Dominique Anglade

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Dominique Anglade
Illustration.
Fonctions
Cheffe de l'opposition officielle du Québec
En fonction depuis le
(2 mois et 28 jours)
Prédécesseur Pierre Arcand
Cheffe du Parti libéral du Québec
En fonction depuis le
(2 mois et 28 jours)
Prédécesseur Pierre Arcand (intérim)
Philippe Couillard
Députée à l'Assemblée nationale du Québec
En fonction depuis le
(4 ans, 8 mois et 30 jours)
Élection 9 novembre 2015 (partielle)
Réélection 1er octobre 2018
Circonscription Saint-Henri–Sainte-Anne
Législature 41e et 42e
Groupe politique Parti libéral du Québec
Prédécesseur Marguerite Blais
19e vice-première ministre du Québec

(11 mois et 20 jours)
Premier ministre Philippe Couillard
Gouvernement Couillard
Groupe politique Parti libéral du Québec
Prédécesseur Lise Thériault
Successeur Geneviève Guilbault
Ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation
Ministre responsable de la Stratégie numérique

(2 ans, 8 mois et 20 jours)
Premier ministre Philippe Couillard
Gouvernement Couillard
Groupe politique Parti libéral du Québec
Prédécesseur Jacques Daoust
Successeur Pierre Fitzgibbon
Biographie
Date de naissance (46 ans)
Lieu de naissance Montréal (Canada)
Nationalité Canadienne
Parti politique Parti libéral du Québec (2015-)
Coalition avenir Québec (2012-2013)
Père Georges Anglade
Diplômée de École polytechnique de Montréal
HEC Montréal
Profession Femme d'affaires
Site web dominique2020.ca

Dominique Anglade est une femme politique et une femme d'affaires québécoise née le à Montréal. Elle est actuellement députée provinciale de la circonscription de Saint-Henri–Sainte-Anne, cheffe du Parti libéral du Québec et de l'opposition officielle à l'Assemblée nationale du Québec. Elle est la première femme à tenir ce rôle dans l'histoire du Parti libéral du Québec[1].

Diplômée de l'École Polytechnique de Montréal et de HEC Montréal, elle a travaillé chez Procter & Gamble, Nortel Networks, McKinsey & Company et a exercé de 2013 à 2015 les fonctions de présidente-directrice générale de Montréal International.

Femme engagée et ayant toujours eu un intérêt pour le service public, elle décide de s'impliquer activement en politique québécoise. Elle sera de janvier 2012 à septembre 2013 présidente de la Coalition Avenir Québec. En 2015, Dominique Anglade est élue députée de la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne sous la bannière du Parti libéral du Québec. Elle exercera sous le gouvernement de Philippe Couillard les fonctions de vice-première ministre, ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique.

Réélue aux élections générales du 1er octobre 2018, elle était vice-présidente de la Commission des institutions, membre de la Commission de l’économie et du travail et porte-parole de l’opposition officielle en matière d’économie jusqu'en mai 2020. Elle a également été porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration du 22 octobre 2018 au 15 juillet 2019.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

Dominique Anglade est la fille aînée du professeur, géographe et écrivain, Georges Anglade, l'un des fondateurs du département de géographie de l’Université du Québec à Montréal. Sa mère, Mireille Neptune, est une économiste et une féministe engagée.[citation nécessaire]

En 1996, Dominique Anglade complète ses études de premier cycle en génie industriel de l’École Polytechnique de Montréal. Durant ses années universitaires, elle devient présidente de l'Association étudiante de Polytechnique. Suite à son baccalauréat, elle poursuit des études de deuxième cycle et obtient une maîtrise en administration des affaires de HEC Montréal, maîtrise où elle reçoit la Bourse Émérite Fondation Desjardins.[citation nécessaire]

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

C'est en 1996 que Dominique Anglade commence sa carrière comme ingénieure chez Procter & Gamble. En 1998, elle est promue chef d’un département d’opérations et dirige plus d’une centaine d’employés, et ce, à seulement 24 ans.[citation nécessaire]

De 2000 à 2003, elle travaille chez Nortel Networks et se spécialise dans la gestion stratégique de la chaîne d’approvisionnement et des prévisions globales de marché. En 2004, elle se voit confier la direction des affaires externes et gouvernementales pour Nortel Networks au Québec.[citation nécessaire]

En 2005, elle est recrutée par la firme internationale de consultants McKinsey & Company. Elle développera alors son expertise dans le domaine des transformations majeures d’organisations et conseillera plusieurs dirigeants de grandes entreprises.[citation nécessaire]

