La Villette (Seine)

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La Villette
Image illustrative de l'article La Villette (Seine)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Département Seine
Arrondissement Saint-Denis
Canton Pantin
Statut Ancienne commune
Démographie
Population 30 287 hab. (1856)
Historique
Date de fusion 1860
Commune(s) d'intégration Paris
Localisation
La Villette dans le département de la Seine avant la réorganisation administrative de 1859.
La Villette dans le département de la Seine avant la réorganisation administrative de 1859.

La Villette est une ancienne commune française de l'ancien département de la Seine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Limites[modifier | modifier le code]

La commune de La Villette avait pour voisines Paris (ancien 5e arrondissement), La Chapelle, Aubervilliers, Pantin, Le Pré-Saint-Gervais et Belleville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de La Villette
La Chapelle Aubervilliers Pantin
La Chapelle La Villette Le Pré-Saint-Gervais
Paris Belleville Belleville

Historique[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution[modifier | modifier le code]

Un village gallo-romain, né sur la voie romaine qui menait en Flandres (actuelles avenue de Flandre et avenue Corentin-Cariou), existait à l’origine en cet endroit. Vers 1198, on l’appelait la Ville Neuve Saint-Ladre, au XIIIe siècle son nom en latin était Villeta Sandi Lazari devenue vers 1426, La Villette-Saint-Ladre-lez-Paris ou encore La Villette-Saint-Lazare. La Villette-Saint-Lazare était une dépendance de la léproserie Saint-Lazare, propriétaire de terrains qui ne fut au départ qu'une simple ferme, ou labourage, alors appelé du nom de couture, cultura dans ce village s'y fit construire une villa ou villette, sorte de maison de repos pour ses religieux.

La voie romaine qui venait de la rue Saint-Jacques et la rue Saint-Martin passait par ce village qui sera un relais sur la route de Saint-Jacques-de-Compostelle en passant par Orléans. Ces messieurs de Saint-Lazare rendaient la justice, et possédaient un pressoir banal. Les fourches patibulaires avec leur carcan, ainsi que la prison se situaient au carrefour Nantes-Flandre. C'est à cet endroit que fut construite la première église au XIVe siècle, qui fut placée sous le patronage conjoint de saint Jacques et de saint Christophe. Ce village avait vocation agricole avec culture du blé et de la vigne et prit bientôt de l'importance, les bourgeois parisiens y établissent des maisons de campagne.

C'est Philippe-Auguste qui fit construire un aqueduc souterrain pour conduire l'eau captée au Pré-Saint-Gervais, jusqu'à la Maison Saint-Lazare. Puis des projets pour la construction d'un canal fleurirent tout au long des XVIe siècle et XVIIe siècle, ce dernier projet dû à l'ingénieur Riquet, qui ne verra sa réalisation que sous le Consulat.

Le mur des Fermiers généraux, construit dans la seconde partie des années 1780, marque la limite entre Paris et La Villette. Plusieurs barrières permettent d'accéder à Paris depuis La Villette :

En 1780, le cimetière des Juifs dits Portugais est ouvert dans la grande rue (no 44, avenue de Flandre). Il ferme en 1810 au moment de l'ouverture du carré juif du cimetière du Père-Lachaise.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

En 1790, l'Assemblée constituante érige le village en commune.

Le décret du 29 floréal an X (19 mai 1802) signé par Napoléon Bonaparte ordonne la création du réseau des canaux parisiens. Sont alors créés :

La navigation apporta un grand changement dans la petite bourgade, qui de résidentielle devient industrielle. La commune est également marquée par l'arrivée du chemin de fer :

L'église paroissiale se trouvait sur la grande rue (actuelle avenue de Flandre à l'angle avec l'actuelle rue de Nantes[1]. Une ordonnance royale du , autorise la municipalité à acquérir un terrain pour y construire la nouvelle église. Les travaux commencent en 1841 et l'église Saint-Jacques-Saint-Christophe de la Villette est inaugurée en 1844.

L'enceinte de Thiers est construite au début des années 1840. La Villette se trouve incluse dans les nouveaux murs de la ville. Seule une petite portion du territoire au nord (Les Camps et la Michelette) se trouve de l'autre côté du mur. La commune était accessible par :

Annexion par Paris[modifier | modifier le code]

Elle est l'une des quatre communes entièrement annexées à Paris par la loi du 16 juin 1859 (les trois autres étant Belleville, Grenelle et Vaugirard)[2]. Elle intègre le nouveau 19e arrondissement et est divisée entre ses quatre quartiers administratifs. La partie au sud et à l'ouest de la rue de l'Ourcq et au nord de la rue de Meaux, puis de l'avenue Jean-Jaurès constitue le quartier de la Villette. La partie au nord et à l'est de la rue de l'Ourcq et au nord de l'avenue Jean-Jaurès constitue le quartier du Pont-de-Flandre. La petite partie au sud de l'avenue Jean-Jaurès est partagée entre le quartier du Combat (à l'ouest de la rue de Crimée) et le quartier d'Amérique (à l'est de la rue de Crimée)[3].

Quartiers du 19e arrondissement

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution de la population
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 880 1 668 1 673 1 819 4 938 7 681 10 954 12 190 18 651
1856 - - - - - - - -
30 287 - - - - - - - -
(Sources : Cassini[4])

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cadastre napoléonien des communes annexées (1808-1825), La Villette, plan Section C, échelle 1/2500, côte D6P2/8/2/3
  2. Loi sur l'extension des limites de Paris (du 16 juin 1859), dans le Bulletin des lois de l'Empire français, t. XIV, XIe série, no 738, 3 novembre 1859, p. 747–751, [lire en ligne]
  3. « Arrêté du préfet de la Seine sur les circonscriptions des arrondissements et quartiers de Paris, du 3 novembre 1859. » dans Jules Le Berquier, Administration de la commune de Paris et du département de la Seine ou…, Paris, chez P. Dupont, 1866, p. 457-475.
  4. Population avant le recensement de 1962

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]