Port-Villez

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Port-Villez
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Mantes-la-Jolie
Canton Bonnières-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes des Portes de l’Île-de-France
Maire
Mandat
Michel Chevallier
2014-2020
Code postal 78270
Code commune 78503
Démographie
Gentilé Villezportains
Population
municipale
244 hab. (2014)
Densité 46 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 47″ nord, 1° 31′ 24″ est
Altitude Min. 10 m
Max. 143 m
Superficie 5,35 km2
Localisation

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Port-Villez est une commune du département des Yvelines, dans la région Île-de-France, en France, située à 19 km environ au nord-ouest de Mantes-la-Jolie et 5 km au sud-est de Vernon (Eure).

Ses habitants sont appelés les Villezportains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Port-Villez dans les Yvelines.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Port-Villez est située à l'extrême nord-ouest du département des Yvelines, à la limite de l'Eure, à 19 kilomètres au nord-ouest de Mantes-la-Jolie, chef-lieu d'arrondissement et à 61 kilomètres au nord-ouest de Versailles, préfecture du département. Elle se trouve sur la rive gauche de la Seine, avec une petite enclave sur la rive droite au droit de Giverny, constituée par une partie de la « Grande île » [1] formant le confluent entre la Seine et l'Epte. C'est la commune la plus septentrionale des Yvelines.

La commune est limitrophe de Vernon au nord-ouest et de Giverny au nord-est, la limite entre Giverny et la « Grande île » suivant le cours de l'Epte (ces deux communes appartiennent au département de l'Eure), de Limetz-Villez à l'est, dont elle est séparée par la Seine, de Jeufosse au sud-est, de Blaru au sud-ouest.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Le Grand Val, le Chène Gordon (partagé avec Jeufosse), Notre-Dame de la Mer (partagé avec Jeufosse).

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Très boisé (le bois de Port-Villez couvre environ 80 % de sa superficie), le territoire de la commune, situé dans la concavité d'un méandre de la Seine, est très accidenté. Le bord du fleuve qui laisse juste la place aux voies de communication, route et voie ferrée, est adossé à une falaise imposante.

L'habitat se répartit entre le bord du fleuve, à une vingtaine de mètres d'altitude, dans le bourg et le hameau du Grand Val en limite de Vernon, et le plateau à 130 mètres d'altitude environ pour les hameaux du Chêne Godon à l'ouest et de Notre-Dame-de-la-Mer au sud.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'ancien barrage-écluse.

Sur le plan routier, seules des routes départementales et communales desservent la commune. La route départementale 915, qui relie Bonnières-sur-Seine à Rouen, traverse la commune en suivant le bord de Seine et constitue la rue principale du bourg de Port-Villez. La RD 89, qui se détache de la précédente un peu en aval du bourg, relie le bord de la Seine au plateau et au secteur de Notre-Dame-de-la-Mer.

Sur le plan ferroviaire, la voie ferrée Paris-Saint-Lazare - Rouen traverse la commune parallèlement à la RD 915, implantée entre celle-ci et la rive du fleuve.

Une halte voyageurs était desservie par quelques trains TER Normandie jusqu'au 14 décembre 2008. La desserte a été supprimée à cette date dans le cadre du cadencement des trains en Île-de-France[2], à cause de sa trop faible fréquentation (5 voyageurs par jour) et de ses quais trop courts pour accueillir les nouveaux matériels du TER Haute-Normandie. La desserte par les bus Transilien SNCF est maintenant assurée au départ de la gare de Bonnières.

Sur le bord de la Seine subsiste une écluse désaffectée située en amont du bourg. C'est le dernier vestige de l'ancien barrage-écluse de Port-Villez construit en 1874 et supprimé dans les années 1960.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Portus-Villaris[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours Michel Chevallier    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 244 habitants, en augmentation de 1,67 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
155 180 179 202 199 189 210 213 181
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
176 174 254 252 183 198 197 329 278
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
177 177 188 156 163 156 140 192 224
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
172 178 183 168 164 176 211 246 244
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (14,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante[8] :

Pyramide des âges à Port-Villez en 2007 en pourcentage
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,0 
1,9 
75 à 89 ans
2,8 
13,6 
60 à 74 ans
10,2 
26,2 
45 à 59 ans
24,1 
25,2 
30 à 44 ans
26,9 
19,4 
15 à 29 ans
13,9 
13,6 
0 à 14 ans
22,2 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Pierre : petite église de style roman, en pierre calcaire, datant du XIIe siècle, à clocher à colombage. Édifice restauré en 1957.
  • La maison de l'éclusier : bâtiment en pierre du XIXe siècle (le barrage-écluse est désaffecté depuis la construction du barrage de Méricourt).
  • Le site archéologique du « camp de César » situé à la pointe de l'éperon séparant la vallée de la Seine du vallon du « Grand Val d'Acconville», site occupé depuis le Néolithique jusqu'au haut Moyen Âge.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Les coteaux de la Seine de Jeufosse à Port-Villez, représentant au total une centaine d'hectares, sont inclus dans le site Natura 2000 des « Coteaux et Boucles de la Seine » (code FR1100797). Il s'agit de coteaux en pente raide sur substrat de craie blanche à silex et talus d'éboulis, excluant du fait de la pente pratiquement toute activité humaine, couverts d'une forêt de pente ou de ravin avec la présence d'espèces sub-montagnardes[9].

Le sisymbre couché, Sisymbrium supinum, plante sauvage de la famille des Brassicacées avait disparu de la commune de Port-Villez dans les années 1980, probablement par suite de travaux de voirie qui avaient fait disparaître son habitat naturel en bord de Seine, sur les berges sablo-limoneuses. Des carottages dans les berges ont permis de retrouver, fin 2003, des graines âgées de plusieurs décennies enfouie dans le sol profond, mais qui ont gardé leur pouvoir germinatif. Si bien que la réintroduction de cette espèce protégée dans son site historique est envisagée sous l'égide du conservatoire botanique national du Bassin parisien (CBNBP)[10].

Un arbre remarquable, le « chêne Monsieur », situé en bordure de la route du même nom, aurait plus de 700 ans.

Port-Villez dans les Arts[modifier | modifier le code]

La Seine à Port-Villez, 1894, Tate Gallery, Londres.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Régnier, Excursions archéologiques dans le Vexin français – ouvrage posthume – deuxième série : Port-Villez, Gisors, Imprimerie Benard-Bardel et fils, , 170 p., p. 117-121

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. ZNIEFF 230030986 - Les berges de la Grande Île à Vernon sur le site de l’INPN.
  2. http://www.stif.org/IMG/pdf/Dossier_de_presse_-_Cadencement_lignes-2.pdf voir fiche n° 7, page 18
  3. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 22 avril 2011)
  9. « Document d'objectifs du site « Coteaux et boucles de la Seine », p. 90-95 », Réseau Natura 2000 (consulté le 14 mai 2011).
  10. « Le sisymbre couché se relève », 20 minutes, (consulté le 14 mai 2011).