Yves Prévost

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Yves Prévost
Fonctions
Chef de l'opposition officielle du Québec
Prédécesseur Antonio Barrette
Successeur Antonio Talbot
Secrétaire de la province
Prédécesseur Roméo Lorrain
Successeur Lionel Bertrand
Ministre des Affaires municipales
Prédécesseur Bona Dussault
Successeur Paul Dozois
Député de Montmorency
Prédécesseur Jacques Dumoulin
Successeur Albert Gervais
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Beauport
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décès Québec
Parti politique Union nationale
Diplômé de Université Laval
Profession Avocat

Yves Prévost, né le à Beauport et mort le (à 89 ans) à Québec, est un avocat et un homme politique québécois. Il a été député de Montmorency à l'Assemblée législative du Québec de 1948 à 1962 et ministre dans les gouvernements de Union nationale de 1953 à 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Yves Prévost est le fils de Joseph-Alfred Prévost, avocat et juge, et de Marie-Louise Montreuil[1]. Il étudie le droit à l'Université Laval de Québec et il est admis au Barreau le 13 août 1931[1].

Avocat et maire de Beauport[modifier | modifier le code]

Il exerce la profession d'avocat de 1931 à 1969, d'abord avec son père de 1931 à 1933, puis avec des associés[1]. Il épouse Rita Ferland le 2 juin 1934 à Beauport[1]. Il est commissaire d'école de 1940 à 1952 et président de la commission scolaire de Beauport de 1943 à 1952[1]. En 1945, il est nommé responsable de la refonte des lois municipales par le gouvernement du Québec[1]. Il est maire de Beauport de 1948 à 1952[1].

Député[modifier | modifier le code]

Lors de l'élection générale québécoise de 1948, il est candidat de l'Union nationale et est élu député de la circonscription de Montmorency à l'Assemblée législative du Québec[2]. Il est réélu à l'élection générale de 1952[2]. Il est ministre des Affaires municipales du 15 juillet 1953 au 26 septembre 1956 dans le gouvernement Duplessis[1]. Il est réélu député lors de l'élection générale de 1956[2]. Il est Secrétaire de la province à partir du 26 septembre 1956 dans le gouvernement Duplessis et il conserve ce poste dans les éphémères gouvernements Sauvé et Barrette, jusqu'au 5 juillet 1960[1]. Il est réélu député lors de l'élection générale de 1960[2] mais l'Union nationale perd le pouvoir au profit du Parti libéral.

Chef intérimaire[modifier | modifier le code]

Après la démission d'Antonio Barrette comme chef de l'Union nationale, Yves Prévost est chef intérimaire de l'Union nationale à partir du 16 septembre 1960[1]. Il est chef de l'opposition officielle à l'Assemblée législative du 20 septembre 1960 au 11 janvier 1961[1], date à laquelle Antonio Talbot lui succède à ces deux postes. Prévost ne se représente pas comme député à l'élection générale de 1962[1].

Professeur, commissaire et bâtonnier[modifier | modifier le code]

Il est professeur titulaire de droit municipal à la faculté de droit de l'Université Laval de 1955 à 1969 et professeur de législation scolaire à la faculté des sciences de l'éducation de la même université de 1963 à 1966[1]. Il est bâtonnier du Barreau de Québec[1] et bâtonnier du Québec en 1965 et en 1966[3].

Il est président de la Commission royale d'enquête sur l'administration de la justice en matière criminelle et pénale de 1967 à 1970[1](commission Prévost). Cette commission est créée par le gouvernement du Québec en janvier 1967. Le rapport final[4] de la commission est publié en cinq volumes et neuf annexes en 1969 et 1970[5],[6]. Il est juge en chef adjoint à la Cour de bien-être social de Québec du au [1].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l m n o et p Yves PRÉVOST (1908-1997) Biographie, sur le site de l'Assemblée nationale du Québec
  2. a b c et d Les résultats électoraux depuis 1867, Montmorency, sur le site de l'Assemblée nationale du Québec
  3. Galerie des Bâtonniers et Bâtonnières, Barreau du Québec
  4. Commission d'enquête sur l'administration de la justice en matière criminelle et pénale au Québec, La société face au crime, Éditeur officiel, Québec
  5. José M. Rico, « Commissions d’enquête sur la justice pénale au Canada », dans Acta Criminologica, vol. 4, no 1, 1971, p. 209-219, aux pages 215 à 219.
  6. Évolution des politiques pénales et du discours à propos de l'emprisonnement au Canada et au Québec : de 1969 à 1999, ministère de la Sécurité publique, 2000
  7. Liste des récipiendaires depuis 1962, Société de criminologie du Québec