Justin Trudeau

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Justin Trudeau
Justin Trudeau en 2016.
Justin Trudeau en 2016.
Fonctions
Premier ministre du Canada
En fonction depuis le
(1 an 5 mois et 24 jours)
Monarque Élisabeth II
Gouverneur David Johnston
Gouvernement 29e conseil des ministres
Législature 42e
Prédécesseur Stephen Harper
Chef du Parti libéral du Canada
En fonction depuis le
(4 ans et 14 jours)
Prédécesseur Bob Rae
Député à la Chambre des communes
pour Papineau
En fonction depuis le
(8 ans 6 mois et 14 jours)
Élection
Réélection
Législature 40e, 41e et 42e
Groupe politique Libéral
Prédécesseur Vivian Barbot
Biographie
Nom de naissance Justin Pierre James
Trudeau
Date de naissance (45 ans)
Lieu de naissance Ottawa (Ontario, Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti libéral du Canada
Père Pierre Elliott Trudeau
Mère Margaret Trudeau
Conjoint Sophie Grégoire
Diplômé de Université McGill
Université de la
Colombie-Britannique
Profession Professeur
Religion Catholicisme
Résidence Rideau Cottage, Ottawa

Signature de Justin Trudeau

Justin Trudeau
Premiers ministres du Canada

Justin Trudeau, né le à Ottawa, est un homme d'État canadien, 23e et actuel Premier ministre du Canada, en fonction depuis le .

Il accède à ce poste à la suite de l'élection fédérale remportée par le Parti libéral. Trudeau est également député de la circonscription de Papineau à la Chambre des communes depuis les élections de 2008.

Origines et vie privée[modifier | modifier le code]

Justin Trudeau est le fils de Pierre Elliott Trudeau, 15e Premier ministre du Canada[1] et de Margaret Trudeau. Les enfants de Trudeau ont grandi à Montréal. Après un cours secondaire au collège Jean-de-Brébeuf (conventum 1991), il obtient un baccalauréat en littérature anglaise à l'université McGill et un baccalauréat en éducation à l'université de Colombie-Britannique. En 1994, avant d'entreprendre avec plusieurs amis un voyage qui l'amènera en France, en Espagne, au Maroc, au Bénin, en Russie, en Chine, en Thaïlande et au Viêt Nam[S 1], il travaille comme videur dans une boîte de nuit pour payer les frais.

De retour au Canada, il travaille comme enseignant de français à la West Point Grey Academy et à l'école secondaire Sir-Winston-Churchill à Vancouver. En 2002, il revient s'établir à Montréal et entreprend des études d'ingénieur à l'École polytechnique de Montréal entre 2002 et 2003[S 2]. Il devient président du programme Katimavik en 2003 et travaille pour la station de radio CKAC en 2004. De 2005 à 2006, il est inscrit à une maîtrise en géographie environnementale à l'université McGill[S 2].

Il épouse le Sophie Grégoire, animatrice de télévision, qui est également instructrice de yoga. Ils ont trois enfants portant le nom de Trudeau : Xavier James (né le ), Ella-Grace (née le ) et Hadrian (né le ).

Le 31 mars 2012, il met KO après six minutes le sénateur conservateur Patrick Brazeau, lors d'un combat de boxe caritatif contre le cancer[2]. Le résultat surprend les commentateurs, car les paris donnaient Brazeau gagnant à trois contre un[S 3]. Un documentaire intitulé God Save Justin Trudeau relate le combat. Le , il est élu personnalité de l'année 2015 par La Presse canadienne[3].

Débuts en politique[modifier | modifier le code]

Le jeune Trudeau fait son entrée sur la scène publique en , avec l'éloge funèbre qu'il prononce pour les funérailles de son père. Radio-Canada reçoit alors de si nombreuses demandes de retransmission que le doyen de la politique québécoise Claude Ryan suggère que l'on assiste peut-être à la première manifestation d'une dynastie[4].

Justin Trudeau appuie le candidat Gerard Kennedy lors du congrès de 2006 à la direction du Parti libéral. Après l'élimination de Kennedy, il soutient Stéphane Dion.

