Château de Selles-sur-Cher

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Château de Selles-sur-Cher
image illustrative de l’article Château de Selles-sur-Cher
Le château vu de la façade Est
Période ou style Renaissance
Architecte Jacques II Androuet du Cerceau
Début construction 935
Propriétaire actuel Nicolas Mazzesi et Katherine Wu
Protection  Inscrit MH (1926)
Logo monument historique Classé MH (1985)
Site web http://www.chateau-selles-sur-cher.com/
Coordonnées 47° 16′ 28″ nord, 1° 32′ 59″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Berry
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Commune Selles-sur-Cher

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(Voir situation sur carte : Loir-et-Cher)
Château de Selles-sur-Cher

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Château de Selles-sur-Cher

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Château de Selles-sur-Cher

Le château de Selles-sur-Cher est un château situé sur la commune de Selles-sur-Cher, dans le département du Loir-et-Cher, dans la région Centre-Val de Loire, en France. Le château est une propriété privée ; Inscrit aux monuments historiques en 1926[1], il est finalement classé en 1985[2].

Présentation[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le château se situe dans la partie occidentale de la commune de Selles-sur-Cher qui est délimitée par un pont, le cours du Cher et un affluent qui fournit le tracé des douves sur la partie sud du château. Il est implanté sur un territoire plat d'un hectare et demi et est séparé de la commune par un fossé.

Historique[modifier | modifier le code]

Thibaud Ier de Blois, dit le tricheur, appelé par les moines de l'abbatiale pour les sauver des attaques des Normands, fit bâtir, vers la fin du Xe siècle, un donjon ou tour de bois près de la rivière, suivi de la construction d'une enceinte de protection de cet édifice en incluant la commune.

En 1142, Gimon de Mehun, Seigneur de Selles, fit construire des bâtiments autour de la tour et en fit sa résidence. En 1194, Richard Coeur de Lion prend le château en l'absence de son propriétaire, Raoul de Mehun, parti en croisade et le détruit, laissant uniquement la tour principale.

En 1212, Robert de Courtenay de la maison capétienne de Courtenay construit un nouveau château avec trois tours d'angle et une maison de gardien[3].

A partir de 1288, le château change de propriétaires, il entre dans la famille de Chalon et restera dans cette famille pendant 3 siècles. Philippe de Béthune achète le château en 1604 pour la somme de 93 000 livres.

Dans la seconde moitié du XVIe siècle, les pavillons nord et sud et une porte sud sont construits, vraisemblablement pour la famille de Trémouille, seigneurs de Selles. Les pavillons, l'entrée principale et l'intérieur du corps de logis du XIIIe siècle sont redessinés en 1612 pour Philippe de Béthune, comte de Selles, par l'architecte Jacques II Androuet du Cerceau.

En 1719, Anne-Marie-Louise de Béthune, sœur de la reine de Pologne, vend le château à Cardin Lebret, comte de Selles. En 1810, Armand-Louis-Jean de Jehannot, marquis de Bartillat, possède le château et entreprend d'importantes rénovations. Cependant, en 1813, la galerie ouest est détruite. À partir de 1880, le château subit d'importants travaux de restauration sous la direction de la famille du Moulinet d'Hardemare.

Façade du château par l'architecte Pierre Chauvallon en juin 1912

En 1913, l'architecte Pierre Chauvallon dirige une importante restauration du château.

En 2002, souhaitant transformer ce château en hôtel de luxe, une SCI se porte acquéreur, mais ce projet ne se fera pas.

Le château, délaissé depuis cette date, est acheté par Michel Guyot et Noémi Brunet en 2012 et l'ouvrent au public[4]. La même année, cette propriété est vendue à Nicolas Mazzesi et Katherine Wu, qui prévoient d'ouvrir une cave sur le site[4].

Le château accueille des festivals, notamment Geek Faëries, tournages de film [5] et autres événements comme le trophée François Ier (mongolfières) [6]. Il est le premier site touristique en France à proposer une visite en réalité virtuelle[7].

