Adélard Godbout

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Adélard Godbout
Illustration.
Adélard Godbout, vers 1944.
Fonctions
Chef du Parti libéral du Québec

(13 ans, 1 mois et 11 jours)
Prédécesseur Louis-Alexandre Taschereau
Successeur George Carlyle Marler (intérim)
Georges-Émile Lapalme
Député à l'Assemblée législative du Québec

(8 ans, 9 mois et 3 jours)
Élection 25 octobre 1939
Réélection 8 août 1944
Circonscription L'Islet
Législature 21e et 22e
Groupe politique Libéral
Prédécesseur Joseph Bilodeau
Successeur Fernand Lizotte

(7 ans, 3 mois et 4 jours)
Élection 13 mai 1929
Réélection 24 août 1931
25 novembre 1935
Circonscription L'Islet
Législature 17e, 18e et 19e
Groupe politique Libéral
Prédécesseur Élisée Thériault
Successeur Joseph Bilodeau
Premier ministre du Québec

(4 ans, 9 mois et 22 jours)
Lieutenant-gouverneur Ésioff-Léon Patenaude
Eugène Fiset
Législature 21e
Prédécesseur Maurice Duplessis
Successeur Maurice Duplessis

(2 mois et 15 jours)
Lieutenant-gouverneur Ésioff-Léon Patenaude
Législature 19e
Prédécesseur Louis-Alexandre Taschereau
Successeur Maurice Duplessis
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Éloi, Québec, Canada
Date de décès (à 63 ans)
Lieu de décès Montréal, Québec, Canada
Sépulture Cimetière de la paroisse Saint-François-d'Assise, Frelighsburg
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti libéral du Québec
Père Eugène Godbout
Diplômé de Grand Séminaire de Rimouski
École d’agriculture de Saint-Anne-de-la-Pocatière
Profession Agronome
Religion Chrétien catholique

Adélard Godbout
Premiers ministres du Québec

Joseph-Adélard Godbout, né le à Saint-Éloi et mort le à Montréal, est un agronome et homme politique québécois.

Il est le premier ministre du Québec, fonction qu'il occupe brièvement en 1936, et de nouveau de 1939 à 1944. Il est également chef du Parti libéral du Québec de 1936 à 1949.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et école élémentaire[modifier | modifier le code]

Né à Saint-Éloi-de-Témiscouata le , Adélard Godbout est le fils d’Eugène Godbout et Marie-Louise Duret. Godbout se retrouve à être leur treizième enfant[1],[2]. Pour une famille d’agriculteurs, il est normal d’être aussi nombreux. Les enfants d’Eugène et de Marie-Louise ont presque tous effectué leur primaire dans l’école du rang, c’est-à-dire l’école du village. Cette décision s’explique par le fait que la famille Godbout est très nombreuse et que c’était l’école la plus abordable du coin, car la gratuité scolaire n’était pas encore une réalité.  Contrairement à ses frères et sœurs, Adélard Godbout a effectué ses études élémentaires dans une autre école. Dans cette école, le curé passait à l’occasion pour identifier les enfants les plus brillants. À la suite de cela, il les dirigeait au Séminaire diocésain de Rimouski. C’est avec les recommandations du curé qu’il alla continuer ses études secondaires à Rimouski[3].

Vie au séminaire[modifier | modifier le code]

Au séminaire, Adélard Godbout se retrouvait à être plus jeune que la majorité de ses camarades de classe. Ayant été exempté des années préparatoires, il se retrouvait à avoir environ deux ans de moins que les autres élèves. Cette exemption se justifie dans un premier point par son niveau académique, mais également par le fait qu’on voulait éviter des frais supplémentaires à sa famille qui est assez modeste. Dans ses débuts aux séminaires, le jeune Adélard Godbout n’avait pas de réelle difficulté à ses études. Il y consacrait peu de temps à ses études, mais avait tout de même des résultats satisfaisants. Lors d’une récréation, un malaise au genou le frappa. Face à cette douleur, il s’écrasa au sol. Ce malaise l’amènera à retourner à Saint-Éloi-de-Témiscouata pendant un an, mais il retournera aux études ensuite[3].

