Chasseneuil-sur-Bonnieure

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Chasseneuil-sur-Bonnieure
Chasseneuil-sur-Bonnieure
La mairie.
Blason de Chasseneuil-sur-Bonnieure
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente
Arrondissement Confolens
Intercommunalité Communauté de communes de Charente Limousine
Maire
Mandat
Fabrice Point
2020-2026
Code postal 16260
Code commune 16085
Démographie
Gentilé Chasseneuillais
Population
municipale
3 100 hab. (2020 en augmentation de 2,01 % par rapport à 2014)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 49′ 29″ nord, 0° 27′ 03″ est
Altitude Min. 91 m
Max. 174 m
Superficie 33,34 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Charente-Bonnieure
(bureau centralisateur)
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Chasseneuil-sur-Bonnieure
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Chasseneuil-sur-Bonnieure
Géolocalisation sur la carte : Charente
Voir sur la carte topographique de la Charente
City locator 14.svg
Chasseneuil-sur-Bonnieure
Géolocalisation sur la carte : Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
City locator 14.svg
Chasseneuil-sur-Bonnieure
Liens
Site web www.chasseneuil.fr

Chasseneuil-sur-Bonnieure (en occitan limousin Chassanuelh[1]) est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont les Chasseneuillais et les Chasseneuillaises[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Chasseneuil-sur-Bonnieure est une petite ville située aux portes de la Charente limousine, sur la route nationale 141, qui est aussi la route Centre-Europe Atlantique qui bifurque à l'est vers les directions de Limoges et Guéret, et qui à l'ouest va en direction d'Angoulême.

Chasseneuil est la ville la plus importante de son canton, celui de Charente-Bonnieure.

Elle est située à 11 km au nord-est de La Rochefoucauld et à 8 km au sud-ouest de Saint-Claud. Elle est aussi à 30 km d'Angoulême, 27 km de Confolens, 9 km de Montembœuf, 12 km de Roumazières[3].

La N 141 contourne maintenant Chasseneuil par l'est par une voie express à 4 voies. Au nord de la ville la D 951 bifurque vers Saint-Claud, Confolens, Bellac et Guéret.

De nombreuses départementales de moindre importance desservent aussi la commune : la D 27 de Villefagnan à Sauvagnac par Saint-Mary et Montembœuf, la D 11 qui va vers le Pont d'Agris puis Rouillac ou Angoulême, la D 62 qui va au sud vers Montbron par Yvrac et au nord vers Cellefrouin[4].

Elle est aussi une étape sur la voie ferrée Angoulême-Limoges où elle possède une gare.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

L'agglomération de Chasseneuil occupe une grande partie de la commune. Elle englobe les hameaux de la Fuie, le Quéroy, Métry, Bourgneuf, le Maine...

On peut aussi citer de petits hameaux comme chez Dieu, au nord-est, la Garde et le Breuil, au sud-est, Jardenat, Puygibaud et le Beauquet au sud-ouest, et chez Burgaud au nord-ouest[4].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est en grande partie occupée par un terrain tertiaire détritique composé d'argile rouge sableuse à silex en provenance du Massif central tout proche (5 km au sud-est), et qui recouvre un socle calcaire du Jurassique inférieur, bordure du Bassin aquitain, visible dans le nord de la commune et les flancs des vallées[5],[6],[7].

Le relief de la commune est celle d'un plateau légèrement incliné vers l'ouest et entrecoupé par la vallée de la Bonnieure, avec une légère cuesta de 150 m d'altitude qui surplombe l'ouest de Chasseneuil et oblige la Bonnieure à faire un coude vers le sud-ouest. Cette partie ouest est couverte par la forêt de Chasseneuil et la lisière du bois de Bel-Air au nord-ouest.

La partie est de la commune n'est qu'à 130 m d'altitude mais s'élève progressivement vers le nord-est jusqu'à 165 m au Grand Bord.