Ascension politique[modifier | modifier le code]

Député fédéral[modifier | modifier le code]

Le , Trudeau est choisi par les militants du Parti libéral du Canada comme candidat dans la circonscription de Papineau pour l'élection fédérale suivante, dont l'électorat est l'un des plus diversifiés sur le plan socio-culturel et l'un des plus pauvres au Canada[S 4]. Il emporte le siège en battant la députée sortante Vivian Barbot (Bloc québécois). Il est réélu en 2011 et en 2015.

Chef du Parti libéral[modifier | modifier le code]

Trudeau en campagne à Vancouver, en 2015.

Le , Trudeau annonce qu'il sera candidat à la direction du Parti libéral, à la suite de la démission de Michael Ignatieff et à la nomination provisoire de Bob Rae. Dans une course qui le met en lice avec Martin Cauchon, Deborah Coyne, Martha Hall Findlay, Joyce Murray et Karen McCrimmon, il remporte l'élection avec 80,1 % des 104 000 suffrages exprimés[5]. Il entre en fonction comme chef du Parti libéral le .

Le , son parti remporte les élections fédérales avec une majorité de sièges à la Chambre des communes du Canada et il est désigné Premier ministre en tant que tête de liste par le gouverneur général du Canada, David Lloyd Johnston. Les libéraux obiennent 184 mandats à la Chambre, soit 150 de plus que lors de la 41e législature.

Premier ministre du Canada[modifier | modifier le code]

Il prête serment et devient le 23e premier ministre du Canada le , succédant à Stephen Harper. Au printemps 2016, le magazine Time le classe parmi les cent personnalités les plus influentes du monde[6]. Six mois après son élection, le New York Times consacre un article à son extraordinaire popularité dans les médias sociaux, et rapproche son expertise en matière de médias de celle d'Obama et de John Kennedy[7].

Premier cabinet ministériel[modifier | modifier le code]

Le premier cabinet ministériel de Justin Trudeau est assermenté le . Donnant suite à une promesse électorale du Parti libéral lors de la campagne électorale fédérale 2015, Trudeau nomme trente ministres en respectant la parité hommes-femmes, soit 15 femmes et 15 hommes. Le cabinet du Premier ministre sortant Stephen Harper comptait douze femmes sur 39 ministres[8]. Pour le professeur de Droit public Guillaume Rousseau, cette parité hommes-femmes serait avant tout un paravent publicitaire, seuls les hommes étant responsables des ministères plus importants[9].

Parmi les trente membres du cabinet, neuf sont capables de s'exprimer en anglais et en français, dont quatre Québécois. Trudeau s'engage à ne pas exiger de ses ministres unilingues anglophones qu'ils suivent des cours de français[10].

Politique intérieure[modifier | modifier le code]

Justin Trudeau s'engage fortement en faveur de l'immigration. En 2015, il annonce vouloir accueillir 25 000 Syriens et son gouvernement se donne pour objectif d’accueillir en 2016 entre 280 000 et 305 000 nouveaux résidents permanents ce qui représente une augmentation de 7 % par rapport à 2015, la majorité des migrants appartenant à la catégorie de l’immigration économique[11].

Il assouplit également les conditions d’accès à la nationalité canadienne tout en modifiant la loi sur la citoyenneté et en supprimant la déchéance de nationalité des binationaux condamnés pour actes de terrorisme ou crimes contre l'intérêt national[12].

Justice[modifier | modifier le code]

Aide médicale à mourir[modifier | modifier le code]

Le , le gouvernement dépose le projet de loi C-14, qui autorise l'aide à la mort pour les personnes qui remplissent « trois conditions : le demandeur devrait être atteint de problèmes de santé « graves et irrémédiables », éprouver des « souffrances persistantes qui lui sont intolérables au regard de sa condition », et être en mesure d'offrir un consentement éclairé[13] ». Lors du vote à la Chambre, les députés libéraux n'ont pas de directive à suivre, à l'exception des membres du Cabinet. Les autres partis laissent la liberté de choix à leurs députés sur cette question[14].

