Gabriel Nadeau-Dubois

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Gabriel Nadeau-Dubois
Image illustrative de l'article Gabriel Nadeau-Dubois
Fonctions
Député de Gouin
En fonction depuis le
Prédécesseur Françoise David
Porte-parole de Québec solidaire
En fonction depuis le
Avec Manon Massé
Prédécesseur Andrés Fontecilla
Biographie
Date de naissance (27 ans)
Lieu de naissance Montréal
Parti politique Québec solidaire
Diplômé de Université du Québec à Montréal

Gabriel Nadeau-Dubois, né le à Montréal[1], parfois désigné par ses initiales GND, est un homme politique québécois. Figure emblématique de la grève étudiante québécoise de 2012, il est depuis mai 2017 co-porte-parole de Québec solidaire et député de Gouin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts en militantisme[modifier | modifier le code]

Né dans une famille d'activistes — ses parents se sont rencontrés dans le mouvement étudiant catholique et son père a milité dans des organisations syndicales et écologistes — Gabriel Nadeau-Dubois a été initié très tôt au militantisme. Écolier, il accompagnait son père dans des assemblées syndicales[2].

Après ses études au Collège Regina Assumpta, une école privée de Montréal où il remet en question le mode de désignation des représentants des élèves par la direction[2], Gabriel Nadeau-Dubois se joint à l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) comme étudiant au Collège de Bois-de-Boulogne[3] durant l'automne 2007. Le jeune militant sera tout de même élu sur l'exécutif de son association étudiante collégiale à titre de responsable aux affaires externes et vice-président.

En 2009, il commence un baccalauréat en histoire, culture et société à l'Université du Québec à Montréal (UQAM)[1]. Il est le titulaire d'une bourse d'excellence du millénaire[4].

Durant l'année 2010-2011, Nadeau-Dubois est élu membre du comité journal de l'ASSÉ et sera responsable de la coordination de la production du journal national de l'organisation. Il fera son entrée sur l'exécutif l'année suivante, en avril 2010, à titre de Secrétaire aux communications et porte-parole[5] En décembre 2011, il est confirmé dans ces fonctions de co-porte-parole de la CLASSE, avec Jeanne Reynolds[6].

Printemps érable[modifier | modifier le code]

Porte-parole étudiant vedette[modifier | modifier le code]

Gabriel Nadeau-Dubois durant un point de presse lors de la manifestation du 22 juin 2012 à Québec.

Depuis le début de la grève étudiante québécoise de 2012, il représente la figure médiatique du mouvement étudiant opposé à la hausse des frais de scolarité[1],[6],[7]. La CLASSE fonctionnant par démocratie directe, ni Gabriel Nadeau-Dubois, ni Jeanne Reynolds ne sont toutefois des « leaders » étudiants : « La CLASSE n'a pas de leader, mais deux porte-paroles égaux, l'autre étant Jeanne Reynolds. Les porte-paroles doivent représenter l'Association sans se mettre en avant.»[6]

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp et celui de la Sécurité publique, Robert Dutil, ont personnellement reproché à Nadeau-Dubois son incapacité « à lancer un appel au calme ou à condamner la violence de façon claire »[8]. Cette personnalisation du débat et l'hypermédiatisation de Gabriel Nadeau-Dubois ont provoqué certains remous au sein de la CLASSE, qui a discuté du rôle des porte-paroles lors de son congrès des 28 et 29 avril[8].

May 22 mai - Loi 78 spéciale Québec Montréal crop.jpg

Son rôle de porte-parole de la position de la CLASSE dans le débat entourant la grève étudiante l'a forcé à modifier son mode de vie. Sujet de rumeurs, d'attaques personnelles et de cinq menaces de mort par semaine — sur Twitter et par la poste —, il doit s'entourer de gardes du corps lors de ses participations aux manifestations, selon le quotidien londonien The Guardian, qui lui a consacré un article durant le conflit[9].

Le , Nadeau-Dubois indique qu'il demandera un renouvellement de mandat à titre de porte-parole jusqu'à la fin de la grève. Il annonce également qu'il quittera le mouvement étudiant au terme du conflit, se disant « fatigué » de la pression qu'on a fait porter sur ses épaules au cours du conflit[10].

Il démissionne de son poste de porte-parole le 9 août 2012. Dans sa lettre de démission, publiée par le quotidien Le Devoir[11], il affirme que le mouvement de grève a soulevé des questions beaucoup plus profondes et « remis en question des institutions sclérosées et corrompues qui avaient grand besoin de l’être ». Il regrette toutefois que le gouvernement de Jean Charest soit encore au pouvoir, un gouvernement qui est, selon lui, « l’incarnation même de la corruption et du détournement des institutions publiques »[12].