Le point culminant, 174 m est au nord-ouest de la commune, près de chez Burgaud. Le point le plus bas est de 91 m sur la Bonnieure à sa sortie de la commune. La ville de Chasseneuil est à une altitude d'environ 115 m.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Chasseneuil-sur-Bonnieure.

La commune est située dans le bassin versant de la Charente au sein du Bassin Adour-Garonne[8]. Elle est drainée par la Bonnieure, le Rivaillon, la Gane, la Retéssière, le ruisseau de Marillac, le ruisseau des Pennes et par divers petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de 26 km de longueur totale[9],[Carte 1].

La Bonnieure traverse la commune et la ville de Chasseneuil. D'une longueur totale de 46,8 km, prend sa source dans la commune de Terres-de-Haute-Charente et se jette dans la Charente à Mouton, après avoir traversé 15 communes[10]. Elle reçoit de nombreux petits affluents sur sa rive gauche, qui descendent comme elle du flanc du massif de l'Arbre, premier mont du Massif central qui occupe le canton de Montembœuf.

Le Rivaillon, d'une longueur totale de 12,3 km, prend sa source dans la commune de Montembœuf et se jette dans la Bonnieure sur la commune, après avoir traversé 3 communes[11].

D'amont en aval, on peut citer le ruisseau des Pennes qui passe à Margnac, le Rivaillon qui passe à Vitrac, la Gane ou ruisseau du Maine Goidou qui passe au Breuil et Jardenat. La Retessière est un ruisseau qui fait la limite sud de la commune, passe à Russas et rejoint la Bellonne, affluent de la Tardoire, vers Taponnat. Tous ces ruisseaux coulent vers l'ouest.

À l'est de la commune, le sol argileux est propice à de petites retenues d'eau et mares.

À l'ouest de la commune, plus karstique, seul le ruisseau de Marillac prend sa source à Marillac-le-Cerf pour rejoindre vers le sud-ouest la Bonnieure à Saint-Mary.

Gestion des eaux[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Charente ». Ce document de planification, dont le territoire correspond au bassin de la Charente, d'une superficie de 9 300 km2, a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est l'établissement public territorial de bassin Charente[12]. Il définit sur son territoire les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine, en respect des objectifs de qualité définis dans le troisième SDAGE du Bassin Adour-Garonne qui couvre la période 2022-2027, approuvé le [13].

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est de type climat océanique aquitain, avec une légère dégradation par rapport aux communes plus à l'ouest, car on est aux portes de la Charente limousine.

Végétation[modifier | modifier le code]

La forêt domaniale de Chasseneuil.

La commune est surtout boisée à l'ouest, avec la forêt de Chasseneuil et la lisière du bois de Bel-Air au nord-ouest, qui recouvrent les premiers plateaux calcaires.

La moitié est, bien irriguée, est surtout composée de prairies cultivées ou destinées à l'élevage.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chasseneuil-sur-Bonnieure est une commune rurale[Note 1],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Chasseneuil-sur-Bonnieure, une unité urbaine monocommunale[17] de 3 046 habitants en 2017, constituant une ville isolée[18],[19]. La commune est en outre hors attraction des villes[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (70,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (72,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (39,4 %), forêts (18,6 %), terres arables (17,8 %), prairies (13,3 %), zones urbanisées (9,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Chasseneuil-sur-Bonnieure est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[23]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[24].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Chasseneuil-sur-Bonnieure.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des glissements de terrain[25]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[26].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (67,4 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 608 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1 608 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 81 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[27],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[26].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2018. Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2005, 2009 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999[23].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[28].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes sont Chassagnoles au XIe siècle[29], Chassanoilio, Chassanolho, Chassanolio au XIVe siècle[30].

Le toponyme Chasseneuil est issu du gaulois cassanos, signifiant chêne, suivi du suffixe -ialo signifiant clairière. Il signifie donc « clairière des chênes »[31],[32].

