Jacques II de Chabannes de La Palice

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Jacques II de Chabannes de La Palice
Buste du maréchal de La Palice par Denis Foyatier dans la galerie des Batailles du château de Versailles.
Buste du maréchal de La Palice par Denis Foyatier dans la galerie des Batailles du château de Versailles.

Naissance 1470
La Palice
Décès (à 55 ans)
Pavie
Mort au combat
Origine Flag of Royalist France.svg France
Dignité d'État Maréchal de France
Conflits Guerres d'Italie
Faits d'armes 1495 : Bataille de Fornoue <>1503:Bataille de Cérignole 1509 : Bataille d'Agnadel
1512 : Bataille de Ravenne
1513 : Bataille de Guinegatte
1515 : Bataille de Marignan
1522 : Bataille de la Bicoque
1525 : Bataille de Pavie
Autres fonctions Seigneur de La Palice
Grand Maître de France
Chambellan du roi
Famille Famille de Chabannes
Petit-fils de Jacques de Chabannes de La Palice

Jacques II de Chabannes dit Jacques de La Palice (ou de La Palisse), né en 1470 à Lapalisse dans le Bourbonnais et mort le à Pavie en Italie, est un noble et militaire français, maréchal de France. Il sert sous trois rois de France (Charles VIII, Louis XII et François Ier) et participe à toutes les guerres d'Italie de la période. Dans plusieurs ouvrages de biographies nationales, il est considéré comme un des plus grands capitaines de son temps.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sous Charles VIII : les premiers faits d'armes d'un chevalier[modifier | modifier le code]

Fils aîné de Geoffroy de Chabannes, seigneur de Charlus et de La Palisse et sénéchal du Rouergue, et de son épouse Charlotte de Prie, demoiselle d'honneur de la reine Marie d'Anjou, parente de Georges d'Amboise; il est le petit-fils de Jacques Ier de Chabannes dont le père a été tué lors de la bataille d'Azincourt ; compagnon de Jeanne d'Arc, il s'est notamment distingué à la bataille de Castillon. Le jeune Chabannes est élevé comme enfant d'honneur à la cour d'Amboise auprès du Dauphin où il se montre doué dans les tournois et les carrousels. Il entre à l'âge de quinze ans au service du roi de France Charles VIII, du même âge que lui. Son premier fait d'armes se déroule le lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, où il accompagne son père au sein de l'armée française commandée par La Trémoille. Ayant remarqué la valeur de La Palice, le roi l'adoube chevalier au soir du combat. Cette victoire française sur l'armée bretonne marque la fin de la Guerre Folle et la réunion du duché de Bretagne au royaume de France. À partir de l'année 1490, La Palice, en qualité d'écuyer, fait partie des 100 gentilshommes pensionnaires de la Maison du Roi. Cette année-là, tout juste âgé de 20 ans, il est l'objet de l'attention du souverain, qui envisage de le marier avec Françoise Dauphine de L'Espinasse, une demoiselle alliée à la maison de Polignac. Toutefois, pour des raisons inconnues, ce projet d'union n'a pas de suite puisque le jeune La Palice épouse en premières noces, au mois de , une damoiselle originaire de l'Angoumois, Jeanne de Montberon, demoiselle d'honneur de la reine Anne de Bretagne et fille du chambellan Eustache de Montberon. La dot de la jeune épouse est de 10 000 livres tournois.

Jeune capitaine dirigeant une compagnie d'infanterie composée de 40 lances de la compagnie d'ordonnance du roi, La Palice, devenu chambellan du roi, se voit accorder par celui-ci, durant l'année 1494, une pension de 1 500 livres en récompense de ses services. À la fin de l'année 1494, le capitaine de La Palice, âgé de 25 ans, suit le roi en Italie afin de conquérir le royaume de Naples. Charles VIII lui confie la direction d'une compagnie d'ordonnance, composée de 40 lances, soit un effectif de 300 hommes d'armes. Il combat d'abord dans le duché d'Asti à Valenza, Tortona et Alexandrie. En octobre, il est dans le Milanais dont le duc Ludovic Sforza est allié du roi de France. En , il participe à la prise de Naples. Le 6 juillet, pendant le retour de l'armée en France, celle-ci se heurte près de Parme aux forces militaires de la ligue de Venise. Au cours de la bataille de Fornoue, qui a lieu le , La Palice contribue à la victoire française. De retour en France, La Palice reçoit le roi de France dans son château de La Palisse, dans le Bourbonnois, le . Le souverain lui fait don par la suite des revenus des greniers à sel de Semur et de Marcigny. En juillet 1498, il est également fait grand maître des Eaux et Forêts du Languedoc.