Affaire Nadeau-Dubois[modifier | modifier le code]

En 2012

Le 12 avril 2012, un étudiant en arts visuels de l'Université Laval, Jean-François Morasse, a demandé et obtenu du juge Jean Hamelin de la Cour supérieure du Québec, une injonction contre son association étudiante afin de pouvoir poursuivre ses cours[13]. L'étudiant, dont l'injonction provisoire a été renouvelée à deux reprises, a eu accès à ses cours. Il a néanmoins décidé d'entreprendre un recours en outrage au tribunal le 15 mai après avoir entendu les propos de Gabriel Nadeau-Dubois, qui a déclaré le 13 mai à l'antenne de la chaîne d'information en continu RDI[14]:

« Je crois qu'il est tout à fait légitime pour les étudiants de prendre les moyens de respecter le choix démocratique qui a été fait d'aller en grève. C'est tout à fait regrettable qu'il y ait une minorité d'étudiants et d'étudiantes qui utilisent les tribunaux pour contourner la décision collective qui a été prise. Nous, on trouve ça tout à fait légitime que les gens prennent les moyens nécessaires pour faire respecter le vote de grève. Et si ça prend des lignes de piquetage, on croit que c'est un moyen tout à fait légitime de le faire[14]. »

Bien que l'injonction ne soit plus en vigueur depuis l'adoption par l'Assemblée nationale de la loi 78, le 18 mai, l'article 32[15] de la loi spéciale prévoit le maintien des procédures pour outrage au tribunal, un article surnommé « clause Gabriel Nadeau-Dubois » par la députée péquiste Véronique Hivon : « Les injonctions rendues à ce jour sont annulées [...] de manière rétroactive. Mais, de manière assez formidable, le deuxième alinéa, lui, vient maintenir les outrages aux tribunaux. Alors ça, je pense que c'est la clause Gabriel Nadeau-Dubois. On sait qu'il y a certains membres du gouvernement qui avaient une certaine obsession pour ce leader étudiant[16]. »

Morasse, qui est représenté pro bono par Me Maxime Roy Martel, a réclamé une peine d'emprisonnement contre le porte-parole de la CLASSE lors de l'audience du . Le procureur du plaignant, qui a été référé par le Barreau de Québec, soutient que Nadeau-Dubois « a incité d'autres gens à ne pas respecter l'ordonnance de la Cour. Et cette incitation avait une grande portée, car [Gabriel Nadeau-Dubois] est très médiatisé. » À ce jour, il s'agit du seul recours en outrage au tribunal en instance relativement à une injonction prononcée dans le cadre du conflit étudiant[17].

Gabriel Nadeau-Dubois, qui a plaidé non coupable au chef d'accusation, qualifie la situation de « triste et regrettable ». Le procès dans cette affaire a eu lieu les 27 et 28 septembre 2012 au Palais de justice de Québec[18]. Il est reconnu coupable d'outrage au tribunal le 1er novembre 2012[19]. La condamnation sera portée en appel[20]. Le 5 décembre le juge Denis Jacques le condamne à 120 heures de travaux communautaires[21], mais sa peine est suspendue jusqu'au jugement en appel.

Le , la Cour d'appel acquitte Gabriel Nadeau-Dubois[22].

Retour sur les événements[modifier | modifier le code]

En raison de la notoriété acquise durant la grève étudiante, plusieurs croient qu'il se présentera à court terme en politique. Cependant, il écarte cette possibilité[4]. Selon lui, le meilleur moyen d'arriver vers la gratuité scolaire et la justice sociale consiste à militer au sein des mouvements sociaux afin de mobiliser le public[7]. Cependant, près d'un an après la grève étudiante, il affirme qu'il ne ferme désormais plus la porte à se présenter en politique active[23].

À l'automne 2013, il publie, chez Lux Éditeur, un essai portant sur la grève étudiante de 2012 et sur son propre engagement, Tenir tête[24].

Fin d'études et implications syndicales[modifier | modifier le code]

Gabriel Nadeau-Dubois durant un discours en 2014.

Peu après sa démission à titre de porte-parole de la CLASSE, en août 2012, Nadeau-Dubois est embauché à titre contractuel par la Confédération des syndicats nationaux (CSN-Construction) pour effectuer un mandat d'agent de recherche. Son mandat temporaire consiste notamment à faire l'historique des conventions collectives dans le secteur de la construction au Québec[25].

Nadeau-Dubois termine sa majeure en Histoire, culture et société lors de la session d'automne 2012. Il entreprend par la suite une mineure en philosophie à l'Université de Montréal.