Le nom du lieu-dit le Quéroy, quartier au nord-est du centre-ville, viendrait du latin quadrivium signifiant carrefour, indiquant vraisemblablement la proximité d'un carrefour de deux voies anciennes, comme le Quéroy de la commune de Mornac[33].

Langue[modifier | modifier le code]

La commune est dans la partie occitane de la Charente qui en occupe le tiers oriental, et le dialecte est limousin[34]. Elle s’écrit Chassanuelh en occitan[1] limousin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Époque romaine[modifier | modifier le code]

Dans un ancien cimetière à Chasseneuil, une borne milliaire a été réemployée comme sarcophage d'enfant. Le texte est hélas illisible. Elle a été donnée au musée archéologique d'Angoulême au XIXe siècle. D'autres objets romains ont été trouvés sur la commune : monnaies, urnes, médailles en or, sarcophages[35].

Chasseneuil était entouré par deux voies romaines qui allaient d'est en ouest et passaient à moins de 2 km du centre actuel : la voie d'Agrippa de Saintes à Lyon par Limoges passait le long de la limite sud de la commune, et sur la limite nord (Chez Dieu), une voie romaine secondaire reliant Chassenon à la Terne est supposée[36].

Au XIXe siècle, on a retrouvé les traces de deux camps antiques à l'est de Chasseneuil : aux Pennes (orthographié alors les Peines), dans le bois à 300 m au nord-ouest du hameau et au bord de la route de Cherves-Châtelars, et Chez Fauquet (ou chez Fouquet), commune de Vitrac-Saint-Vincent. Ils ont tous les deux environ 100 mètres de côté[37],[38],[Note 2].

Chasseneuil semble donc avoir eu une certaine importance à l'époque gallo-romaine. Cependant, les historiens s'accordent à penser que la villa Cassinogilum, lieu attesté de la naissance de Louis le Pieux, roi d'Aquitaine, serait Casseuil en Gironde[31], ou plus vraisemblablement Chasseneuil-du-Poitou dans la Vienne[39].

Du Moyen Âge au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Chasseneuil faisait partie de la province d'Angoumois et était le siège d'un archiprêtré dépendant du diocèse d'Angoulême. L'église a été refaite au XVe siècle, mais il reste la base du clocher et une partie de la nef de l'ancienne église romane[40].

Le fief de Chasseneuil relevait de la châtellenie de La Rochefoucauld[41].

Le XVIe siècle a été marqué par la révolte de la gabelle.

Chasseneuil a été dévastée durant les guerres de religion.

De 1715 à 1725 eut lieu une insurrection paysanne contre les collecteurs des tailles.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En 1875, la ligne d'Angoulême à Limoges a été construite et Chasseneuil a bénéficié d'une gare relativement importante[40].

En , alors que la Seconde Guerre mondiale vient tout juste de commencer, la commune et ses environs accueillent plus de 2 800 réfugiés mosellans de Sarreguemines[42]. Après l'armistice de juin 1940, lorsque ces réfugiés peuvent revenir à Sarreguemines (devenue Saargemünd), une centaine d'entre eux va rester en Charente[42].

Durant cette guerre, Chasseneuil a été un important centre de la résistance avec le maquis de Bir Hacheim et la ville a payé un lourd tribut. Le , la ville est encerclée un jour de foire par une division allemande, des Français collaborateurs et des gardes mobiles. Toutes les maisons sont fouillées mais ils ne trouvent ni résistants ni armes. Monsieur Blanc est tué dans son jardin et monsieur Roche, blessé, sera amputé d'un bras. Ils emmenèrent 127 personnes, certaines seront libérées le , les autres seront torturées, fusillées ou déportées comme Guy Pascaud.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à la fasce d'argent, surmontée d'un chef denché de cinq pointes d'argent, soutenue d'une étoile d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs[modifier | modifier le code]

Jusqu'à 2014, Chasseneuil-sur-Bonnieure faisait partie du canton de Saint-Claud. À la suite de la loi du du redécoupage des cantons français, Chasseneuil-sur-Bonnieure est devenu chef-lieu du canton de Charente-Bonnieure lors des élections départementales de 2015.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La commune de Chasseneuil-sur-Bonnieure est une terre de gauche. Cependant, quelques résultats sont en contradiction avec ce principe comme notamment les élections municipales de 2014 ou encore l'élection présidentielle de 2002Jacques Chirac est arrivé en tête au premier tour.

