Jacques II de Chabannes de La Palice

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Jacques II de Chabannes de La Palice
Buste du maréchal de La Palice par Denis Foyatier dans la galerie des Batailles du château de Versailles.
Buste du maréchal de La Palice par Denis Foyatier dans la galerie des Batailles du château de Versailles.

Naissance 1470
La Palice
Décès (à 55 ans)
Pavie
Mort au combat
Origine Flag of Royalist France.svg France
Dignité d'État Maréchal de France
Conflits Guerres d'Italie
Faits d'armes 1488 : Bataille de St-Aubin-du-Cormier 1495 : bataille de Fornoue
1503 : bataille de Cérignole
1507 : Siège de Gênes 1509 : bataille d'Agnadel
1512 : bataille de Ravenne
1513 : bataille de Guinegatte
1515 : bataille de Marignan
1522 : bataille de la Bicoque
1525 : bataille de Pavie
Autres fonctions Seigneur de La Palice
Chambellan du roi
Capitaine de Pont-St-Esprit
Grand Maître de France
Conseiller du roi
Capitaine de Chantelle
Grand Veneur de France
Gouverneur de Lyon
Gouverneur du Dauphiné
Famille Famille de Chabannes
Petit-fils de Jacques de Chabannes de La Palice

Jacques II de Chabannes dit Jacques de La Palice (ou de La Palisse), né en 1470 à Lapalisse dans le Bourbonnais et mort le à Pavie en Italie, est un noble et militaire français, maréchal de France. Il sert sous trois rois de France (Charles VIII, Louis XII et François Ier) et participe à toutes les guerres d'Italie de la période. Dans plusieurs ouvrages de biographies nationales, il est considéré comme un des plus grands capitaines de son temps.

Biographie[modifier | modifier le code]

Sous Charles VIII : les premiers faits d'armes d'un chevalier[modifier | modifier le code]

Bataille de Saint-Aubin du Cormier en 1488. Gravure de Lesueur, XIXe siècle.

D'une fratrie de huit enfants, il est le fils aîné de Geoffroy de Chabannes, seigneur de Charlus et de La Palisse et sénéchal du Rouergue, et de son épouse Charlotte de Prie[1], demoiselle d'honneur de la reine Marie d'Anjou, il est le petit-fils de Jacques Ier de Chabannes dont le père a été tué lors de la bataille d'Azincourt ; compagnon de Jeanne d'Arc, il s'est notamment distingué à la bataille de Castillon. Le jeune Chabannes est élevé comme enfant d'honneur à la cour d'Amboise auprès du Dauphin où il se montre doué dans les tournois et les carrousels. Il entre à l'âge de quinze ans au service du roi de France Charles VIII, du même âge que lui.

Son premier fait d'armes se déroule le lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier, où il accompagne son père au sein de l'armée française commandée par La Trémoille. Ayant remarqué la valeur de La Palice, le roi l'adoube chevalier au soir du combat. Cette victoire française contre l'armée de François II de Bretagne marque la fin de la Guerre Folle et la réunion du duché de Bretagne au royaume de France. À partir de l'année 1490, La Palice, en qualité d'écuyer, fait partie des 100 gentilshommes [2]pensionnaires de la Maison du roi. Afin de satisfaire à l'entretien du jeune chevalier au service de sa Maison , Charles VIII ( Menus-Plaisirs du roi ) lui fait don en 1490 d'une pension[3] de 525 livres tournois. Cette année-là, tout juste âgé de 20 ans, il est l'objet de l'attention du souverain, qui envisage de le marier avec Françoise Dauphine de L'Espinasse[4], une demoiselle alliée à la maison de Polignac. Toutefois, pour des raisons demeurées inconnues, ce projet d'union n'a pas de suite puisque le jeune La Palice épouse en premières noces, au mois de , une damoiselle originaire de l'Angoumois, Jeanne de Montberon, demoiselle d'honneur de la reine Anne de Bretagne et fille du chambellan Eustache de Montberon. La dot de la jeune épouse est de 10 000 livres tournois. Jeune capitaine dirigeant une petite compagnie d'infanterie composée de 40 lances fournies de la Compagnie d'ordonnance du roi, La Palice, devenu chambellan du roi, se voit accorder par celui-ci, durant l'année 1494, une pension de 1 500 livres en récompense de ses services.

Entrée triomphale de Charles VIII à Florence en 1494, vue par Francesco Granacci, musée des Offices.

Lors de la première guerre d'Italie, à la fin de l'année 1494, le capitaine de La Palice, âgé de 25 ans, suit le roi afin de conquérir le royaume de Naples. Charles VIII lui confie la direction d'une compagnie d'ordonnance, composée de 40 lances, soit un effectif de 300 hommes d'armes. Il combat d'abord dans le duché d'Asti à Valenza, Tortona et Alexandrie. À la tête d'une puissante armée, commandée par La Trémoille et le maréchal Pierre de Rohan-Gié, l'armée du roi de France fait une entrée triomphale à Florence, en novembre 1494. En octobre, La Palice est dans le Milanais dont le duc Ludovic Sforza est allié du roi de France. En , il participe à la prise de Naples. Durant cette importante expédition militaire pour la conquête de Naples, le roi Charles VIII se préoccupe de mettre à l'avant-garde de son armée les plus prometteurs de ses capitaines, parmi lesquels figure La Palice. Le 6 juillet, pendant le retour de l'armée en France, celle-ci se heurte près de Parme aux forces militaires de la ligue de Venise. Au cours de la bataille de Fornoue qui a lieu le 6 juillet 1495, le commandant des armées vénitiennes François II de Mantoue se heurte à une vive résistance de l'armée française qui réussit à passer. Le jeune capitaine de La Palice contribue à ce succès.

À la suite de l'annexion encore récente de la Bourgogne, le pouvoir royal favorise aux frontières de cette province l'implantation militaire de diverses garnisons, dont celle d'une compagnie d'ordonnance composée de 39 hommes d'armes [5]et de 79 archers, du nombre de 40 lances, placée sous la conduite de La Palice et de Jean de Nocé son lieutenant. De retour dans ses terres, La Palice reçoit le roi de France dans son château de La Palisse[6], en Bourbonnois, le . Le souverain lui fait don par la suite des revenus des greniers à sel de Semur-en-Brionnais et de Marcigny. En ce début d'année 1498, Jacques de La Palice en tant que chambellan et conseiller du roi, est incontestablement un proche du pouvoir royal, puisqu'une quittance de 120 livres tournois payée au jeune capitaine de 40 lances, mentionnèrent ces titres, quittance adressée le 24 Mars 1498 [7]à messire Pierre Legendre trésorier des guerres. Après un règne écourté à 14 années, le 27 avril 1498, la lignée directe des Valois s'éteint brutalement par la mort accidentelle du jeune roi Charles VIII, âgé de seulement 27 ans, avec qui La Palice a entretenu une étroite relation d'amitié.