À son retour au séminaire, Adélard Godbout adopta une attitude plus sérieuse envers ses études. En 1910, il intégra la Société de Saint-Louis-de-Gonzague, association culturelle qui aura un impact chez le futur premier ministre. Dans cette association, les élèves étaient amenés à développer leur communication en déclamant et en débattant. Dans ce sens, cette association l’amènera à développer ses capacités d’orateur. Bien qu’il intègre l’association en 1910, ce n’est pas avant 1912 qu’Adélard Godbout participera aux différentes discussions. L’une des discussions marquantes dans l’association est lorsqu’il reconstituait le procès de Louis-Riel, lors que le jeune Godbout jouait le rôle de l’avocat de la couronne[3]. Durant ses années au séminaire, Adélard excellait en philosophie et écrit quelques dissertations.

À la suite de ses études secondaires au séminaire de Rimouski, Godbout décida d’étudier au Grand Séminaire comme la majorité des autres élèves. Ainsi, Adélard Godbout devint un ecclésiastique. Au Grand Séminaire, il consacrait la majorité de son temps à enseigner l’Humanité et en second plan, il étudiait la théologie. Il enseignait plus particulièrement le latin[3].  Toutefois, sa présence dans le Grand Séminaire fut très brève, puisque quatre ans après l’apparition de son mal au genou, celui-ci reprit. À la suite de cela, il dut porter des béquilles pendant un certain temps. Dû à cette blessure, l’évêque de Rimouski le fit se retirer du Grand Séminaire. Il dut donc se trouver une nouvelle vocation[2].

Étude en agronomie[modifier | modifier le code]

Adélard Godbout est originaire du Bas-Saint-Laurent[4].

Après sa sortie officielle du Grand Séminaire, Godbout se réorienta vers l’agronomie. Pour ce faire, il poursuivit des études dans l’école d’agriculture de Saint-Anne-de-la-Pocatière. C’est en qu’il intégra cette école[5].   Il existait deux sociétés culturelles à l’école agricole : le Cercle Pilote et le Cercle agricole. Le Cercle Pilote préparait les élèves à prendre parole au public tandis que le Cercle agricole offrait un complément à la formation professionnelle des élèves de l’école d’agriculture. Plusieurs élèves participaient aux deux, mais en ce qui concerne Adélard Godbout, il ne fit partie que du Cercle agricole. On peut comprendre cela par le fait qu’il avait une aisance à parler au public et donc que le premier cercle ne lui était pas utile. Tout comme lors de son séjour au Séminaire de Rimouski, Godbout n’a pas eu de difficulté dans ses études. Dû à ses résultats, en 1919, il devint l’assistant du professeur Louis-de-Gonzague Fortin et enseigna la zootechnie avec celui-ci. Toutefois, pour bien répondre aux attentes, il alla se spécialiser au Massachussets Agricultural College[3]. Dès son retour, il enseigna à Saint-Anne-de-la-Pocatière pendant douze ans, soit jusqu’en 1930. De plus, il travailla pour le ministre de l’Agriculture à titre d’agronome entre 1922 et 1925[3].

Ministre de l'Agriculture[modifier | modifier le code]

Avec son père député de la circonscription de Témiscouata entre 1921 et 1923, Adélard Godbout se met de plus en plus à s’intéresser au monde politique. Durant les années qui suivent, le chef du Parti libéral provincial Louis-Alexandre Taschereau s’intéressa au jeune agronome. Il amènera Godbout à se présenter comme député de la circonscription de l’Islet en 1929 et celui-ci y sera élu. En 1930, il sera même nommé ministre de l’Agriculture. Il se retrouve à être le plus jeune ministre du haut de ses 38 ans. Durant les années qui ont suivi, le Parti libéral connu quelques difficultés. Plusieurs membres du parti décidèrent d’en fonder un autre, l’Action libérale nationale, et affaiblirent le parti[5]. De plus, lors de cette période, le parti fait face à un scandale de corruption.

Chef du Parti libéral et premier ministre[modifier | modifier le code]

C’est en 1936 que le chef du parti Louis-Alexandre Taschereau abandonnera son poste en nommant Adélard Godbout chef du parti et par la même occasion, premier ministre. Toutefois, cela sera d’une très courte durée, puisque deux mois plus tard, l’Union nationale remportera les élections[3]. Entre 1936 et 1939, Godbout s’attardera plutôt à remettre l’ordre dans son parti.