Sous Louis XII : le commandant tout puissant[modifier | modifier le code]

Suite à la disparition de Charles VIII, mort en avril 1498, La Palice accompagne le nouveau roi Louis XII à Milan. Se prétendant légitime héritier du Milanais, Louis XII a déjà attaqué Novare pendant que son prédécesseur et cousin, allié du duc de Milan, est à Naples. Milan est pris en octobre 1499, et Ludovic Sforza est battu et capturé à Novare en avril 1500. De son côté, La Palice s'empare en 1501 de plusieurs places dans les Abruzzes et les Pouilles, et est fait vice-roi des Abruzzes en 1502. La même année, il arbitre un duel entre l'Espagnol Alonzo de Soto Mayor et le chevalier Pierre Terrail de Bayard, désigné par celui-ci pour être son parrain. Le 22 février 1503, Don Gonzalve de Cordoue, commandant l'armée du roi d'Aragon, qui tient garnison à Barlette dans les Pouilles, apprend qu'une compagnie d'infanterie française commandée par La Palice a mis le siège devant la ville de Ruvo, située à proximité. Réunissant ses troupes, El Gran Capitan entreprend d'assaillir les murs de la cité de Ruvo, afin de combattre militairement les Français. Avec son artillerie, Gonzalve fait détruire l'enceinte de la ville, mais La Palice, qui attend des renforts, résiste lors de la bataille de Ruvo. Ayant réussi à percer quelques brèches dans la muraille, Gonzalve se rend cependant maître de la cité et La Palice, grièvement blessé, doit se rendre à Gonzalve de Cordoue, qui le fait conduire sous les remparts et menace de l'exécuter. Les derniers soldats français retranchés dans Ruvo sont attaqués par les Espagnols. Gonzalve ordonne aux troupes françaises de se rendre, en échange de quoi la vie de La Palice sera épargnée. Ce dernier incite néanmoins son lieutenant Cormon à poursuivre la lutte. La citadelle est finalement emportée mais Gonzalve, admiratif, fait soigner La Palice par ses chirurgiens.

Peu après sa captivité, La Palice reprend du service et est de nouveau confronté au Gran Capitan. Le , ce dernier fait capituler l'armée française de Louis XII. La Palice commande l'avant-garde de l'ost français au siège de Gênes, au cours duquel il est grièvement blessé. La bravoure dont il fait preuve lors de cette campagne est célébrée par le poète Jean Marot. À la guerre de la Ligue de Cambrai contre la République de Venise, il participe en 1509 au siège de Treviglio et à la bataille d'Agnadel qui s'achève sur une victoire française. C'est lors de cette bataille que son frère Jean de Chabannes capture Bartolomeo d'Alviano, grand chef militaire au service de la République de Venise. Cette même année, La Palice devient commandant en chef des troupes françaises en Lombardie. Envoyé au secours de l'empereur Maximilien Ier, il prend part en 1511 au conflit qui oppose les Espagnols au pape Jules II et succède à Chaumont d'Amboise à la tête des troupes françaises en Italie. Envoyé en 1511 en opération militaire dans le Frioul et en Vénétie, La Palice repousse l'armée vénitienne venue assiéger certaines villes. Cette même année, La Palice obtient la charge de grand maître de France. Il est le 3e descendant de la maison de Chabannes à être promu à cette dignité. Dans ses premiers écrits politiques rapportés dans son Portrait sur les Choses de la France écrit en 1511, l'illustre florentin Nicolas Machiavel, suite à un séjour en France , écrivit avec quelques approximations :

" Les Grands Maîtres du Roi sont au nombre de huit, sans salaire bien déterminé, les uns ayant mil francs, les autres moins, comme il plait au roi. Le grand maitre qui a succédé à Monseigneur de Chaumont est Monseigneur de La Pallice dont le père occupa aussi cette charge. Il touche deux mil francs et il a le pas sur les autres maîtres d'hôtel."

Illustration de la bataille de Ravenne le 11 avril 1512, Bibliothèque nationale autrichienne.

Au début de l'année 1512, quand le jeune Gaston de Foix-Nemours ( neveu de Louis XII ) arrive en Italie pour prendre le commandement de l'armée française, La Palice le seconde. Sous ses ordres, il se porte aux secours des Bolonais assiégés par les troupes espagnoles. Il réussit à faire lever le siège, puis le , participe à la bataille de Ravenne. Cette victoire française sur les Espagnols voit la mort de Gaston de Foix et la Palice est désigné pour lui succéder comme commandant en chef des armées d'Italie. Parmi les nombreux chevaliers qui périrent dans le fracas de la bataille, se trouva également l'estimable capitaine Yves d'Alègre de Tourzel , beau-frère de La Palice, lequel tenait l'arrière-garde de l'armée française. La disparition tragique de Gaston de Foix et celle d'Yves d'Alègre valeureux capitaine des guerres d'Italie, jeta une grande consternation dans les rangs de l'armée française. Dans son incontournable Storia di Italia, l'historien florentin François Guichardin écrivit à propos du revers subit par les troupes françaises :

" ....(....) il y eut outre cela un grand nombre de blessés; mais la perte des français à cet égard fut sans comparaison plus grande, par la mort de Gaston de Foix et d'Yves d'Alègre et par celle d'un grand nombre de seigneurs de la première noblesse de France, (...) " ( Guicciardini - Livre X )

Cette funeste victoire en demi teinte des français lors de la bataille de Ravenne, inspira plusieurs chants dont le Chant XIV du fameux Orlando furioso du poète italien L'Arioste , qui fustigea l'extrême barbarisme des belligérants.