Légalisation de la marijuana[modifier | modifier le code]

Lors de la « journée internationale du cannabis », le , la ministre fédérale de la Santé, Jane Philpott, annonce au cours d'une conférence au siège des Nations unies à New York que son gouvernement va déposer au printemps 2017 un projet de loi afin de légaliser et réglementer la marijuana à des fins récréatives[15].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Le , Trudeau se rend à New York afin de signer l'accord de Paris sur le climat. Il annonce la mise en place, au cours de la même année, d'un plan national en la matière et rappelle que « son gouvernement s'est engagé à verser 2,65 milliards de dollars sur cinq ans pour aider certains pays à lutter contre les changements climatiques[16] ». En dépit de ces déclarations écologiques, il signe un projet visant l'exportation du gaz de schiste d'une valeur de 36 milliards de dollars[9].

Politique étrangère[modifier | modifier le code]

Justin Trudeau au Parlement européen de Strasbourg le 16 février 2017.

Justin Trudeau revient à une politique étrangère renonçant à l'utilisation directe de la force militaire et qui veut inscrire son action dans le cadre de l'ONU et des casques bleus. L'une de ces premières décisions dans ce domaine est la fin des frappes canadiennes contre l'État islamique (EI) en Syrie et en Irak. Il annonce vouloir concentrer les efforts canadiens dans la formation de troupes locales pour combattre les djihadistes[17].

Exportation de blindés en Arabie saoudite[modifier | modifier le code]

En 2014, le ministre John Baird, du gouvernement de Stephen Harper, avait conclu une entente avec l'Arabie saoudite portant sur la vente de plusieurs centaines de véhicules blindés légers, du type LAV 6, fabriqués par General Dynamics Land Systems à London, contrat négocié par la Corporation commerciale canadienne et pouvant atteindre un total de quinze milliards de dollars[18]. Ce contrat faisait suite à trois précédents contrats de vente de LAV conclus avec le même pays en 2006, 2009 et 2011, pour une valeur de huit milliards de dollars[18]. Lors de l'élection du gouvernement libéral, plusieurs voix se font entendre afin que ce contrat soit résilié en raison de la situation des droits de l'homme en Arabie saoudite. D'autres expriment des craintes concernant le fait que ce matériel serve à des opérations dans le cadre des guerres civiles au Yémen et en Syrie. Le , le ministre des Affaires étrangères Stéphane Dion décide toutefois de respecter ce contrat militaire et signe le permis d'exportation[19]. Cette décision, en plus de contrevenir au cadre législatif canadien en matière de vente d'armes, contrevient aussi au Traité sur le commerce des armes de l'ONU, que le gouvernement de Stephen Harper avait refusé de signer. Elle contraste aussi avec une décision du Parlement européen réclamant un embargo sur les ventes d'armes à l'Arabie saoudite et avec le fait que le gouvernement allemand avait précédemment refusé d'autoriser une transaction similaire que voulait effectuer la compagnie Rheinmetall[18]. Enfin, il apparaît que la compagnie américaine General Dynamics se sert de sa filiale et d'un relâchement des règles canadiennes en matière d'exportation d'armes, autorisée par le gouvernement Harper depuis plusieurs années, afin de contourner le contrôle du Congrès américain sur ce type d'exportations[18]. Un groupe de juristes montréalais entend contester cette décision devant la Cour fédérale afin que soit déclarée illégale la délivrance du permis d'exportation[20]. Selon un expert, « Ottawa viole le droit international en vendant des blindés à l'Arabie saoudite[21]. ».

Positions politiques[modifier | modifier le code]

Au cours de sa campagne à la tête du Parti libéral du Canada, au printemps 2013, Trudeau s'est présenté comme l'homme d'un renouveau démocratique, avec des positions qui le situent aux antipodes de Stephen Harper.

Réforme démocratique[modifier | modifier le code]

Il est favorable à des votes libres des députés au Parlement, à un processus ouvert de nomination des candidats et à l'élimination de toute publicité gouvernementale à coloration partisane[S 5]. Lors du débat des candidats à la tête du Parti libéral, il s'est prononcé contre un mode de scrutin proportionnel.

Affirmant durant la campagne de 2015 que cette élection serait la dernière dans le mode de configuration uninominal à un tour s'il était élu, il abandonne toutefois en 2017 tout projet de réforme du mode d'élection de la Chambre des communes estimant qu'il ne se dégage pas de « consensus » autour de la question. Cette décision est critiquée comme une « trahison des électeurs » par Elizabeth May ou Rona Ambrose[22], qui estiment que le Parti libéral fait passer ses intérêts avant le bien commun.