Premier ministre à nouveau[modifier | modifier le code]

C’est le que Joseph-Adélard Godbout gagne les élections générales contre Duplessis et qu’il devient, pour la deuxième fois, premier ministre du Québec. Lors de son assermentation, le , il s’octroie aussi le poste de ministre de l’Agriculture et de la Colonisation. De 1939 à 1944, Godbout apporte plusieurs réformes au Québec, certaines ayant même encore des répercussions de nos jours. L’une des premières réalisations politiques du gouvernement Godbout a été d’établir une nouvelle devise pour le Québec qui demeure encore à ce jour : « Je me souviens ». Cependant, le premier ministre Godbout n’est pas l’auteur de cette devise qui est maintenant ancrée dans la province du Québec[2].

Le droit de vote des femmes[modifier | modifier le code]

Joseph-Adélard Godbout a aussi permis aux femmes de voter aux élections de 1941, malgré l'opposition ouverte du cardinal Villeneuve. En effet, le , son gouvernement fait passer une loi qui donne le droit de vote aux femmes[6]. Le Québec était la dernière province canadienne à donner le droit de vote aux femmes à cette époque. Les femmes québécoises se battaient depuis plusieurs décennies pour avoir ce droit, avec des pionnières comme Thérèse Casgrain à l’avant de ce mouvement. Cependant, l’Église était contre le suffrage féminin[7]. Selon Casgrain, durant une entrevue, Godbout aurait alors menacé le cardinal Villeneuve qu’il allait démissionner si la position de l’Église ne changeait pas, pour laisser la place à Télesphore-Damien Bouchard, ayant une réputation d’anticlérical. Après cette menace, l’opposition au suffrage féminin se serait calmée du côté du clergé, et ce serait donc grâce à Joseph-Adélard Godbout que les femmes ont pu voter pour la première fois le . Cependant, ce n’est pas la seule réalisation que le gouvernement Godbout a effectuée pour les femmes. En effet, c’est aussi grâce à Godbout que les femmes ont gagné le droit d’être admises à la pratique du droit dans la province de Québec.[7] C’est un droit qui, tout comme le droit de vote des femmes au provincial, était demandé depuis plusieurs années par le mouvement du suffrage féminin.

L'école obligatoire[modifier | modifier le code]

Parmi les autres lois adoptées durant son mandat, on retrouve aussi la loi sur la fréquentation scolaire obligatoire, adoptée le . L’abandon scolaire était assez fréquent après la quatrième année du primaire, souvent dû aux parents des jeunes qui avaient besoin d’aide à la maison. Cette loi oblige la fréquentation scolaire de 6 à 14 ans et dicte les bases de la gratuité scolaire.[8] De plus, les parents qui retirent leurs enfants de l’école avant l’âge de 14 ans se font imposer des amendes. Le débat concernant la fréquentation scolaire obligatoire remonte à plusieurs années avant l’adoption de la loi en 1943. En effet, le clergé était contre l’idée d’une gratuité scolaire, puisque la plupart valorisaient l’école privée aux dépens de l’école publique et c’est grâce au premier ministre Godbout que le débat prit fin.[5] Le Québec est la dernière province canadienne à avoir adopté une loi sur la fréquentation scolaire obligatoire.[9]

La conscription[modifier | modifier le code]

Le gouvernement de Godbout est face à une controverse en . En effet, lors de la campagne électorale de 1939, Godbout fait la promesse qu’il n’y aurait aucun Canadien-français mobilisé sous un régime libéral.[10] Cependant, en , le gouvernement fédéral lance un plébiscite à la population canadienne, lui demandant à la population de permettre au gouvernement fédéral de revenir sur sa promesse de ne pas tenir de conscription. La population canadienne vote oui en majorité, bien que le cas soit différent au Québec, qui a voté non en majorité à 72,9%. Godbout est alors partagé entre la promesse qu’il a faite en 1939 et la loyauté qu’il a envers le gouvernement fédéral. Selon l’historien Michel Lévesque, la raison principale de sa loyauté envers le gouvernement fédéral est que ce dernier aurait appuyé sa campagne électorale en 1939, lui permettant d’accéder au pouvoir[5]. C’est l’une des causes principales de sa défaite aux élections de 1944 contre l’Union nationale de Duplessis.

