Jacques Ricard de Genouillac

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Jacques Ricard de Genouillac
Jacques Ricard de Genouillac
Portrait de Galiot de Genouillac, émail de Léonard Limosin, Musée des Beaux-Arts de Limoges, Palais de L'Evêché

Surnom Galiot de Genouillac
Naissance
Château d'Assier
Décès (à 81 ans)
Château de Végennes
Origine Drapeau du Quercy Quercy
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Artillerie
Années de service 1495-1546
Commandement Grand maître de l'artillerie de France
Conflits Guerres d'Italie
Faits d'armes Bataille de Marignan
Distinctions Ordre de Saint-Michel
Autres fonctions Grand écuyer de France
Famille Ricard de Genouillac

Jacques Ricard de Genouillac, dit Galiot de Genouillac (château d'Assier, Quercy (Lot), - château de Végennes en Limousin (Corrèze), ), seigneur d'Assier-en-Quercy, de Reillanet, de Caune et de Montrichard, baron de Capdenac, et de Foissac, du Plomb et de Lilleu est un militaire et diplomate français de la Renaissance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une vieille famille de la noblesse quercinoise, les Ricard de Genouillac, il est passé à la postérité principalement en raison du rôle décisif joué par l'artillerie, dont il avait la charge en tant que Grand maître de l'artillerie de France, au cours de la bataille de Marignan. Serviteur zélé, il gagna la confiance des rois, qui firent appel à lui en maintes occasions durant sa longue vie. Ses missions d'inspection et ses missions diplomatiques, notamment auprès d'Henri VIII et de Charles Quint, l'amenèrent à parcourir inlassablement les provinces de France et une partie de l'Europe. Personnage influent, habile négociateur et aimant le faste, il accumula les charges et les honneurs sans pour autant s'aliéner durablement les Grands du royaume.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Portrait - école de Clouet

Charges, campagnes, missions

Sous Louis XI

-page du roi

Sous Charles VIII:

Sous Louis XII:

Entrevue du Camp du Drap d'Or

Sous François Ier:

Titres et possessions[modifier | modifier le code]

Château d'Assier
Titres
Titres et possessions

Par héritage, par mariage, par achat ou par cession en récompense de ses hauts faits, Galiot de Genouillac accumule les terres.

  • Quercy:
    • Seigneur d'Acier[1]
      • La plus belle demeure du Grand Maître est le château d'Assier, dans le Lot. Le manoir, démoli en 1524, fait place, en 1535, à une habitation plus grande, plus confortable et décorée au goût de l'époque. A Assier, il fait également construire l'église, commencée en 1540.
    • Baron de Capdenac
    • Seigneur de Reillanet et de *Seigneur de Caune-en-Quercy
      • fiefs et terres de Livernon, Lunegarde, Reillac, Le Bastit, Fontanes, le Bourg, Grèzes, Ginouillac, Lugasso, Fargues, Reilhaguet, Bouyssou et Caniac pour moitié.
  • Rouergue:
  • Saintonge:
    • Lonzac, où il fait construire l'église de la Nativité de la Sainte Vierge, pour servir de tombeau à sa première épouse, Catherine d'Archiac, décédée à l'âge de 29 ans
    • fiefs et terres de Boisseguin, les Rousiers.
  • Aunis:
  • Limousin:
    • fiefs et terres de châtellenie du Chaylar, avec Salviac, le Treuilh et la Chaulme (qu'il fait céder à son fils)
  • Poitou:
    • fiefs et terres de Chizé, don de la duchesse d'Angoulème
  • Bailliages de Meaux et du Valois:
    • fiefs et terres de Puiseux et les Tournelles
  • Orléanais:
  • Berry:
    • fiefs et terres de Magnet, Presle et Vaux
  • Auvergne:
        • fiefs et terres de La Queille
  • Paris:
    • François Ier lui cède une portion de l' hôtel Saint-Paul et l' hôtel du Petit-Bourbon.
  • Lyon:
    • une maison
Formule finale et signature de Galiot de Genouillac dans une lettre à François de La Rochepot

Écrits[modifier | modifier le code]

Devise[modifier | modifier le code]

GALIOT AIME FORT VNE

Cette devise à double sens rappelle que Galiot ne craint pas de braver le destin (on disait la fortune) mais aussi qu'il était très épris de sa femme, fille du baron de Lonzac, Catherine d'Archiac, décédée en 1514, et pour laquelle il construisit une église à Lonzac où figure cette devise..

Dicton[modifier | modifier le code]

Châtillon, Bourdillon, Galiot et Bonneval
Gouvernent le sang royal.

Il s'agit des quatre favoris de Charles VIII:

  • Jacques de Coligny, seigneur de Châtillon (+ 1512)
  • Philibert de la Platière, seigneur de Bourdillon (vers 1465 - 1499)
  • Galiot de Genouillac
  • Germain de Bonneval (vers 1471 - 1525 à Pavie)

Chanson[modifier | modifier le code]

Galliot se y porta si bien
Qu'on ne se scauroit dire combien
Il galla ceste porcherie
Car promptement en mains de rien
Il mist par pieces ce mesrien
Et en fit une ioncherie.

(chanson du Moyne sans Froc)

Citations[modifier | modifier le code]

  • François Ier dans une lettre à sa mère, au lendemain de Marignan:

"Madame, le sénéchal d'Armignac (sic) avec son artillerie ose bien dire qu'il a été cause en partie du gain de la bataille, car jamais homme ne s'en servist mieux."

  • Louise de Savoie, mère de François Ier, dans son journal, en 1517:

"Le 23 septembre, le sénéchal Galiot print à femme l'esnée fille de la Cueille, à Orbech en Normandie, à trois lieues de Lisieux." Elle était dans la région. Peut-être a-t-elle assisté au mariage.

  • Brantôme:

"Je me suis fort estonné que nos histoires françoises n'ont plus parlé de M. le Grand Escuyer Galiot qu'ilz n'ont fait; car ç'a esté un très bon et sage capitaine en son temps."

Epitaphe[modifier | modifier le code]

CY DORT CELVI QVI NEVT IAMAIS PROPOS
DE RPOSER EN LA VIE MORTELLE
LES LONGS TRAVAVLX LVY ONT DONNE REPOS
CAR PAR SES FAICTZ SA VIE EST IMMORTELLE

Iconographie[modifier | modifier le code]

Dans cet article:
  • Gravure de James Besire (1774) représentant l'Entrevue du Camp du Drap d'Or, d'après une peinture à l'huile du XVIe siècle, en début d'article
  • Portrait de Galiot, émail de Léonard Limosin (Musée des Beaux-Arts de Limoges, Palais de L'Evêché) en début d'article
  • Portrait de Galiot, à la mine de plomb rehaussé de sanguine, dans la rubrique "Chronologie"
Autres représentations:
  • Portrait de Galiot, au crayon noir rehaussé de sanguine, par l'école de Clouet (Chantilly, musée Condé)
  • Galiot de Genouillac - Vitrail (église Saint-Paul, Paris)
  • Buste de Galiot, en marbre, réalisé en 1844 par Dominique Mahlknecht (Bibliothèque de Cahors)

Armoiries[modifier | modifier le code]

Au blason de la famille Ricard de Genouillac, il faut ajouter les ornements extérieurs:

  • liés à la charge du Grand Maître de l'artillerie:

L'écu est soutenu de deux canons adossés sur leur affût au naturel.

  • liés à la charge du Grand Ecuyer de France:

De chaque côté de l'écu, une épée d'or, avec fourreau et baudrier semé de France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]