Au lendemain de la victoire de Ravenne, La Palice fait prisonnier le cardinal Jean de Médicis, futur pape Léon X, légat du pape Jules II. Ce prélat, après avoir gagné la confiance des cardinaux ayant prêté allégeance au Léon X, essaie d'entrer en relation avec la curie romaine, en vue de procéder à une négociation diplomatique. Face à cette situation, La Palice doit opter pour un compromis politique et diplomatique. Dans un ouvrage du XVIIe siècle sur L'Histoire Ecclésiatique, l'abbé Claude Fleury résume les intrigues de cet événement :

« Il demanda permission à La Palice d'envoyer à Rome pour ses affaires particulières Jules de Médicis commandeur de Rhodes (Clément VII), son cousin-germain; il promit de solliciter le Pape et ses amis à payer sa rançon faisant accroire qu'il n'auroit pas plutôt recouvré sa liberté, qu'il accommoderoit la France avec le Saint-Siège. Sur cette promesse il obtint sa permission. Jules de Médicis vint donc à Rome et eut une audience secrète avec le pape, à qui il représenta la perte des François à la Bataille de Ravenne; la mauvaise intelligence entre La Palice et le cardinal de Saint-Séverin (Federico Sanseverino) la désertion d'un grand nombre de soldats qui s'étoient enrichis du pillage de Ravenne; l'armée des Suisses qui commençoient à paroître sur les frontières du Duché de Milan et l'obligation où se trouveroit La Palice d'y retourner avec la meilleure partie de ses troupes, pour garder ce Duché. Enfin il n'oublia rien pour persuader au Pape, que les Victorieux avoient beaucoup plus perdu dans la dernière action que les Vaincus: que l'armée françoise étoit entièrement ruinée et que bientôt on verroit une révolution de la Ligue. »

Yves II d'Alègre, beau-frère de La Palice, mort à la bataille de Ravenne en 1512. Galerie des Illustres du château de Beauregard.

La victoire de Ravenne ne consolide en rien la position stratégique des Français en Italie, car La Palice, au lieu de marcher en direction de Rome, reçoit l'ordre de se replier dans le duché de Milan, assiégé par les armées helvètes. Cet affaiblissement des forces françaises est notamment relaté dans l'œuvre de Nicolas Machiavel, illustre penseur et philosophe florentin :

« Les Suisses enfin s'étaient mis en marche; mais plus prudents que dans leurs précédentes expéditions, ils s'étaient hâtés de se joindre aux Vénitiens. Les deux armées réunies comptaient plus de trente mille hommes; il n'en restait aux Français qu'environ douze mille. Un décret de l'Empereur qui ordonnait à tous ses sujets de quitter le service de la France acheva d'affaiblir l'armée de La Palice. Pour comble de maux la discorde se mit entre les chefs et la désertion parmi les troupes. Un léger échec, éprouvé sur l'Adda, vint décider du sort de la campagne, et les vainqueurs de Ravenne se trouvèrent repoussés jusqu'au pied des Alpes deux mois après cette mémorable journée. »

L'alliance des armées helvète et vénitienne s'apprêtant à occuper le Milanais complique la stratégie suivie par La Palice. Celui-ci s'empresse d'adresser un courrier à Jacques de Silly, trésorier général de Normandie et intendant de l'État de Milan. Toutefois, la lettre tombe entre les mains de quatre estradiots albanais et est portée au provéditeur Andrea Gritti qui, l'ayant fait lire en son Conseil, décide de laisser l'armée du pape et du roi d'Espagne en Romagne pour entrer en territoire milanais. La plupart des chroniqueurs du temps relatent avec quelques variantes la capture du cardinal Jean de Médicis, qui finit par réussir par son entremise auprès du Saint-Siège à mobiliser les armées du pape contre les Français. Malgré cette victoire en demi-teinte, l'attitude de La Palice, qui s'est attardé dans Ravenne pour livrer la ville au pillage, permet aux troupes de la Sainte-Ligue de se ressaisir afin de parvenir à chasser les Français de Lombardie.