Réforme du Sénat[modifier | modifier le code]

Estimant que le Sénat est miné par les deux problèmes majeurs que sont le sectarisme et le favoritisme politique, il annonce en un plan de réforme en vertu duquel « seuls les députés élus de la Chambre des communes seront membres du caucus libéral national ». En conséquence, les 32 anciens sénateurs libéraux ne sont plus membres du caucus. Il s'engage également à « mettre en place un processus public, ouvert et transparent pour nommer et confirmer les sénateurs [et à] nommer seulement des sénateurs indépendants[23] ».

Transparence du gouvernement[modifier | modifier le code]

À la suite du scandale Mike Duffy, qui a mis en évidence l'absence de contrôle des dépenses des sénateurs, il propose un plan selon lequel les dépenses de voyage des députés, des sénateurs et de leur personnel seraient publiées à chaque trimestre dans un format facilitant la consultation et la recherche. En même temps, il annonce le dépôt d'un projet de loi visant à ouvrir au public les débats du Bureau de régie interne de la Chambre des Communes. Ce projet prévu pour l'automne 2013 aurait nécessité l'appui des conservateurs au pouvoir[24].

En , il dépose au Parlement un projet de loi privé contenant plusieurs amendements à la loi sur l'accès à l'information. Ces amendements donneraient au commissaire à l'information le pouvoir d'ordonner au gouvernement de dévoiler des documents et établiraient comme principe général que le gouvernement doit être « ouvert par défaut » et que le secret ne doit être qu'une exception ; le projet prévoit l'élimination des frais reliés à l'obtention d'un document[25]. Il reprend aussi diverses recommandations formulées par la commissaire[26]. Ce projet de loi est salué par les médias mais n'est pas appuyé par Stephen Harper[27],[28].

Rôle du Canada sur la scène internationale[modifier | modifier le code]

Trudeau à la Maison-Blanche avec Barack Obama, en 2016.

Lors d'une visite à Washington, D.C. le 24 octobre 2013, il déclare que le Canada doit s'impliquer davantage sur la scène internationale et intervenir de façon constructive, notamment dans le conflit israélo-palestinien[29]. Tout en reconnaissant que les anciennes missions de maintien de la paix dans lesquelles le Canada avait joué un rôle majeur durant la Guerre froide ne sont plus adaptées aux réalités du monde actuel, il estime qu'il y a bien des endroits où le Canada, en raison de son histoire, peut être présent et jouer un rôle positif[29].

Soutien aux infrastructures[modifier | modifier le code]

En février 2015, il annonce son intention d'améliorer le système de financement des infrastructures, notamment en permettant à des fonds de pension d'investir dans des projets d'autoroutes. Son gouvernement appuierait aussi un train rapide entre le centre-ville de Montréal et l'aéroport de Dorval[30]. En août 2015, au cours de la campagne électorale, il annonce un vaste programme d'investissements dans les infrastructures, faisant passer le budget prévu de 65 à 125 milliards de dollars en dix ans, afin de lutter contre le ralentissement de l'économie et renforcer la compétitivité canadienne grâce à des améliorations substantielles « dans le transport collectif, les infrastructures sociales (logements abordables, résidences pour aînés, garderies, loisirs et culture) et les infrastructures vertes (aqueducs, traitement des eaux usées, énergie propre)[31] ».

Défense de la classe moyenne[modifier | modifier le code]

Il annonce son intention de stopper l'érosion de la classe moyenne, dont la situation économique s'est selon lui fortement dégradée sous le précédent gouvernement géré par Stephen Harper, et d'adopter des politiques économiques diversifiées qui assurent la prospérité du Canada[30]. Il prend également position contre les tarifs excessifs pratiqués par les universités envers les étudiants.

Multiculturalisme et islam[modifier | modifier le code]

Trudeau à la Pride Parade de 2016.

Justin Trudeau défend le port du hijab qu'il considère comme un droit. La défense des droits individuels des minorités serait l'une des forces du pays[32],[9]. En août 2016, le port du hijab est ainsi autorisé au sein de la police fédérale[33].