Sous Louis XII : le commandant tout puissant[modifier | modifier le code]

La Palice blessé est prisonnier de Gonzalve de Cordoue pendant le siège de Ruvo en 1502. Gravure de Pierre René de Moraine, XIXe siècle.
Le Voyage de Gênes, en 1507 par Jehan Marot. Enluminures de Jean Bourdichon. BnF. Mss . Fr .5091 F°15. Au premier plan, le roi Louis XII et son armée sortant de la forteresse d'Alexandrie pour aller châtier la rébellion des Gênois.

Lorsque Louis XII monte sur le trône, La Palice est nommé dès juillet 1498 maître des Eaux et Forêts du Languedoc[8]. Il accompagne ensuite le nouveau monarque à Milan. Se prétendant légitime héritier du Milanais par sa filiation avec Valentine Visconti, Louis XII a déjà attaqué Novare pendant que son prédécesseur et cousin, allié du duc de Milan, est à Naples. Milan est pris en octobre 1499, et Ludovic Sforza est battu et capturé à Novare en avril 1500. Afin de récompenser La Palice de cette victoire, le roi le fait dès l'an 1500 seigneur engagiste [9]de sa baronnie du château de Semur-en-Brionnais. Concernant les droits de Cens payés sur ladite seigneurie, les comptes [10]de Jean Sapin, receveur général des finances en Bourgogne , révèlent qu'ils restèrent longtemps exemptés de recettes, parce que le roi avait fait don gracieusement à M. de La Palice de sa châtellenie de Semur-en-Brionnais.

Cependant, la guerre reprend aussitôt et La Palice s'empare en 1501 de plusieurs places dans les Abruzzes et les Pouilles, et est fait vice-roi des Abruzzes en 1502. La même année, il arbitre un duel entre l'Espagnol Alonzo de Soto Mayor et le chevalier Pierre Terrail de Bayard, désigné par celui-ci pour être son parrain.Le 22 février 1503, Don Gonzalve de Cordoue, commandant l'armée du roi d'Aragon, qui tient garnison à Barlette dans les Pouilles, apprend qu'une compagnie d'infanterie française commandée par La Palice a mis le siège devant la ville de Ruvo, située à proximité. Réunissant ses troupes, El Gran Capitan entreprend d'assaillir les murs de la cité de Ruvo, afin de combattre militairement les Français. Avec son artillerie, Gonzalve fait détruire l'enceinte de la ville, mais La Palice, qui attend des renforts, résiste lors de la bataille de Ruvo. Ayant réussi à percer quelques brèches dans la muraille, Gonzalve se rend cependant maître de la cité et La Palice, grièvement blessé, doit se rendre à Gonzalve de Cordoue, qui le fait conduire sous les remparts et menace de l'exécuter. Les derniers soldats français retranchés dans Ruvo sont attaqués par les Espagnols. Gonzalve ordonne aux troupes françaises de se rendre, en échange de quoi la vie de La Palice sera épargnée. Ce dernier incite néanmoins son lieutenant Cormon à poursuivre le combat. La citadelle est finalement emportée mais Gonzalve, admiratif, fait soigner La Palice par ses chirurgiens.

La Palice reprend par la suite du service et accompagne en avril 1507 le roi Louis XII qui envisage de faire une nouvelle expédition militaire en Italie, où il compte obtenir la soumission de la république de Gênes. Chargé de réprimer la rébellion des Gênois contre l'autorité française, sous le commandement du lieutenant-général Charles II d'Amboise, Louis XII envoie une armée d'environ 50 000 hommes afin de prêter main-forte au gouverneur Philippe de Clèves. La Palice, qui commande l'avant-garde de l'ost français au siège de Gênes, se bat avec distinction et contribue à la prise du fort de la ville. Lors de cette offensive, avec 3 000 fantassins, il donne notamment l'assaut à la montagne de Gênes, foyer de résistance des Gênois retranchés dans la forteresse[11]. Au cours du combat, il est grièvement blessé d'une estafilade à la gorge et doit céder le commandement à Robert Stuart d'Aubigny. S'étant rendu maître de la cité et ayant obtenu la soumission des consuls de la ville, Louis XII fait son entrée solennelle à Gênes le 28 avril 1507.

La bravoure dont La Palice a fait preuve lors de cette campagne est célébrée par le poète Jean Marot. À la guerre de la Ligue de Cambrai contre la République de Venise, il participe en 1509 au siège de Treviglio et à la bataille d'Agnadel qui s'achève sur une victoire française. C'est lors de cette bataille que son frère Jean de Chabannes capture Bartolomeo d'Alviano, grand chef militaire au service de la République de Venise. Cette même année, La Palice devient commandant en chef des troupes françaises en Lombardie. Envoyé au secours de l'empereur Maximilien Ier, il prend part en 1511 au conflit qui oppose les Espagnols au pape Jules II et succède à Chaumont d'Amboise à la tête des troupes françaises en Italie. Envoyé en 1511 en opération militaire dans le Frioul et en Vénétie, La Palice repousse l'armée vénitienne venue assiéger certaines villes. Cette même année, La Palice obtient la charge de grand maître de France. Il est le 3e descendant de la maison de Chabannes à être promu à cette dignité.

Illustration de la bataille de Ravenne le 11 avril 1512, Bibliothèque nationale autrichienne.
Mausolée de Gaston de Foix mort en 1512 à la bataille de Ravenne. Musée Château des Sforza à Milan.

Au début de l'année 1512, quand le jeune Gaston de Foix-Nemours arrive en Italie pour prendre le commandement de l'armée française, La Palice le seconde. Sous ses ordres, il se porte aux secours des Bolonais assiégés par les troupes espagnoles. Il réussit à faire lever le siège, puis le , participe à la bataille de Ravenne. Cette victoire française sur les Espagnols voit la mort de Gaston de Foix et la Palice est désigné pour lui succéder comme commandant en chef des armées d'Italie. Parmi les nombreux chevaliers qui périssent dans la bataille se trouve également le capitaine Yves d'Alègre[12] de Tourzel, beau-frère de La Palice et commandant de l'arrière-garde française. La disparition de Gaston de Foix et celle d'Yves d'Alègre jette la consternation dans les rangs de l'armée française. Dans sa Storia di Italia (livre X), l'historien florentin François Guichardin écrit à propos du revers essuyé par les troupes françaises : « il y eut outre cela un grand nombre de blessés ; mais la perte des français à cet égard fut sans comparaison plus grande, par la mort de Gaston de Foix et d'Yves d'Alègre et par celle d'un grand nombre de seigneurs de la première noblesse de France […] ».

