

À la suite de la signature du traité de Fribourg , en ce début d'année 1522, le roi François Ier qui cherchait à consolider pour sa cause l'alliance des Cantons Suisses, envoya le 30 Janvier 1522 une ambassade[56] à Lucerne, représentée par son oncle le Grand-Maitre de France René de Savoie, du maréchal de La Palice, de Galéas Saint-Severin ( Galeazzo Sanseverino ) Grand Ecuyer de France et du maréchal Anne de Montmorency . Les négociations diplomatiques de cette importante ambassade furent laborieuses, au point que la Diète de Lucerne décida finalement l'enrôlement de quelque 16.000 suisses, volontaires pour aider le roi de France à la reconquête du milanais. Quelque temps plus tard, La Palice retourne en Italie et, sous les ordres du maréchal de Lautrec, commande la ligne principale de l'armée française lors de la bataille de la Bicoque en 1522, qui voit les Français battus par Colonna. De retour dans ses fiefs du Bourbonnais, Jacques de La Palice et sa femme deviennent seigneurs engagistes de la châtellenie de Chavroches, achetée le à la duchesse Anne de France. Afin de suppléer à la soudaine disparition du maréchal de Chastillon ( Gaspard Ier de Coligny ) le roi François Ier dans une lettre adressée de Blois le 31 Août 1522 au seigneur de Bourdeilles, l'informe qu'il vient de nommer [57] son cousin le mareschal de Chabannes , dans la charge de lieutenant général en Guyenne , invitant François II de Bourdeille à rejoindre au plus vite le maréchal, dorénavant chargé de veiller à l'intégrité territoriale de cette province

Portrait équestre du maréchal de La Palice par Ary Scheffer, 1844, galeries historiques de Versailles.

Le maréchal est peu après de retour dans les Pyrénées, envoyé au secours de Fontarabie qu’il parvient à ravitailler. Il oblige ensuite le connétable de Bourbon à lever le siège de Marseille, s’empare d’Avignon puis dirige l'armée française vers Milan abandonnée par les Espagnols. Lors de la défection de Charles III de Bourbon en 1523, La Palice est chargé en septembre par François Ier avec le Grand Batard René de Savoie grand maître de France , de l'arrestation du connétable , avec la mise à prix par le roi d'une offre [58]de 10.000 écus d'or, à qui remettait entre leurs mains l'arrestation de l'intraitable félon. Après de vains efforts pour dissuader son suzerain et ami de porter les armes contre son souverain naturel, La Palice investi par le roi de cette importante mission rédemptrice, se mit en route vers le château de Chantelle, demeure du connétable de Bourbon. L'armée commandée par le Grand Bâtard de Savoie et le maréchal de La Palice, trouva le château de Chantelle, abandonné par le connétable de Bourbon, qui traqué dans sa fuite se trouvait déjà hors d'atteinte dans son duché. Malgré l'arrestation manquée dudit connétable de Bourbon, une des premières mesures confiscatoires du roi, fut de donner son principal fief au maréchal de La Palice, en le nommant capitaine [59]du château de Chantelle. A partir de 1523 , La Palice déjà à la tête d'un vaste ensemble de territoires, ( Roannais, Beaujolais, Marche, Combraille, etc. ) reçoit aussi la charge de Gouverneur de Lyon et du Lyonnais, de même que l'administration de la Principauté de Dombes confisquée au connétable. Il est alors nommé premier président du Parlement de Dombes.

Le chevalier Bayard, compagnon d'armes de La Palice. Il meurt au combat en 1524. Admiratif de son exceptionnelle intrépidité, La Palice le surnommait : L'Hercule de France.

Lors de la bataille de la Sesia donnée le , le maréchal de La Palice perd son frère Jean de Chabannes, mort au cours de la retraite aux côtés du chevalier Bayard. Afin d'organiser des bastions défensifs face a la menace potentielle des armées helvètes, La Palice se voit attribué par lettre patente du roi François Ier datée de Blois le 10 Mai 1524, de l'office [60]de Lieutenant général ( Gouverneur ) en Dauphiné, chargé de la défense de cette province. Le , La Palice se trouve avec le roi au siège de Pavie, défendue par les troupes espagnoles d'Antonio de Leiva. L'armée impériale est commandée par Fernando de Àvalos et Charles de Lannoy. Le connétable de France Charles III de Bourbon, passé sous la bannière de Charles Quint, arrive en renfort des Espagnols. La Palice, qui dirige l'avant-garde de l'armée française, figure parmi les principaux chefs militaires français lors de la bataille de Pavie, qui se déroule sous les murs de la ville le . En sa qualité de vétéran des guerres d'Italie, il fait partie des proches conseillers du roi. Au conseil du roi, La Palice, qui a préalablement déconseillé d'engager la bataille contre l'avis de Guillaume Gouffier de Bonnivet, favori du roi, doit se résoudre à participer au combat.