Controverses[modifier | modifier le code]

Le , Trudeau fait des excuses pour avoir critiqué la séparation en éducation des anglophones et des francophones au Nouveau-Brunswick. Il aurait en effet affirmé que « la séparation du français et de l'anglais dans les écoles est une chose qu'il faut réévaluer sérieusement. Ça divise les gens, ça leur met des étiquettes[34] ».

Durant la campagne électorale de 2008, Justin Trudeau a été tourné en dérision par les médias en raison d'une vidéo de bienvenue bilingue sur son site Internet où il passait constamment du français à l'anglais[35]. Il remporte néanmoins le siège de la bloquiste Vivian Barbot.

En février 2012, dans une entrevue à Radio-Canada au cours de laquelle il critiquait les politiques du gouvernement Harper, Trudeau en est venu à dire qu'un Canada trop à droite pourrait l'inciter à « vouloir faire du Québec un pays[36],[réf. insuffisante] ». Plusieurs dans les médias ont critiqué Trudeau pour ses propos, considérant qu'il pousse son désaccord avec les politiques de Stephen Harper vers un extrémisme imprudent. À la Chambre des communes, le 14 février, Trudeau réaffirmera son attachement au fédéralisme, tout en expliquant : « On a un Canada qui devient mesquin, qui devient petit d'esprit, qui devient fermé. Qui est anti-intellectuel, qui commence à prôner la division et à s'ingérer dans la vie privée des gens. Excusez-moi, mais je ne reconnais pas ce pays. Et c'est des millions de Canadiens qui, non plus, ne reconnaissaient pas ce pays[37],[réf. insuffisante] ».

Le 22 novembre 2012, Sun Media revient sur une entrevue qu'avait donnée Trudeau en novembre 2010 à Télé-Québec, au cours de laquelle il avait déclaré : « Le Canada fait dur en ce moment parce que c'est des Albertains qui contrôlent notre agenda communautaire et sociodémocratique. Ça ne marche pas ! ». Ces propos suscitent de nombreux commentaires négatifs dans la classe politique, qui tente d'en faire un « scandale » à la veille d'une élection partielle dans la circonscription de Calgary-Centre[38][réf. insuffisante]. Trudeau présente alors des excuses en expliquant qu'il visait Stephen Harper et le Parti conservateur, et non tous les Albertains[39], mais la controverse a participé à la défaite du candidat libéral dans cette élection[S 6].

En décembre 2012, à quelques jours de l'anniversaire de la tuerie de l'École polytechnique, Trudeau suscite une autre controverse en déclarant : « Le registre des armes d'épaule tel qu'il était fut un échec » et qu'il n'avait pas l'intention de le rétablir[40],[réf. insuffisante]. Cette déclaration est particulièrement mal accueillie au Québec, qui s'est battu contre le gouvernement Harper afin de maintenir son propre registre. Trudeau sera forcé de se justifier, en indiquant qu'il avait voté contre la suppression de ce registre, mais qu'il fallait se rendre à la réalité et ne pas revenir sur une mesure qui s'était avérée un échec[41],[réf. insuffisante].

Suite au décès de Fidel Castro en novembre 2016, Trudeau diffuse un communiqué dans lequel il rend hommage à l'ex-chef d'Etat cubain[42], ami de son père Pierre Elliott Trudeau. Les termes de cette déclaration provoquent de vives réactions politiques[43] et sur les réseaux sociaux[44].

En janvier 2017, la commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique enquête sur des vacances offertes par Karim Aga Khan IV à Trudeau, qu'il a acceptées alors que les voyages proposés et payés avec l'argent privé d'autrui sont interdits aux élus.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Candidat de la circonscription de Papineau, à Montréal, Justin Trudeau a remporté l'élection de 2008 avec 17 724 votes, soit 41,47 % des voix et celle de 2011 avec 16 429 suffrages, soit 38,41 % des voix.