Quelques résultats d'élections dans cette commune (les candidats mentionnés sont ceux arrivés en tête au premier ou au second tour) :

  • Élection présidentielle de 2022 : Marine Le Pen (RN)
  • Élections municipales de 2020 : liste « Demain Autrement », Fabrice Point
  • Élections européennes de 2019 : liste « Prenez le pouvoir, liste soutenue par Marine Le Pen » (RN)
  • Élections législatives de 2017: Madeleine NGombet-Bitoo (EM) y arrive en tête au premier tour et Jérôme Lambert (PS) au second
  • Élection présidentielle de 2017: Emmanuel Macron (EM)
  • Élections régionales de 2015: Alain Rousset (PS)
  • Élections départementales de 2015 : Fabrice Point et Sandrine Précigout (PS)
  • Élections européennes de 2014 : liste « Pour la France, agir en Europe avec Alain Cadec » (UMP)
  • Élections municipales de 2014 : Jean-Claude Fourgeaud (DVD)
  • Élections législatives de 2012 : Jérôme Lambert (PS)
  • Élection présidentielle de 2012 : François Hollande (PS)
  • Élections cantonales de 2011 : Claude Burlier (PS)
  • Élections régionales de 2010 : Ségolène Royal (PS)
  • Élections européennes de 2009 : liste majorité présidentielle (UMP)
  • Élections municipales de 2008 : Adrienne Simon (DVG)
  • Élection présidentielle de 2007 : Ségolène Royal (PS)
  • Élection présidentielle de 2002 : Jacques Chirac (RPR), Jean-Marie Le Pen y obtient 11,12 % des voix au premier tour et 12,28 % au second.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
janvier 1899 décembre 1901 François Georges-Hilaire Cartier    
décembre 1901 31 mars 1923 Jean Julien    
1er avril 1923 20 mars 1941 Édouard Pascaud[Note 3] Radical Député (1928-1942)
21 mars 1941 29 septembre 1944 Jean-Félix Massonaud    
30 septembre 1944 16 mai 1945 Édouard Bordier   Faisant fonctions de maire
17 mai 1945 7 mai 1953 Édouard Pascaud Radical  
8 mai 1953 1970 Guy Pascaud[Note 4] Radical Président du Conseil général
Sénateur (1948-1979)
24 juillet 1970 15 mars 1983 Henri Bourgouin    
16 mars 1983 23 mars 1989 Pierre Desrives    
24 mars 1989 24 juin 1995 Michel Barral PCF Conseiller général (1979-1992)
25 juin 1995 24 mars 2001 Claude Burlier PS Conseiller général (1998-2015)
mars 2001 mars 2008 Bernard Gras UDF  
mars 2008 mars 2014 Adrienne Simon DVG Retraitée de l'Éducation nationale
mars 2014 mai 2020 Jean-Claude Fourgeaud DVD Retraité, ancien employé de banque
mai 2020 En cours Fabrice Point PS Ancien enseignant, gérant d’un commerce et conseiller départemental (élu en 2015)

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[43]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[44].