Au lendemain de la victoire de Ravenne, La Palice fait prisonnier le cardinal Jean de Médicis, futur pape Léon X, légat du pape Jules II. Ce prélat, après avoir gagné la confiance des cardinaux ayant prêté allégeance à Léon X, essaie d'entrer en relation avec la curie romaine, en vue de procéder à une négociation diplomatique. Face à cette situation, La Palice doit opter pour un délicat compromis politique et diplomatique. Dans un ouvrage du XVIIe siècle sur L'Histoire ecclésiatique, l'abbé Claude Fleury résume les intrigues de cet événement :

« Il demanda permission à La Palice d'envoyer à Rome pour ses affaires particulières Jules de Médicis commandeur de Rhodes (Clément VII), son cousin-germain; il promit de solliciter le Pape et ses amis à payer sa rançon faisant accroire qu'il n'auroit pas plutôt recouvré sa liberté, qu'il accommoderoit la France avec le Saint-Siège. Sur cette promesse il obtint sa permission. Jules de Médicis vint donc à Rome et eut une audience secrète avec le pape, à qui il représenta la perte des François à la Bataille de Ravenne ; la mauvaise intelligence entre La Palice et le cardinal de Saint-Séverin (Federico Sanseverino) la désertion d'un grand nombre de soldats qui s'étoient enrichis du pillage de Ravenne ; l'armée des Suisses qui commençoient à paroître sur les frontières du Duché de Milan et l'obligation où se trouveroit La Palice d'y retourner avec la meilleure partie de ses troupes, pour garder ce Duché. Enfin il n'oublia rien pour persuader au Pape, que les Victorieux avoient beaucoup plus perdu dans la dernière action que les Vaincus: que l'armée françoise étoit entièrement ruinée et que bientôt on verroit une révolution de la Ligue. »

Yves II d'Alègre, beau-frère de La Palice, mort à la bataille de Ravenne en 1512. Galerie des Illustres du château de Beauregard.

La victoire de Ravenne, qui est une victoire à la Pyrrhus, ne consolide en rien la position stratégique des Français en Italie, car La Palice, au lieu de marcher en direction de Rome, reçoit l'ordre de se replier dans le duché de Milan, assiégé par les armées helvètes. Cet affaiblissement des forces françaises est notamment relaté dans l'œuvre[13] de Nicolas Machiavel, illustre penseur et philosophe florentin :

« Les Suisses enfin s'étaient mis en marche; mais plus prudents que dans leurs précédentes expéditions, ils s'étaient hâtés de se joindre aux Vénitiens. Les deux armées réunies comptaient plus de trente mille hommes; il n'en restait aux Français qu'environ douze mille. Un décret de l'Empereur qui ordonnait à tous ses sujets de quitter le service de la France acheva d'affaiblir l'armée de La Palice. Pour comble de maux la discorde se mit entre les chefs et la désertion parmi les troupes. Un léger échec, éprouvé sur l'Adda, vint décider du sort de la campagne, et les vainqueurs de Ravenne se trouvèrent repoussés jusqu'au pied des Alpes deux mois après cette mémorable journée. »

L'alliance des armées helvète [14]et vénitienne s'apprêtant à occuper le Milanais complique la stratégie suivie par La Palice. Celui-ci s'empresse d'adresser un courrier à Jacques de Silly, trésorier général de Normandie et intendant de l'État de Milan. Toutefois, la lettre tombe entre les mains de quatre estradiots albanais et est portée au provéditeur Andrea Gritti qui, l'ayant fait lire en son Conseil, décide de laisser l'armée du pape et du roi d'Espagne en Romagne pour entrer en territoire milanais. La plupart des chroniqueurs du temps relatent avec quelques variantes la capture du cardinal Jean de Médicis, qui finit par réussir par son entremise auprès du Saint-Siège à mobiliser les armées du pape contre les Français. Malgré cette victoire en demi-teinte, l'attitude de La Palice, qui s'est trop attardé dans Ravenne pour livrer la ville au pillage, permet aux troupes de la Sainte-Ligue de se ressaisir afin de parvenir à chasser les Français de Lombardie. Afin d'obtempérer aux bonnes conditions d'une retraite en ordre de l'armée française qui dut se replier dans le Duché de Milan, le commandant de La Palice écrivit au roi une missive datée de milan le 15 Mai 1512, dans laquelle il garanti au roi que sa ville de Lugano sera sauvegardée et restera bien dans ses domaines :

" Nous Jacques de Chabannes, seigneur de La Palisse et grand maistre de France, promectons au Roy nostre souverain seigneur que Anthoine de Mondragon homme d'armes des ordonnances dudit seigneur soubz nostre charge gardera bien et loyalement pour ledit seigneur les places , chasteau de Lugan assis en la duché de Millan et que en ce que dit est ne lui fera aucune faulte (...) [15] "

Rentré en France à l'automne, La Palice est envoyé en octobre 1512 dans les Pyrénées pour secourir Jean d'Albret, roi de Navarre, qui voit son royaume de Navarre assiégé militairement par les troupes espagnoles de Ferdinand le Catholique. Disposant d'une armée de 10 000 hommes et de 50 canons, La Palice et le roi de Navarre décident de faire le siège de Pampelune, afin de couper l'avancée de l'infanterie du duc d'Albe. Ce dernier, qui a réussi à déjouer les plans de ses adversaires, a envahi depuis Saint-Jean-Pied-de-Port toute la Haute et Basse Navarre. Chargé de reconquérir le royaume de Navarre, La Palice se borne à exécuter les ordres de Louis XII qui s'engage à garder auprès de lui, à Blois, la reine Catherine de Navarre. La campagne se termine par un échec et Jean III d'Albret perd la souveraineté de ses territoires situés au-delà des Pyrénées au profit de l'Espagne victorieuse qui achève ainsi son unité territoriale.

La bataille de Guinegatte, en 1513, au cours de laquelle La Palice est fait prisonnier.