Rentré en France à l'automne, La Palice est envoyé en octobre 1512 dans les Pyrénées pour secourir Jean d'Albret, roi de Navarre, qui voit son royaume de Navarre assiégé militairement par les troupes espagnoles de Ferdinand le Catholique. Disposant d'une armée de 10 000 hommes et de 50 canons, La Palice et le roi de Navarre décident de faire le siège de Pampelune, afin de couper l'avancée de l'infanterie du duc d'Albe. Ce dernier, qui a réussi à déjouer les plans de ses adversaires, a envahi depuis Saint-Jean-Pied-de-Port toute la Haute et Basse Navarre. Chargé de reconquérir le royaume de Navarre, La Palice se borne à exécuter les ordres de Louis XII qui s'engage à garder auprès de lui, à Blois, la reine Catherine de Navarre. La campagne se termine par un échec et Jean III d'Albret perd la souveraineté de ses territoires situés au-delà des Pyrénées au profit de l'Espagne victorieuse qui achève ainsi son unité territoriale.

La bataille de Guinegatte, en 1513, au cours de laquelle La Palice est fait prisonnier.

Après une trêve de quelques mois, La Palice est dépêché en mai 1513 à Thérouanne, alors seule possession française en Artois depuis la paix d'Arras de 1482, où il se heurte à l'armée anglaise d'Henri VIII. Le monarque anglais, qui se trouve en personne au camp de Guinegatte, note dans une lettre qu'il adresse le 17 août 1513 à Marguerite d'Autriche : « l'on dict aussi que le sieur de La Palice est blessé ou tué; nous n'en sçavons pas encore la vérité, mais dès que nous aurons les congnoissances et certennetés de toutes choses, vous en avertirons »[1].

À la fin du mois d'août 1513, les Français sont battus à la bataille de Guinegatte, surnommée la « journée des éperons » en raison de la débandade de la cavalerie française. La Palice y est blessé et fait prisonnier, mais parvint toutefois à s'échapper. La cité de Thérouanne est conquise par les Anglais. La nouvelle donne de la politique diplomatique des Valois par le traité de Dijon du scelle la défaite française et la fin du rêve italien de Louis XII. La Palice s'échappe peu après la conclusion de la paix et se retire sur ses terres, au château de La Palice. Comme grand officier de la Couronne de par sa charge de grand maître de France, La Palice assiste à la basilique de Saint-Denis, le , aux obsèques de la reine Anne de Bretagne. Quelques jours après cet événement, le , La Palice, alors âgé de 44 ans, épouse au château de La Fère, en Picardie, en présence de Marie de Luxembourg et du duc de Suffolk, Marie de Melun, âgé de 29 ans, descendante de la maison de Luxembourg-Saint-Pol, veuve de Jean V de Bruges et Dame de Montmirail , d'Authon et de La Bazoche en Perche-Gouet, de qui elle a trois enfants.

Sous François Ier : un vétéran des guerres d'Italie[modifier | modifier le code]

Le roi François Ier en 1515, par Jean Clouet.

Le 1er janvier 1515, le roi Louis XII meurt à Paris. Le roi défunt n'ayant pas d'héritiers, le fils de son cousin, François Ier, de la maison de Valois-Angoulême, lui succède sur le trône. Favorisant ses proches, le nouveau souverain destitue La Palice de sa charge de grand maître au profit d'Artus Gouffier de Boisy. Cependant, François Ier le récompense de sa loyauté en l'élevant à la dignité de maréchal de France le . Au printemps de cette année 1515, Jacques de Chabannes et sa femme rendent visite à Béthune à Isabelle de Luxembourg, mère de la nouvelle épouse du maréchal.

Charles III de Bourbon, connétable de France. Gravure de Thomas de Leu.

Cependant les ambitions politiques de François Ier, affichant à son tour ses prétentions sur le Milanais, rallument la guerre. L'armée française entre dans le Piémont à travers les Alpes. L'avant-garde, commandée par La Palice, passe par le col de l'Argentière, surprenant les Suisses et les Italiens, et enlève Villefranche où le général italien Prospero Colonna est vaincu et capturé. Il poursuit jusque dans le Milanais et est un des conseillers du roi lors de la bataille de Marignan. La victoire française est assurée par le connétable Charles III de Bourbon, ce qui scelle le traité de Noyon. La Palice rentre en France mais reprend peu après le chemin de l'Italie où, comme ambassadeur plénipotentiaire du roi de France, il est, aux côtés du chancelier Antoine Duprat, un des signataires du Concordat de Bologne imposé au pape Léon X.