De 2013 à 2015, Dominique exerce la fonction de présidente-directrice générale de Montréal International, organisation responsable de l’attraction des investissements étrangers, des organisations internationales et des talents stratégiques dans le Grand Montréal.[citation nécessaire]

Au cours de son parcours professionnel, Dominique Anglade a reçu plus de 25 distinctions, prix et bourses. L’Ordre des ingénieurs du Québec a également reconnu sa contribution exceptionnelle dans la profession à travers son engagement social.[citation nécessaire]

Politique québécoise[modifier | modifier le code]

Coalition Avenir Québec[modifier | modifier le code]

Dominique Anglade exercera les fonctions de présidente de la Coalition avenir Québec de janvier 2012 à septembre 2013[2]. Aux élections québécoises de 2012, elle se présente dans la circonscription de Fabre qui sera remportée par le candidat du Parti libéral du Québec, Gilles Ouimet[3]. Elle quittera la politique active pour devenir présidente-directrice générale de Montréal International, en septembre 2013.

Parti libéral du Québec[modifier | modifier le code]

En 2015, elle revient en politique active en se présentant candidate avec le Parti libéral du Québec, et ce, dans le cadre d'une élection partielle tenue dans la circonscription de Saint-Henri-Sainte-Anne. Elle sera élue députée libérale le 9 novembre 2015[4]. Elle justifia son choix d'avoir quitté la Coalition Avenir Québec et rejoint le Parti libéral du Québec en expliquant ses différents sur « l'identité » et sur « l'immigration »[5].

Le 28 janvier 2016, elle est assermentée à titre de ministre de l’Économie, de la Science et de l'Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique au sein du gouvernement de Philippe Couillard [6], devenant ainsi la première personne d'origine haïtienne à exercer une fonction ministérielle au Canada[7].

Le 11 octobre 2017, Dominique Anglade est nommée vice-première ministre lors d'un remaniement ministériel du cabinet Couillard tout en conservant ses responsabilités ministérielles[8].

À la suite du départ de Philippe Couillard comme chef du Parti libéral du Québec[9], la formation politique présente lors d'un Conseil général tenu le 5 mai 2019 les règles et conditions de la course à la chefferie qui se terminera le 31 mai 2020[10].

Le 27 juin 2019, Dominique Anglade annonce qu'elle se présente comme aspirante candidate à la course à la direction du Parti libéral du Québec de 2020 [11] et fera campagne avec le slogan : Bâtir demain.

Elle dévoilera plus tard les 5 grands axes prioritaires de sa plateforme : Rassembler – Un parti rassembleur, Bâtir – Une identité forte et inclusive, Demain – Un projet de société pour l’avenir, Partout – Des régions prospères et Pour Tous – Une chance égale pour tous![12]

Le 23 janvier 2020, elle dépose officiellement son bulletin de mise en candidature qui compte 1 360 signatures de membres du Parti libéral du Québec, provenant des 125 circonscriptions du Québec.

Le 19 février 2019, elle annonce un « Pacte Économique pour le Climat » qui vient faire de la protection de l’environnement et de la lutte aux changements climatiques la priorité des priorités[13].

Le 1er mars 2020, elle annonce les détails de sa vision des régions du Québec, et ce, en présentant une « Charte des Régions ». Elle souhaite alors mettre en œuvre un réel partenariat historique[14]. Également, Dominique Anglade annonce des mesures pour la santé mentale et des mesures pour aider les maisons d'hébergement et les refuges pour les femmes.

Le 11 mai 2020, la démission du seul autre candidat qualifié, Alexandre Cusson, lui permet d'être automatiquement couronnée cheffe du Parti libérale du Québec, qu'elle est la première femme à diriger[15].

Implications[modifier | modifier le code]

Dominique Anglade a toujours eu le désir de combiner son engagement professionnelle avec son implication sociale. Elle a donc siégé au conseil d’administration d’une quinzaine d’organisations en plus de présider plusieurs d’entre elles.

Elle s’engage socialement en s’impliquant activement dans différentes organisations telles que le Parlement Jeunesse du Québec ainsi que le Jeune Conseil de Montréal.

En 2002, Dominique Anglade est élue présidente de la Jeune Chambre de commerce de Montréal. Elle met de l’avant des politiques publiques axées sur le vieillissement de la population, l'endettement et la conciliation travail-famille.