Élection fédérale de 2015
Candidat Parti # de voix  % des voix
     Yvon Vadnais Conservateur +02 376, 4,68 %
     Maxime Claveau Bloc québécois +06 192, 12,19 %
     (sortant) Justin Trudeau Libéral +26 294, 51,78 %
     Anne Lagacé Dowson NPD +13 240, 26,07 %
     Danny Polifroni Vert +01 432, 2,82 %
     Tommy Gaudet Rhinocéros +00324, 0,64 %
     Peter Macrisopoulos Marxiste-léniniste +00144, 0,28 %
     Chris Lloyd Indépendant +00512, 1,01 %
     Kim Waldron Indépendant +00159, 0,31 %
     Berverly Bernardo (Ligue Communiste) Indépendant +00106, 0,21 %
Total 50 779 100 %


Élection fédérale de 2011
Candidat Parti # de voix  % des voix
     Shama Chopra Conservateur +02 021, 4,73 %
     Vivian Barbot Bloc québécois +11 091, 25,93 %
     (sortant) Justin Trudeau Libéral +16 429, 38,41 %
     Marcos Radhames Tejada NPD +12 102, 28,29 %
     Danny Polifroni Vert +00806, 1,88 %
     Peter Macrisopoulos Marxiste-léniniste +00228, 0,53 %
     Joseph Young Indépendant +00095, 0,22 %
Total 42 772 100 %


Élection fédérale de 2008
Candidat Parti # de voix  % des voix
     Mustaque Sarker Conservateur +03 262, 7,63 %
     (sortante) Vivian Barbot Bloc québécois +16 535, 38,69 %
     Justin Trudeau Libéral +17 724, 41,47 %
     Costa Zafiropoulos NPD +03 734, 8,74 %
     Ingrid Hein Vert +01 213, 2,84 %
     Mahmood Raza Baig Indépendant +00267, 0,62 %
Total 42 735 100 %

Au palmarès du magazine Forbes[modifier | modifier le code]

Le jour même de la première assermentation de Justin Trudeau comme Premier ministre du Canada, le magazine Forbes le classe pour la première fois au 69e rang sur sa liste annuelle des personnes les plus influentes du globe, toutes sphères confondues[45].

Notes et références[modifier | modifier le code]