En récompense de ses talents militaires et de sa contribution au recouvrement du Milanais, par lettres patentes du , le roi lui fait don du château et de la seigneurie royale de Compiègne ainsi que de tous les droits et revenus qui leur sont adjoints. Le souverain lui fait également don d'une somme de 8 000 écus d'or et le nomme grand veneur de France. La paix revenue, La Palice et plusieurs autres grands seigneurs et dames de la cour accompagnent François Ier, la reine Claude et Louise de Savoie au monastère de l'abbaye Notre-Dame de Fontevraud le 6 juin 1517, à l'occasion de la prononciation 2 des vœux de Madeleine d'Angoulême, sœur naturelle du roi. Au lendemain de son avènement en 1515, faisant don en apanage du duché d'Angoulême, des comtes du Maine et de Beaufort à sa mère Louise de Savoie, François Ier décide de rendre visite à cette dernière le 5 juin 1518 à Angers, au milieu d'un nombreux cortège au sein duquel se trouve La Palice3. Les nombreux faits d'armes du maréchal déjà remarqués dans diverses œuvres littéraires de son temps, le furent notamment dans celle de François Desmoulins de Rochefort parue entre 1519 et 1520 et où, dans son ouvrage sur les Commentaires de la guerre gallique, celui-ci compare allégoriquement La Palice à l'un des sept généraux de César.

Afin de satisfaire à un rapprochement diplomatique avec l'Angleterre, La Palice est envoyé à Calais pour négocier la paix avec les ambassadeurs du roi Henri VIII lors de l'entrevue du camp du Drap d'Or. La négociation n'ayant pas abouti, Chabannes prend en août 1521 la tête d'une armée de 3 000 hommes destinée à ravitailler la ville de Tournai, assiégée par les Impériaux. Dans un courrier parti de Dunkerque le 18 Août 1521 , le chancelier Mercurino Gattinara s'empressa d'écrire à l'Empereur Charles Quint , de l'arrivée imminente à Tournai de troupes françaises commandées par La Palice :

(...) " D'une chose vous veuil advertir , Sire que ensuyuant l'extract de la chiffre de Tournay il estoit question de leur envoyer briefs secours , par Monsr de la Palisse, mais que l'hon tinst secret; et semble que en ce y a apparence de vérité, car ledit Seigneur de La Pallice party avant hier de Calaix et luy vindrent de Boulogne au devant de IIIc ( 300 ) chevaux et un bon nombre de piétons pour l'accompaigner; et pourroit estre que avec ceste bande l'hon pourroit bien aller secourir ledit Tournay, que seroit grand dommaige aux subjects, et seroit leur faire perdre le cueur. ( ...) " 5

Quelques temps plus tard, La Palice retourne en Italie et, sous les ordres du maréchal de Lautrec, commande la ligne principale de l'armée française lors de la bataille de la Bicoque en 1522, qui voit les Français battus par Colonna. De retour dans ses fiefs du Bourbonnais, Jacques de La Palice et sa femme deviennent seigneurs engagistes de la châtellenie de Chavroches, achetée le à la duchesse Anne de France.

Portrait équestre du maréchal de La Palice par Ary Scheffer, 1844, galeries historiques de Versailles.

Le maréchal est peu après de retour dans les Pyrénées, envoyé au secours de Fontarabie qu’il parvient à ravitailler. Il oblige ensuite le connétable de Bourbon à lever le siège de Marseille, s’empare d’Avignon puis dirige l'armée française vers Milan abandonnée par les Espagnols. Lors de la trahison de Charles III de Bourbon en 1523, La Palice est chargé de l'arrestation du connétable qui parvient cependant à échapper à ses poursuivants. La même année, la principauté des Dombes confisquée au connétable de Bourbon est donnée par le roi au maréchal de La Palice qui devient gouverneur de cette principauté et premier président du parlement de Dombes.

Lors de la bataille de la Sesia donnée le , le maréchal de La Palice perd son frère Jean de Chabannes, mort au cours de la retraite aux côtés du chevalier Bayard. Le , La Palice se trouve avec le roi au siège de Pavie, défendue par les troupes espagnoles d'Antonio de Leiva. L'armée impériale est commandée par Fernando de Àvalos et Charles de Lannoy. Le connétable de France Charles III de Bourbon, passé sous la bannière de Charles Quint, arrive en renfort des Espagnols. La Palice, qui dirige l'avant-garde de l'armée française, figure parmi les principaux chefs militaires français lors de la bataille de Pavie, qui se déroule sous les murs de la ville le . En sa qualité de vétéran des guerres d'Italie, il fait partie des proches conseillers du roi. Au conseil du roi, La Palice, qui a préalablement déconseillé d'engager la bataille contre l'avis de Guillaume Gouffier de Bonnivet, favori du roi, doit se résoudre à participer au combat. En dépit des réticences de La Palice, le roi ordonne la charge des chevaliers. Dans le cours de la bataille, cette charge de cavalerie réduit à néant la stratégie des artilleurs du grand maître de l'artillerie Galiot de Genouillac. Comme beaucoup d'autres, La Palice, qui participe à la charge, est désarçonné par des arquebusiers et doit combattre à terre en armure, face à des lansquenets plus légèrement vêtus. Après avoir résisté pendant un temps, La Palice est vaincu par les Impériaux et doit se rendre à un capitaine napolitain du nom de Giovanni Battista di Castaldo (it). La capture du maréchal lui est néanmoins disputée par un officier espagnol nommé Buzarto, qui a lui-même espéré faire prisonnier La Palice. Furieux que l'Italien se refuse à partager l'éventuelle rançon, Buzarto décharge son arquebuse à bout portant sur la cuirasse du maréchal, le tuant[2]. La bataille de Pavie se solde par une lourde défaite française, et le roi François Ier lui-même, fait prisonnier, est conduit jusqu'à Charles-Quint à Madrid.