En dépit des réticences de La Palice, le roi ordonne la charge des chevaliers. Dans le cours de la bataille, cette charge de cavalerie réduit à néant la stratégie des artilleurs du grand maître de l'artillerie Galiot de Genouillac. Comme beaucoup d'autres, La Palice, qui participe à la charge, est désarçonné par des arquebusiers et doit combattre à terre en armure, face à des lansquenets plus légèrement vêtus. Après avoir résisté pendant un temps, La Palice est vaincu par les Impériaux et doit se rendre à un capitaine napolitain du nom de Giovanni Battista di Castaldo (it). La capture du maréchal lui est néanmoins disputée par un officier espagnol nommé Buzarto, qui a lui-même espéré faire prisonnier La Palice. Furieux que l'Italien se refuse à partager l'éventuelle rançon, Buzarto décharge son arquebuse à bout portant sur la cuirasse du maréchal, le tuant[61]. La bataille de Pavie se solde par une lourde défaite française, et le roi François Ier lui-même, fait prisonnier, est conduit jusqu'à Charles-Quint à Madrid.

Postérité[modifier | modifier le code]

Les exploits militaires du maréchal de La Palice sont relatés dans l'œuvre de plusieurs chroniqueurs ou poètes du temps : Phillipe de Commynes, Jacques de Mailles, Jean Bouchet, Marillac, Jehan d'Authon, Gringore, Hugues de Colonges, Jean de La Vigne, Jean Marot, Jean Molinet, Jean Barrillon, Varillas, Martin du Bellay, le maréchal de Fleurange, François Rabelais, Claude de Seyssel, Blaise de Monluc, Ronsard, Guichardin, Antoine du Saix, Montaigne, Étienne Dolet , André Thevet, etc. Dans son ouvrage édité en 1524 sur Les Gestes, ensemble de la vie du Preulx Chevalier Bayard, Symphorien Champier le compare à un second Bayard. La bravoure et la disparition de La Palice inspire en 1525 à un poète de la Cour, Guillaume Dubois, le récit de la mort du maréchal dans un ouvrage intitulé L'Apparition du Mareschal sans reproche, feu Messire Jacques de Chabannes, en son vivant Mareschal de France.

Aimé de ses soldats mais redouté et respecté de l'ennemi, la figure du maréchal de La Palice apparaît dans de vieilles chroniques espagnoles, dont celle d'Hernan Pérez del Pulgar, ancien capitaine castillan au service de Gonzalve de Cordoue. Les Espagnols, qui le dénomment parfois dans leur littérature La Paliza, el capitan de muchas guerras y victorias, font de celui-ci un personnage doué d'un sens héroïque osant défier la fougue guerrière du Gran Capitan. Dans son ouvrage sur la Vie des Hommes Illustres et des Grands Capitaines Français Brantôme fait du maréchal de La Palice le portrait suivant : « Les Espagnols l'appeloient souvent, el Capitan La Paliça, grand Mareschal dy Francia. Bel Honneur ! Comme nous avons appelé Monsieur de Biron dernier, le grand et premier Mareschal. J'ay veu le portrait dudit Sieur de La Palice. Il monstroit bien ce qu'il estoit, très beau et de très belle façon ».