Après une trêve de quelques mois, La Palice est dépêché en mai 1513 à Thérouanne, alors seule possession française en Artois depuis la paix d'Arras de 1482, mais à la fin d'août 1513, les Français sont battus à la bataille de Guinegatte, surnommée la « journée des éperons » en raison de la débandade de la cavalerie française. La Palice y est blessé et fait prisonnier, ainsi que Bayard et Louis Ier de Longueville, mais parvient toutefois à s'échapper. Le monarque anglais, qui se trouve en personne au camp de Guinegatte, note dans une lettre qu'il adresse le 17 août 1513 à Marguerite d'Autriche : « l'on dict aussi que le sieur de La Palice est blessé ou tué; nous n'en sçavons pas encore la vérité, mais dès que nous aurons les congnoissances et certennetés de toutes choses, vous en avertirons »[16]. La cité de Thérouanne est conquise le 23 août par les Anglais.

Fief de sa seconde épouse, La Palice devient en 1514 seigneur de Montmirail, dans la Sarthe. Gravure du XVIIe siècle.

La nouvelle donne de la politique diplomatique des Valois par le traité de Dijon du scelle la défaite française et la fin du rêve italien de Louis XII. La Palice s'échappe peu après la conclusion de la paix et se retire sur ses terres, au château de La Palice. Comme grand officier de la Couronne et de par sa charge de grand maître de France, La Palice assiste aux obsèques[17] de la reine Anne de Bretagne à la basilique de Saint-Denis, le . Quelques jours après cet événement, le , La Palice, alors âgé de 44 ans, épouse au château de La Fère, en Picardie, en présence de Marie de Luxembourg et du duc de Suffolk, Marie de Melun, âgée de 29 ans, descendante de la maison de Luxembourg-Saint-Pol et veuve de Jean V de Bruges de La Gruthuse, de qui elle a trois enfants. Lors de son remariage avec La Palice, cette dernière, originaire du Tournaisis, confie en tutelle ses trois enfants mineurs du premier lit à deux magistrats de la ville de Bruges, l'échevin Josse van de Velde et le grand bailli Jean de Praët[18]. Sa dot se montant à 16 000 livres tournois , Marie de Melun apporte lors de son remariage avec La Palice les trois baronnies du Perche-Gouet : Authon, Montmirail[19] et La Basoche-Gouêt, jadis possessions de son ancêtre Louis de Luxembourg-Saint-Pol. Parvenu à une grande fortune , La Palice Grand Maitre de France vend le 20 Décembre 1514 à Anne de France duchesse de Bourbonnais et d'Auvergne, pour le prix de 10.000 livres tournois de rente à percevoir sur la Vicomté de Châtellerault[20] que lui avait précédemment vendu Charles de Rohan-Gié, fils du maréchal défunt.

Sous François Ier : un vétéran des guerres d'Italie[modifier | modifier le code]

Le roi François Ier en 1515, par Jean Clouet.

Le 1er janvier 1515, le roi Louis XII meurt en son Hôtel des Tournelles à Paris. Le roi défunt n'ayant pas d'héritiers directs, le fils de son cousin, François Ier, de la maison de Valois-Angoulême, lui succède sur le trône. Favorisant ses proches, le nouveau souverain destitue La Palice de sa charge de grand maître au profit d'Artus Gouffier de Boisy. Cependant, François Ier le récompense de sa loyauté en l'élevant à la dignité de maréchal de France le . Réformant au sommet de l'État son équipe dirigeante, le nouveau souverain, qui n'a pas écarté les grands capitaines du règne précédant (La Trémoille, La Palice, Trivulce, Galiot de Genouillac, etc…) récompense La Palice de sa fidélité[21] en lui attribuant, le 24 mars 1515, les revenus des francs-fiefs et acquêts de Rouergue. Revenu en Artois au printemps de l'année 1515, La Palice et sa femme partent pour les Pays-Bas bourguignons et rendent visite à Béthune à Isabelle de Luxembourg[22], mère de la nouvelle épouse du maréchal. Afin d'œuvrer à l'établissement du couvent des Annonciades fondé par cette dernière, La Palice et son épouse se font représenter sur l'un des vitraux[23] de l'église du monastère.

Charles III de Bourbon, connétable de France. Gravure de Thomas de Leu.
Le célèbre condottiere Prospero Colonna est capturé en août 1515 par La Palice et plusieurs autres. Extrait du Journal de Louise de Savoie.

Malgré la perte de la quasi totalité des places italiennes, les ambitions politiques de François Ier, affichant à son tour ses prétentions sur le Milanais, rallument la guerre. L'armée française entre dans le Piémont à travers les Alpes. L'avant-garde, commandée par La Palice, passe par le col de l'Argentière, surprenant les Suisses et les Italiens, et enlève Villefranche où le général italien Prospero Colonna est vaincu et capturé[24]. Il poursuit jusque dans le Milanais et est un des conseillers du roi lors de la bataille de Marignan. Cette victoire française scelle le traité de Noyon auquel le maréchal de La Palice est signataire[25]. La paix revenue pour une courte période, La Palice remplit ses obligations familiales en assistant, le 8 juillet 1516, au mariage de sa nièce Françoise de Chabannes[26], veuve du maréchal de Savoie, avec Jean de Poitiers, seigneur de Saint-Vallier et père de la favorite Diane de Poitiers, qui assiste également à la cérémonie[27]. Quelques temps plus tard La Palice rentre en France mais reprend peu après le chemin de l'Italie où, comme ambassadeur plénipotentiaire du roi de France, il est, aux côtés du chancelier Antoine Duprat, un des signataires [28] du Concordat de Bologne imposé au pape Léon X.

En récompense de ses talents militaires et de sa contribution au recouvrement du Milanais, par lettres patentes du , le roi lui fait don du château[29] et de la seigneurie royale de Compiègne ainsi que de tous les droits et revenus qui leur sont adjoints. Le souverain lui fait également don d'une somme de 8 000 écus d'or[30] et le nomme[31] grand veneur de France. La paix revenue, La Palice et plusieurs autres grands seigneurs et dames de la cour accompagnent François Ier, la reine Claude et Louise de Savoie au monastère de l'abbaye Notre-Dame de Fontevraud le 6 juin 1517, à l'occasion de la prononciation[32] des vœux de Madeleine d'Angoulême, sœur naturelle du roi. Les nombreux faits d'armes du maréchal, déjà remarqués dans diverses œuvres littéraires de son temps, le sont notamment dans celle de François Desmoulins de Rochefort parue entre 1519 et 1520 et où, dans son ouvrage sur les Commentaires de la guerre gallique, celui-ci compare allégoriquement La Palice à l'un des sept généraux de César. En cette année 1519, La Palice est envoyé en pays champenois où il fut chargé de lever des troupes pour la gendarmerie du roi . A l'occasion de l'arrivée du maréchal de Chabannes, le conseil échevinal et les consuls de Châlons-en-Champagne décidèrent en mai de lui réserver un excellent accueil et de lui faire don[33] de plusieurs présents : " à M. de La Palisse, 4 poinçons de vin,12 chapons [34]et 12 lapins " . Le temps de la paix revenu, La Palice est en mesure de faire une acquisition foncière en pays vendômois, en achetant, le 15 janvier 1520, dans les proches environs du château de la Possonnière, où naît en 1524 le futur poète Pierre de Ronsard[35], la seigneurie du village de Les Hayes, située au sud de Montoire-sur-le-Loir.