Postérité[modifier | modifier le code]

Les exploits militaires du maréchal de La Palice sonr relatés dans l'œuvre de plusieurs chroniqueurs ou poètes du temps : Phillipe de Commynes, Jacques de Mailles, Jean Bouchet, Marillac, Jehan d'Authon, Gringore, Hugues de Colonges, Jean de La Vigne, Jean Marot, Jean Molinet, Jean Barrillon, Varillas, Martin du Bellay, le maréchal de Fleurange, François Rabelais, Claude de Seyssel, Blaise de Monluc, Ronsard, Guichardin, Antoine du Saix, Montaigne, André Thevet, etc. Dans son ouvrage édité en 1524 sur Les Gestes, ensemble de la vie du Preulx Chevalier Bayard, Symphorien Champier le compare à un second Bayard. La bravoure et la disparition de La Palice inspire en 1525 à un poète de la Cour, Guillaume Dubois, le récit de la mort du maréchal dans un ouvrage intitulé L'Apparition du Mareschal sans reproche, feu Messire Jacques de Chabannes, en son vivant Mareschal de France.

Aimé de ses soldats mais redouté et respecté de l'ennemi, la figure du maréchal de La Palice apparaît dans de vieilles chroniques espagnoles, dont celle d'Hernan Pérez del Pulgar, ancien capitaine castillan au service de Gonzalve de Cordoue. Les Espagnols, qui le dénomment parfois dans leur littérature La Paliza, el capitan de muchas guerras y victorias, font de celui-ci un personnage doué d'un sens héroïque osant défier la fougue guerrière du Gran Capitan. Dans son ouvrage sur la Vie des Hommes Illustres et des Grands Capitaines Français Brantôme fait du maréchal de La Palice le portrait suivant : « Les Espagnols l'appeloient souvent, el Capitan La Paliça, grand Mareschal dy Francia. Bel Honneur ! Comme nous avons appelé Monsieur de Biron dernier, le grand et premier Mareschal. J'ay veu le portrait dudit Sieur de La Palice. Il monstroit bien ce qu'il estoit, très beau et de très belle façon ».

À la fin du XVIe siècle, marqué par les guerres de religion, la mémoire de La Palice est honorée par André Thevet, cosmographe officiel du roi, qui fait paraître en 1584 une importante anthologie biographique intitulé Les Vrais Pourtraits et Vies des Hommes Illustres, Grecz, Latins et Payens, et retraçant le destin de plusieurs grands personnages, dont celui du maréchal de La Palice.

Le mausolée du maréchal : un chef d'œuvre de la Renaissance italienne[modifier | modifier le code]

Marie de Melun, seconde épouse et veuve du maréchal de La Palice, fait élever vers 1530 dans la chapelle du château de La Palice un tombeau qui est plus tard saccagé pendant la Terreur sous la Révolution française. Avec le grand salon aux murs auparavant tendus de cuirs de Cordoue, le Studiolo ou le salon doré (en réalité la chambre royale), il s'agit d'un des lieux les plus remarquables du château de La Palisse. Les concepteurs de ce monument appartiennent probablement à l'atelier des Giusti, des Florentins coauteurs du tombeau de Louis XII à Saint Denis. Quelques éléments du tombeau sont abandonnés dans une cour d'auberge. Le baron de Montfaucon, ancien maire d'Avignon, voit ces débris en 1830 et les achète pour une somme de 60 francs de l'époque, avant de les léguer au musée Calvet d'Avignon où ils sont toujours exposés.

La partie conservée du tombeau est en albâtre et correspond à la base d'une composition qui a dû être beaucoup plus importante. Elle représente trois des vertus cardinales :

  • la Prudence devait tenir dans sa main droite un miroir ; sa main gauche est posée sur un crâne symbole de la vanité.
  • La Force extirpe d'une tour, symbole de l'âme chrétienne, le péché représenté par un dragon auquel il manque la tête.
  • La Justice tient le long de son bras une épée ; elle devait tenir dans sa main gauche la balance traditionnelle.
  • La Tempérance figurée traditionnellement avec un mors de cheval est perdue.
Tombeau de Jacques II de Chabannes de La Palice
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Lapalissade[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lapalissade.