Il participe à plusieurs émissions radiophoniques de 2013 à 2016 (C’est pas trop tôt! et Gravel le matin sur les ondes de Radio-Canada). Ses chroniques portent sur le volet "société".

Au terme de l’année 2016, Gabriel Nadeau-Dubois obtient son diplôme de maîtrise en sociologie à l'Université du Québec à Montréal[26].

Politique[modifier | modifier le code]

Le 28 septembre 2016, il lance avec cinq autres personnalités ainsi que divers groupes militants de gauche l'initiative politique non partisane Faut qu'on se parle. Celle-ci a consisté en une série de consultations publiques et « d'assemblées de cuisine » à propos de l'avenir du Québec, menant notamment à la publication d'un essai collectif intitulé Ne renonçons à rien[27]'[28]'[29].

Passage en politique active[modifier | modifier le code]

Le 9 mars 2017, Gabriel Nadeau-Dubois se lance en politique active sous la bannière de Québec solidaire en briguant l'investiture de la circonscription montréalaise de Gouin[30]. Le , il est élu député de Gouin au cours d'une élection partielle dans cette circonscription[31]. Il succède ainsi à l'ancienne députée et porte-parole féminine du parti, Françoise David.

Il est, depuis le , porte-parole masculin de Québec solidaire, fonction qu'il occupe aux côtés de Manon Massé, porte-parole féminine[32].

Publications et récompenses[modifier | modifier le code]

À l'automne 2013, il publie, chez Lux Éditeur, un essai portant sur la grève étudiante de 2012 et sur son propre engagement, Tenir tête[24]. Cet ouvrage reçoit, en novembre 2014, le prix du Gouverneur général dans la catégorie Essais[33]. Gabriel Nadeau-Dubois accepte le prix, mais annonce à l'émission Tout le monde en parle qu'il décide de remettre la totalité de la bourse de 25 000 dollars qui lui est accordée à la lutte contre la construction de l'oléoduc Énergie-Est de TransCanada[34]. Il demande alors l'aide du public afin de doubler le montant de son prix. La campagne de sociofinancement intitulée Doublons la mise a permis de recueillir 385 000 $[35].

En 2013, il reçoit le Prix Impératif français pour « son engagement à défendre une accessibilité élargie à l'éducation postsecondaire, dans une société la plus équitable possible »[36].

Au début de septembre 2014, il publie, chez Écosociété, un collectif sur la gratuité scolaire, Libres d’apprendre. Plaidoyers pour la gratuité scolaire[37],[38].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tenir tête, Montréal : Lux Éditeur, 2013. – 224p. – (ISBN 978-2-89596-175-8).
  • Libres d’apprendre. Plaidoyers pour la gratuité scolaire, Collectif sous la direction de Gabriel Nadeau-Dubois, Préface de Fred Pellerin. – Montréal : Écosociété, 2014. – 200p. – (ISBN 978-2-89719-150-4).
  • In Defiance, Toronto : Between the Lines (Translated by Lazer Lederhendler, Foreword by Naomi Klein), 2015. – 200p. – (ISBN 978-1-7711-3182-7).
  • Ne renonçons à rien, livre réalisé dans le cadre de la tournée "Faut qu'on se parle" en collaboration avec Alain Vadeboncoeur, Aurélie Lanctôt, Claire Bolduc, Jean-Martin Aussant, Karel Mayrand, Maïtée Labrecque-Saganash, Véronique Côté, Will Prosper, Montréal : Lux Éditeur, 2017.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Fiction[modifier | modifier le code]