Afin de satisfaire à un rapprochement diplomatique avec l'Angleterre, La Palice est envoyé à Calais pour négocier la paix avec les ambassadeurs du roi Henri VIII lors de l'entrevue du camp du Drap d'Or. La négociation n'ayant pas abouti, Chabannes prend en août 1521 la tête d'une armée de 3 000 hommes destinée à ravitailler la ville de Tournai, assiégée par les Impériaux. Quelque temps plus tard, La Palice retourne en Italie et, sous les ordres du maréchal de Lautrec, commande la ligne principale de l'armée française lors de la bataille de la Bicoque en 1522, qui voit les Français battus par Colonna. De retour dans ses fiefs du Bourbonnais, Jacques de La Palice et sa femme deviennent seigneurs engagistes de la châtellenie de Chavroches, achetée le à la duchesse Anne de France.

Portrait équestre du maréchal de La Palice par Ary Scheffer, 1844, galeries historiques de Versailles.

Le maréchal est peu après de retour dans les Pyrénées, envoyé au secours de Fontarabie qu’il parvient à ravitailler. Il oblige ensuite le connétable de Bourbon à lever le siège de Marseille, s’empare d’Avignon puis dirige l'armée française vers Milan abandonnée par les Espagnols. Lors de la défection de Charles III de Bourbon en 1523, La Palice est chargé en septembre par François Ier avec le Grand Batard René de Savoie grand maître de France , de l'arrestation du connétable , avec la mise à prix par le roi d'une offre [36]de 10.000 écus d'or, à qui remettait entre leurs mains l'arrestation de l'intraitable félon. Après de vains efforts pour dissuader son suzerain et ami de porter les armes contre son souverain naturel, La Palice investi par le roi de cette importante mission rédemptrice, se mit en route vers le château de Chantelle, demeure du connétable de Bourbon. L'armée commandée par le Grand Bâtard de Savoie et le maréchal de La Palice, trouva le château de Chantelle, abandonné par le connétable de Bourbon, qui traqué dans sa fuite se trouvait déjà hors d'atteinte dans son duché. Malgré l'arrestation manquée dudit connétable de Bourbon, une des premières mesures confiscatoires du roi, fut de donner son principal fief au maréchal de La Palice, en le nommant capitaine [37]du château de Chantelle. Déjà gouverneur d'un vaste ensemble de territoires, le maréchal de La Palice reçoit aussi en 1523 l'administration de la principauté des Dombes, confisquée au connétable. Il est alors nommé premier président du parlement local.

Le chevalier Bayard, compagnon d'armes de La Palice. Il meurt au combat en 1524.

Lors de la bataille de la Sesia donnée le , le maréchal de La Palice perd son frère Jean de Chabannes, mort au cours de la retraite aux côtés du chevalier Bayard. Afin d'organiser des bastions défensifs face a la menace potentielle des armées helvètes, La Palice se voit attribué par lettre patente du roi François Ier datée de Blois le 10 Mai 1524, de l'office [38]de Lieutenant général ( Gouverneur ) en Dauphiné, chargé de la défense de cette province. Le , La Palice se trouve avec le roi au siège de Pavie, défendue par les troupes espagnoles d'Antonio de Leiva. L'armée impériale est commandée par Fernando de Àvalos et Charles de Lannoy. Le connétable de France Charles III de Bourbon, passé sous la bannière de Charles Quint, arrive en renfort des Espagnols. La Palice, qui dirige l'avant-garde de l'armée française, figure parmi les principaux chefs militaires français lors de la bataille de Pavie, qui se déroule sous les murs de la ville le . En sa qualité de vétéran des guerres d'Italie, il fait partie des proches conseillers du roi. Au conseil du roi, La Palice, qui a préalablement déconseillé d'engager la bataille contre l'avis de Guillaume Gouffier de Bonnivet, favori du roi, doit se résoudre à participer au combat.

En dépit des réticences de La Palice, le roi ordonne la charge des chevaliers. Dans le cours de la bataille, cette charge de cavalerie réduit à néant la stratégie des artilleurs du grand maître de l'artillerie Galiot de Genouillac. Comme beaucoup d'autres, La Palice, qui participe à la charge, est désarçonné par des arquebusiers et doit combattre à terre en armure, face à des lansquenets plus légèrement vêtus. Après avoir résisté pendant un temps, La Palice est vaincu par les Impériaux et doit se rendre à un capitaine napolitain du nom de Giovanni Battista di Castaldo (it). La capture du maréchal lui est néanmoins disputée par un officier espagnol nommé Buzarto, qui a lui-même espéré faire prisonnier La Palice. Furieux que l'Italien se refuse à partager l'éventuelle rançon, Buzarto décharge son arquebuse à bout portant sur la cuirasse du maréchal, le tuant[39]. La bataille de Pavie se solde par une lourde défaite française, et le roi François Ier lui-même, fait prisonnier, est conduit jusqu'à Charles-Quint à Madrid.

Postérité[modifier | modifier le code]

Les exploits militaires du maréchal de La Palice sont relatés dans l'œuvre de plusieurs chroniqueurs ou poètes du temps : Phillipe de Commynes, Jacques de Mailles, Jean Bouchet, Marillac, Jehan d'Authon, Gringore, Hugues de Colonges, Jean de La Vigne, Jean Marot, Jean Molinet, Jean Barrillon, Varillas, Martin du Bellay, le maréchal de Fleurange, François Rabelais, Claude de Seyssel, Blaise de Monluc, Ronsard, Guichardin, Antoine du Saix, Montaigne, André Thevet, etc. Dans son ouvrage édité en 1524 sur Les Gestes, ensemble de la vie du Preulx Chevalier Bayard, Symphorien Champier le compare à un second Bayard. La bravoure et la disparition de La Palice inspire en 1525 à un poète de la Cour, Guillaume Dubois, le récit de la mort du maréchal dans un ouvrage intitulé L'Apparition du Mareschal sans reproche, feu Messire Jacques de Chabannes, en son vivant Mareschal de France.