Elle a siégé sur plusieurs conseil d’administration comme celui de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, de Centraide et de la Fondation de l’Hôpital Sainte-Justine[16].

De 2006 à 2009, elle siège au comité exécutif de la Conférence canadienne du Gouverneur Général sur le Leadership [17].

En 2010, elle copréside avec Martha Piper et Mauril Bélanger la Conférence Canada 150 du Parti libéral du Canada.

En 2010, elle met sur pied la Fondation KANPE[18] avec Régine Chassagne du groupe Arcade Fire. La mission de la Fondation est de permettre aux communautés les plus vulnérables d’Haïti d’être accompagnées vers l’autonomie et de combattre le cycle de la pauvreté afin de rendre les familles haïtiennes financièrement autonomes[19].

En 2011, l’Ordre des ingénieurs du Québec souligne sa contribution exceptionnelle dans la profession en lui remettant le prix Hommage pour engagement social exceptionnel d’un ingénieur.[20]

Vie privée[modifier | modifier le code]

Dominique Anglade est née à Montréal le 31 janvier 1974, de parents haïtiens exilés politiques arrivés au Québec en 1969. Elle est la fille de monsieur Georges Anglade et de madame Mireille Neptune. Elle est mariée et mère de trois enfants.

Le 12 janvier 2010, un puissant séisme secoue Haïti, pays où se trouve à ce moment plusieurs membres de la famille Anglade. Dominique Anglade perdra dans ce tragique événement ses parents, son oncle et son cousin[21].

Le 6 décembre 2019, elle rend un hommage public, personnel et bouleversant, au salon bleu de l'Assemblée nationale du Québec à l'occasion de l'adoption d'une motion, adoptée à l’unanimité, pour la commémoration prochaine des 10 ans de ce tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince[22].

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • World Economic Forum "Young Global Leader" en 2014[23].
  • Prix Toussaint-Louverture 2013 remis par la Jeune Chambre de commerce haïtienne de Montréal[24].
  • Prix Hommage de l'Ordre des ingénieurs du Québec pour contribution exceptionnelle envers la profession (2011)[25].
  • Prix de l’Association des diplômés de Polytechnique pour réalisations exemplaires et contribution exceptionnelle à la promotion du génie (2010)[26].
  • Lauréate - Mois de l'histoire des noirs du Québec (2005).
  • Invitée par le Département d’État américain au programme International Visitor Leadership Program (2005).
  • Hommage reçu du Ministère des relations avec les citoyens pour engagement remarquable et portée significative des actions à la société (2004).
  • Bourse Émérite Desjardins de l’Association des MBA du Québec remis au meilleur finissant MBA de la province (2004).
  • Prix d’excellence de l’Association des MBA du Québec soulignant les performances académiques et le sens du leadership HEC - Montréal (2004).
  • Honorée comme femme exceptionnelle pour l'engagement et le cheminement dans la société par la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain (2003)

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élection générale québécoise de 2012 dans Fabre
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Gilles Ouimet Libéral 13 305 37,5 % 3 381
     François-Gycelain Rocque Parti québécois 9 924 28 % -
     Dominique Anglade Coalition avenir 9 852 27,8 % -
     Wilfried Cordeau Québec solidaire 1 260 3,6 % -
     Jean-François Lepage Vert 547 1,5 % -
     Bruno Forget Option nationale 388 1,1 % -
     Philippe Mayrand Indépendant 207 0,6 % -
Total 35 483 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 76 % et 371 bulletins ont été rejetés.

Élection partielle québécoise de 2015 dans Saint-Henri–Sainte-Anne
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Dominique Anglade Libéral 5 325 38,6 % 1 206
     Gabrielle Lemieux Parti québécois 4 119 29,9 % -
     Marie-Ève Rancourt Québec solidaire 2 856 20,7 % -
     Louis-Philippe Boulanger Coalition avenir 717 5,2 % -
     Jiab Zuo Vert 507 3,7 % -
     Luc Lefebvre Option nationale 146 1,1 % -
     Christian Hébert Conservateur 110 0,8 % -
Total 13 780 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 23,9 % et 115 bulletins ont été rejetés.