À la fin du XVIe siècle, marqué par les guerres de religion, la mémoire de La Palice est honorée par André Thevet, cosmographe officiel du roi, qui fait paraître en 1584 une importante anthologie biographique intitulé Les Vrais Pourtraits et Vies des Hommes Illustres, Grecz, Latins et Payens, et retraçant le destin de plusieurs grands personnages, dont celui du maréchal de La Palice. Assurément La Palice qui s'était distingué durant plus de 20 ans sur presque tous les champs de batailles aux cours des guerres d'Italie, était-il regardé comme l'un des plus grands hommes de guerre de son temps et fut en grande renommée à la Cour de France. Un artiste de cette époque ( anonyme ) fit exécuter au XVIe siècle , un unique et beau portrait peint du légendaire maréchal de France, dont l'original se trouvait dans la Galeries des Illustres du Château de Selles-sur-Cher . Au début du XVIIe, Paul Ardier qui venait d'acheter à Florimond Robertet l'un des anciens relais de chasse de François Ier du Château de Beauregard, s'appliqua à restituer une Galerie des Illustres digne d'ornementer cette magnifique demeure du Val de Loire. Par chance, le nouveau propriétaire du château de Beauregard, pu faire copier juste avant leur disparition, plusieurs de ces portraits d'illustres du château de La Selles, dont précisément celui de M. de La Palice. Plusieurs grandes demeures françaises possédèrent jadis des Galleries d'Illustres, mais hormis l'exceptionnel patrimoine de Beauregard, seul le Château de Bussy-Rabutin en possède encore une, digne du plus grand intérêt.

Le mausolée du maréchal : une merveille de la Renaissance italienne[modifier | modifier le code]

Marie de Melun, seconde épouse et veuve du maréchal de La Palice, fit élever vers 1530 dans la chapelle du château de La Palice un mausolée en marbre de carrare qui fut plus tard saccagé pendant la Terreur sous la Révolution française. Ce XVIIIe siècle particulièrement outrageant pour la mémoire du maréchal de La Palice, le fut encore plus quand la demeure du preux chevalier fut l'objet d'un vandalisme irrespectueux des révolutionnaires marseillais remontant sur Paris. Avant les temps troublés de la Révolution française, hormis l'incomparable beauté du Salon Doré, l'incontournable merveille de la petite ville de La Palisse que l'on se devait de visiter, était incontestablement le Mausolée du maréchal de La Palice. Dans un ouvrage [62]paru en 1779, le parlementaire Anselme Crignon d'Ouzouer fit une description sommaire de la splendeur du monument, que tous les voyageurs de passage sollicitaient de voir, et tout particulièrement en 1775 lors d'une halte de la princesse royale Clotilde de France qui sollicita d'admirer le mausolée :

" Le château est antique et bâti sur une hauteur. Les connaisseurs estiment beaucoup le tombeau du Maréchal de Chabannes, tué à la bataille de Pavie; il est dans la chapelle du château. Les bas reliefs en sont très riches, et tout fut travaillé à Rome, par les ordres de la femme du maréchal, qui y est représentée à ses côtés. Madame en passant par La Palice pour aller épouser le Prince de Piémont ( Charles-Emmanuel IV ) logea au château, et une des premières choses qu'elle demanda, fut de voir le mausolée de M. de Chabannes. Les hommes illustres sont toujours présents à la mémoire des Princes faits pour leur ressembler (...) "

Avec le Grand Salon aux murs initialement tendus de cuirs de Cordoue, du Studiolo ou du Salon Doré (en réalité la Chambre Royale), ce cénotaphe somptueux représentait l'un des les plus remarquables trésor du château de La Palice. Les concepteurs de ce monument appartenaitt probablement à l'atelier des Giusti, des Florentins coauteurs du tombeau de Louis XII à Saint Denis. Quelques éléments du tombeau sont abandonnés dans une cour d'auberge. Le baron de Montfaucon, ancien maire d'Avignon, voit ces débris en 1830 et les achète pour une somme de 60 francs de l'époque, avant de les léguer au musée Calvet d'Avignon où ils sont toujours exposés.

La partie conservée du tombeau est en albâtre et correspond à la base d'une composition qui a dû être beaucoup plus importante. Elle représente trois des vertus cardinales :

  • la Prudence devait tenir dans sa main droite un miroir ; sa main gauche est posée sur un crâne symbole de la vanité.
  • La Force extirpe d'une tour, symbole de l'âme chrétienne, le péché représenté par un dragon auquel il manque la tête.
  • La Justice tient le long de son bras une épée ; elle devait tenir dans sa main gauche la balance traditionnelle.
  • La Tempérance figurée traditionnellement avec un mors de cheval est perdue.
Tombeau de Jacques II de Chabannes de La Palice

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L'origine des lapalissades[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lapalissade.