Aimé de ses soldats mais redouté et respecté de l'ennemi, la figure du maréchal de La Palice apparaît dans de vieilles chroniques espagnoles, dont celle d'Hernan Pérez del Pulgar, ancien capitaine castillan au service de Gonzalve de Cordoue. Les Espagnols, qui le dénomment parfois dans leur littérature La Paliza, el capitan de muchas guerras y victorias, font de celui-ci un personnage doué d'un sens héroïque osant défier la fougue guerrière du Gran Capitan. Dans son ouvrage sur la Vie des Hommes Illustres et des Grands Capitaines Français Brantôme fait du maréchal de La Palice le portrait suivant : « Les Espagnols l'appeloient souvent, el Capitan La Paliça, grand Mareschal dy Francia. Bel Honneur ! Comme nous avons appelé Monsieur de Biron dernier, le grand et premier Mareschal. J'ay veu le portrait dudit Sieur de La Palice. Il monstroit bien ce qu'il estoit, très beau et de très belle façon ».

À la fin du XVIe siècle, marqué par les guerres de religion, la mémoire de La Palice est honorée par André Thevet, cosmographe officiel du roi, qui fait paraître en 1584 une importante anthologie biographique intitulé Les Vrais Pourtraits et Vies des Hommes Illustres, Grecz, Latins et Payens, et retraçant le destin de plusieurs grands personnages, dont celui du maréchal de La Palice.

Le mausolée du maréchal : un chef d'œuvre de la Renaissance italienne[modifier | modifier le code]

Marie de Melun, seconde épouse et veuve du maréchal de La Palice, fait élever vers 1530 dans la chapelle du château de La Palice un tombeau qui est plus tard saccagé pendant la Terreur sous la Révolution française. Avec le grand salon aux murs auparavant tendus de cuirs de Cordoue, le Studiolo ou le salon doré (en réalité la chambre royale), il s'agit d'un des lieux les plus remarquables du château de La Palisse. Les concepteurs de ce monument appartiennent probablement à l'atelier des Giusti, des Florentins coauteurs du tombeau de Louis XII à Saint Denis. Quelques éléments du tombeau sont abandonnés dans une cour d'auberge. Le baron de Montfaucon, ancien maire d'Avignon, voit ces débris en 1830 et les achète pour une somme de 60 francs de l'époque, avant de les léguer au musée Calvet d'Avignon où ils sont toujours exposés.

La partie conservée du tombeau est en albâtre et correspond à la base d'une composition qui a dû être beaucoup plus importante. Elle représente trois des vertus cardinales :

  • la Prudence devait tenir dans sa main droite un miroir ; sa main gauche est posée sur un crâne symbole de la vanité.
  • La Force extirpe d'une tour, symbole de l'âme chrétienne, le péché représenté par un dragon auquel il manque la tête.
  • La Justice tient le long de son bras une épée ; elle devait tenir dans sa main gauche la balance traditionnelle.
  • La Tempérance figurée traditionnellement avec un mors de cheval est perdue.
Tombeau de Jacques II de Chabannes de La Palice
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L'origine des lapalissades[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Lapalissade.

Afin de se consoler de la perte tragique ( assassinat ) de leur chef, dans les frimas de l'hivers 1525, les soldats du regretté maréchal de La Palice qui convoyèrent vers la France sa dépouille , composèrent une complainte chantée à sa gloire . Le première strophe de cette chanson disait :

Hélas La Palice est mort,

Il est mort devant Pavie,

Un quart d'heure avant sa mort,

Il faisait encore envie,

Dans la longue tradition des chants guerriers de l'armée française, il fut de coutume d'honorer la mémoire

ieion :ionmation ou réflexion par laquelle on exprime une évidence ou qui cherche à démontrer quelque chose qui se démontre par soi-même.

Terme dérivé du nom de Jacques de Chabannes, seigneur de La Palice (ou La Palisse) sur le tombeau duquel on trouve inscrit l'épitaphe : « Hélas s'il n'était pas mort/Il ferait encore envie. » Une lecture erronée de la seconde ligne l'a transformée en « Il serait encore en vie », ce qui fait de la phrase une évidence par soi-même[40].

Bien plus tard, on fit sur lui une chanson populaire remplie de vérités évidentes, dites vérités de La Palisse. Les paroles, écrites au XVIIIe siècle par Bernard de La Monnoye, comprennent entre autres les deux vers suivants : « Un quart d'heure avant sa mort, il était encore en vie ». Depuis, lorsque vous dites quelque chose de la plus extrême évidence, votre interlocuteur vous répond : « La Palice en aurait dit autant ! »[réf. nécessaire].

Armoiries[modifier | modifier le code]

Armes de la famille de Chabannes.

De gueules au lion d'hermine, armé, lampassé et couronné d'or. Supports : deux lévriers. Devise : NULLI CEDO ou JE NE LE CÈDE À NUL AUTRE[41].

Parenté[modifier | modifier le code]

De la maison de Chabannes, issue [réf. nécessaire] du côté paternel des barons de Matha, branche aînée des comtes d'Angoulême, et du côté maternel des sires de Chabanais et de Confolens.

Unions et descendance[modifier | modifier le code]