Définition : affirmation ou réflexion par laquelle on exprime une évidence ou qui cherche à démontrer quelque chose qui se démontre par soi-même.

Terme dérivé du nom de Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice (ou La Palisse) sur le tombeau duquel on trouve inscrit l'épitaphe : « Hélas s'il n'était pas mort/Il ferait encore envie. » Une lecture erronée de la seconde ligne l'a transformée en « Il serait encore en vie », ce qui fait de la phrase une évidence par soi-même[3].

Bien plus tard, on fit sur lui une chanson populaire remplie de vérités évidentes, dites vérités de La Palisse. Les paroles, écrites au XVIIIe siècle par Bernard de La Monnoye, comprennent entre autres les deux vers suivants : « Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie ». Depuis, lorsque vous dites quelque chose de la plus extrême évidence, votre interlocuteur vous répond : « La Palice en aurait dit autant ! »[réf. nécessaire].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armes de la famille de Chabannes.

De gueules au lion d'hermine, armé, lampassé et couronné d'or. Supports : deux lévriers. Devise : NULLI CEDO ou JE NE LE CÈDE À NUL AUTRE[4].

Parenté[modifier | modifier le code]

De la maison de Chabannes, issue [réf. nécessaire] du côté paternel des barons de Matha, branche aînée des comtes d'Angoulême, et du côté maternel des sires de Chabanais et de Confolens.

Unions et descendance[modifier | modifier le code]

  • Marié en janvier 1492 à Jeanne de Montberon, fille du chambellan Eustache de Montberon, chevalier, vicomte d’Aulnay, baron de Maulevrier et de Matha, conseiller et chambellan du roi, et de Marguerite d'Estuer-Saint-Maigrin, sans postérité.
  • Marié le à Marie de Melun, dame de Montmirail, d'Authon et de La Basoche-Gouet, fille de Jean III de Melun (vers 1460), seigneur d'Épinoy et d'Antoing et d'Isabelle de Luxembourg, dame héritière de Richebourg, dont :
    • Charles de Chabannes, seigneur de La Palice, mort en 1551, père d'Antoine de Chabannes, sans postérité et de Suzanne de Chabannes, qui épouse en 1567 Jean Olivier, fils de François Olivier.
    • 4 filles
    • Le maire de Lapalisse aujourd'hui, Jacques de Chabannes, est son descendant direct. Il est également conseiller général du canton (PRG) et vice-président du conseil général de l'Allier, chargé de la Culture, du Patrimoine et de la Mémoire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

2- Mémorial des Abbesses de Fontevrault, issues de la maison royale de France. par Armand Parrot. p.56 - Angers 1880.

3- Voyage du roi François Ier à Angers, en 1518. par Armand Parrot. p.12 - Angers 1858 ( sur Gallica )

5 - MONUMENTA HABSBURGICA des HAUSES HABSBURG dem zeitranne von 1473 bis 1576 - Kaiser Karl V und Kônig Philipp II - Volume 4e - Actes et Archives Royales de l'Etat - Wien 1853 ( La Palice pp. 242 & 243 )