Adelard Godbout, 1932.

Nationalisation de l'hydro-électricité[modifier | modifier le code]

Godbout est aussi responsable de l’étatisation de la Montreal Light, Heat and Power, la Montreal Island Power et la Beauharnois Light Heat grâce à la loi 17[10]. Cette loi est en fait la naissance de la Commission hydroélectrique de Québec, plus connue sous le nom Hydro-Québec. De plus, cette compagnie avait les droits d’acheter la totalité ou une partie des actions de toute compagnie détenant des forces hydrauliques ou ayant le droit de faire commerce d’énergie. Le gouvernement libéral avait alors pour but de fournir l’énergie aux citoyens d’une façon plus juste et stable que lorsque les compagnies étaient privées. En effet, sous les entreprises privées, le service d’électricité était de mauvaise qualité, avait des tarifs élevés et ne se rendait souvent pas dans les régions plus rurales[5]. Il confia à Hydro-Québec le mandat de l’électrification rurale, qui fut repris par Duplessis lors de sa victoire en 1944.

Loi sur les relations ouvrières[modifier | modifier le code]

Une autre réalisation importante du gouvernement Godbout porte sur les syndicats. En effet, à l’époque, les patrons d’entreprises n’ont aucune obligation à négocier avec leurs employés. C’est alors qu’une grève générale se déclenche dans des papeteries d’Alma et de Kénogami en 1943, et le gouvernement de Joseph-Adélard Godbout enquêta sur la situation. La conclusion de cette enquête est qu’il y a une absence de liberté syndicale, ce qui mène à la création de la loi des relations ouvrières en [5]. Celle-ci établit les droits de négociation et de syndicalisation des employés, obligeant ainsi les patrons à négocier avec les syndicats de leurs employés. Ce syndicat doit être formé de 60% et plus des travailleurs d’une unité de production et le syndicat est autorisé à représenter tous les employés. C’est la première fois au Québec que les employeurs sont obligés de reconnaitre les syndicats.

Autres réalisations[modifier | modifier le code]

Godbout a aussi d’autres réalisations qui sont considérées comme moins majeures, mais qui restent toutefois très importantes. Par exemple, le premier ministre Godbout est à l’origine de la création d’une loi sur l’institutionnalisation du Conservatoire de musique et d’art dramatique de la province de Québec en 1942[11]. Ce dernier est le premier conservatoire de musique français en Amérique du Nord, ce qui lui donne une importance sans précédent. Cette loi est adoptée le et le premier établissement du réseau des Conservatoires de musique du Québec ouvre le . Une particularité de ce type de conservatoire au Québec est qu’ils sont tous gratuits et laïques. Un autre exemple de réalisation est le soutien qu’il a apporté à la construction de l’Université de Montréal[3]. En effet, Godbout avait l’éducation à cœur, donc il a choisi de supporter la cause de l’université pour appuyer l’importance du savoir et de la connaissance.

Fin de carrière[modifier | modifier le code]

Godbout, en 1944, perd contre son rival de l’Union nationale, Maurice Duplessis, mais reste chef du Parti libéral jusqu’en 1948. Cependant, lors des élections de la même année, il perd et abandonne son poste de chef du parti. Joseph-Adélard Godbout, après sa défaite de 1948, se voit offrir un poste au Sénat sur la recommandation de Louis St-Laurent, premier ministre canadien de l’époque. Donc, en 1949, il devient sénateur au parlement. Il occupe ce poste pendant près de 7 ans. Cependant, le , à l’âge de 63 ans, l’ancien premier ministre fait une chute dans les escaliers de sa maison et il en décède[5].

Legs[modifier | modifier le code]

Adélard Godbout lors d'un discours en 1939.