En février 1525 à la suite de la débâcle de la désastreuse bataille de Pavie et afin de se consoler de la perte tragique (assassinat) de leur chef, les soldats du regretté maréchal de La Palice qui convoyèrent vers la France sa dépouille, composèrent en son honneur une complainte chantée à sa gloire. La première strophe de cette chanson disait :

Hélas La Palice est mort,

Il est mort devant Pavie,

Un quart d'heure avant sa mort,

Il faisait encore envie,

Selon la longue tradition des chants guerriers de l'armée française, il fut de coutume d'honorer la mémoire d'un grand chef militaire, qui avait brillamment combattu. Cette tradition orale s'observe depuis la Chanson de Roland

Tout au long des XVIe et XVIIe siècles, l'emblématique figure militaire du maréchal de La Palice était alors fort populaire en France. Dans les lettres, nombre de ses contemporains en n'ont parlé avec force éloges, dont tout particulièrement un des poète Guillaume Dubois qui écrivit juste avant de mourir une Déploration sur la mort du maréchal de Chabannes .Ainsi que l'inconcevable capture du roi François Ier à la bataille de Pavie, la mort héroïque de l'invincible maréchal de La Palice avait incontestablement fait grande impression dans tout le royaume. Vers 1530 , quelques années après la mort du preux maréchal, sa veuve Marie de Melun lui fit élever dans la chapelle de son château de La Palisse, un somptueux mausolée où l'on pouvait voir ces quelques lignes gravées pour l'éternité :

Terme dérivé du nom de Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice (ou La Palisse) sur le tombeau duquel on trouve inscrit l'épitaphe : « Hélas s'il n'était pas mort/Il ferait encore envie. » Une lecture erronée de la seconde ligne l'a transformée en « Il serait encore en vie », ce qui fait de la phrase une évidence par soi-même[63].

Bien plus tard, on fit sur lui une chanson populaire remplie de vérités évidentes, dites vérités de La Palisse. Les paroles, écrites au XVIIIe siècle par Bernard de La Monnoye, comprennent entre autres les deux vers suivants : « Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie ». Depuis, lorsque vous dites quelque chose de la plus extrême évidence, votre interlocuteur vous répond : « La Palice en aurait dit autant ! »[réf. nécessaire].

Armoiries[modifier | modifier le code]

De gueules au lion d'hermine, armé, lampassé et couronné d'or. Supports : deux lévriers. Devise : NULLI CEDO ou JE NE LE CÈDE À NUL AUTRE[64].

Parenté[modifier | modifier le code]

De la maison de Chabannes, issue [réf. nécessaire] du côté paternel des barons de Matha, branche aînée des comtes d'Angoulême, et du côté maternel des sires de Chabanais et de Confolens.