En avril 2017, paraît Tenir parole, un roman écrit par Clément Courteau et Louis-Thomas Leguerrier, deux membres du collectif Hors-d'Øeuvre situé « à gauche de la gauche » et jugé plus radical que l'entourage de Gabriel Nadeau-Dubois[39]. Ces jeunes auteurs prennent pour personnage principal un Nadeau-Dubois fictif, l'intrigue se déroulant durant la grève étudiante de 2012[40].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Lisa-Marie Gervais, « Point chaud, un printemps étudiant », Le Devoir, 19 mars 2012. Consulté le 20 mai 2012.
  2. a et b Pascale Breton, « Gabriel Nadeau-Dubois: un militant depuis l'enfance », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne)
  3. [PDF] Rapport annuel 08-09, Collège de Bois-de-Boulogne, 17 mars 2010
  4. a et b Annabelle Nicoud, Libération: «Gabriel Nadeau-Dubois, jeune premier de la Classe», 30 mai 2012
  5. Comité exécutif 2011-2012, ASSÉ
  6. a, b et c Lisa-Marie Gervais, « Qui sont les leaders du mouvement étudiant? », L'actualité,‎ (lire en ligne)
  7. a et b Nathalie Collard, « 10+1 avec Gabriel Nadeau-Dubois », La Presse, 17 mars 2012
  8. a et b Samuel Auger, « Le porte-parole de la CLASSE contesté? », Le Soleil, Québec,‎ (lire en ligne)
  9. (en) Adam Gabbatt, « Quebec student spokesman a divisive figure among tuition-fee protesters », The Guardian, Londres,‎ (lire en ligne)
  10. Sarah-Maude Lefebvre, « Nadeau-Dubois s’en ira », Le Journal de Montréal, Montréal,‎ (lire en ligne)
  11. Gabriel Nadeau-Dubois, « Pourquoi je démissionne », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne)
  12. Kathleen Lévesque, « Gabriel Nadeau-Dubois démissionne », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne)
  13. Radio-Canada, « Université Laval : un deuxième étudiant obtient gain de cause devant le tribunal », Radio-Canada Nouvelles,‎ (lire en ligne)
  14. a et b Radio-Canada, « Requête en outrage au tribunal contre Gabriel Nadeau-Dubois », Radio-Canada Nouvelles,‎ (lire en ligne)
  15. Québec. « Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu'ils fréquentent (L.Q., 2012, c. 12) », art. 32 [lire en ligne (page consultée le 29 mai 2012)]
  16. Jean-Luc Lavallée, « La « clause Nadeau-Dubois » dénoncée », Le Journal de Québec, Québec,‎ (lire en ligne)
  17. Paul Journet, « La poursuite réclame la prison contre Gabriel Nadeau-Dubois », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne)
  18. Presse canadienne, « Outrage: Gabriel Nadeau-Dubois plaide non coupable », La Presse,‎ (lire en ligne)
  19. http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/conflit-etudiant/201211/01/01-4589410-gabriel-nadeau-dubois-coupable-doutrage-au-tribunal.php
  20. Dionne, Laurent, Gabriel Nadeau-Dubois interjette appel, Canoe.ca, 2 novembre 2012, consulté en ligne le 3 novembre 2012.
  21. La Presse, «Nadeau-Dubois condamné à 120 heures de travaux communautaires»,
  22. «Gabriel Nadeau-Dubois acquitté d'outrage au tribunal par la Cour d'appel» sur le site de Radio-Canada
  23. « L'année de réflexion de Gabriel Nadeau-Dubois », sur Radio-Canada, (consulté en 30/07>2014)
  24. a et b La Presse, «Le citoyen Nadeau-Dubois»,
  25. Félix Séguin, « Un boulot à la CSN pour GND », TVA Nouvelles,‎ (lire en ligne)
  26. Marie-Louise Arsenault, « Sommaire de l’émission », Radio-Canada, Plus on est de fous, plus on lit!,‎ (lire en ligne)
  27. « Gabriel Nadeau-Dubois se dit prêt à se lancer dans «l'action politique» », sur La Presse, .
  28. « Faut qu'on se parle. », sur www.fautquonseparle.org (consulté le 3 septembre 2017)
  29. Aussant, Jean-Martin,, Côté, Véronique,, Labrecque-Saganash, Maïtée, et Lanctôt, Aurélie,, Ne renonçons à rien : le livre de la tournée "Faut qu'on se parle" (ISBN 9782895962366, OCLC 980878996, lire en ligne)
  30. Le Devoir et La Presse canadienne, « Gabriel Nadeau-Dubois se joint à Québec solidaire », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)
  31. « Gabriel Nadeau-Dubois entre à l'Assemblée nationale | Audrey Ruel-Manseau | Politique québécoise », La Presse,‎ (lire en ligne)
  32. « Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois élus porte-parole de QS », sur TVA Nouvelles (consulté le 30 mai 2017)
  33. «Les lauréats des Prix littéraires du gouverneur général 2014 sont connus» sur le site de Radio-Canada
  34. «GND verse sa bourse à la lutte contre l'oléoduc Énergie-Est» sur le site de La Presse
  35. « Doublons la mise: bloquons les oléoducs », sur Doublons la mise (consulté le 22 mai 2016)
  36. Radio-Canada, Impératif français décerne un prix à Gabriel Nadeau-Dubois,
  37. Écosociété, «Libres d’apprendre. Plaidoyers pour la gratuité scolaire, 3
  38. La Presse, Marie-Claude Lortie: «Réfléchir aux défis d'une génération»,
  39. « Gabriel Nadeau-Dubois, héros de roman - La Presse+ », La Presse+,‎ (lire en ligne)
  40. Dominic Tardif, « «Tenir parole», le roman qui entre dans la tête de Gabriel Nadeau-Dubois », Le Devoir,‎ (ISSN 0319-0722, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]