En 2020, la commune comptait 3 100 habitants[Note 5], en augmentation de 2,01 % par rapport à 2014 (Charente : −0,6 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
1 8501 4611 6151 7191 8212 1672 2102 3212 229
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 1782 1622 1742 2042 4922 5502 4632 4712 356
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 5082 4962 5082 4222 5382 5252 4862 7832 723
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
2 7902 8032 9032 7912 7862 8802 8942 9863 036
2020 - - - - - - - -
3 100--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis Insee à partir de 2006[46].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 27,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,2 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 37,9 % la même année, alors qu'il est de 32,3 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 416 hommes pour 1 649 femmes, soit un taux de 53,8 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (51,59 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[47]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,5 
90 ou +
3,7 
12,0 
75-89 ans
15,1 
20,7 
60-74 ans
22,2 
19,5 
45-59 ans
17,9 
17,4 
30-44 ans
14,5 
12,7 
15-29 ans
12,8 
16,2 
0-14 ans
13,6 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2018 en pourcentage[48]
HommesClasse d’âgeFemmes
90 ou +
2,5 
8,9 
75-89 ans
11,8 
20 
60-74 ans
20,3 
21 
45-59 ans
20,8 
16,9 
30-44 ans
16,2 
15,6 
15-29 ans
13,7 
16,6 
0-14 ans
14,7 

Économie[modifier | modifier le code]

Le groupe Terreal y dispose d'une usine de production de blocs de béton.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

La ville de Chasseneuil a à disposition deux gymnases, trois courts de tennis, plusieurs terrains de football ainsi qu'une piste d'athlétisme et une piscine avec bassin de 25 mètres ouverte toute l'année.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Chasseneuil dispose du lycée professionnel public Pierre-André-Chabanne. Ancien collège d'enseignement technique (CET) construit en 1972, maintenant lycée, il accueille 510 élèves, dans 3 pôles de formations : industriel, vente, services à la personne[49].

Chasseneuil possède aussi un centre de formation d'apprentis (CFA) appelé plus couramment campus des métiers, dépendant de la chambre de métiers et de l'artisanat de Charente[50].

Le collège d'enseignement secondaire Louis-Pasteur regroupe 323 élèves de la 6e à la 3e répartis dans 17 classes, comprenant une SEGPA et une UPI[51].

Chasseneuil possède aussi une école élémentaire Édouard-Pascaud comprenant huit classes, ainsi qu'une école maternelle[52].

Sports et activités[modifier | modifier le code]

La ville de Chasseneuil-sur-Bonnieure compte une vingtaine de clubs sportifs :

  • Club de basketball
  • Club de chasse
  • L'association sportive du collège
  • L'association sportive du LEP
  • Club de yoga
  • Club de tennis de table
  • Club de tennis, qui compte environ 70 licenciés
  • Club de natation
  • Club de handball, dont l'équipe 1 masculine évolue en Nationale 2 et l'équipe 1 féminine en Nationale 3 en 2014 et Prénationale en 2015
  • Club d'athlétisme
  • Club de football
  • Club de gymnastique
  • Club de judo
  • Club de badminton, qui compte une cinquantaine de licenciés
  • Club de pétanque
  • Club de pêche

Vie associative[modifier | modifier le code]