Unions et descendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la Sté Historique et Archéologique de l'Orne. Tome 38 - Histoire généalogique de la Maison de Prie, p.17-36, janvier 1919
  2. Histoire du Donjon et du Château de Vincennes, depuis leur origine. pages 111-112 ( Jacques Ier de Chabannes )
  3. Mémoires de Messire Olivier de La Marche. IIIe Edition revue et augmentée. ( Chabannes pages 158-159 ) - Chez Hubert Antoine - Bruxelles 1616
  4. Histoire de Charles VIII Roy de France, par Guillaume de Jaligny. André de La Vigne. Recueillie par Denis Godefroy, historiographe ordinaire du roy. (p.611 : Roles des Payements des Cent Gentilhommes de l'Hôtel du Roi en 1490 aux gages de 110 livres tournois) - Imprimerie Royale . Paris 1684
  5. Dictionnaire critique de biographie et d'histoire. ( page 736 ) par Auguste Jal. Edition Henri Plon - Paris 1872. Original : Arch.Nat.: Menus plaisirs du Roy KK 76. F° 131 V° .
  6. Lettres de Charles VIII par Pierre Pélicier. Tome III (1490-1493) p.113 . Edition Librairie Renouard. Paris 1902. ( Original Bibl .Nat. Ms. Fr..2922. F° 45
  7. Preuves pour servir la Maison de Chabannes. par le Cte Henri de Chabannes. p.376 - Tome II - Imprimerie Jobard. Dijon 1892. ---- Idem : Bulletin de la Ste d'Etudes du Brionnais. p.213 . Mai 1935 ( Original sur parchemin : Bibl. nat.Mss français 25782 F° 153 )
  8. Lettres de Charles VIII (1496-1498) par Pierre Pélicier. Tome V - p.71 - Edition Librairie Renouard. Paris 1905
  9. Preuves pour servir à l'Histoire de la Maison de Chabannes par le Comte Henri de Chabannes. p.698 - Edition Jobard . Dijon 1893
  10. Bulletin Philologique et Historique ( jusqu'en 1715 ) Edition Comité des travaux historiques et scientifiques.p.356 - Impimerie Nationale. 1963. ( Orig : Bibl nat Languedoc 71 F°73 V° & Bibl nat Mss Fr. 2616 N°82 )
  11. Mémoires de la Société Eduenne. - Tome 16 - p.157 . Autun 1888
  12. Archives de la Côte d'Or . Série B : Cour des Comptes de Bourgogne : B 1823 ( Recette de Semur-en-Brionnais - M. de La Palisse ) .
  13. Mémoires du Maréchal de Florange, Robert III de La Marck. Tome Ier - p.20 - Edition Jules Renouard - Paris 1913
  14. Louis XII, un autre César. par Didier Le Fur. page 90. Edition Académique-Perrin - Collection Tempus. Paris 2010
  15. Entrée du Roi Louis XII à Lyon, le 17 Juillet 1507. par Georges Guigue, archiviste de Lyon. Librairie Henri Georg - Lyon 1885
  16. Les Œuvres de Maitre Jean Bacquet, Avocat du Roy en la Chambre du Trésor. ( Jacques de Chabannes de La Palice pages 573-574 ) Chez Duplain Frères. Lyon 1744 - Idem : Le Domaine Ordinaire de Lyonnais au commencement du XVIe siècle. ( le Sgr de La Palisse page 28 ) par Vital de Vitalous. Librairie Auguste Brun - Lyon 1865.
  17. La revue hebdomadaire. Volume 48 - N° 1 à 2 - " Monsieur de La Palice, le vrai " - page 196 -Librairie Plon - Paris 1939 ---- Victoires, conquêtes, revers et guerres civiles des Français depuis les gaulois jusqu'en 1792. par une Sté de Militaires et de Gens de Lettres. Tome 5e - Panckoucke Editeur. Paris 1822. ( page 191 ) -- Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France et des Grands dignitaires de la Couronne. par Jean-Baptiste de Courcelles. Tome 5e - ( page 26 ) - Paris 1825.
  18. Lettre du Roy Louis XII. - Tome 3e - ( page5: la Palice ) .Edition François Foppens - Brusselles. 1712 - Idem : Lettres du roi Louis XII au Cardinal d'Amboise.
  19. Alègre ( Yves II d' ) 1452-1512 par M. Dousse . Dictionnaire de Biographies Françaises. pp.1386-1387 - Tome Ier - Librairie Letouzey - Paris VI - 1933 . Voir également : Brantôme et Auvigny : Les vies des Hommes Illustres,, etc.
  20. Ouvres complètes de Machiavel, traduites par J.V Periès - Tome Ier, p.171, Michaud Librairie, Paris, 1823
  21. Histoire des Helvétiens, aujourd'hui connus sous le nom de Suisses par le baron d'Alt de Tieffenthal. Tome VI, p.506, chez Ignace Nicomède, Fribourg, 1750