Architecture[modifier | modifier le code]

Deux architectures sont encore visibles, une partie dite château médiéval située à l'ouest et datant du XIIIe siècle. L'entrée était située entre deux tours monumentales, équipée d'une porte massive, d'une herse et protégé par un pont-levis. La deuxième partie date du XVIe siècle.

Le château est composé d'une avant-cour, qui va depuis le Cher jusqu'au fossé qui le sépare de la ville. Sur la gauche, une tour nommée Tour du Coq se situe dans l'ancienne basse-cour entourée de murs, au centre se trouve le pavillon carré, à droite deux pavillons d'extrémité réunis par mur-écran dans lequel se trouve la porte d'entrée du château qui se fait par un pont qui enjambe les douves ; sur le fronton de la porte d'entrée, les armes de Philippe de Béthune sont visibles.

Les principaux matériaux de construction des murs sont le calcaire qui provient des carrières de la région et la brique.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Seul le pavillon Philippe de Béthune est ouvert à la visite. Lorsque les propriétaires actuels achètent le château, celui-ci est vide de meubles et de décoration. Les nombreuses pièces du château sont ainsi remeublées avec l'aide d'artisans et d'ébénistes locaux. Il s'agit de chambres, salle à manger, galerie ou grand salon avec ses boiseries murales et plafond peint. Les tableaux sont des reproductions d’œuvres, dont les originaux peuvent être vus dans les musées nationaux ou internationaux.

Au rez-de chaussée, se trouve une grande cuisine voutée en brique et stuc. Cette dernière date de 1913 et a été aménagée selon les demandes des propriétaires de l'époque, la famille du Moulinet d'Hardemare. Dans cette cuisine se trouve une très grande et longue cheminée dont le manteau est composée de 3 arcs bandés sur deux piliers.

Le pavillon doré est accessible par la porte dite Porte Henri IV. Il s'agit des appartements de Philippe de Béthune composés d'un cabinet de travail, d'une chambre, d'une chapelle et d'un corridor. Les plafonds sont décorés de caissons avec peintures représentant, selon la pièce, des visages d'enfants, masques, écus ou motifs floraux.

Jardins[modifier | modifier le code]

Carte du château Selles-sur-Cher par Carl Johan Cronstedt, découverte en 2016.

Début 2016, un étudiant en architecture allemand de l'université de Heidelberg, qui a visionné les châteaux de la vallée de la Loire via Google Earth, a découvert une carte du château de Selles-sur-Cher de l'architecte suédois Carl Johan Cronstedt (en) (1709-1779) jusqu’alors non identifiée. La carte du château et son jardin à la française ont été numérisés par le Nationalmuseum situé à Stockholm et classés comme étant d'origine inconnue, jusqu'à ce que l'étudiant allemand l'identifie[8].

Dans le jardin du château se trouve un cèdre du Liban installé entre 1734 et 1780[9]. Il est labellisé Arbre remarquable de France le 30 mars 2016, pour ses 300 ans (environ) et mesure 34,60 m de hauteur pour une circonférence de 7,85 m[9],[10].

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notice no IA00012639, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Notice no PA00098597, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Histoire du château
  4. a et b « À Selles, le château va changer de main », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  5. Rémi Hoffmann tourne au château
  6. Trophée Francois 1er 2017
  7. « Voyage temporel au château de Selles-sur-Cher - France 3 Centre-Val de Loire », France 3 Centre-Val de Loire,‎ (lire en ligne)
  8. « Un Allemand met au jour de vieux plans du château », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  9. a et b « Un cèdre remarquable au château », La Nouvelle République,‎ (lire en ligne)
  10. Labellisation le cèdre du Liban en Arbre remarque de France

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de Selles en Berry et de ses seigneurs, par Maurice Romieu, 1899
  • Le Chateau de Selles-sur-Cher, par Jean-Pierre Babelon, 2012

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Site officiel
  • Documentaire : Au fil de la Loire, petit château deviendra grand [1]