Les historiens reconnaissent aujourd'hui dans les actions d'Adélard Godbout d'importants précédents progressistes, ainsi que les fondements de la révolution tranquille. Durant son mandat, le gouvernement Godbout fit adopter des lois sans précédent dans l'histoire du Québec qui accordèrent le droit de vote aux femmes en 1940, rendirent obligatoire les études scolaires jusqu'à l'âge de quatorze ans et instaurèrent la gratuité de l'éducation au primaire. Son gouvernement adopta aussi un nouveau code du travail qui affirma clairement le droit aux travailleurs de se syndiquer, et nationalisa les compagnies électriques à Montréal (dont la très influente Montreal Light, Heat and Power), afin de contrer la domination des grands monopoles régionaux, « le trust de l'électricité », pour créer Hydro-Québec, restaurer le réseau électrique vétuste et développer l'électrification des régions rurales, peu desservies par les entreprises existantes. Son successeur Maurice Duplessis, continue l’œuvre commencée par Adélard Godbout en déposant le projet de loi 45 qui transforme la société d'état d'Hydro-Québec en Organisme du gouvernement en 1945, laquelle verse ses profits directement pour administration par la province pour réinvestissement dans des achats ou constructions de nouvelles centrales, barrages ou améliorer les services sociaux, l'éducation et les soins de santé. l'Office de l'électrification rurale est créé. Le progrès continue avec René Lévesque et le gouvernement de Jean Lesage durant la Révolution tranquille.

Il a toutefois été critiqué pour sa position faible en matière d'autonomie et de nationalisme québécois. Par exemple, il acquiesça au transfert constitutionnel de l'assurance-emploi vers le gouvernement fédéral en 1940, ainsi qu'à un accord de location d'impôts de temps de guerre qui enleva aux provinces leur autonomie fiscale. Toutefois, ces mesures devaient être provisoires seulement pour le temps de la guerre et Godbout en était convaincu même dans une lettre personnelle avec Mackenzie King ou il décrit les accords de 1942 comme un «temporary désistement »[12]. L'explication habituelle invoque l'impossibilité pour l'équipe Godbout de défier le gouvernement de William Lyon Mackenzie King, étant donné l'aide massive donné au PLQ par le parti de Mackenzie King pour l'élection de 1939. D'autres historiens, plus ambivalents sur ces jugements, expliquent son attitude par les nécessités de la guerre.

Godbout est l'un des premiers ministres québécois les moins connus malgré les importantes réalisations de son gouvernement. En 2000, un documentaire portant sur lui intitulé Traître ou Patriote[13] et confrontant ce phénomène a été fait par le cinéaste renommé Jacques Godbout, qui est le fils de son cousin germain Fernand Godbout.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Statue d'Adélard Godbout près de l'hôtel du Parlement du Québec.

Ordres[modifier | modifier le code]

Doctorats honorifiques[modifier | modifier le code]

  • en sciences agricoles de l'Université Laval en 1931
  • en médecine vétérinaire de l'Université de Montréal en 1940
  • en droit de l'Université McGill, du Collège Bishop's et du Massachusetts State College[14]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plusieurs hommages sont présents au Québec à Adélard Godbout. Il y a 5 rues nommées en son honneur dans les villes de Cowansville, Sainte-Julie, Québec, Vaudreuil-Dorion et Trois-Rivières. Il y a un parc dans la capitale du Québec. Il y a un pont et un chemin dans la municipalité de Frelighsburg. Un pavillon à La Pocatière. Un édifice public à Saint-Jean-Port-Joli et un poste électrique dans la ville de Montréal. Il y a aussi des rues ayant seulement le toponyme Godbout lui rendant hommage. Ces rues sont présentes dans les municipalités de Rouyn-Noranda, Dunham, à Saguenay dans le secteur Jonquière, à Sherbrooke, à Rimouski.

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Résultats électoraux d'Adélard Godbout[modifier | modifier le code]