  22. Musée des Archives Nationales - Documents originaux de l'Histoire de France, exposés dans l'Hôtel de Soubise. Publiés par la direction des Archives Nationales. pages : 318-319 - Document N° 335 - Edition Henri Plon . Paris 1872. ( Original sur parchemin, Arch. Nat J-507 N°28 - Trésor des Chartes. Lettre signée : CHABANNES - Milan 15 Mai 1512 )
  23. M. Le Glay, Négociations diplomatiques entre la France et l'Autriche, t. 1, Imprimerie nationale, , p. 533.
  24. Annales de Bretagne et des Pays de l'Ouest. Tome 26 - Année 1910 .( pp 352/353 : M. de La Palisse et le Chapitre de Dol .) Article de M. François Duine : Choses et Gens du XVIe siècle breton. Documents inédits. - Archives Départementales . Rennes G.281
  25. Récit des funérailles d'Anne de Bretagne, par Pierre Choque dit Bretaigne son hérault d'armes. - BnF : Ms. Fr. 23.936 (le seigneur de la Palice F°24)
  26. Bruges et le Franc ou leur Magistrature et leur Noblesse par Jacques Gailliard - Tome 3e, p.67, Bruges, 1859.
  27. Dictionnaire géographique historique et politique des Gaules et de la France. par Jean-Joseph Expilly. pp.869-870 ( Montmirail - Mons Mirabilis ) Tome IV - Paris 1766
  28. Le Concordat de 1516, ses origines, son histoire au XVIe siècle. par Jules Thomas. Tome 3e ( Antoine de Chabannes, évêque du Puy. page.33 ) Edition Alphonse Picard -Paris 1910.
  29. Histoire des choses mémorables advenues du règne de Louis XII et François Ier, depuis l'an 1499 en l'an 1521. par Robert de La Mark, seigneur de Fleurange, Maréchal de France. ( page 270 ) Paris 1820
  30. L'Ordre des joutes faictes à Paris à l'entrée de la Royne en la rue St Anthoine près des Tournelles, à l'occasion du mariage de Louis XII et de Marie d'Angleterre . par Montjoie - Galiot du Pré - Paris 1514.
  31. Le roi des Ribauds :histoire du temps de Louis XII. Vol. IIe - p.181 par P.L Jacob - Membre de toutes les académies. Chez Eugène Renduel - Paris 1831
  32. Archives Nationales - Tîtres de la Maison Ducale de Bourbon. Tome II - p.515 - Acte N° 7966 - Edition Henri Plon . Paris 1872
  33. Archives curieuses de l'Histoire de France, de Louis XI jusqu'à Louis XVIII par L. Cimber & F. Danjou. p.70 - Ière série - Tome IIe - Chez Beauvais Membre de l'Institut Historique. Paris 1835
  34. Catalogue des Actes de François Ier, Tome V, 1540-1547. (Supplément : 1515-1520 ) Acte N° 15852, page 223, Imprimerie nationale, Paris, 1892. (Orig. Bibl.nat. Coll. Doat, Vol. 22 F°310
  35. L'hôtel d'Isabelle de Luxembourg qui peut se visiter existe toujours : c'est aujourd'hui la plus vieille maison de Béthune qui a échappée aux destructions engendrées par les guerres. Cet hôtel surnommé L'Abiette est situé au 113 rue de La Délivrance.
  36. Mémoires de la Commission départementale des Monuments Historiques du Pas-de-Calais. Tome Ier - p.423. - Arras 1889 ( A voir sur Gallica )
  37. Ordonnances des rois de France - Règne de François Ier. Tome Ier ( 1515-1516 ) - pages 262 à 268 - Imprimerie nationale. Paris 1902
  38. Négociations Diplomatiques de la France avec la Toscane. Tome II - pp.707-708 . Imprimerie Impériale. Paris 1861
  39. Histoire de Léon X Pape par Paolo Giovo. Traduit du latin en français par M.M.D.P ( La Palice pages 264-265 ) Edition Chez Couterot . Paris 1675 ( à voir sur Gallica )
  40. Ordonnances des Rois de France. Règne de François Ier. Tome I - 1515-1516. p. 429 ( Ratification du traité par le roi, le 13 Août 1516 ) Imprimerie nationale . Paris 1902
  41. Annales du Cercle Royal et Archéologique d'Enghien. Tome 4e - ( page 19 :Marie de Melun et Jacques de Chabannes ) ( Fiefs et arrières-fiefs de la Pairie de Silly ) - Louvain 1895 - Belgique
  42. Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France et des Grands Officiers de la Couronne par le Père Anselme, p.131, Paris, 1733
  43. Diane de Poitiers par Ivan Cloulas. p.32-33 - Edition Fayard 1997
  44. Ordonnances des Rois de France. Règne de François Ier - 1515-1516 . P.465 - Edition Imprimerie Nationale - Paris 1902
  45. Souvenirs historiques des résidences royales de France, par Jean Vatout, Ier Bibliothécaire du roi. Tome VII : Château de Compiègne, p.233 (La Palice) - Firmin-Didot - Paris 1848 - À la suite de la mort du maréchal de La Palice survenue en 1525, les revenus de la seigneurie royale de Compiègne seront donnés en viager au connétable Anne de Montmorency.