  • Marié en janvier 1492 à Jeanne de Montberon, fille du chambellan Eustache de Montberon, chevalier, vicomte d’Aulnay, baron de Maulevrier et de Matha, conseiller et chambellan du roi, et de Marguerite d'Estuer-Saint-Maigrin, sans postérité.
  • Marié le à Marie de Melun, dame de Montmirail, d'Authon et de La Basoche-Gouet, fille de Jean III de Melun (vers 1460), seigneur d'Épinoy et d'Antoing et d'Isabelle de Luxembourg, dame héritière de Richebourg, dont :
    • Charles de Chabannes, seigneur de La Palice, mort en 1551, père d'Antoine de Chabannes, sans postérité et de Suzanne de Chabannes, qui épouse en 1567 Jean Olivier, fils de François Olivier.
    • 4 filles
    • Le maire de Lapalisse aujourd'hui, Jacques de Chabannes, est son descendant direct. Il est également conseiller général du canton (PRG) et vice-président du conseil général de l'Allier, chargé de la Culture, du Patrimoine et de la Mémoire.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de la Sté Historique et Archéologique de l'Orne. Tome 38 - Histoire généalogique de la Maison de Prie, p.17-36, janvier 1919
  2. Histoire de Charles VIII Roy de France, par Guillaume de Jaligny. André de La Vigne. Recueillie par Denis Godefroy, historiographe ordinaire du roy. (p.611 : Roles des Payements des Cent Gentilhommes de l'Hôtel du Roi en 1490 aux gages de 110 livres tournois) - Imprimerie Royale . Paris 1684
  3. Dictionnaire critique de biographie et d'histoire. ( page 736 ) par Auguste Jal. Edition Henri Plon - Paris 1872. Original : Arch.Nat.: Menus plaisirs du Roy KK 76. F° 131 V° .
  4. Lettres de Charles VIII par Pierre Pélicier. Tome III (1490-1493) p.113 . Edition Librairie Renouard. Paris 1902. ( Original Bibl .Nat. Ms. Fr..2922. F° 45
  5. Preuves pour servir la Maison de Chabannes. par le Cte Henri de Chabannes. p.376 - Tome II - Imprimerie Jobard. Dijon 1892. ---- Idem : Bulletin de la Ste d'Etudes du Brionnais. p.213 . Mai 1935 ( Original sur parchemin : Bibl. nat.Mss français 25782 F° 153 )
  6. Lettres de Charles VIII (1496-1498) par Pierre Pélicier. Tome V - p.71 - Edition Librairie Renouard. Paris 1905
  7. Preuves pour servir à l'Histoire de la Maison de Chabannes par le Comte Henri de Chabannes. p.698 - Edition Jobard . Dijon 1893
  8. Bulletin Philologique et Historique ( jusqu'en 1715 ) Edition Comité des travaux historiques et scientifiques.p.356 - Impimerie Nationale. 1963. ( Orig : Bibl nat Languedoc 71 F°73 V° & Bibl nat Mss Fr. 2616 N°82 )
  9. Mémoires de la Société Eduenne. - Tome 16 - p.157 . Autun 1888
  10. Archives de la Côte d'Or . Série B : Cour des Comptes de Bourgogne : B 1823 ( Recette de Semur-en-Brionnais - M. de La Palisse ) .
  11. Mémoires du Maréchal de Florange, Robert III de La Marck. Tome Ier - p.20 - Edition Jules Renouard - Paris 1913
  12. Alègre ( Yves II d' ) 1452-1512 par M. Dousse . Dictionnaire de Biographies Françaises. pp.1386-1387 - Tome Ier - Librairie Letouzey - Paris VI - 1933 . Voir également : Brantôme et Auvigny : Les vies des Hommes Illustres, etc...
  13. Ouvres complètes de Machiavel, traduites par J.V Periès - Tome Ier, p.171, Michaud Librairie, Paris, 1823
  14. Histoire des Helvétiens, aujourd'hui connus sous le nom de Suisses par le baron d'Alt de Tieffenthal. Tome VI, p.506, chez Ignace Nicomède, Fribourg, 1750
  15. Musée des Archives Nationales - Documents originaux de l'Histoire de France, exposés dans l'Hôtel de Soubise. Publiés par la direction des Archives Nationales. pages : 318-319 - Document N° 335 - Edition Henri Plon . Paris 1872. ( Original sur parchemin, Arch. Nat J-507 N°28 - Trésor des Chartes. Lettre signée : CHABANNES - Milan 15 Mai 1512 )
  16. M. Le Glay, Négociations diplomatiques entre la France et l'Autriche, t. 1, Imprimerie nationale, , p. 533.
  17. Récit des funérailles d'Anne de Bretagne, par Pierre Choque dit Bretaigne son hérault d'armes. - BnF : Ms. Fr. 23.936 (le seigneur de la Palice F°24)
  18. Bruges et le Franc ou leur Magistrature et leur Noblesse par Jacques Gailliard - Tome 3e, p.67, Bruges, 1859.
  19. Dictionnaire géographique historique et politique des Gaules et de la France. par Jean-Joseph Expilly. pp.869-870 ( Montmirail - Mons Mirabilis ) Tome IV - Paris 1766
  20. Archives Nationales - Tîtres de la Maison Ducale de Bourbon. Tome II - p.515 - Acte N° 7966 - Edition Henri Plon . Paris 1872
  21. Catalogue des Actes de François Ier, Tome V, 1540-1547. (Supplément : 1515-1520 ) Acte N° 15852, page 223, Imprimerie nationale, Paris, 1892. (Orig. Bibl.nat. Coll. Doat, Vol. 22 F°310
  22. L'hôtel d'Isabelle de Luxembourg qui peut se visiter existe toujours : c'est aujourd'hui la plus vieille maison de Béthune qui a échappée aux destructions engendrées par les guerres. Cet hôtel surnommé L'Abiette est situé au 113 rue de La Délivrance.
  23. Mémoires de la Commission départementale des Monuments Historiques du Pas-de-Calais. Tome Ier - p.423. - Arras 1889 ( A voir sur Gallica )
  24. Négociations Diplomatiques de la France avec la Toscane. Tome II - pp.707-708 . Imprimerie Impériale. Paris 1861
  25. Ordonnances des Rois de France. Règne de François Ier. Tome I - 1515-1516. p. 429 ( Ratification du traité par le roi, le 13 Août 1516 ) Imprimerie nationale . Paris 1902
  26. Histoire généalogique et chronologique de la Maison royale de France et des Grands Officiers de la Couronne par le Père Anselme, p.131, Paris, 1733
  27. Diane de Poitiers par Ivan Cloulas. p.32-33 - Edition Fayard 1997
  28. Ordonnances des Rois de France. Règne de François Ier - 1515-1516 . P.465 - Edition Imprimerie Nationale - Paris 1902
  29. Souvenirs historiques des résidences royales de France, par Jean Vatout, Ier Bibliothécaire du roi. Tome VII : Château de Compiègne, p.233 (La Palice) - Firmin-Didot - Paris 1848 - Suite à la mort du maréchal de La Palice survenue en 1525, les revenus de la seigneurie royale de Compiègne seront donnés en viager au connétable Anne de Montmorency.
  30. Catalogue des Actes de François Ier. Tome 5 (Supplément 1515-1526) Imprimerie nationale, p.346, Paris, 1892. Acte N° 16467 du 22 août 1517 (Orig. Arch.Nat. KK.289 - Fol. 369 V°)
  31. Bibliothèque de Catherine de Médicis. par M. Leroux de Lincy, p. 31, chez J. Techener libraire, Paris, 1859
  32. Mémorial des Abbesses de Fontevrault, issues de la Maison royale de France. par Armand Parrot. P.56 - Angers 1880
  33. Archives communales de Châlons-sur-Marne , antérieures à 1790 - Conseil de Ville - BB 6 bis - Année 1519
  34. Histoire de la ville de Châlons-sur-Marne et de ses Institutions, depuis son origine jusqu'en 1789. par Edouard de Barthélemy . p.197 - Edition E. Laurent - Chalons 1854
  35. Dictionnaire du Vendômois, tome II, p.194 par Raoul de Saint-Venant, Président de la Sté Archéologique. Chez C. Migault & Cie, Blois, 1983. Dans son ouvrages sur Les Hymnes de P. de Ronsard, Gentilhomme vandômois - Tome IV paru chez Gabriel Buon - Paris, 1567, le poète versifia p.149, feu le maréchal de La Palice.
  36. Collection des Ordonnances des rois de France : Ier Janvier 1515 - 30 Décembre 1530. p.355 - Catalogue des Actes de François Ier. Edition Imprimerie Nationale. Paris 1887
  37. Catalogue des Actes de François Ier - Edition Imprimerie Nationale.
  38. Catalogue des Actes de François Ier - Tome I - p.378 - Impimerie Nationale . Paris
  39. http://www.liutprand.it/articoliPavia.asp?id=79
  40. Joëlle Chevé, Historia Spécial, no 9, janvier-février 2013, pages 120 et 121
  41. Armorial de J.B. RIETSTAP - et ses Compléments