Élection partielle québécoise de 1929 dans L'Islet
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Adélard Godbout Libéral (sans opposition)
Total
-
-  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/l3.html
Élection générale québécoise de 1931 dans L'Islet
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Adélard Godbout (sortant) Libéral 2 131 60,4 % 734
     Thomas Tremblay Conservateur 1 397 39,6 % -
Total 3 528 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/l3.html
Élection générale québécoise de 1935 dans L'Islet
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Adélard Godbout (sortant) Libéral 2 454 59,3 % 771
     Charles-Eugène Thériault ALN 1 683 40,7 % -
Total 4 137 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/l3.html
Élection générale québécoise de 1936 dans L'Islet
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Joseph Bilodeau Union nationale 2 233 50,2 % 20
     Adélard Godbout (sortant) Libéral 2 213 49,8 % -
Total 4 446 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/l3.html
Élection générale québécoise de 1939 dans L'Islet
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Adélard Godbout Libéral 2 459 56,4 % 566
     Joseph Bilodeau (sortant) Union nationale 1 893 43,4 % -
     Philias Ouellet ALN 9 0,2 % -
Total 4 361 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/l3.html
Élection générale québécoise de 1944 dans L'Islet
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Adélard Godbout (sortant) Libéral 4 834 55,1 % 902
     Joseph Bilodeau Union nationale 3 932 44,9 % -
Total 8 766 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/l3.html
Élection générale québécoise de 1948 dans L'Islet
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Fernand Lizotte Union nationale 4 374 45 % 40
     Adélard Godbout (sortant) Libéral 4 334 44,6 % -
     Gérard-A. Mercier Union des électeurs 1 004 10,3 % -
Total 9 712 100 %  
Source : http://www.assnat.qc.ca/fr/patrimoine/resultatselec/l3.html

Résultats électoraux du Parti libéral du Québec sous Godbout[modifier | modifier le code]