  46. Catalogue des Actes de François Ier. Tome 5 (Supplément 1515-1526) Imprimerie nationale, p.346, Paris, 1892. Acte N° 16467 du 22 août 1517 (Orig. Arch.Nat. KK.289 - Fol. 369 V°)
  47. Bibliothèque de Catherine de Médicis. par M. Leroux de Lincy, p. 31, chez J. Techener libraire, Paris, 1859
  48. Mémorial des Abbesses de Fontevrault, issues de la Maison royale de France. par Armand Parrot. P.56 - Angers 1880
  49. Archives communales de Châlons-sur-Marne , antérieures à 1790 - Conseil de Ville - BB 6 bis - Année 1519
  50. Histoire de la ville de Châlons-sur-Marne et de ses Institutions, depuis son origine jusqu'en 1789. par Edouard de Barthélemy . p.197 - Edition E. Laurent - Chalons 1854
  51. Dictionnaire du Vendômois, tome II, p.194 par Raoul de Saint-Venant, Président de la Sté Archéologique. Chez C. Migault & Cie, Blois, 1983. Dans son ouvrages sur Les Hymnes de P. de Ronsard, Gentilhomme vandômois - Tome IV paru chez Gabriel Buon - Paris, 1567, le poète versifia p.149, feu le maréchal de La Palice.
  52. Dom Gosse : Histoire de l'Abbaye d'Arrouaise. ( La Palice pages 270-271 )
  53. Site internet : https://montjoye.net/chateau-de-bapaume
  54. François de Melun Ier Comte d'Epinoy, beau-frère de La Palice était en 1521, Gouverneur de Béthune. ( Inventaire sommaire des archives départementales
  55. Olhain, une des dernières forteresses féodales du Nord de la France. par Roger Rodière. ( François de Melun P.22-23 )
  56. Histoire de la Confédération Suisse par Jean de Müller - Vol. 10 , Liv. VII - Chap. IV - page 51 . Editions Paris-Lausanne 1840
  57. Archives Historiques du Département de la Gironde. p.223 - Tome 15e - Edition Charles Lefebvre - Bordeaux 1874 ( Lettre de François Ier du 31 Août 1522 )
  58. Collection des Ordonnances des rois de France : Ier Janvier 1515 - 30 Décembre 1530. p.355 - Catalogue des Actes de François Ier. Edition Imprimerie Nationale. Paris 1887
  59. Catalogue des Actes de François Ier - Edition Imprimerie Nationale.
  60. Catalogue des Actes de François Ier - Tome I - p.378 - Impimerie Nationale . Paris
  61. http://www.liutprand.it/articoliPavia.asp?id=79
  62. Voyage de Genève et de la Touraine et de quelques opuscules. par Anselme Crignon d'Ouzouer. ( La Palisse pages 59/60 -) Chez la Veuve Rouzeau-Montaut - Orléans 1779
  63. Joëlle Chevé, Historia Spécial, no 9, janvier-février 2013, pages 120 et 121
  64. Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Charles Varennes, Le Maréchal de La Palice ou le dernier des chevaliers français, Paris, Librairie académique Perrin, 1989, 214 p., ill. (ISBN 2-262-00709-8)
  • Hélène Germa-Romann, Du Bel Mourir au Bien Mourir. Le sentiment de la mort chez les gentilshommes français. 1515-1643, Librairie Droz, 2001
  • Dictionnaire historique et biographique des généraux français. par M. le Chevalier de Courcelles. Tome IV - p.37 . Paris 1822.
  • Histoire de l'armée et de tous les régiments. par Adrien Pascal. Tome Ier - Barbier Éditeur, Paris, 1847
  • Jean Vatout, Le Château de Compiègne, son histoire et sa description. Didier Éditeur, Paris, 1852
  • Magasin Catholique Illustré. - Redressements historiques : Le Maréchal de La Palice., pages 449-453, Édition Paris, 1853.
  • Petites ignorances historiques et littéraires par Charles Rozan. Edition Maison Quantin.1888 ( La Palice )
  • Histoire de la réunion de la Navarre à la Castille (1479-1521) Essai sur les relations des princes de Foix-Albret avec la France et l'Espagne.par P. Boissonnade. Chez Alphonse Picard Editeur - Paris 1893.
  • Georges Mermilliod, Le Maréchal de La Palice. Collection « La Plume et l'Épée ». Imprimerie Berger-Levrault. Nancy, 1900
  • Fleury Vindry, Dictionnaire de l'État-Major Français au XVIe siècle., Édition de l'Historiographe, 1901
  • Paul Serrois, « Le IVe Centenaire d'une Chanson », journal Le Figaro. Supplément Littéraire. (idem Revue Polybiblion par Henri Stein)