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Charles Varennes, Le Maréchal de La Palice ou le dernier des chevaliers français, Paris, Librairie académique Perrin, 1989, 214 p., ill. (ISBN 2-262-00709-8)
  • Hélène Germa-Romann, Du Bel Mourir au Bien Mourir. Le sentiment de la mort chez les gentilshommes français. 1515-1643, Librairie Droz, 2001
  • Dictionnaire historique et biographique des généraux français. par M. le Chevalier de Courcelles. Tome IV - p.37 . Paris 1822.
  • Histoire de l'armée et de tous les régiments. par Adrien Pascal. Tome Ier - Barbier Éditeur, Paris, 1847
  • Jean Vatout, Le Château de Compiègne, son histoire et sa description. Didier Éditeur, Paris, 1852
  • Magasin Catholique Illustré. - Redressements historiques : Le Maréchal de La Palice., pages 449-453, Édition Paris, 1853.
  • Histoire de la réunion de la Navarre à la Castille (1479-1521) Essai sur les relations des princes de Foix-Albret avec la France et l'Espagne.par P. Boissonnade. Chez Alphonse Picard Editeur - Paris 1893.
  • Georges Mermilliod, Le Maréchal de La Palice. Collection « La Plume et l'Épée ». Imprimerie Berger-Levrault. Nancy, 1900
  • Fleury Vindry, Dictionnaire de l'État-Major Français au XVIe siècle., Édition de l'Historiographe, 1901
  • Paul Serrois, « Le IVe Centenaire d'une Chanson », journal Le Figaro. Supplément Littéraire. (idem Revue Polybiblion par Henri Stein)
  • André Gervais, Au Pays de Monsieur de La Palice (collection « L'Épopée de la Terre de France ») Édition La Renaissance du Livre. Paris, 1933
  • Général Clément-Grandcourt , En commentant La Palice, le Sabre au clou. Paris, 1933
  • Francis Ambrière, Le Favori de François Ier, Gouffier de Bonnivet, Amiral de France. Édition Hachette. Paris, 1936
  • Charles de Gaulle, La France et son armée. Édition Plon. Paris 1938
  • Monsieur de La Palice le vrai.par Hennet de Goutel. Revue Hebdomadaire, volume 48 - Édition Plon, 1939
  • Général Weygand : Histoire de l'Armée Française. Édition Flammarion . Paris, 1961
  • Recherches sur les éffectifs des armées françaises : des guerres d'Italie aux guerres de religion. par Ferdinand Lot. Edition SEVPEN. 1962
  • Le Désastre de Pavie par Jean Giono - (collection « Les Trente Journées qui ont fait la France ») Gallimard, 1963
  • Ecrits de Paris : revue des questions actuelles. par Paul Malliavin. Numéros 502 à 506. Ed. Centre d'Etudes des questions actuelles. Paris 1989
  • Grands Personnages de l'Histoire de France. par Caroline Audibert Geneviève de la Bretesche. Édition Les Carnet d'Arthaud, 1990
  • Vita, morte e transfigurazione del Signore di Lapalisse par Dante Zanetti. Édition El Mulino. Bologne 1992
  • L'Argent du roi. Les finances sous François Ier. par Philippe Hamon. Édition Institut de la Gestion et du Développement Economique. Paris 1994
  • Pavie 1525, l'Italie joue son destin pour deux siècles.par Jean-Paul Mayer. Édition Cénomane, 1998
  • Le " Bon Français " par Maurice Druon de l'Académie française (La Palice p.73) - Edition du Rocher . Paris 1999
  • L'Histoire oubliée des guerres d'Italie. par Jacques Heers; Edition via Romana, 2009
  • La Sainte Ligue et la Guerre Franco-Anglaise (1512-1514) par Guy Lemoing. Édition Economica. Paris, 2011
  • la Battaglia di Ravenna, il gran fatto d'arme del 1512. par Sergio Spada. Edizione Il Ponte Vecchio, 2011
  • Novare (1513) Dernière victoire des fantassins suisses. par Olivier Bangerter. Édition Economica. Paris 2011
  • Les Conseillers de François Ier, sous la direction de Cédric Michon. Presses Universitaires de Rennes. 2011 (le grand article écrit sur Jacques II de Chabannes, maréchal de La Palice, est l'étude de l'historien Robert Knecht.)
  • LILIA FLORENT. L'Imaginaire politique et social à la cour de France durant les Premières Guerres d'Italie (1494-1525) par Jonathan Dumont. Édition Honoré Champion . Paris 2013
  • Les Combattants de Pavie, Octobre 1524-Février 1525. Revue Historique no 671. Édition PUF, juillet 2014
  • 1515 Marignan par Amable Sablon du Terrain. Édition Tallandier. Paris 2015
  • Marignan 1515 : la Bataille des Géants par Jean-Christophe¨Parizot de Bayard, 2015
  • L'Honneur perdu de François Ier, Pavie 1525. par Jean-Marie Le Gall. Édition Payot. Paris, 2015
  • Le crépuscule de la chevalerie par Nicolas le Roux. Édition Champ Vallon, Paris, 2015
  • Marignano 1515 : la svolta . Atti del Congresso Internazionale Milano, 13 Settembre 2014 a cura di Marino- Fondazione Trivulzio 2015. ( Chabannes La Palice pages : 64,69,77,82,91,97,102,128,130,138,183,184 ).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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