(en) Althia Raj, Contender: The Justin Trudeau Story, The Huffington Post, 2013 —Kobo Edition (eBook) — [(en) présentation / lire en ligne].
  1. p. 6.
  2. a et b p. 20.
  3. p. 9.
  4. p. 23
  5. p. 30
  6. p. 34
  1. Mathieu Bock-Côté, « Justin Trudeau et le rêve canadien », Conflits, no 11, oct.-décembre 2016, p. 16-19 ; « Son père est certainement la figure politique canadienne la plus importante de la deuxième moitié du XXe siècle »
  2. « Combat caritatif : Justin Trudeau bat Patrick Brazeau », Cyberpresse, publié le 31 mars 2012.
  3. Zone Nouvelles - ICI.Radio-Canada.ca, « Justin Trudeau élu personnalité de l'année par les médias | ICI.Radio-Canada.ca », sur Radio-Canada.ca (consulté le 21 décembre 2015).
  4. (en) Tonda MacCharles, « Spotlight on Justin sparks talk of dynasty: Trudeau's final resting place », Toronto Star, 5 octobre 2000 [lire en ligne].
  5. « Chefferie du Parti libéral du Canada : Justin Trudeau devient chef du parti », Huffington Post, 14 avril 2013.
  6. La Presse, 21 avril 2016, Justin Trudeau parmi les 100 personnalités les plus influentes du Time.
  7. (en) The New York Times, 26 avril 2016, Justin Trudeau, Politician and Star of His Own Viral Universe
  8. « Tasha Kheiriddin: Spare us the fawning — Trudeau appointed just three more women to cabinet than Harper did », sur Nationalpost.com (consulté le 20 janvier 2016).
  9. a, b et c Pour en finir avec le faux progressisme du Premier ministre canadien Justin Trudeau, Guillaume Rousseau, lefigaro.fr, 27 octobre 2016
  10. « Le français pas obligatoire au gouvernement Trudeau », sur JournaldeMontreal.com (consulté le 20 janvier 2016).
  11. Le Canada double son objectif d’accueil en 2016 à… 50 000 réfugiés syriens!, rcinet.ca, 9 mars 2016
  12. Le Canada renonce à la déchéance de nationalité, lemonde.fr, 26 février 2016
  13. Radio-Canada, L'aide médicale à mourir seulement lorsque la mort est « raisonnablement prévisible », 14 avril 2016.
  14. Le Devoir, Seul le cabinet ne peut voter selon sa conscience, répète LeBlanc, 20 avril 2016.
  15. Le Devoir, Un projet de loi sera déposé en 2017, dit la ministre Philpott, 20 avril 2016.
  16. Radio-Canada, 22 avril 2016, Signature de l'accord de Paris : symbole important pour Ottawa.
  17. Le Canada cesse ses frappes contre l’EI en Syrie et en Irak, lemonde.fr, 8 février 2016.
  18. a, b, c et d (en)Paul Christopher Webster, The Globe and mail, 27 avril 2016, "The Silent Partner".
  19. Le Devoir, Exportation de blindés en Arabie saoudite: Dion défend sa décision, 19 avril 2016.
  20. Radio-Canada, Arabie saoudite : le gouvernement du Canada poursuivi pour la vente d'armes, 21 mars 2016.
  21. Radio-Canada, Ottawa viole le droit international en vendant des blindés à l'Arabie saoudite, 15 avril 2016.
  22. Justin Trudeau renonce à la réforme du mode de scrutin : réaction de l'Opposition, ici.radio-canada.ca.
  23. « Mettre fin à la partisanerie et au favoritisme politique au Sénat », liberal.ca.
  24. (en) « Trudeau releases plan to show what MPs are spending », The Globe and Mail, 5 juin 2013.
  25. « Trudeau veut faciliter la vie des demandeurs d'accès à l'information », La Presse, le 11 juin 2014.
  26. « Commissaire à l'information : Suzanne Legault », sur Commissariat à l'information du Canada, depuis le 30 juin 2010.
  27. (en) « Justin Trudeau’s openness-by-default », The Globe and Mail, 12 juin 2014.
  28. (en) « Bringing Canada’s access to information back from the brink », Toronto Star, 11 septembre 2015.
  29. a et b (en) « Trudeau makes his first visit to Washington », The Globe and Mail, 24 octobre 2013.
  30. a et b (en) « Trudeau promises support for major infrastructure projects in Montreal », The Globe and Mail, 27 février 2015.
  31. Radio-Canada, « Parti libéral : 125 milliards pour les infrastructures, 3 ans de déficit ».
  32. Le port du niqab est un droit pour Justin Trudeau, radio-canada.ca, 11 mars 2015.
  33. Canada: Le port du hijab autorisé au sein de la police fédérale, 20minutes.fr, 24 août 2016.
  34. « Trudeau s'explique », sur www.radio-canada.ca, SRC, (consulté le 16 octobre 2008).
  35. Vincent Brousseau-Pouliot, « Justin Trudeau l'emporte dans Papineau », La Presse,‎ (lire en ligne).
  36. « J'ai voulu réveiller les gens », dit Justin Trudeau — Le député libéral a provoqué des vagues en déclarant dimanche qu'un Canada trop à droite pourrait l'inciter à « vouloir faire du Québec un pays », Le Devoir, 15 février 2012.
  37. « Justin Trudeau défend son attachement au fédéralisme », Radio-Canada, 14 février 2012.
  38. « Propos sur l'Alberta : Justin Trudeau s'excuse », La Presse, 23 novembre 2012.
  39. (en) « Trudeau 'Sorry' for Alberta comments », cbc.ca, publié le 23 novembre 2012.
  40. « Les propos de Justin Trudeau sur le registre des armes à feu font réagir », Radio-Canada, 2 décembre 2012.
  41. « Registre des armes d'épaule : Justin Trudeau met le feu aux poudres », Le Soleil, 3 décembre 2012.
  42. « Déclaration du premier ministre du Canada sur le décès de l'ancien président cubain, Fidel Castro », pm.gc.ca, 26 novembre 2016.
  43. « Mort de Fidel Castro : l’hommage de Justin Trudeau trop “complaisant” ? », Courrier International, 28 novembre 2016.
  44. Décès de Fidel Castro: Justin Trudeau ridiculisé sur Twitter, Le journal de Québec, 26 novembre 2016.
  45. Mélanie Marquis, La Presse canadienne, « Justin Trudeau, 69e sur la liste des puissants du magazine Forbes », sur La Presse (Montréal), le 6 novembre 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]