Il existe une vie associative assez importante avec une quarantaine d'associations (hors associations sportives) comme notamment la banda Los Cassanoïalos ou encore un centre de loisirs.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Mêlier (1798-1866), professeur de médecine français, précurseur de santé publique, né à Chasseneuil.
  • Édouard Pascaud (1876-1956), député de la Charente (Confolens, parti radical), maire de Chasseneuil, directeur des Grandes tuileries de Roumazières, né et décédé dans la commune.
  • Guy Pascaud (1904-1979), enseignant, résistant, déporté, a été après la guerre industriel et sénateur-maire de Chasseneuil-sur-Bonnieure.
  • André Chabanne (1914-1963), né à Cherves-Châtelars ; élève au collège de Chasseneuil, enseignant, résistant et député de la Charente. Il a donné son nom au lycée professionnel de la ville.
  • Fernand Legros (1931-1983), faussaire, y est décédé et enterré.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Rien n'indique l'époque de ces camps. Ils peuvent être médiévaux, comme le camp de Sainte-Sévère sur la voie d'Agrippa près de Jarnac, qu'on a dit romain.
  3. Révoqué.
  4. Démissionnaire.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  • Cartes
  1. « Réseau hydrographique de Chasseneuil-sur-Bonnieure » sur Géoportail (consulté le 21 juin 2022).
  2. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  3. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (oc) Jean Urroz, « Les noms des communes en Charente occitane », (consulté le )
  2. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente », (consulté le )
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. a et b Carte IGN sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. Carte du BRGM sous Géoportail
  7. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de La Rochefoucauld », sur Infoterre, (consulté le )
  8. « Cartographie du bassin Adour-Garonne. », sur adour-garonne.eaufrance.fr (consulté le )
  9. « Fiche communale de Chasseneuil-sur-Bonnieure », sur le système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Poitou-Charente-Limousin (consulté le )
  10. Sandre, « la Bonnieure »
  11. Sandre, « le Rivaillon »
  12. « SAGE Charente », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  13. « Caractéristiques du SDAGE Adour-Garonne 2022-2027 », sur www.occitanie.developpement-durable.gouv.fr (consulté le )
  14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Chasseneuil-sur-Bonnieure », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. a et b « Les risques près de chez moi - commune de Chasseneuil-sur-Bonnieure », sur Géorisques (consulté le )
  24. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le )
  25. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente », sur www.charente.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  26. a et b « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Chasseneuil-sur-Bonnieure », sur http://www.georisques.gouv.fr/ (consulté le )
  27. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le )
  28. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente », sur www.charente.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  29. Jean Nanglard, Cartulaire de l'église d'Angoulême, t. IX, Bulletins et mémoires de la Société archéologique et historique de la Charente, imprimerie G.Chasseignac, (1re éd. 1180), 296 p. (lire en ligne), p. 65
  30. Jean Nanglard, Livre des fiefs de Guillaume de Blaye, évêque d'Angoulême [« Liber feodorum »], t. 5, Société archéologique et historique de la Charente, (1re éd. 1273), 404 p. (lire en ligne), p. 142,278,282
  31. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud, (1re éd. 1963), 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 152.
  32. Henriette Walter, L'aventure des mots français venus d'ailleurs, Robert Laffont, p. 44
  33. Stéphane Gendron, La toponymie des voies romaines et médiévales : les mots des routes anciennes, Paris, Errance, , 196 p. (ISBN 2-87772-332-1, lire en ligne), p. 61
  34. Jean-Hippolyte Michon (préf. Bruno Sépulchre), Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache, (réimpr. 1980), 334 p. (lire en ligne), p. 55
  35. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule », , 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 195
  36. Jean-Hippolyte Michon (préf. Bruno Sépulchre), Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache, (réimpr. 1980), 334 p. (lire en ligne), p. 160
  37. Jean-Hippolyte Michon (préf. Bruno Sépulchre), Statistique monumentale de la Charente, Paris, Derache, (réimpr. 1980), 334 p. (lire en ligne), p. 151
  38. Carte d'État-Major, visualisable sous Géoportail
  39. Camille Jullian, Le palais carolingien de Cassinogilum, Études d'histoire du Moyen âge dédiées à Gabriel Monod,
  40. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf, 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 118
  41. Site communal, « Histoire de Chasseneuil », (consulté le )
  42. a et b Jacky Sanudo, « Bienvenue à Chasseneuil-sur-Moselle », Le Mag no 386, supplément à Sud Ouest, 24 août 2019, p. 15-18.
  43. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  44. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  45. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  46. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020.
  47. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Chasseneuil-sur-Bonnieure (16085) », (consulté le ).
  48. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département de la Charente (16) », (consulté le ).
  49. Site du lycée Pierre André-Chabanne
  50. Onisep, « Campus des métiers de Chasseneuil-sur-Bonnieure », (consulté le )
  51. Site de l'inspection académique de la Charente, « Collèges » (consulté le )
  52. Site de l'inspection académique de la Charente, « Annuaire des écoles » (consulté le )
  53. Vigier de la Pile, Histoire de l'Angoumois, Paris, Derache (1846, Laffite reprint 2002), , 160 p. (ISBN 2-86276-384-5, lire en ligne), p. 5

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]