Élection générale québécoise de 2018 dans Saint-Henri–Sainte-Anne
Nom Parti Nombre
de voix
% Maj.
     Dominique Anglade (sortante) Libéral 11 837 38,1 % 4 424
     Benoit Racette Québec solidaire 7 413 23,8 % -
     Sylvie Hamel Coalition avenir 5 809 18,7 % -
     Dieudonné Ella-Oyono Parti québécois 3 568 11,5 % -
     Jean-Pierre Duford Vert 1 009 3,2 % -
     Steven Scott NPD Québec 690 2,2 % -
     Caroline Orchard Conservateur 380 1,2 % -
     Félix Gagnon-Paquin Bloc pot 202 0,6 % -
     Christopher Young Changement Intégrité 103 0,3 % -
     Linda Sullivan Marxiste-léniniste 91 0,3 % -
Total 31 102 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 56,6 % et 597 bulletins ont été rejetés.
Source : DGEQ, « Résultats élections Québec 2018 », sur electionsquebec.qc.ca (consulté le 15 mai 2019)


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dominique Anglade prend les rênes du PLQ », sur Le Soleil, (consulté le 11 mai 2020)
  2. Paul Journet, « Dominique Anglade présidera la CAQ », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2014)
  3. « Élections générales », sur Élections Québec (consulté le 9 mars 2020)
  4. Zone Politique- ICI.Radio-Canada.ca, « Élections partielles : libéraux et péquistes conservent leurs acquis », sur Radio-Canada.ca (consulté le 9 mars 2020)
  5. (en) Ryan Hicks, « Dominique Anglade abandons CAQ over identity, immigration views », CBC Montreal,‎ (lire en ligne)
  6. Services Québec, « Assermentation de membres du Conseil des ministres - « Ensemble, avec audace et détermination, faisons avancer le Québec » - Philippe Couillard - Portail Québec », sur www.fil-information.gouv.qc.ca (consulté le 28 janvier 2016)
  7. « Noire politique... une histoire encore bien pâle » Sophie Langlois, 15 février 2016
  8. Zone Politique- ICI.Radio-Canada.ca, « Philippe Couillard remanie en profondeur son Conseil des ministres », sur Radio-Canada.ca (consulté le 9 mars 2020)
  9. Zone Politique- ICI.Radio-Canada.ca, « Philippe Couillard met fin à sa carrière politique », sur Radio-Canada.ca (consulté le 9 mars 2020)
  10. « Accueil | Chefferie du PLQ 2020 », sur Chefferie PLQ 2020 (consulté le 9 mars 2020)
  11. « Dominique Anglade se lance dans la course à la chefferie du PLQ » Geneviève Lajoie, 26 juin 2019
  12. « Bio Dominique », sur www.dominique2020.ca (consulté le 10 mars 2020)
  13. « Bio Dominique », sur www.dominique2020.ca (consulté le 10 mars 2020)
  14. Zone Politique- ICI.Radio-Canada.ca, « PLQ : Anglade promet de conclure un partenariat « historique » avec les régions », sur Radio-Canada.ca (consulté le 10 mars 2020)
  15. Nombre de commentaires, « Dominique Anglade couronnée à la tête du Parti libéral », sur TVA Nouvelles (consulté le 11 mai 2020)
  16. Denise Proulx, « 10 choses à savoir sur la nouvelle ministre Dominique Anglade », sur Le Journal de Montréal (consulté le 10 mars 2020)
  17. http://www.leadershipcanada.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=76&Itemid=59&lang=fr
  18. (en-US) « KANPE Foundation » (consulté le 10 mars 2020)
  19. (en) Sonia Verma, « Moved by parents' death in quake, Montrealer reached out to help », The Globe and Mail, Toronto,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2014)
  20. « Communiqués de presse », sur www.oiq.qc.ca (consulté le 10 mars 2020)
  21. Caroline Montpetit, « Décès de Georges Anglade », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne, consulté le 4 janvier 2014)
  22. Hugo Pilon-Larose, « Séisme en Haïti: Dominique Anglade bouleverse les parlementaires », sur La Presse, (consulté le 7 décembre 2019)
  23. http://affaires.lapresse.ca/economie/grande-entrevue/201403/14/01-4747912-dominique-anglade-dans-le-club-select-des-jeunes-leaders-mondiaux.php
  24. Adrien Lachance, « La Jeune Chambre de commerce haïtienne fête ses 10 ans », Radio-Canada International,‎ (lire en ligne, consulté le 6 janvier 2014)
  25. Ordre des ingénieurs du Québec, Rapport annuel 2011-2012, Ordre des ingénieurs du Québec, (lire en ligne), p. 52
  26. http://www.fondation.polymtl.ca/doc/Rapportannuel2010-211delaFondation.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]