élections précédentes • Résultats des élections générales de 1936 • élections suivantes
Partis Chef Candidats Sièges Voix
1935 Élus Nb % +/-
     Union nationale[15] Maurice Duplessis 90 42 76 323 812 56,9 % +8,47 %
     Libéral Adélard Godbout 89 48 14 227 860 40 % -6,80 %
     Libéral indépendant 11
-
-
9 746 1,7 % -2,31 %
     Union nationale indépendant 4
-
-
2 522 0,4 % -
     Communiste 4
-
-
1 849 0,3 % -
     Commonwealth coopératif 1
-
-
1 469 0,3 % -
     Conservateur opposition 2
-
-
1 066 0,2 % -
     Candidat du peuple 1
-
-
470 0,1 % -
     Ouvrier 1
-
-
79 0 % -0,41 %
     Indépendant 2
-
-
452 0,1 % -0,05 %
Total 205 90 90 569 325 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 78,2 % et 4 930 bulletins ont été rejetés.
Il y avait 734 025 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection.
élections précédentes • Résultats des élections générales de 1939 • élections suivantes
Partis Chef Candidats Sièges Voix
1936 Élus Nb % +/-
     Libéral Adélard Godbout 85 14 69 301 382 53,5 % +14,07 %
     Union nationale Maurice Duplessis 85 76 15 220 402 39,1 % -17,75 %
     Libéral indépendant[16] 4
-
1 3 862 0,7 % -
     ALN 56
-
-
25 295 4,5 % +0,19 %
     Commonwealth coopératif 1
-
-
2 513 0,4 % -
     Conservateur 3
-
-
1 679 0,3 % -
     ALN indépendant 1
-
-
617 0,1 % -
     Union nationale indépendant 3
-
-
469 0,1 % -0,36 %
     Ouvrier 3
-
-
410 0,1 % -0,06 %
     ALN ouvrier 1
-
-
228 0 % -
     Communiste 1
-
-
159 0 % -0,29 %
     Indépendant 5
-
1 6 281 1,1 % +1,04 %
Total 248 90 86 563 297 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 77 % et 7 334 bulletins ont été rejetés.
Il y avait 753 310 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection,
toutefois seules 741 131 personnes avaient plus d'un candidat dans leur district.
élections précédentes • Résultats des élections générales de 1944 • élections suivantes
Partis Chef Candidats Sièges Voix
1939 Élus Nb % +/-
     Union nationale Maurice Duplessis 91 15 48 505 661 38 % %
     Libéral Adélard Godbout 90 70 37 523 316 39,3 % %
     Bloc populaire André Laurendeau 80
-
4 191 564 14,4 % %
     Commonwealth coopératif Romuald-Joseph Lamoureux 24
-
1 33 986 2,6 % %
     Union des électeurs 12
-
-
16 542 1,2 % -
     Libéral indépendant 7
-
-
8 656 0,7 % -
     Ouvrier indépendant 2
-
-
8 355 0,6 % -
     Ouvrier progressiste 3
-
-
7 873 0,6 % -
     Union nationale indépendant 3
-
-
6 775 0,5 % -
     FCC indépendant 1
-
-
3 015 0,2 % -
     Candidat du peuple 1
-
-
2 583 0,2 % -
     Nationaliste indépendant[17] 1
-
-
2 124 0,2 % -
     Bloc populaire indépendant 1
-
-
156 0 % -
     Indépendant[18] 17 1 1 19 353 1,5 % -
Total 333 86 91 1 329 959 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 72,1 % et 15 591 bulletins ont été rejetés.
Il y avait 1 865 396 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection.
élections précédentes • Résultats des élections générales de 1948 [19]élections suivantes
Partis Chef Candidats Sièges Voix
1944 Élus Nb % +/-
     Union nationale Maurice Duplessis 91 48 82 775 747 51,2 % -
     Libéral Adélard Godbout 92 37 8 547 478 36,2 % -
     Union des électeurs Réal Caouette 92
-
0 140 050 9,3 % -
     Commonwealth coopératif 7
-
-
9 016 0,6 % -
     Union nationale indépendant 8
-
-
8 649 0,6 % -
     Ouvrier progressiste 1
-
-
4 899 0,3 % -
     Libéral indépendant 7
-
-
2 968 0,2 % -
     Ouvrier 1
-
-
1 098 0,1 % -
     FCC indépendant 1
-
-
110 0 % -
     Indépendant 4 0 2 23 956 1,6 % -
Total 304 85 92 1 513 971 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 75,2 % et 17 928 bulletins ont été rejetés.
Il y avait 2 036 576 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www4.rncan.gc.ca/recherche-de-noms-de-lieux/search?q=Saint-%C3%89loi&category=O
  2. a b et c Gaétan Godbout, « Adélard Godbout. D'agronome à premier ministre: une ascension fulgurante », Histoire Québec,‎ , p. 33-34. (lire en ligne)
  3. a b c d e f g et h Jean-Guy Genest, Godbout, Québec, Septentrion, , 400 p. (lire en ligne)
  4. http://www4.rncan.gc.ca/recherche-de-noms-de-lieux/search?q=Bas+Saint-Laurent&category=O
  5. a b c d e f et g Maude-Emmanuelle Lambert, Daniel Lantouche, « Adélard Godbout », sur https://www.thecanadianencyclopedia.ca/, (consulté le )
  6. Laurent Laplante, « Les femmes et le droit de vote : L'épiscopat rend les armes », Cap-aux-Diamants,‎ , p. 23 à 25 (lire en ligne)
  7. a et b Gilles Boileau, « C'est Adélard Godbout qui a donné le droit de vote des femmes », Histoire Québec,‎ , p. 11 à 14 (lire en ligne)
  8. Inconnu, « Adoption de la Loi sur la fréquentation scolaire obligatoire », LeDevoir,‎ , p. 7 (lire en ligne)
  9. Jacques Beauchamp, « Adélard Godbout et la loi de l'instruction publique obligatoire », Radio-canada,‎ (lire en ligne)
  10. a et b Jacques Rouillard, « Aux sources de la Révolution tranquille : le congrès d’orientation du Parti libéral du Québec du 10 et 11 juin 1938 », Bulletin d'histoire politique,‎ , p. 125 à 158 (lire en ligne)
  11. Simon Couture, « Les origines du conservatoire de musique Québec », Les cahiers de l'association pour l'avancement de la recherche en musique au Québec,‎ inconnu, p. 42 à 64 (lire en ligne)
  12. Godbout Jean-Guy Genest, auteur p. 222
  13. National Film Board of Canada, Traître ou Patriote, Office national du film du Canada, (OCLC 1057429923, lire en ligne)
  14. « Joseph-Adélard Godbout - Assemblée nationale du Québec », sur assnat.qc.ca (consulté le )
  15. Les comparaisons dans les résultats de l'Union nationale sont faites par rapport aux résultats de l'Action libérale nationale et le Parti conservateur du Québec lors des dernières élections.
  16. Certaines sources indiquent toutefois que René Chaloult dans Lotbinière a été élu sous la bannière du Parti libéral.
  17. Ce candidat est l'ancien chef de l'Action libérale nationale Paul Gouin.
  18. Ces résultats comprennent le candidat élu René Chaloult.
  19. Pierre Drouilly, Statistiques électorales du Québec. 1867-1989, Québec,
    Assemblée nationale du Québec, , 3e éd., 962 p. (ISBN 2-551-12466-2)
    .

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