  • André Gervais, Au Pays de Monsieur de La Palice (collection « L'Épopée de la Terre de France ») Édition La Renaissance du Livre. Paris, 1933
  • Général Clément-Grandcourt , En commentant La Palice, le Sabre au clou. Paris, 1933
  • Francis Ambrière, Le Favori de François Ier, Gouffier de Bonnivet, Amiral de France. Édition Hachette. Paris, 1936
  • Charles de Gaulle, La France et son armée. Édition Plon. Paris 1938
  • Monsieur de La Palice le vrai.par Hennet de Goutel. Revue Hebdomadaire, volume 48 - Édition Plon, 1939
  • Général Weygand : Histoire de l'Armée Française. Édition Flammarion . Paris, 1961
  • Recherches sur les effectifs des armées françaises : des guerres d'Italie aux guerres de religion. par Ferdinand Lot. Edition SEVPEN. 1962
  • Le Désastre de Pavie par Jean Giono - (collection « Les Trente Journées qui ont fait la France ») Gallimard, 1963
  • Ecrits de Paris : revue des questions actuelles. par Paul Malliavin. Numéros 502 à 506. Ed. Centre d'Etudes des questions actuelles. Paris 1989
  • Grands Personnages de l'Histoire de France. par Caroline Audibert Geneviève de la Bretesche. Édition Les Carnet d'Arthaud, 1990
  • Vita, morte e transfigurazione del Signore di Lapalisse par Dante Zanetti. Édition El Mulino. Bologne 1992
  • L'Argent du roi. Les finances sous François Ier. par Philippe Hamon. Édition Institut de la Gestion et du Développement Economique. Paris 1994
  • Les Chevaliers, splendeur et crépuscule ( 1302 - 1527 ) par Emmanuel Bourrassin. Edition Taillandier. Paris. 1995
  • Pavie 1525, l'Italie joue son destin pour deux siècles.par Jean-Paul Mayer. Édition Cénomane, 1998
  • Le " Bon Français " par Maurice Druon de l'Académie française (La Palice p.73) - Edition du Rocher . Paris 1999
  • Histoire de la République de Venise par Pierre Daru. Réédition Robert Laffont . Collection Bouquins. Paris 2004
  • Charles VII : un roi shakespirien.par Georges Minois. ( nombreuses références à Jacques Ier de Chabannes ) - Librairie Académique Perrin - Paris 2005
  • L'Histoire oubliée des guerres d'Italie. par Jacques Heers; Edition via Romana, 2009
  • Louis XII, un autre César. par Didier Le Fur. Edition Librairie Académique Perrin. Paris 2010
  • La Sainte Ligue et la Guerre Franco-Anglaise (1512-1514) par Guy Lemoing. Édition Economica. Paris, 2011
  • la Battaglia di Ravenna, il gran fatto d'arme del 1512. par Sergio Spada. Edizione Il Ponte Vecchio, 2011
  • Novare (1513) Dernière victoire des fantassins suisses. par Olivier Bangerter. Édition Economica. Paris 2011
  • Les Conseillers de François Ier, sous la direction de Cédric Michon. Presses Universitaires de Rennes. 2011 (le grand article écrit sur Jacques II de Chabannes, maréchal de La Palice, est l'étude de l'historien Robert Knecht.)
  • Les Gouverneurs de Lyon 1310-2010 : le gouvernement militaire territorial. par Bernard Demotz. Edition Lyonnaise d'art & d'histoire. 2011
  • LILIA FLORENT. L'Imaginaire politique et social à la cour de France durant les Premières Guerres d'Italie (1494-1525) par Jonathan Dumont. Édition Honoré Champion . Paris 2013
  • Les Combattants de Pavie, Octobre 1524-Février 1525. Revue Historique no 671. Édition PUF, juillet 2014
  • 1515 Marignan par Amable Sablon du Terrain. Édition Tallandier. Paris 2015
  • Marignan 1515 : la Bataille des Géants par Jean-Christophe¨Parizot de Bayard, 2015
  • L'Honneur perdu de François Ier, Pavie 1525. par Jean-Marie Le Gall. Édition Payot. Paris, 2015
  • Le crépuscule de la chevalerie par Nicolas le Roux. Édition Champ Vallon, Paris, 2015
  • Marignano 1515 : la svolta . Atti del Congresso Internazionale Milano, 13 Settembre 2014 a cura di Marino- Fondazione Trivulzio 2015. ( Chabannes La Palice pages : 64,69,77,82,91,97,102,128,130,138,183,184 ).
  • La Bataille Oubliée - Agnadel 1509 . Louis XII contre les vénitiens. par Florence Alazard . Edition Presse Universitaire de Rennes. 2017
  • François Ier, un roi entre deux mondes. par Cédric Michon. Edition Belin. Paris 2018

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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