  1. M. Le Glay, Négociations diplomatiques entre la France et l'Autriche, t. 1, Imprimerie nationale, , p. 533.
  2. http://www.liutprand.it/articoliPavia.asp?id=79
  3. Joëlle Chevé, Historia Spécial, no 9, janvier-février 2013, pages 120 et 121
  4. Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Charles Varennes, Le Maréchal de La Palice ou le dernier des chevaliers français, Paris, Librairie académique Perrin, 1989, 214 p., ill. (ISBN 2-262-00709-8)
  • Hélène Germa-Romann, Du Bel Mourir au Bien Mourir. Le sentiment de la mort chez les gentilshommes français. 1515-1643. Librairie Droz 2001
  • Pierre Daru, Histoire de la République de Venise, Édition Firmin-Didot. Paris 1821
  • Histoire de l'armée et de tous les régiments. par Adrien Pascal. Tome Ier - Barbier Éditeur . Paris 1847
  • Jean Vatout, Le Château de Compiègne, son histoire et sa description. Didier Éditeur. Paris 1852
  • Magasin Catholique Illustré. - Redressements historiques : Le Maréchal de La Palice. pages 449-453. Édition Paris, 1853.
  • Journal d'un bourgeois de Paris, sous le règne de François Ier. par Ludovic Lalanne. Paris 1854. ( voir sur Gallica )
  • Correspondance de Charles VIII et de ses conseillers avec Louis II de La Trémoille, pendant la guerre de Bretagne. Paris, 1875
  • Bouniol Berthild, La France Héroïque. Tome II (La Palice) Édition Bray & Retaux. Paris 1879 (5e édition)
  • Ernest d'Hervilly, Héros Légendaires, leur véritable histoire. Édition Alphonse Lemerre. Paris 1889
  • Georges Mermilliod, Le Maréchal de La Palice. Collection « La Plume et l'Épée ». Imprimerie Berger-Levrault. Nancy 1900
  • Fleury Vindry, Dictionnaire de l'État-Major Français au XVIe siècle. Édition de l'Historiographe. 1901
  • Paul Serrois, « Le IVe Centenaire d'une Chanson », journal Le Figaro. Supplément Littéraire. (idem Revue Polybiblion par Henri Stein)
  • Franc Nohain, Guide du Bon Sens. Éditions des Portiques. Paris 1932
  • André Gervais, Au Pays de Monsieur de La Palice (Collection « L'Épopée de la Terre de France ») Édition La Renaissance du Livre. Paris, 1933
  • Francis Ambrière, Le Favori de François Ier, Gouffier de Bonnivet, Amiral de France. Édition Hachette. Paris 1936
  • Charles de Gaulle, La France et son armée. Édition Plon. Paris 1938
  • Monsieur de La Palice le vrai.par Hennet de Goutel. Revue Hebdomadaire, volume 48 - Édition Plon. 1939
  • Général Weygand : Histoire de l'Armée Française. Édition Flammarion . Paris 1961
  • Le Désastre de Pavie par Jean Giono - (collection « Les Trente Journées qui ont fait la France ») Gallimard. 1963
  • Grands Personnages de l'Histoire de France. par Caroline Audibert Geneviève de la Bretesche. Édition Les Carnet d'Arthaud. 1990
  • Vita, morte e transfigurazione del Signore di Lapalisse par Dante Zanetti. Édition El Mulino. Bologne 1992
  • L'Argent du roi. Les finances sous François Ier. par Philippe Hamon. Édition Institut de la Gestion et du Développement Economique. Paris 1994
  • Pavie 1525, l'Italie joue son destin pour deux siècles.par Jean-Paul Mayer. Édition Cénomane. 1998
  • PETITION POUR UN MONUMENT A LA GLOIRE DE LA PALICE A PAVIE : http://www.liutprand.it/petizione.asp?tutte=S&ide=1
  • L'Histoire oubliée des guerres d'Italie. par Jacques Heers; Edition via Romana. 2009
  • La Sainte Ligue et la Guerre Franco-Anglaise (1512-1514) par Guy Lemoing. Édition Economica. Paris 2011
  • la Battaglia di Ravenna, il gran fatto d'arme del 1512. par Sergio Spada. Edizione Il Ponte Vecchio. 2011
  • L'Art de la guerre par Nicolas Machiavel. Édition Tempus-Perrin . 2011
  • Novare (1513) Dernière victoire des fantassins suisses. par Olivier Bangerter. Édition Economica. Paris 2011
  • Les Conseillers de François Ier, sous la direction de Cédric Michon. Presses Universitaires de Rennes. 2011 ( le grand article écrit sur Jacques II de Chabannes , maréchal de La Palice , est l'étude de l'historien Robert Knecht. )
  • LILIA FLORENT. L'Imaginaire politique et social à la cour de France durant les Premières Guerres d'Italie ( 1494-1525 ) par Jonathan Dumont. Édition Honoré Champion . Paris 2013
  • Les Combattants de Pavie, Octobre 1524-Février 1525. Revue Historique no 671. Édition PUF. Juillet 2014
  • 1515 Marignan par Amable Sablon du Terrain. Édition Tallandier. Paris 2015
  • L'Honneur perdu de François Ier, Pavie 1525. par Jean-Marie Le Gall. Édition Payot. Paris 2015
  • Le crépuscule de la chevalerie par Nicolas le Roux. Édition Champ Vallon. Paris 2015
  • http://laprovinciapavese.gelocal.it/pavia/cronaca/2017/03/05/news/pavia-monumento-per-ricordare-il-generale-lapalisse-1.14982969
  • http://www.lastampa.it/2017/03/06/cultura/opinioni/editoriali/un-monumento-alleroe-lapalissiano-Ooj3YRKHNUv8lve6EStL/pagina.htm (article paru le 6 mars 2017 dans La Stampa, à propos du projet d'un monument à ériger à Pavie, à la mémoire du maréchal de La Palice.
  • http://ilgiorno.it/pavia/cronaca/la-palice-lapalissiano.12965243 ( Journal de Milan Il Giorno, édition du 14 Mars 2017 )
  • http://it.businessinder.com/lapaliassiano-cioe-fin-troppo-ovvio-tipo-se-non-fosse-morto-sarebbe-ancora-vivo-tutto-nasce-da-un-nobile-francese

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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