Simon-Napoléon Parent

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Simon-Napoléon Parent
Image illustrative de l'article Simon-Napoléon Parent
Fonctions
12e premier ministre du Québec

(4 ans 5 mois et 18 jours)
Prédécesseur Félix-Gabriel Marchand
Successeur Lomer Gouin
Maire de Québec
Prédécesseur Jules-Joseph-Taschereau Frémont
Successeur Georges Tanguay
Député de Saint-Sauveur à l'Assemblée législative du Québec
Prédécesseur Nouveau poste
Successeur Charles-Eugène Côté
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Beauport, Province du Canada
Date de décès (à 64 ans)
Lieu de décès Montréal, Québec
Parti politique Parti libéral du Québec
Conjoint Clara Gendron
Profession Avocat

Simon-Napoléon Parent, né le à Beauport et mort le à Montréal, est un avocat et homme politique québécois. Il est premier ministre du Québec du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Simon-Polycarpe Parent, cultivateur et commerçant, et de Luce Bélanger, il naît à Beauport en 1855. Il reçoit l'instruction élémentaire dans ce village, puis déménage en 1870 à Québec où il étudie à l'École normale Laval. Il interrompt ses études pour devenir teneur de livres. Il se marie le avec Clara Gendron, avec qui il aura 13 enfants, dont Georges Parent et Charles Eugène Parent. En 1878, il s'inscrit en droit à l'Université Laval. Il diplôme le et est admis au barreau le 9 août.

Pratique du droit[modifier | modifier le code]

Il ouvre ensuite un cabinet sur la rue Saint-Vallier, dans Saint-Sauveur. De nature timide, il s'adjoint de brillants orateurs pour plaider les causes qu'il prépare : Joseph-Évariste Prince (1882–1883), John Constantine O’Donnell (1884–1891), Charles de Guise (1895) puis Charles Fitzpatrick, Louis-Alexandre Taschereau, Lawrence Arthur Dumoulin Cannon et Ferdinand Roy (1898–1905).

Carrière politique[modifier | modifier le code]

De 1890 à 1905, il mène de front une carrière politique au niveau municipal et provincial.

Politique municipale[modifier | modifier le code]

De 1890 à 1894, il est échevin du district de Saint-Vallier au conseil municipal de Québec. Il est maire de Québec du au . Il accélère la construction du nouvel hôtel de ville, met en place une politique de modernisation du transport urbain et s'attaque aux finances publiques. Il fait construire le parc Victoria ainsi que deux ponts franchissant la rivière Saint-Charles. Il préside également un lobby demandant la construction du pont de Québec.

Politique provinciale[modifier | modifier le code]

Simon-Napoléon Parent en 1901.

Lors des élections provinciales de 1890, il est élu en tant que premier député de Saint-Sauveur à l'Assemblée législative du Québec sous la bannière libérale. Il est réélu à quatre reprises : 1892, 1897, 1900 et 1904. Au sein du gouvernement Marchand, il est commissaire des Terres, Forêts et Pêcheries dans le cabinet Marchand du au .

Lorsque Félix-Gabriel Marchand décède en plein mandat, le , le premier ministre canadien Wilfrid Laurier encourage Parent à devenir chef du parti libéral du Québec. Le 3 octobre, il devient premier ministre du Québec. Il garde pour lui les Terres, Forêts et Pêcheries et confie à ses rivaux d'importants portefeuilles. Même si son parti n'a jamais possédé autant de sièges à l'Assemblée législative, son leadership à la tête de l'état sera fragile. L'absence d'opposition parlementaire amenuise la partisanerie au profit des dissensions entre les députés des différentes régions. Le , trois de ses ministres (Lomer Gouin, Adélard Turgeon et William Alexander Weir) démissionnent. Il effectue un remaniement ministériel, mais 44 députés demandent sa démission le 8 février. Il accepte de démissionner, à condition d'être blanchi par un comité parlementaire, ce qui est accordé. Il abandonne son siège le 21 mars.

Après la politique[modifier | modifier le code]

Le , il devient président du Chemin de fer transcontinental au Canada. Lors de l'effondrement de 1907 du pont de Québec, Parent est toujours président la compagnie responsable de sa construction. La responsabilité incombe toutefois aux ingénieurs, selon une commission d'enquête. Il démissionne le , avec l'élection d'un gouvernement conservateur à Ottawa. Il occupe ensuite le poste de président de la Commission du régime des eaux courantes de Québec de 1911 à 1920.

À partir de 1915, il souffre de troubles cardiaques. Il meurt à l'Hôtel-Dieu de Montréal le et est inhumé à Québec, au cimetière Saint-Charles, le .

Honneurs[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Fonds Simon-Napoléon Parent (P198) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).